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Appel à candidatures IISMM – Session d’études doctorales 2018 – « Space, Place and Dwelling »

L’École doctorale de l’IISMM 2018 se tiendra à Tirana, en Albanie du lundi 19 mars au vendredi 23 mars 2018

L’École permettra aux doctorants, aux masters dont la thématique de recherche est l’Islam et les sociétés du monde musulman et de spécialisations et d’horizons divers, de partager leurs recherches, leurs approches et leurs expériences dans des sessions au cours desquelles ils coopèreront avec des chercheurs avancés.
Thème
Space, Place and Dwelling is the theme of the Spring School to be held in Tirana, Albania, in March 2018. Spatiality is an underrated but very fundamental aspect of religious practice and religious reasoning. According to Tweed (2006), religious practice comes down to basically two forces: crossing and dwelling. Terrestrial crossing refers to physical movement, such as pilgrimage, certain spatial rituals, and spiritual travel indicating a movement across time and place. Corporeal crossing refers not only to the religious understanding of life cycles and modes of temporality, but also to the embodied limits and constraints in life and the concomitant registers of meaning provided by religion to confront them. Cosmic crossing refers to transcendental dynamics of boundaries, and to the religious language that provides meaning to crossing.  We could also think of movement that is not religiously inspired but may well impact on notions of religion. Migration, displacement, or refugees for religious reasons.
Dwelling, on the other hand, involves three overlapping processes: mapping, building and inhabiting. Mapping refers to orientation and the location of the individual in a cosmos. It also refers to registration and order building by authorities, including narratives that envision ideals about origin, presence and future. Building is the next step signifying the productive work of making a home and producing locality. The third step, inhabiting, refers to processes of how people inhabit created life-worlds and how they live by these imagined geographies.
Spatiality is about how religious traditions formulate notions of home and community, the inside and the outside, but also about movement, transgression and direction. In short, spatiality of whatever sort is social action that unfolds within Muslim traditions. Hajj, the pilgrimage to Mecca, hijra, the obligation to move to places under Islamic law, ziyara, the visiting of shrines, and rihla, the quest for knowledge, are Islamic obligations. But also the qiblah, the direction for ritual prayer, the mosque literally meaning ‘place of gathering’, and the concept of Dar al Islam as against the placeless ummah, the global community of believers, point at specific understandings of place and mobility. Also ‘static’ practices such as retreat, hermitage, reclusion or confinement as forms of self-discipline have a clear spatial dimension.
Materializing space
As it refers to the materializing of space, concrete attention will be paid to the ways in which the spatial nature of many Muslim practices can be apprehended through the study of the plural becomings of built environment and materiality. Studies on Muslim heritage and the religious (re) appropriation of space are very significant in this respect, particularly when linked to the understandings of identity and memory.
Mapping space
Mapping space is closely linked to the enactment of certain cartographies of religious life and religious practice, building order, the invention of tradition and of course narratives on nation-building.
Inhabiting space
By inhabiting space, individuals and collectivities can communicate their sense of dwelling, but also notions of longing and belonging.
We invite PhD candidates and Research Master students to reflect on notions of space, movement, place, crossing and dwelling in their own work and to present their ongoing work from the angle of spatiality. We also invite students to bring forward their ideas on various sub-themes, such as narratives of space and place, the contestation and (re)appropriation of space, imaginative spaces, mapping of religious cultures, bridges and boundaries, built spaces and built environments and their religious and socio-political understandings, the spatial framing of religious experiences, memory, storytelling and space, practices of place-making, shifting religious landscapes, rural and urban spatiality, (de)territorialisation, spatial politics, spatial traumas, religious (dis)placement, emotional landscapes, knowledge production linked to space, place and dwelling, etc.

Disciplines
Histoire – Histoire de l’art – Archéologie – Anthropologie – Sociologie – Philosophie – Islamologie – Géographie – Sciences politiques.

Organisation
Cette session est organisée par l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) en partenariat avec le Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies (NISIS), le  Instituti i Antropologjisë Kulturore dhe Studimit të Artit, ASA (IAKSA), le Center for Near and Middle Eastern Studies (CNMS, Marburg University) et le Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC) de Madrid.
Les programmes des précédentes Écoles doctorales de Printemps se trouvent sur le site de l’IISMM.

