Appel à affiliation Institut Convergence Migrations

L’IC Migrations fonctionne sur une base individuelle. Les chercheurs souhaitant rejoindre l’Institut répondent à un appel à candidature. Le nombre attendu de fellows par département est de 30 à 40 personnes. Le « label » est obtenu pour une durée de 3 ans, renouvelable. La demande d’affiliation peut concerner 1 ou 2 départements de l’Institut.

Le premier appel à affiliation est lancé. La campagne se déroule du lundi 19 février au jeudi 15 mars, 12h00.

Qui peut candidater ?

Pour candidater au titre de fellow, vous devez à la fois :
- bénéficier d’un statut de chercheur, enseignant-chercheur, post-doctorant, doctorant, ATER – ou ingénieur de recherche dans un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche ;
- et exercer une activité de recherche centrée sur les migrations ou vous engager dans une recherche susceptible d’apporter un éclairage original sur les migrations.
- et appartenir…
— à une unité de recherche comptant parmi ses tutelles l’un des organismes suivants : EHESS, EPHE, Ined, Inserm, IRD, Université Paris 1 Sorbonne ;
— ou bien à l’une des quatre UMR associées : MIGRINTER, URMIS, CEE (Sciences Po) et CERI (Sciences Po).
Attention : la présence du CNRS parmi les tutelles de votre unité ne suffit pas à vous rendre éligible. Elle doit être accompagnée de la co-tutelle d’un des 6 autres organismes.

Quels avantages pour les fellows ?

L’affiliation à l’Institut vous procurera :
- un cadre de réflexion et de travail pour développer de nouvelles collaborations, un espace de rencontres inédites avec des chercheurs d’autres disciplines et d’autres institutions ;
- la possibilité de participer aux projets de l’Institut des migrations, financés jusqu’à 30 000 € ;
une aide occasionnelle pour quatre types d’activité : mobilité internationale ; présentation à un colloque international ; aide à la traduction d’articles ; aide à l’organisation d’une manifestation scientifique ;
- des offres de partenariats avec des acteurs locaux (élus, enseignants, associations, système hospitalier) mobilisables par l’Institut des migrations dans une dynamique de recherche participative ;
- une visibilité accrue de vos travaux grâce à la base de données de l’institut et à ses activités de diffusion ;
- une aide au montage de projet.

Où donc ?

Les fellows continueront de travailler dans leurs laboratoires respectifs. Mais une partie des rencontres se feront au siège de l’IC MIGRATIONS : le Collège de France jusqu’en 2019 (en liaison avec la chaire Migrations et sociétés de François Héran), le Campus Condorcet à compter de 2020.
Les départements pourront localiser leurs séminaires à leur guise, avec l’appui de l’Institut.

Sur quels critères les fellows seront-ils sélectionnés ?

Votre candidature sera examinée collégialement par l’équipe de coordination et les responsables de département, en fonction des critères suivants :
- originalité et qualité de vos recherches dans le domaine des migrations (en cours ou en projet) ;
- vos publications dans le domaine ;
- votre intérêt pour l’articulation science/société et l’ouverture à d’autres disciplines.

Quelles sont les implications d’une affiliation ?

- L’affiliation vous décerne le label « IC MIGRATIONS » pour une durée de trois ans. L’Institut ne vous verse ni salaire ni indemnité. Vous restez membre de votre institution.
- Le label sera attaché aux recherches réalisées dans le cadre de l’Institut des migrations. La mention de l’IC MIGRATIONS n’est pas exclusive ; elle s’ajoute à vos rattachements institutionnels existants (y compris les COMUE et les LABEX).
- Vous vous engagez à participer à ses activités : séminaires, conférences, publications communes…

Comment candidater ?

