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École doctorale « Droit musulman : textes et pratiques dans l’histoire (VIIe – XIXe siècles) » // Date limite d’envoi : 31.07.2018

Session d’études doctorales internationales en islamologie
organisée par le GIS Moyen Orient et mondes musulmans
avec le soutien de la Fondation de l’Islam de France

Laboratoires partenaires :

Dans le cadre du programme d’appui à l’islamologie française, le GIS Moyen Orient et mondes musulmans propose avec le soutien de la Fondation de l’Islam de France une session de formation doctorale visant à initier des étudiants avancés de France et du monde francophone à la recherche internationale de haut niveau. Le séminaire doctoral 2018 sera consacré au droit musulman prémoderne et rassemblera une vingtaine d’étudiant.e.s venant des universités françaises et des pays du Sud (Maghreb, Moyen-Orient, Sahel) qui seront encadrés par un groupe pluridisciplinaire de chercheur.e.s internationaux.

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Responsables scientifiques

  • Ziad Bou Akl (Centre Jean Pépin/CNRS-ENS)
  • Ismail Warscheid (IRHT/CNRS)

Dates : Arrivée le 03 décembre 2018, départ le 07 décembre 2018

Lieu
Centre Jean Pépin,
7, rue Guy Môquet BP N°8
94801 Villejuif Cedex

Disciplines : Droit – Histoire – Islamologie – Philosophie – Philologie

Argumentaire

La civilisation musulmane accorda dès le départ une grande place à la loi, considérée comme déterminant un ensemble de pratiques propres aux adeptes de la nouvelle révélation. Ensuite, avec le développement des sciences et des disciplines entre le VIIIe et le XIIe siècle, le droit se mit à jouer un rôle central au sein de l’enseignement et de la fabrique des savoirs. Traditionnellement, on distingue deux types de productions textuelles liés au droit : d’une part, les traités de uṣūl al-fiqh (« principes »), discipline dont la naissance est généralement associée à al-Shāfiʿī (m. 820) et qui aborde des questions logiques, linguistiques et épistémologiques dans un mouvement réflexif prenant le droit lui-même comme objet ; d’autre part, les traités de furūʿ (« dérivés » du droit) abordant par chapitre les objets mêmes dont s’occupe le droit (comme les pratiques cultuelles, le droit familial, les contrats), sous forme d’opinions développées par chacune des grandes écoles de droit islamique, de points de divergence (ikhtilāf) entre les principales écoles ou de compilation de fatāwā (avis juridiques) faisant autorité. Cependant, afin de compléter le tableau et d’envisager le phénomène juridique dans sa totalité, il convient d’ajouter à cette dichotomie classique entre principe et dérivés, l’ensemble des documents provenant de la pratique judiciaire, ceux produits dans le cadre des tribunaux de cadi et de l’institution notariale notamment, qui permettent à l’historien de se tenir au plus près du rôle quotidien du droit. Une nouvelle opposition dialectique se dessine donc entre une production littéraire et maîtrisée de la discipline du fiqh, qui se décline en principes et dérivés, et une autre plus vivante et dont l’étude révèle la pluralité de normes qui a toujours traversé les pratiques du droit au sein de l’Islam.

La compréhension et l’analyse de cet ensemble hétérogène de textes nécessitent la réunion de plusieurs compétences : celles du philosophe pour comprendre les grandes problématiques de la théorie juridique qui se présente comme une philosophie du droit et du langage, celle de l’islamologue et de l’historien des idées pour saisir les réalités anthropologiques du droit positif et ses filiations intellectuelles, enfin celle de l’historien du social pour reconstruire, par un va-et-vient critique entre faits et textes, les situations dont les archives des tribunaux ou les fatāwā des jurisconsultes ne sont que des traces parfois infidèles. En réunissant huit spécialistes de chacune de ces disciplines, notre séminaire doctoral aura pour objectif une initiation au phénomène juridique musulman dans ses multiples facettes à travers la lecture et l’analyse de sources primaires en arabe. En huit séances d’une demi-journée, les participant.e.s auront l’occasion d’aborder de longs extraits de différents genres de la tradition du fiqh, afin de se familiariser dans un premier temps avec le lexique et la syntaxe des textes en question, puis d’apprendre à les exploiter de manière critique. 

Encadrants

  • Hocine Benkheira (EPHE)
  • Ziad Bou Akl (Centre Jean Pépin/CNRS)
  • Fatima Zohra Guechi (Université de Constantine)
  • Khaled Fahmy (Université de Cambridge)
  • Shahid Mathee (Université de Johannesburg)
  • Christian Müller (IRHT/CNRS)
  • Houari Touati (EHESS)
  • Ismail Warscheid (IRHT/CNRS)

Déroulement de la session

La formation consistera en une série d’ateliers pratiques consacrés aux différents aspects de l’étude du droit en Islam. Dans chaque séance, un encadrant étudiera avec les participant.e.s des sources primaires liées à son domaine de recherche en mettant l’accent sur les spécificités techniques du texte et sur les questions de méthodologie dans l’analyse discursive. Les interventions se feront en français et en anglais à partir de la lecture de textes en arabe.