Enseignants
Prof. Nathalie Clayer (CNRS-EHESS)
Prof. Dick Douwes (Erasmus University Rotterdam)
Dr Oskar Verkaaik (University of Amsterdam)
Prof. Armand Vokshi (Faculty of Architecture and Urbanism Polytechnic University of Tirana)
D’autres conférenciers seront annoncés ultérieurement.
Déroulement de la session
Les matinées sont consacrées à des exposés magistraux par l’équipe encadrante ; les après-midis sont réservés à des ateliers de travail autour des recherches doctorales des étudiants qui participent à la session. Les débats et les interventions se dérouleront en anglais. La participation exige une bonne compréhension de l’anglais, ainsi qu’une véritable capacité à s’exprimer dans cette langue.

Candidatures

Les étudiants inscrits dans une université française ou espagnole seront sélectionnés par l’IISMM. Une douzaine de candidatures sera retenue.
Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :
– une lettre de motivation en anglais (1 à 2 pages maximum),
– un résumé de la thèse en anglais (2 pages maximum),
– une proposition d’intervention en relation avec le thème de la session (titre et résumé de la présentation en anglais, max. 250 mots) une courte biographie (50 mots en anglais) *
– un CV (rédigé en français ou en anglais),
– une lettre de soutien du directeur de thèse.
* Si la candidature est retenue cette présentation sera utilisée dans le programme de l’école doctorale 2018  qui sera publiée en ligne.

Les candidats retenus s’engagent à assister à la totalité de la session. Leurs frais de mission étant pris en charge, ils s’engagent également à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.

Les candidatures seront à envoyer par courrier électronique (pièces à fournir en un seul document PDF) à Sophie Bilardello sophie.bilardello@ehess.fr ainsi qu’à Pascal Buresi (directeur de l’IISMM) : direction.iismm@ehess.fr ou par voie postale à : IISMM, 96 bd Raspail, 75006 Paris (Candidature École doctorale 2018)  avant le 15 janvier 2018

Appel à candidatures du Prix de thèse 2018

Appel à candidatures pour le Prix de thèse 2018 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

L’Institut d’étude de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM-UMS2000) et le GIS Moyen-Orient Mondes musulmans du CNRS organisent en 2018 la sixième édition du Prix de thèse sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans. Sont éligibles des travaux soutenus en français ou en France entre le 1er septembre 2015 et le 31 décembre 2017, dans toutes les disciplines des lettres et sciences humaines et sociales.

Plusieurs prix seront attribués et remis solennellement le mercredi 27 juin 2018 :

  • Les prix du GIS et de l’IISMM.
  • Le prix Mohammed Arkoun en islamologie, avec le soutien du Bureau Central des Cultes (BCC-Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques), ministère de l’Intérieur, et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
  • Le prix de la thèse francophone décerné par la Direction régionale de l’AUF au Moyen-Orient.

Conditions générales de candidature :

  • Avoir soutenu entre le 1er septembre 2015 et le 31 décembre 2017 une thèse en français ou en France sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans en lettres et sciences humaines et sociales.
  • Avoir obtenu les félicitations du jury (dans les universités où cela se pratique).
  • Avoir envoyé un dossier complet à l’IISMM selon les modalités ci-dessous, au plus tard le vendredi 12 janvier 2018.

Conditions particulières pour le prix de l’AUF :

  • Le candidat, citoyen d’un des treize pays couverts par la Direction régionale de l’AUF au Moyen-Orient, doit avoir soutenu sa thèse en français, soit dans son pays, soit en France même, dans les délais et sur les sujets indiqués ci-dessus.

Composition du dossier :

  • Un exemplaire électronique de la thèse au format PDF.
  • Deux exemplaires du rapport du jury sur papier. Pour les universités étrangères où il n’existe pas de rapport, prière de joindre deux lettres de recommandation : la première du directeur de thèse, la seconde d’un autre universitaire.
  • Un CV et une liste des publications sur papier.

NB : Si le rapport n’est pas disponible le 12 janvier 2018, il est possible de le faire parvenir ensuite.

Dossier à envoyer :

Le règlement du Prix sera bientôt disponible.

              

Article du Journal du CNRS : « Portraits croisés du Moyen-Orient »

Rapport au corps, migrations, réformisme religieux, conflits armés… La création en 2013 du groupement d’intérêt scientifique autour du Moyen-Orient et des mondes musulmans a dynamisé la recherche sur cette aire culturelle. Le point avec Mercedes Volait, directrice adjointe de ce GIS dont le 2e congrès se tient à Paris du 5 au 8 juillet.