Pour candidater au titre de fellow, vous devez remplir le questionnaire en ligne et y joindre un document unique, comprenant :
- 1/ une lettre d’intention présentant vos projets de recherche actuels et futurs dans le domaine des migrations (3 pages maximum)
- 2/ un CV de deux pages et la liste des 10 publications que vous jugez les plus significatives dans le domaine des migratoires ou des domaines connexes.
Ce document devra :
- inclure vos Nom + Prénom + acronyme de l’unité de recherche en en-tête de chaque page ;
- être nommé selon le modèle : affiliation2018_NOM_Prénom.

Accédez au formulaire de candidature en ligne.
Pour toute demande d’information, contactez-nous à l’adresse suivante : affiliation2018[arobase]icmigrations.fr.

Rappel : la date limite de validation du dossier est fixée au jeudi 15 mars 2018, à 12h00.

APPEL À COMMUNICATIONS : Second Forum du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans « (D’)ÉCRIRE LES MONDES ARABES ET MUSULMANS »

APPEL À COMMUNICATIONS

Pour le colloque et les tables rondes du second Forum du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

1-4 octobre 2018

« (D’)ÉCRIRE LES MONDES ARABES ET MUSULMANS »

Lieu : Ecole Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE) – Aix Marseille Université

2 Avenue Jules Isaac
13626 Aix en Provence

Tous les deux ans, le Groupement d’Intérêt Scientifique Moyen-Orient et Mondes musulmans (http://majlis-remomm.fr/) organise un forum destiné à engager un dialogue entre les chercheurs travaillant sur cette aire culturelle et les acteurs de la société civile (enseignants du secondaire, journalistes, associations, grand public, etc.).

Écriture, production et circulation de la connaissance

A l’automne 2018, ce forum portera sur les pratiques d’écriture à travers lesquelles chercheurs, enseignants, mais aussi d’autres acteurs de la société (artistes, blogueurs, journalistes, éditeurs, réalisateurs) pensent, représentent et discutent des mondes arabes et musulmans. L’écriture ici est envisagée dans une acception élargie pour englober les textes, les arts plastiques, les films, les documentaires, le théâtre, les dispositifs numériques, etc.

Interroger les pratiques d’écritures présente un double intérêt : d’une part, celui de mieux comprendre les processus d’élaboration du savoir et, d’autre part, celui de mieux cerner ses modalités de circulation.

Les recherches sur les textes académiques ont montré combien ceux-ci sont consubstantiels à la production de la connaissance scientifique[1], et combien l’écriture est au cœur du processus de construction de nos objets de savoir[2]. Sur le terrain ou lors de recherches dans les archives, c’est à travers elle que sont consignées les données récoltées ainsi que les premières réflexions. Les processus de classement et d’indexation participent à des mises en forme et « font sens »[3], faisant de nos pratiques d’écriture des dispositifs à la fois d’objectivation et de subjectivation[4].

Loin d’être neutres, les textes académiques sont profondément normés, standardisés. Depuis le 17ème siècle, l’écriture scientifique s’est progressivement constituée en opposition à la littérature en excluant un certain nombre de mécanismes expressifs de son répertoire légitime (la rhétorique, la fiction et la subjectivité)[5]. Forte de ces conventions et de celles que leur ont imposées progressivement les différentes disciplines, les formes d’écritures académiques ont fonctionné comme de puissants facteurs de reproduction sociale et ont régulé les conditions de production et de circulation du savoir. En définissant les façons légitimes de rendre compte du réel, les conventions d’écriture qui régissent la production des textes scientifiques fonctionnent comme autant de répertoires de distinction et de hiérarchisation. Ils jouent un rôle fondamental dans la reproduction des frontières entre les disciplines, mais aussi entre le monde académique et le reste de la société.[6]

Écriture et production de savoirs scolaires

Les mondes arabes et musulmans constituent également un objet de l’histoire scolaire que les évènements récents ont parfois conduit à appréhender au seul prisme du problème et de l’urgence, gommant l’appréhension d’enjeux culturels et artistiques indispensables à la compréhension plus fine du monde contemporain. La valorisation de telles approches passe par l’usage de nouveaux supports de transmission qui convoquent les outils numériques autant que la production artistique pour une mise en récit renouvelée.