Frais d’inscription 

Aucune participation n’est demandée aux étudiant.e.s.

Les déjeuners seront pris en charge ainsi que le dîner final.

Les étudiant.e.s qui souhaitent candidater à une aide financière pour la mise en place de leur séjour doivent nous adresser les dates de leur venue et un budget (vol et/ou hébergement). Nos capacités de financement étant limitées, nous vous encourageons à vous adresser en priorité à vos institutions de rattachement pour la prise en charge de vos frais de voyage.

Candidatures

L’école réunira une vingtaine d’étudiant.e.s en doctorat et en master venant des universités françaises, des pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) du Moyen-Orient (Égypte, Liban, Jordanie, Turquie) et du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal), disposant de solides connaissances d’arabe littéraire et maîtrisant le français ainsi que l’anglais. La sélection s’effectuera sur la base d’un curriculum vitae, d’une lettre de motivation précisant le projet de recherche de l’étudiant.e et son lien avec le thème de l’école, ainsi que d’une lettre de recommandation du directeur de thèse. Les étudiant.e.s dont les frais de mission seront pris en charge s’engagent à assister à la totalité de la session et à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.

Les dossiers de candidature doivent être envoyés à ces adresses :

Date limite d’envoi : 31.07.2018

Questionnaire international – GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

La situation géopolitique de la région Moyen-Orient et mondes musulmans, impose une réflexion approfondie sur la transformation des conditions de la recherche  et sur l’adéquation des outils et des dispositifs institutionnels à la disposition des chercheurs français dans la région. Dans ce contexte, la direction du GIS Moyen-Orient et Mondes musulmans souhaiterait établir un état des lieux précis de vos missions au cours des 3 dernières années, pour mieux identifier les problèmes concrets que vous pouvez rencontrer en espérant pouvoir y apporter des solutions.

Vous  trouverez ci-dessous le lien pour répondre au questionnaire, ce qui vous prendra 5 à 10 minutes maximum et  qui nous permettra d’établir cet état des lieux.

https://goo.gl/forms/06z0tjro8ipTNiD53

Contact :
Catherine Bastien-ventura,
Responsable de la Coopération internationale
+33 (0)1 49 54 21 35; catherine.bastien-ventura[at]cnrs.fr

Appel à candidatures pour participer aux Workshops de recherche-création : « (D’)Écrire les mondes arabes et musulmans » – LIMITE : 10/07/2018

Ces workshops de recherche-création sont organisés dans le cadre du Forum GIS Moyen-Orient Mondes Musulmans 2018 : (D’)Écrire les mondes arabes et musulmans.
Ils se dérouleront du 28 septembre au 1eroctobre 2018 à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.


Deux workshops de recherche-création destinés aux universitaires, enseignants du secondaire et étudiants

En collaboration avec l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, nous ouvrons deux workshops de 3 jours (28-30 septembre 2018) qui seront encadrés par deux artistes enseignants. Le premier workshop, « Écritures ludiques interactives » sera animé par Douglas Edric Stanley (http://www.abstractmachine.net/blog/) ; le second, autour de la création vidéo « Regarder ailleurs – écouter loin », par François Lejault (http://lejault.com/). Ces workshops seront ouverts à des chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, enseignants et étudiants sélectionnés sur lettre de motivation et CV.

La participation à ces workshops est gratuite. Elle vise à permettre aux participants de se confronter et de s’initier à de nouvelles formes d’écriture impliquant la création vidéo et le numérique. Les œuvres réalisées au cours des trois jours seront exposées le 1er octobre 2018 dans le cadre d’une installation éphémère qui aura lieu à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

Workshop 1 : Écritures ludiques interactives

A partir de binômes chercheur + artiste, ce workshop prendra appui sur les objets de recherche ou les thématiques enseignées par les participants pour construire rapidement des prototypes ludiques qui permettront d’en donner une autre présentation et une autre lecture. Des jeux de cartes aux jeux textuels en passant par des prototypes papier de jeux vidéo, les équipes s’inspireront des méthodes développées depuis de nombreuses années dans l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence pour présenter à la fin du workshop une maquette de jeu.

En effet, au lieu de simplement nous montrer les choses, le jeu nous les démontre. Lorsque nous jouons, nous ne saisissons pas simplement des objets, des gestes, de la parole : nous saisissons leur contexte et les règles qui leur permettent d’interagir entre eux. Le jeu n’est pas contradictoire au monde des images ou du texte, il introduit simplement une couche supplémentaire qui permet de comprendre le système qui régit leur fonctionnement. Les jeux peuvent être simples ou complexes, amusants ou sérieux, ils ont toujours ce point commun d’une interaction qui démontre le fonctionnement qu’il faut mettre en jeu pour comprendre.

Workshop 2 : Regarder ailleurs – écouter loin, création vidéo

A partir des faits divers amenés par chaque participant nous composerons des binômes pour explorer différents modes de narration. Travail d’écriture, mise en place d’un plan de tournage, tournage et montage, prise de son, mixage… Tout ce travail se fera en groupe. Nous serons accompagnés par des visionnages de films d’artistes qui ouvriront la discussion. Cet atelier sera co-animé par une réalisatrice égyptienne, Nada Rezq.