 

Les révolutions arabes et les conflits actuels mettent le Moyen-Orient et les mondes musulmans au cœur de l’actualité. Selon vous, qui êtes la nouvelle directrice adjointe du groupement d’intérêt scientifique (GIS) centré sur cette « aire culturelle », quels sont les sujets de recherche les plus importants ou innovants de ces dernières années ?
Mercedes Volait : Les études sur la Turquie connaissent un essor remarquable que le projet, désormais avorté, de rapprochement avec l’Europe a certainement stimulé au départ ; elles sont actuellement confrontées à toutes les formes de violence politique que connaît le pays. Les « printemps arabes » ont évidemment suscité beaucoup d’attentes, d’interrogations et de perplexité, et conduit les chercheurs à s’intéresser de plus près à des sujets tels que l’utilisation des réseaux sociaux ou l’invention d’une contre-culture dans des régimes très autoritaires. Il est fascinant de voir, en Arabie saoudite ou en Iran par exemple, les libertés qui peuvent être prises dans l’espace privé. Parallèlement, il y a eu un vif intérêt pour les questions liées à la sexualité, à la fabrique du genre et au féminisme au Moyen-Orient. Mais l’attrait pour des sujets qui ne sont pas directement connectés à l’actualité, comme l’étude des pratiques alimentaires au Moyen Âge ou de tout ce qui touche à la langue parlée et écrite1, reste fort. À la suite du bilan dressé par le GIS dans son livre blanc – rédigé entre 2013 et 2014 –, l’islamologie renaît peu à peu. Il faudra du temps, bien sûr, car c’est une discipline particulièrement exigeante : il ne suffit pas d’apprendre l’arabe, mais il faut se plonger dans l’exégèse des textes coraniques… Cela prend des années !

Comment concilier ce « temps long » de la recherche et l’incitation exercée par la société à répondre aux questions sur l’islamisme, le djihadisme ou encore la radicalisation ?
M. V. : Il y a deux attitudes : certains chercheurs sont plus enclins à aborder des questions d’actualité brûlante, à prendre la parole dans le débat public, à travers les médias notamment, mais ils sont minoritaires.

Un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas.

Les autres préfèrent rester en retrait car il est souvent extrêmement difficile d’exposer une situation complexe dans le cadre médiatique. Bien sûr, il est possible d’essayer de donner un éclairage sur la crise que traverse la Turquie ou sur les élections iraniennes, par exemple. Mais il faudrait pouvoir exposer d’abord quelques bases avant d’entrer dans le vif du sujet, et ce n’est pas toujours évident dans l’espace médiatique.

Par exemple, un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas2 ! Beaucoup de chercheurs pensent d’ailleurs que la compréhension de l’actualité sera bien meilleure au sein de la population lorsque quelques fondamentaux de ce type seront mieux intégrés à notre culture générale. C’est aussi pour cela que le travail du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans paraît essentiel.

L’intitulé même de votre groupement de recherche n’est pas une évidence pour tout un chacun : que sont « le Moyen-Orient et les mondes musulmans » ?
M. V. : La question n’a rien de simpliste en effet et, en réalité, on ne peut pas y répondre de façon tranchée. Nous avons donc opté pour une définition aussi large que possible : il s’agit de la zone allant du Maghreb à l’Indonésie, en incluant les populations de confession musulmane, qui vivent par exemple en Europe ou aux États-Unis. L’enjeu était tout à la fois de créer un corrélat avec l’expression américaine « Middle East » (afin d’établir des ponts avec la recherche anglo-saxonne), d’inclure les pays du Maghreb, et aussi de pouvoir travailler sur les musulmans vivant hors de ces pays. Nous tenons compte du fait géographique, du fait culturel (se situant entre culture et religion, l’Islam est ambivalent à cet égard), et nous nous intéressons également aux populations non musulmanes ou aux groupes minoritaires et/ou hétérodoxes dans des pays où l’islam est la religion majoritaire, comme les chrétiens d’Orient ou les alévis en Turquie, par exemple. L’idée est davantage de fédérer les équipes françaises, d’encourager la pluridisciplinarité, plutôt que de définir un champ strict, qui pourrait être excluant en pratique.