Enseignants et étudiants sont donc invités à s’approprier les différents moments de cette rencontre en proposant retours d’expériences et projets innovants. La présence d’acteurs issus de divers milieux (scientifiques, artistes, journalistes, …) permettra par ailleurs aux publics scolaires de découvrir une palette de mondes professionnels intéressés à une thématique commune.

Un format inédit

Afin d’engager une réflexion critique autour des pratiques d’écritures sur les mondes arabes et musulmans, ce forum adoptera un format inédit en mettant en tension sept dispositifs de communication et d’échanges avec le public : un colloque international, des tables rondes, une exposition d’œuvres arts-sciences, des projections de films, des représentations de spectacles vivants, un parcours éducatif et des workshops avec des artistes-enseignants.

L’objectif de cet évènement n’est donc pas de valoriser une forme d’écriture aux dépends d’une autre, ni de revendiquer une nouvelle doxa, mais plutôt d’articuler et de confronter différentes modalités de production de la connaissance et de la création qui se rencontrent encore trop rarement. Ce faisant, le forum du Groupement d’intérêt scientifique Moyen-Orient et Mondes Musulmans ouvrira un espace d’expérimentation au sein duquel l’ensemble des participants pourront aborder et mettre à l’épreuve librement des formes d’échange et de circulation de la connaissance qui ne sont pas toujours reconnues comme légitimes dans leurs champs respectifs. Ce format permettra donc de réfléchir et d’expérimenter d’autres formes d’engagement du chercheur dans la société. Reposant sur divers supports, il offrira également différents niveaux de lecture accessibles à tous types de publics.

Intervenants

Cet appel à communication s’adresse aux étudiants, enseignants et aux chercheurs de toutes disciplines, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs impliqués dans la production d’écritures sur les mondes arabes et musulmans : artistes, éditeurs, blogueurs, journalistes, réalisateurs, documentaristes, etc.

Thèmes des communications présentées pour le colloque et tables rondes

Les communications pourront porter sur l’un des six thèmes suivants :

  • Les écritures contemporaines : enjeux épistémologiques, méthodologiques et politiques,
  • Les défis des écritures contemporaines à l’aune d’expériences passées,
  • Traduction, édition, diffusion, valorisation : les passeurs de savoir,
  • Supports et formats de l’enseignement,
  • Écritures et expérimentations art-science,
  • Recherche et écritures dans le monde numérique.

Envoi des projets de communication

Les projets de communication seront envoyés au comité de sélection à l’adresse forumgismom@sciencesconf.org avant le lundi 2 avril 2018, sous la forme d’un résumé de 300 à 400 mots. Les projets artistiques ou documentaires pourront être appuyés par des visuels (formats PDF) ou des liens vers des vidéos.

Sélection

La sélection des communications sera faite par le comité scientifique et artistique du Forum. Les résultats seront communiqués aux candidats le 2 mai 2018.

Membres du comité scientifique et artistique :

Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU ; IMéRA, AMU)
Katia Boissevain (IDEMEC, CNRS/AMU)
Jean Cristofol (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)
Sylvie Denoix (Orient Méditerranée)
Karima Direche (TELEMME, AMU, CNRS)
François Dumasy (IEP, Aix-en-Provence)
Aurélia Dusserre (IREMAM, AMU, CNRS)
Benoit Fliche (IDEMEC, CNRS/AMU)
Anna Guilló (LESA, AMU)
Juliette Honvault (IREMAM, CNRS/AMU)
Julien Loiseau (IREMAM, AMU/CNRS)
Elise Massicard (CERI, CNRS/Sciences Po, GIS MOMM)
Christine Mussard (IREMAM, CNRS/AMU)
Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)
Audes Signoles (IEP, Aix-en-Provence)

Comité d’organisation

Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU ; IMéRA, AMU)