Le fait divers est effectivement un grand déclencheur d’imaginaire. Il dessine souvent un détail frappant d’une société, de son évolution, de ses difficultés, de ses travers. Du ridicule au tragique, de l’absurde au fantastique, la palette est généreuse et foisonnante. Mais comment ces récits de morceaux de vies se transforment de l’oralité ou du compte rendu journalistique à la forme filmique ? Comment le passage d’un médium à l’autre va amplifier, détourner, décadrer ces histoires du quotidien ?

C’est ce déplacement entre le récit factuel et sa mise en images et sons qui nous intéressera. Nous construirons à partir des récits colportés par chacun d’entre vous de petites formes filmiques courtes et bricolées dans une urgence créative et avec un souci de la précision dans les choix esthétiques.

De la pixilation aux incrustations, du plan séquence au split-screen nous serons libres d’explorer avec gourmandise tous les possibles offerts par le numérique en revendiquant le mélange et l’hybridation entre les registres et les techniques. C’est dans cette diversité que nous pourrons regarder se construire notre regard et observer le médium développer sa propre dynamique.
Il n’y a aucun pré-requis pour participer à cet atelier à part un intérêt pour la chose filmique et une envie de raconter et de partager des histoires. Une connaissance basique de l’anglais sera un plus.

Comment présenter sa candidature ?

Il suffit d’envoyer une lettre de motivation d’une page maximum et un curriculum vitae puis de préciser le workshop auquel vous désirez participer avant le 10 juillet 2018 à l’adresse suivante, forumgismom@sciencesconf.org

Les chercheurs et enseignants devront présenter leurs domaines de recherche et préciser dans quelle mesure ils pourraient bénéficier des pratiques et des perspectives offertes par les formes de création artistiques (écriture ludiques interactives ou création vidéo).
Les artistes préciseront ce qui les intéresse dans le travail avec des chercheurs pour créer de nouvelles formes.

La sélection des communications sera faite par le comité scientifique et artistique du Forum. Les résultats seront communiqués aux candidats le 30 juillet 2018.

Comité scientifique chargé de l’évaluation des candidatures

Christian Merlhiot, directeur de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Jean Cristofol, philosophe, École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
François Lejault, artiste enseignant, École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Cédric Parizot, chargé de recherche au CNRS, Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM, CNRS, AMU)
Douglas Edric Stanley, artiste enseignant, École supérieure d’art d’Aix-en-Provence

Partenaires

École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE, AMU)
Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM, CNRS, AMU)
Institut d’ethnologie européenne méditerranéenne et comparative (IDEMEC, CNRS, AMU)
Centre Norbert Elias (EHESS, CNRS, AMU)
Groupement d’intérêt scientifique Moyen-Orient Mondes Musulmans (CNRS)
CHERPA (Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence)
École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’études avancées d’Aix-Marseille Université (IMéRA)
Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (MAEDI, CNRS)
Académie d’Aix-Marseille
antiAtlas des frontières
Revue Moyen-Orient

A retrouver sur le site du Forum

Prix Michel Seurat 2018

PRIX MICHEL SEURAT

Le Prix Michel Seurat, institué en 1988 par le CNRS, «vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe».

A partir de 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI. 2018 est la 29ème édition du prix et 30 candidatures ont été reçues. Le nombre de dossiers de candidature éligibles à examiner était de 18.

Le jury, désigné par la direction du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, s’est réuni le 15 juin 2018 pour élire le lauréat. Suite aux délibérations, le prix est attribué à :

Pauline Donizeau, dont le projet de thèse, sous la direction de Christian Biet, s’intitule « Théâtre, performance et politique dans l’Egypte en révolution »

Le jury, présidé par Mercedes Volait, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire InVisu, était composé de :

  • Laetitia Bucaille, professeur des universités à l’INALCO
  • Myriam Catusse, (observatrice – Future présidente du jury pour l’édition 2019), chargée de recherche au CNRS
  • Frédérique Fogel, directrice de recherche au CNRS
  • Bruno Hérin, maître de conférences à l’INALCO
  • Iris Seri-Hersch, maître de conférences à Aix-Marseille Université
  • Bernard Heyberger, directeur d’études à l’EHESS et à l’EPHE
  • Choukri Hmed, maître de conférences en sciences politiques
  • Claire Talon, chercheur, représentante d’Orient XXI
  • Hélène Thiollet, chargée de recherche au CNRS

Remise des Prix et Première Conférence biennale Moyen-Orient et mondes musulmans – Collège de France, 27/06/2018

Sur inscription

Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé de la réunion au Collège de France qui se tiendra le mercredi 27 juin à l’amphithéâtre Marguerite de Navarre à partir de 16 heures.

Au cours de cette réunion, auront lieu :

  • la Cérémonie de remise des Prix Moyen-Orient et mondes musulmans et du Prix Michel Seurat,
  • et la Première conférence biennale de la Société des études sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans (SEMOMM), que prononcera Edhem Eldem, professeur au Collège de France.