Dans le cadre du GIS, des recherches sont menées sur les minorités religieuses comme les alévis, qui appartiennent à un courant hétérodoxe de l’islam et se trouvent principalement en Turquie.

Le GIS a été créé en janvier 2013 pour rassembler historiens, géographes, politologues, islamologues, linguistes et autres spécialistes des mondes arabes, musulmans, et du Moyen-Orient. Y avait-il de graves manques dans les études sur cette aire culturelle ?
M. V. : Le livre blanc sur les études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans (link is external), a fait état d’une situation plus difficile qu’on ne pouvait le croire. Bien que la France soit traditionnellement très présente, il n’y avait quasiment plus d’islamologue, et très peu de chercheurs étaient habilités à diriger des thèses sur l’histoire du monde arabe. Dans ma propre contribution, j’ai rappelé que peu d’enseignants en histoire de l’art ou en archéologie sont spécialistes de l’Islam. Nous disposons de collections extraordinaires, mais bien peu de personnes ont les compétences nécessaires pour les étudier ! C’est notamment une difficulté propre à l’université française : nous formons beaucoup d’experts pour la France et l’Europe, moins pour d’autres cultures. Nous ne bénéficions d’ailleurs pas d’un système performant en matière d’apprentissage des langues, ce qui complique encore les choses. Le GIS a permis d’inciter au recrutement d’une quinzaine d’enseignants-chercheurs pour combler les manques, mais il reste encore beaucoup à faire. D’autant que la France dispose d’une implantation extraordinaire au Maghreb et au Moyen-Orient et d’accès facilités aux institutions et aux collections locales.

Quel est l’intérêt de se concentrer sur des aires géographiques et culturelles plutôt que de se contenter d’une approche plus traditionnelle par champ disciplinaire ?
M. V. : C’est une autre façon de travailler. Un politologue « généraliste », non spécialisé sur une aire culturelle, est en réalité spécialiste du monde français ou européen. Ou alors il travaille à partir de modèles théoriques supposés s’appliquer à n’importe quel environnement. Tandis que penser la recherche en termes d’aire culturelle nous pousse à reconnaître que notre point de vue est toujours un tant soit peu situé, ancré dans notre propre culture, et cela oblige à travailler à partir d’enquêtes de terrain très poussées avant d’élaborer des hypothèses. Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, par exemple, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou encore la culture de ce pays. Enfin, c’est aussi une autre façon d’envisager les collaborations scientifiques : personnellement, en tant qu’historienne de l’art dans le monde arabe, spécialiste de l’Égypte moderne, j’ai plus d’affinités avec un politologue ou un anthropologue travaillant sur la même aire culturelle qu’avec un historien de l’art qui se consacre à la Renaissance italienne.

Cette approche par aire culturelle contribue-t-elle à l’internationalisation des recherches françaises en sciences humaines et sociales ?
M. V. : Les études par aire culturelle poussent naturellement à l’internationalisation des projets et des collaborations.

Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou la culture de ce pays.

Il paraît nécessaire de travailler avec des Égyptiens, des Turcs ou encore des Indonésiens lorsque votre recherche porte sur l’adaptation de l’islam aux traditions locales par exemple. À l’inverse, un spécialiste de l’industrie textile dans le nord de la France sera moins poussé à développer ce type d’échanges.
Nous sommes donc tous très internationalisés au sein du GIS : nous rencontrons des chercheurs de tous pays, issus du monde arabo-musulman, moyen-oriental, ou spécialistes de ces régions.

Les échanges d’informations et les communications entre des labos du monde entier sont constants. De jeunes doctorants se rendent régulièrement dans des centres de recherche locaux et nous en accueillons également. Outre l’aspect collaboratif et le gain de visibilité pour la recherche française, cette situation nourrit entre les chercheurs des échanges informels qui génèrent de nouveaux projets à long terme. Une meilleure circulation des individus et de l’information est toujours une source de progrès scientifique.
Consultez le programme du 2eCongrès Moyen-Orient et mondes musulmans  qui se tient à l’Inalco, à Paris, du 5 au 8 juillet 2017.

Notes

  • 1. Par exemple, l’abandon en Turquie de la graphie arabe pour une graphie latine en 1928, la question de la littérature en arabe dialectal, etc.
  • 2. Les Iraniens parlent le persan et les Turcs, le turc. Ces deux langues partagent avec l’arabe certains vocabulaires mais elles ont des structures radicalement différentes de l’arabe.