Katia Boissevain (IDEMEC, CNRS/AMU)

Jean Cristofol (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)

Sylvie Denoix (Orient Méditerranée)

Karima Direche (TELEMME, AMU, CNRS)

François Dumasy (IEP, Aix-en-Provence)

Aurélia Dusserre (IREMAM, AMU, CNRS)

Aurélie Fillod Chabaud (IREMAM, CNE, AMU, CNRS)

Benoit Fliche (IDEMEC, CNRS/AMU)

Anna Guilló (LESA, AMU)

Juliette Honvault (IREMAM, CNRS/AMU)

Julie Karsenty (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)

Carole Le Cloierec (IDEMEC, CNRS/AMU)

Frédéric Leval (DAAC, Académie d’Aix Marseille)

Julien Loiseau (IREMAM, AMU/CNRS)

Élise Massicard (CERI, CNRS/Sciences Po, GIS MOMM)

Christine Mussard (IREMAM, CNRS/AMU)

Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Boris Petric (CNE, EHESS/CNRS/AMU)

Audes Signoles (IEP, Aix-en-Provence)

Partenaires

Institut de recherche et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM, CNRS, AMU)

Institut d’ethnologie européenne méditerranéenne et comparative (IDEMEC, CNRS, AMU)

Centre Norbert Elias (EHESS, CNRS, AMU)

Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE, AMU)

Groupement d’Intérêt Scientifique Moyen Orient Monde Musulman (CNRS)

CHERPA (Institut d’études politiques d’Aix en Provence)

École Supérieure d’Art d’Aix en Provence

Institut d’études avancées d’Aix

Marseille Université (IMéRA)

Institut de recherche sur le

Maghreb contemporain (MAEDI, CNRS)

Revue Moyen-Orient

 

[1] David Pontille, 2003, « Formats d’écriture et mondes scientifiques », Questions de communication [En ligne], 3, mis en ligne le 01 juillet 2003, consulté le 22 avril 2017. URL : http://questionsdecommunication.revues.org/7445 ; DOI : 10.4000/questionsdecommunication.7445

[2] Jack Goody, 1979, La Raison graphique, Paris, Éd. de Minuit.

[3] Jérôme Denis et David Pontille, 2002, « L’écriture comme dispositif d’articulation entre terrain et recherche », Alinéa, Revue de Sciences Sociales et Humaines, n°12, p. 93-106.

[4] Béatrice Fraenkel, 2007, « Actes d’écriture : quand écrire c’est faire », Langage et société, 3/2007 (n° 121-122), p. 101-112 ; voir aussi Bernard Stiegler (Dir.), 2014, Digital Studies : organologie des savoirs et technologies de la connaissance, Limoges, Fyp éditions.

[5] James Clifford et George E. Marcus, 1986, Writing Culture, The Poetics and Politics of Ethnography, Berkeley, UCP.

[6] David Pontille, 2003, op. cit.

Quel avenir pour le Moyen-Orient ?

En février 2016, le Collège des Bernardins avait organisé en partenariat avec iReMMO un important colloque sur la situation du monde arabe « entre rupture et renaissance ? ». Aujourd’hui, le risque de la rupture semble l’emporter sur les perspectives d’une renaissance. Les profonds bouleversements qui traversent le Proche et le Moyen-Orient ont crée une situation extrêmement complexe dans laquelle la déliquescence de certains États a atteint un point critique peut être irréversible. Il faut reposer la question suivante : les États actuels vont-ils pouvoir prendre en compte leur pluralité religieuse, ethnique, sociétale, ou allons-nous vers une recomposition à terme de cette région à partir d'une faillite irréversible des États ?

Comparing property markets on an international scale

While many scholars compare property markets from the same urban area or compare the way these markets distinguish urban areas within a given country, very few propose an international comparison. And yet, this is a main scientific issue. Such comparisons would provide a new angle for studying metropolitan development as well as its internal trends relating to inequality and gentrification.