Merci de bien vouloir confirmer votre présence en envoyant un mail à : cyrielle.michineau[at]ehess.fr

AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société » (BCC – DLPAJ)// Date limite : Vendredi 27 JUILLET 2018

AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société »

 Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques
Bureau central des cultes

En février 2015, le Gouvernement annonçait entre autres mesures le soutien à la recherche en islamologie ainsi qu’en sciences humaines sur l’islam de France. Cette annonce faisait suite au constat d’un déclin de l’islamologie en France (« Livre Blanc » du GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans » et Rapport « Disciplines rares », 2014), et d’un défaut de renouvellement des travaux en sciences humaines portant sur l’islam de France. Une ligne de crédits de recherche intitulée « Islam, religion, et société » a donc été ouverte à la rentrée 2015. Elle a pour objectif de répondre aux besoins de connaissance des dynamiques complexe que connaît cette religion et ses différentes expressions, dans le contexte contemporain, de la diversité de ses courants, pratiques et discours, de sa composition et de ses recompositions. Les usages passés et présents du corpus religieux islamique, l’étude de la production scripturaire ancienne comme contemporaine ne seront pas non plus ignorés. Une approche pluridisciplinaire intégrant sociologues, anthropologues, juristes, économistes, politologues, historiens et islamologues a été privilégiée.

Les appels à projets de 2018, au nombre de 9 (après 7 en 2016 et autant en 2017), s’adressent à l’ensemble de la communauté académique francophone. Les sujets ont été retenus en accord avec le Conseil d’administration de ces crédits de recherche. Le Conseil scientifique a quant à lui été renouvelé pour le mandat 2018-2020, et élargi à 12 membres.

Guide des appels à projets de recherche «Islam, religion et société» à télécharger

Date limite : Vendredi 27 Juillet 2018

Les sujets des AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société » sont les suivants :

Ces crédits de recherche soutiendront par ailleurs le second « Prix Rémy Leveau de la thèse en sciences humaines et sociales de l’islam en France et en Europe », qui sera remis en juin 2019, en alternance « Prix Mohamed Arkoun de la thèse en islamologie » attribué en juin 2018 par le GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans et l’IISMM-EHESS.

Modalités des candidatures

  • L’appel est ouvert à tout porteur de projet titulaire d’une thèse de doctorat dans le domaine des sciences humaines, affilié à un laboratoire de recherche reconnu, notamment EA et UMR, en qualité de statutaire ou d’associé, ou au sein d’un institut de recherche public ou d’une fondation de recherche privé, et bénéficiant d’une réelle compétence dans les champs et thématiques impliqués. La date limite d’envoi des propositions (1 exemplaire par courriel, 1 exemplaire par courrier, voir ci-dessous) est fixée au Vendredi 27 juillet 2018.
  • Le dossier sera constitué d’un projet qui s’articulera principalement autour de deux parties : Présentation, état de la question, problématisation; II. Axes de recherche, méthode et modalités précises mise en œuvre pratique (modalités de l’enquête de terrain, calendrier du déroulement de la recherche et budget prévisionnel), ainsi qu’une courte bibliographie indicative, l’ensemble ne devant pas excéder 5 pages (hors bibliographie, CV et lettre de soutien, voir ci-dessous) ; III. Document budgétaire proposant une évaluation du coût du projet et sa ventilation détaillée (au moins un poste d’ingénieur d’étude ou de post-doctorant devra être prévu pour les projets no24 et 25, à plein temps pour le no24).
  • Le dossier électronique devra être accompagné –dans le même document que le projet– d’un CV du ou des porteurs de projet (qui mentionnera clairement les publications, notamment) ainsi que d’une lettre de soutien du/de la directeur/trice d’un laboratoire de recherche qui s’engage à héberger le projet s’il est retenu. On n’omettra pas le cas échéant de préciser en quelques lignes les noms, prénoms, et références des chercheurs (étudiants de master ; doctorants, post-doctorants, enseignants ou chercheurs statutaires) qui composeront l’équipe de recherche, ainsi que leur rôle précis au sein de celle-ci. Le candidat pourra donner à son projet l’intitulé de son choix, pourvu qu’il respecte la thématique principale de l’appel à projet choisi. Le porteur de projet ajoutera enfin à l’exemplaire papier de son dossier (uniquement, et non au dossier par courriel, voir ci-dessous) l’une de ses publications relative au sujet pour lequel il candidate, ou à sa spécialisation thématique.
  • Chaque porteur évaluera de manière réaliste ses besoins en matière de ressources humaines et matérielles en proposant un budget prévisionnel précis (sachant qu’une somme plafond par projet a déjà été arrêtée par le conseil scientifique). Il pourra le cas échéant se rapprocher du Bureau Central des Cultes (adresse mail ci-dessous) pour obtenir plus d’informations sur ce point.
  • Les dossiers de candidature au format papier (+ publication significative) seront envoyés au Ministère de l’intérieur, DLPAJ, Bureau central des cultes, 11 rue des Saussaies, 75008 PARIS et au format électronique (sans publication significative) à bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr[1] le Vendredi 27 JUILLET 2018 AU PLUS TARD. Ils seront ensuite examinés par un conseil scientifique en charge de l’évaluation. Le conseil d’administration communiquera les délibérations et décisions aux candidats dans la première quinzaine du mois de septembre 2018.