Auteur

Fabien Trécourt

Formé à l’École supérieure de journalisme de Lille, Fabien Trécourt travaille pour la presse magazine spécialisée et généraliste. Il a notamment collaboré aux titres Sciences humaines, Philosophie magazine, Cerveau & Psycho, Sciences et Avenir ou encore Ça m’intéresse.

29 | 2017 – Villes nouvelles au Maghreb. Discours et réalités

Présentation [Texte intégral]
Pierre Signoles
Handicaps et contradictions du Programme de villes nouvelles au Maroc [Texte intégral]
Tarik Harroud
Handicaps and contradictions of the Program of new towns in Morocco: governance and process of realization
Les villes nouvelles en Algérie : une question apparemment réglée, mais une réalité complexe [Texte intégral]
Rachid Sidi Boumedine et Pierre Signoles
New towns in Algeria: apparently no problem anymore, but a complex reality
Hay Ryad à Rabat : de la ville nouvelle au quartier ? [Texte intégral]
Sonia Serhir
Hay Ryad, Rabat: from a new town to a district?
La ville nouvelle d’Ali Mendjeli [Texte intégral]
Ahcène Lakehal
The New Town of Ali Mendjeli. A space shaped by the practices and representations of ordinary townspeople
Un bilan intermédiaire du Programme de villes nouvelles au Maroc [Texte intégral]
Jean-Marie Ballout
An intermediate evaluation of the moroccan policy of new towns
Carnets de terrain
Damiette, une ville prospère d’Égypte au péril de la mondialisation [Texte intégral]
Marc Lavergne
Damietta, an affluent egyptian city under the threat of globalization. The collapse of traditional producing activities and social disruption as a result of technological modernization, global logics and State’s withdrawal
Biographies des auteurs
Biographies des auteurs [Texte intégral]
Résumés de thèses
Territorialisation par « ville nouvelle » au Maghreb [Texte intégral]
Jean-Marie Ballout
Étalement urbain et opérations immobilières périurbaines pour classes moyennes à Marrakech [Texte intégral]
Elsa Coslado
Comptes rendus
New Medinas : vers des villes nouvelles durables ? Expériences croisées au nord et au sud de la Méditerranée, de Pascaline Gaborit (dir.) [Texte intégral]
Pierre Signoles
Beyond the square. Urbanism and the Arab Uprisings, de Deen Sharp et Claire Panetta (eds) [Texte intégral]
Roman Stadnicki
Royaume d’asphalte. Jeunesse saoudienne en révolte, de Pascal Ménoret [Texte intégral]
Roman Stadnicki
Géopolitique de Dubaï et des Émirats arabes unis, de William Guéraiche [Texte intégral]
Marc Lavergne

Appels à projets « Islam, religion et société » 2017 – Bureau central des cultes (DLPAJ), Ministère de l’intérieur

Guide des appels à projets de recherche 2017

 « Islam, religion et société »

Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques ­ Bureau central des cultes, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

En février 2015, le Gouvernement annonçait entre autres mesures le soutien à la recherche en islamologie ainsi qu’en sciences humaines sur l’islam de France. Cette annonce faisait suite au constat d’un déclin de l’islamologie en France (« Livre Blanc » du GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans » et Rapport « Disciplines rares », 2014), contrairement à la plupart des pays européens, et d’un défaut de renouvellement des travaux en sciences humaines portant sur l’islam de France. Une ligne de crédits de recherche intitulée « Islam, religion, et société » a donc été ouverte pour la première fois à la rentrée 2015, avec pour finalité de répondre aux besoins de connaissance de la diversité des institutions, courants, pratiques et discours relatifs à l’islam contemporain en France, de sa composition en mutations et recompositions permanentes. Les usages passés et présents du corpus religieux islamique, l’étude de la production scripturaire ancienne comme contemporaine ne seront pas non plus ignorés. Une approche pluridisciplinaire intégrant sociologues, anthropologues, juristes, économistes, politologues, historiens et islamologues a été privilégiée.