[1] La case « sujet » du courriel indiquera notamment le numéro du projet pour lequel postule le candidat.

Palmarès du prix de thèse 2018

Le jury du prix de thèse 2018 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans de l’Institut d’étude de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) et du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans s’est réuni le 9 avril 2018. Il a désigné les lauréats sur la base de rapports établis sur chaque candidature par les experts qu’il avait mandatés.

8 prix ont été décernés sur un total de 87 candidatures.

Le prix Mohammed Arkoun de la thèse d’islamologie, soutenu par le Bureau Central des Cultes (Direction des Libertés publiques et des Affaires juridiques) du ministère de l’Intérieur, a été attribué à Monsieur Youssouf Sangaré, « La notion de khatm al-nubuwwa (scellement de la prophétie) en Islam. Genèse et évolution d’une doctrine », thèse d’études arabes, sous la direction d’Eric Geoffroy, soutenue à l’Université de Strasbourg le 13 décembre 2016.

Le prix de la thèse francophone soutenu par la Direction régionale de l’AUF au Moyen-Orient, a été attribué à Madame Samah Mohamed, « État, pouvoir et territoire : le développement de l’État qasimite au Yémen (1006/1597-1127/1715) », thèse d’histoire du monde arabe et musulman, sous la direction de Michel Tuchscherer, soutenue à Aix-Marseille Université le 21 novembre 2016.

Les prix du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans ont été attribués à :

  • Le premier prix à Madame Charlotte Courreye, « L’association des Oulémas Musulmans Algériens et la construction de l’Etat algérien indépendant : fondation, héritages, appropriations et antagonismes (1931-1991) », thèse en littératures et sociétés, sous la direction de Catherine Mayeur-Jaouen soutenue à l’INALCO le 28 novembre 2016.
  • Le deuxième prix à Madame Ariane Zevaco, « Les enjeux de la « tradition ». Identités, pouvoirs et réseaux dans les pratiques musiciennes au Tadjikistan », thèse en anthropologie sociale et ethnologie, sous la direction de Gilles Tarabout soutenue à l’EHESS le 5 décembre 2016.
  • Le troisième prix à Madame Chloé Capel, « Sijilmassa et la Tafilalt (VIIIe-XIVe siècles) : éclairages sur l’histoire environnementale, économique et urbaine d’une ville médiévale des marges sahariennes », thèse en archéologie, ethnologie, préhistoire, sous la direction de Jean Polet soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne le 8 juin 2016.

Les prix de L’Institut d’étude de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) ont été attribués à :

  • Le premier prix à Monsieur Hayri Gökşin Özkoray, « L’esclavage dans l’Empire ottoman (XVIe-XVIIe siècle). Fondements juridiques, réalités socio-économiques, représentation », thèse d’histoire moderne et contemporaine, sous la direction de Nicolas Vatin, soutenue à l’EPHE le 11 décembre 2017.
  • Le deuxième prix à Monsieur Julien Levesque, « Être sindhi au Pakistan : nationalisme, discours identitaire et mobilisation politique (1930-2016) »,thèse en études politiques, sous la direction de Jean-Luc Racine, soutenue à l’EHESS le 28 novembre 2016.
  • Le troisième prix à Madame Najla Nakhle-Cerruti, « La Palestine sur scène, Une approche géocritique du théâtre palestinien (2006-2016) »,thèse en langues, littérature et civilisation, sous la direction de Luc Deheuvels, soutenue à l’INALCO le 30 novembre 2017.

Les mentions spéciales du jury ont été attribuées à :

  • Madame Viola Allegranzi, « Les inscriptions persanes de Ghazni, Afghanistan. Nouvelles sources pour une contribution à l’histoire culturelle et à la tradition épigraphique ghaznavides (Ve-VIe/XIe-XIIe) », thèse de Langues, sociétés et civilisations orientales, sous la direction de Maria Szuppe et Roberta Giunta, soutenue à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le 27 octobre 2017.
  • Madame Gabrielle Angey, « Le mouvement Gülen entre la Turquie et l’Afrique subsaharienne : Expériences croisées d’une institution transnationale », thèse d’études politiques, sous la direction de Nathalie Clayer, soutenue à l’EHESS le 20 septembre 2017.
  • Madame Farah Cherif-Zahar, « Le Traité d’Aristote sur l’éternité du mouvement. Traduction et commentaire de Physique VIII. », thèse de philosophie, sous la direction de Marwan Rashed, soutenue à l’Université Paris Sorbonne, le 10 décembre 2016.
  • Monsieur Hadrien Collet, « Le sultanat du Mali (XIVe-XVe siècle). Historiographies d’un État soudanien, de l’Islam médiéval à aujourd’hui », thèse d’histoire, sous la direction de Bertrand Hirsch, soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, le 16 décembre 2017.
  • Monsieur Wissam Halabi-Halawi, « Le druzisme au IXe/XVe siècle. Entre Hagiographie Sayyidienne et réalités sociales », thèse d’histoire, sous la direction de Daniel De Smet et Françoise Micheau, soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, le 3 décembre 2016.
  • Madame Alexandra Bill, « La construction d’un objet historique : définition, conceptions et pratiques des instruments de musique en al-Andalus (IIIe/IXe-VIe/XIIe siècle) », thèse d’histoire, sous la direction de Christophe Picard et Anne-Marie Éddé, soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le 25 novembre 2017.