Les appels à projets 2017, qui s’adressent à l’ensemble de la communauté académique francophone, répondent aux besoins de connaissance des pouvoirs publics, dont plusieurs rapports récents estiment qu’ils devraient nouer un dialogue plus soutenu avec le monde de la recherche. Ainsi, après les 7 appels projets lancés en 2016, ce sont 8 nouveaux appels à projets qui seront soutenus cette année. Les sujets ont été retenus en accord avec le Conseil d’administration et le Conseil scientifique de ces crédits de recherche, composé de sept universitaires reconnus, présidé par le professeur Francis Messner (Université de Strasbourg) :

Projet no 16-2017 – L’islam au quotidien: discours, pratiques ordinaires, rapports à la norme (Seine Saint-Denis, Marseille, Lyon, Lille) (2ans).
Projet no 17a et 17b-2017 – L’islam à Mayotte et à La Réunion (2 ans).
Projet no 18-2017 – Engagements féminins dans l’islam de France.
Projet no 19-2017 – Les salons musulmans en France et en Belgique : économie, réseaux et acteurs socioreligieux.
Projet no 20-2017 – Le soufisme en France, entre hétérogénéités, mutations et velléités de rassemblement. Confréries, acteurs et réseaux.
Projet no 21-2017 – L’islam subsaharien et comorien en France métropolitaine.
Projet no 22-2017 – L’humanitaire islamique en France.

La date limite d’envoi des candidatures est fixée au Mardi 6 juin 2017. Elles seront ensuite examinées par le conseil scientifique et le conseil d’administration des crédits recherche, pour une délibération à la fin de ce même mois.

Exposition : Le Caire sur le vif. Beniamino Facchinelli,photographie (1875-1895)

Redécouvert très récemment par le recoupement de recherches de spécialistes de la photographie et du Moyen Orient, le travail de Beniamino Facchinelli réalisé au Caire entre 1875 et 1895 sera présenté pour la première fois à l’Institut national d’histoire de l’art du 21 avril au 8 juillet 2017, illustré par une sélection de tirages originaux, ouvrages scientifiques et cartes postales d’époque.

Établi au Caire au cours des années 1870, Beniamino Facchinelli a réalisé quelque 1 200 vues de ses rues et de ses monuments. Certaines répondent à des commandes passées par des amateurs français ou britanniques engagés dans la conservation et la restauration des monuments du Caire, et s’attachent à en documenter au plus près la physionomie. D’autres saisissent la ville au quotidien, sa vie et les mouvements humains, animaux dans ses rues. Certaines se distinguent par l’originalité de leur facture proche de l’instantané et toutes par leur style documentaire. Elles fournissent à ce titre un témoignage inédit et original de l’univers architectural, ornemental et urbain cairote avant les grandes restaurations du début du XXe siècle.

L’exposition présentée à l’INHA résulte des travaux plus généraux menés par le laboratoire InVisu (CNRS/INHA) sur l’iconographie du patrimoine monumental du Caire. Elle présente un inventaire photographique des architectures civiles, religieuses et des constructions modernes ou pittoresques à la fin du XIXe siècle. Elle revient également sur les techniques photographiques utilisées par Facchinelli, ainsi que sur la circulation de ses images dans les milieux aussi bien savants qu’artistiques.

À l’occasion de cette exposition, un colloque se tiendra à l’INHA le 17 mai 2017 rassemblant des historiens de la photographie et de l’architecture, afin de dresser un bilan des enseignements que peut livrer aujourd’hui ce corpus.

Exposition organisée par l’Institut national d’histoire de l’art, le laboratoire InVisu (CNRS/INHA) et la Bibliothèque nationale de France (BnF)

Commissariat

  • Thomas Cazentre (BnF)
  • Jérôme Delatour (INHA)
  • Mercedes Volait (InVisu, CNRS/INHA)

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Informations pratiques

Galerie Colbert, salle Roberto Longhi
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne – 75002 Paris
Accès : 6, rue des Petits-Champs
Métro : Bourse ou Palais Royal-Musée du Louvre

Du 21 avril au 8 juillet 2017
Du mardi au samedi de 14h30 à 19h30

Entrée libre

Parution : « La circulation des productions culturelles : cinémas, informations et séries télévisées dans les mondes arabes et musulmans » (CJB-IFEA)

Cet ouvrage analyse les enjeux (politiques, économiques, sociaux, religieux, linguistiques) du fonctionnement des univers culturels nationaux et transnationaux dans les pays des mondes arabes et musulmans.