Le jury, présidé par Élise Massicard, directrice de recherche CNRS, directrice adjointe du GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans, était constitué de volontaires du comité de pilotage de l’IISMM et du Conseil Scientifique du GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans :

    • Mohamed Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE), membre du GSRL
    • Pascal Buresi, directeur de recherche (CNRS), directeur d’études (EHESS), directeur de l’IISMM
    • Anne-Laure Dupont, maître de conférences (Université Paris-Sorbonne)
    • Frédéric Hitzel, chargé de recherches (CNRS), directeur adjoint du CETOBaC
    • Choukri Hmed, maître de conférences (Université Paris Dauphine)
    • Juliette Honvault, chargée de recherches (CNRS), membre de l’IREMAM
    • Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche (CNRS), membre du IIAC
    • Corinne Lefèvre, chargée de recherche (CNRS), co-directrice du CEIAS
    • Catherine Mayeur-Jaouen, professeur des Universités (Université Paris-Sorbonne)
    • Sabrina Mervin, chargée de recherche (CNRS), membre du CéSor
    • Jean Schmitz, directeur de recherche (IRD), membre de l’IMAF
    • Hélène Thiollet, chargée de recherche (CNRS), membre du CERI
    • Julien Thorez, chargé de recherche (CNRS), membre de Mondes iraniens et indiens
    • Éric Vallet, maître de conférences (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), directeur du GIS MOMM
    • Elise Voguet, chargée de recherche (CNRS), directrice adjointe de l’IISMM

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Couverture 30
ISBN 1969-248x

Congrès du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans 2019 : Appel à contributions

Congrès des études sur le
Moyen-Orient et mondes musulmans
3 – 5 Juillet 2019
Appel à contributions

 

Après le succès des deux précédentes éditions (http://majlis-remomm.fr/le-congres-du-gis), le Groupement d’Intérêt Scientifique « Moyen-Orient et mondes musulmans » tiendra son troisième Congrès des études sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans les mercredi 3, jeudi 4 et vendredi 5 juillet 2019, dans les locaux de l’Université Panthéon-Sorbonne et en partenariat avec l’IISMM (Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman) et la SEMOMM (Société des Études sur le Moyen-Orient et Mondes Musulmans).

Les chercheurs (à partir du niveau doctorat) sont invités à envoyer des propositions d’atelier thématique au plus tard le 1er juin 2018 :

  • sous la forme d’un résumé en français ou anglais de 1 500 signes maximum (espaces compris),
  • en indiquant clairement le nom du ou des responsables de l’atelier et les intervenants pressentis (jusqu’à cinq),
  • en précisant l’adresse mail, l’institution et/ou le laboratoire d’appartenance pour chacun des participants,
  • en nommant le document selon le modèle : congres2019_NOMRESPONSABLE.doc

Les thèmes proposés peuvent relever d’un ou plusieurs domaines des sciences humaines et sociales (anthropologie, archéologie et histoire de l’art, droit, économie, géographie, histoire, islamologie et sciences religieuses, linguistique, littérature, philosophie, sociologie, science politique), dans une perspective globale ou régionale (Maghreb, Proche-Orient, Turquie, Iran, Asie Centrale, Islams en Asie, Afrique, Europe et Amérique), historique et/ou centrée sur le contemporain.

Comme les années précédentes, le congrès est une invitation à dépasser les cloisonnements disciplinaires et institutionnels, en rassemblant des chercheurs d’horizon divers, travaillant en France et partout dans le monde.

Les propositions collectives émanant de jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants sont encouragées. Contrairement aux années précédentes, les propositions de communication individuelle ne seront en revanche pas éligibles.

Les propositions seront examinées par le comité scientifique du GIS qui donnera sa réponse aux participants avant la mi-juillet 2018.

Une fois la proposition d’atelier acceptée, la liste des participants pourra être complétée ou amendée jusqu’au 15 décembre 2018. Le programme définitif de l’atelier devra être remis à cette date.

Pour toutes les propositions, l’envoi est à faire à l’adresse suivante : gis.congres@gmail.com

Frais d’inscriptions (à régler au premier trimestre 2019) :

  • 30 euros pour tous les participants (participants à un atelier et public)
  • Exonération pour les adhérents de la SEMOMM (Société des Études sur le Moyen-Orient et les Mondes Musulmans)
  • 10 euros pour les doctorants participants à un atelier
  • Exonération pour les autres étudiants (Licence et Master) mais avec inscription obligatoire

Les partenaires

SEMOMM
Société des Études sur le Moyen-Orient et
les Mondes Musulmans

APPEL À COMMUNICATIONS : Second Forum du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans « (D’)ÉCRIRE LES MONDES ARABES ET MUSULMANS »

APPEL À COMMUNICATIONS

Pour le colloque et les tables rondes du second Forum du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

1-4 octobre 2018

« (D’)ÉCRIRE LES MONDES ARABES ET MUSULMANS »

Lieu : Ecole Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE) – Aix Marseille Université

2 Avenue Jules Isaac
13626 Aix en Provence

Tous les deux ans, le Groupement d’Intérêt Scientifique Moyen-Orient et Mondes musulmans (http://majlis-remomm.fr/) organise un forum destiné à engager un dialogue entre les chercheurs travaillant sur cette aire culturelle et les acteurs de la société civile (enseignants du secondaire, journalistes, associations, grand public, etc.).

Écriture, production et circulation de la connaissance

A l’automne 2018, ce forum portera sur les pratiques d’écriture à travers lesquelles chercheurs, enseignants, mais aussi d’autres acteurs de la société (artistes, blogueurs, journalistes, éditeurs, réalisateurs) pensent, représentent et discutent des mondes arabes et musulmans. L’écriture ici est envisagée dans une acception élargie pour englober les textes, les arts plastiques, les films, les documentaires, le théâtre, les dispositifs numériques, etc.

Interroger les pratiques d’écritures présente un double intérêt : d’une part, celui de mieux comprendre les processus d’élaboration du savoir et, d’autre part, celui de mieux cerner ses modalités de circulation.

Les recherches sur les textes académiques ont montré combien ceux-ci sont consubstantiels à la production de la connaissance scientifique[1], et combien l’écriture est au cœur du processus de construction de nos objets de savoir[2]. Sur le terrain ou lors de recherches dans les archives, c’est à travers elle que sont consignées les données récoltées ainsi que les premières réflexions. Les processus de classement et d’indexation participent à des mises en forme et « font sens »[3], faisant de nos pratiques d’écriture des dispositifs à la fois d’objectivation et de subjectivation[4].

Loin d’être neutres, les textes académiques sont profondément normés, standardisés. Depuis le 17ème siècle, l’écriture scientifique s’est progressivement constituée en opposition à la littérature en excluant un certain nombre de mécanismes expressifs de son répertoire légitime (la rhétorique, la fiction et la subjectivité)[5]. Forte de ces conventions et de celles que leur ont imposées progressivement les différentes disciplines, les formes d’écritures académiques ont fonctionné comme de puissants facteurs de reproduction sociale et ont régulé les conditions de production et de circulation du savoir. En définissant les façons légitimes de rendre compte du réel, les conventions d’écriture qui régissent la production des textes scientifiques fonctionnent comme autant de répertoires de distinction et de hiérarchisation. Ils jouent un rôle fondamental dans la reproduction des frontières entre les disciplines, mais aussi entre le monde académique et le reste de la société.[6]

Écriture et production de savoirs scolaires

Les mondes arabes et musulmans constituent également un objet de l’histoire scolaire que les évènements récents ont parfois conduit à appréhender au seul prisme du problème et de l’urgence, gommant l’appréhension d’enjeux culturels et artistiques indispensables à la compréhension plus fine du monde contemporain. La valorisation de telles approches passe par l’usage de nouveaux supports de transmission qui convoquent les outils numériques autant que la production artistique pour une mise en récit renouvelée.

Enseignants et étudiants sont donc invités à s’approprier les différents moments de cette rencontre en proposant retours d’expériences et projets innovants. La présence d’acteurs issus de divers milieux (scientifiques, artistes, journalistes, …) permettra par ailleurs aux publics scolaires de découvrir une palette de mondes professionnels intéressés à une thématique commune.

Un format inédit

Afin d’engager une réflexion critique autour des pratiques d’écritures sur les mondes arabes et musulmans, ce forum adoptera un format inédit en mettant en tension sept dispositifs de communication et d’échanges avec le public : un colloque international, des tables rondes, une exposition d’œuvres arts-sciences, des projections de films, des représentations de spectacles vivants, un parcours éducatif et des workshops avec des artistes-enseignants.

L’objectif de cet évènement n’est donc pas de valoriser une forme d’écriture aux dépends d’une autre, ni de revendiquer une nouvelle doxa, mais plutôt d’articuler et de confronter différentes modalités de production de la connaissance et de la création qui se rencontrent encore trop rarement. Ce faisant, le forum du Groupement d’intérêt scientifique Moyen-Orient et Mondes Musulmans ouvrira un espace d’expérimentation au sein duquel l’ensemble des participants pourront aborder et mettre à l’épreuve librement des formes d’échange et de circulation de la connaissance qui ne sont pas toujours reconnues comme légitimes dans leurs champs respectifs. Ce format permettra donc de réfléchir et d’expérimenter d’autres formes d’engagement du chercheur dans la société. Reposant sur divers supports, il offrira également différents niveaux de lecture accessibles à tous types de publics.

Intervenants

Cet appel à communication s’adresse aux étudiants, enseignants et aux chercheurs de toutes disciplines, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs impliqués dans la production d’écritures sur les mondes arabes et musulmans : artistes, éditeurs, blogueurs, journalistes, réalisateurs, documentaristes, etc.

Thèmes des communications présentées pour le colloque et tables rondes

Les communications pourront porter sur l’un des six thèmes suivants :

  • Les écritures contemporaines : enjeux épistémologiques, méthodologiques et politiques,
  • Les défis des écritures contemporaines à l’aune d’expériences passées,
  • Traduction, édition, diffusion, valorisation : les passeurs de savoir,
  • Supports et formats de l’enseignement,
  • Écritures et expérimentations art-science,
  • Recherche et écritures dans le monde numérique.

Envoi des projets de communication

Les projets de communication seront envoyés au comité de sélection à l’adresse forumgismom@sciencesconf.org avant le lundi 2 avril 2018, sous la forme d’un résumé de 300 à 400 mots. Les projets artistiques ou documentaires pourront être appuyés par des visuels (formats PDF) ou des liens vers des vidéos.

Sélection

La sélection des communications sera faite par le comité scientifique et artistique du Forum. Les résultats seront communiqués aux candidats le 2 mai 2018.

Membres du comité scientifique et artistique :

Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU ; IMéRA, AMU)
Katia Boissevain (IDEMEC, CNRS/AMU)
Jean Cristofol (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)
Sylvie Denoix (Orient Méditerranée)
Karima Direche (TELEMME, AMU, CNRS)
François Dumasy (IEP, Aix-en-Provence)
Aurélia Dusserre (IREMAM, AMU, CNRS)
Benoit Fliche (IDEMEC, CNRS/AMU)
Anna Guilló (LESA, AMU)
Juliette Honvault (IREMAM, CNRS/AMU)
Julien Loiseau (IREMAM, AMU/CNRS)
Elise Massicard (CERI, CNRS/Sciences Po, GIS MOMM)
Christine Mussard (IREMAM, CNRS/AMU)
Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)
Audes Signoles (IEP, Aix-en-Provence)

Comité d’organisation

Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU ; IMéRA, AMU)

Katia Boissevain (IDEMEC, CNRS/AMU)

Jean Cristofol (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)

Sylvie Denoix (Orient Méditerranée)

Karima Direche (TELEMME, AMU, CNRS)

François Dumasy (IEP, Aix-en-Provence)

Aurélia Dusserre (IREMAM, AMU, CNRS)

Aurélie Fillod Chabaud (IREMAM, CNE, AMU, CNRS)

Benoit Fliche (IDEMEC, CNRS/AMU)

Anna Guilló (LESA, AMU)

Juliette Honvault (IREMAM, CNRS/AMU)

Julie Karsenty (Ecole supérieure d’art d’Aix en Provence)

Carole Le Cloierec (IDEMEC, CNRS/AMU)

Frédéric Leval (DAAC, Académie d’Aix Marseille)

Julien Loiseau (IREMAM, AMU/CNRS)

Élise Massicard (CERI, CNRS/Sciences Po, GIS MOMM)

Christine Mussard (IREMAM, CNRS/AMU)

Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Boris Petric (CNE, EHESS/CNRS/AMU)

Audes Signoles (IEP, Aix-en-Provence)

Partenaires

Institut de recherche et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM, CNRS, AMU)

Institut d’ethnologie européenne méditerranéenne et comparative (IDEMEC, CNRS, AMU)

Centre Norbert Elias (EHESS, CNRS, AMU)

Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE, AMU)

Groupement d’Intérêt Scientifique Moyen Orient Monde Musulman (CNRS)

CHERPA (Institut d’études politiques d’Aix en Provence)

École Supérieure d’Art d’Aix en Provence

Institut d’études avancées d’Aix

Marseille Université (IMéRA)

Institut de recherche sur le

Maghreb contemporain (MAEDI, CNRS)

Revue Moyen-Orient

 

[1] David Pontille, 2003, « Formats d’écriture et mondes scientifiques », Questions de communication [En ligne], 3, mis en ligne le 01 juillet 2003, consulté le 22 avril 2017. URL : http://questionsdecommunication.revues.org/7445 ; DOI : 10.4000/questionsdecommunication.7445

[2] Jack Goody, 1979, La Raison graphique, Paris, Éd. de Minuit.

[3] Jérôme Denis et David Pontille, 2002, « L’écriture comme dispositif d’articulation entre terrain et recherche », Alinéa, Revue de Sciences Sociales et Humaines, n°12, p. 93-106.

[4] Béatrice Fraenkel, 2007, « Actes d’écriture : quand écrire c’est faire », Langage et société, 3/2007 (n° 121-122), p. 101-112 ; voir aussi Bernard Stiegler (Dir.), 2014, Digital Studies : organologie des savoirs et technologies de la connaissance, Limoges, Fyp éditions.

[5] James Clifford et George E. Marcus, 1986, Writing Culture, The Poetics and Politics of Ethnography, Berkeley, UCP.

[6] David Pontille, 2003, op. cit.