Les auteurs s’appuient sur des enquêtes de terrain articulées autour de trois entrées. La première cerne les processus de transnationalisation culturelle en matière d’information, tout particulièrement le développement des chaînes panarabes d’information, les nouveaux rapports de force entre « grossistes » (agences de presse, etc.), l’émergence de médias en ligne et les acteurs transnationaux dans la formation des journalistes. Le deuxième volet appréhende ces logiques d’import-export à travers les programmes de télévision et le cinéma. Les films et les séries télévisées turques, l’émergence contemporaine de la production documentaire en langue arabe, les luttes politiques et religieuses autour des représentations visuelles des figures saintes de l’islam ou encore le poids de l’Inde et des Émirats arabes unis dans le marché cinématographique sont les terrains privilégiés. La troisième partie porte sur les politiques audiovisuelles et cinématographiques des États. Sont abordés successivement la diffusion des séries étrangères et nationales par les chaînes de télévision marocaines, les conditions de coproduction et de diffusion des films dits « du Maghreb » en France ou encore la création récente de deux instances de régulation des chaînes de télévision au Maroc et en Tunisie.

Au-delà des spécialistes, cet ouvrage s’adresse plus largement à tous ceux qui s’intéressent aux processus de transnationalisation culturelle.

Il est disponible gratuitement en format électronique sur le portail OpenEdition Books sur le lien suivant : http://books.openedition.org/cjb/1201

Table des matières

Partie 1. Les transformations contemporaines des circulations transnationales de l’information et des pratiques journalistiques

Tourya Guaaybess
Chapitre 1. La transnationalisation de l’information et du journalisme.
Le cas de la région arabe

Nicolas Dot-Pouillard
Chapitre 2. D’Al Jazeera à Al Mayadeen : la réinvention d’un journalisme militant ?

Enrico De Angelis
Chapitre 3. Nouveaux médias et flux d’information journalistique dans le monde arabe : localisation de la production et internationalisation de la consommation

Dominique Marchetti
Chapitre 4. Les nouveaux rapports de forces entre « grossistes » de l’information internationale
Le cas révélateur de la production et de la circulation transnationale de l’information « marocaine »

Olivier Koch
Chapitre 5. La professionnalisation du journalisme tunisien dans la période transitionnelle : le rôle des acteurs extranationaux

Partie 2. Les enjeux et les conditions sociales de l’import-export du cinéma et des programmes télévisés

Romain Lecler et Jean-François Polo
Chapitre 6. L’exportation du modèle français de financement du cinéma en Turquie : un transfert avorté

Nilgün Tutal-Cheviron et Aydın Çam
Chapitre 7. La vision turque du « soft-power » et l’instrumentalisation de la culture

Julien Paris
Chapitre 8. La morale nationale et internationale des histoires
L’impératif moral dans la production et la circulation des séries télévisées turques

Michel Tabet
Chapitre 9. Al Jazeera, production documentaire et « identité arabe »
Emergence et enjeux d’une industrie documentaire dans le monde arabe

Yves Gonzalez-Quijano
Chapitre 10. Biopics religieux et rivalités régionales dans la crise moyen-orientale

Némésis Srour
Chapitre 11. Réappropriation des réseaux de distribution de films indiens au Moyen-Orient : entre hégémonie hollywoodienne et concentrations émiraties
Le cas de l’implantation de la première société indienne à Dubaï

Partie 3. Les marchés médiatiques nationaux dans tous leurs états

Catherine Miller
Chapitre 12. Adapter et produire marocain
L’évolution des programmes de séries et films télévisés de la télévision marocaine entre 2003 et 2012

Abdelfettah Benchenna
Chapitre 13. La circulation commerciale des films maghrébins dans les salles de cinéma en France
Enquête sur des entreprises de distribution des films

Enrique Klaus
Chapitre 14. La transformation des marchés médiatiques à l’épreuve du redéploiement de la souveraineté de l’État au Maghreb
Les expériences marocaines et tunisiennes de régulation audiovisuelle

Tristan Mattelart
Postface

Cinquième édition des Journées de la Halqa

La Halqa (association des doctorants en sciences sociales sur les mondes musulmans modernes et contemporains) organise la cinquième édition des journées doctorales qui auront lieu les 8 et 9 juin 2017 dans les locaux de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) à Aix-en-Provence. Ces rencontres sont l’occasion pour les adhérents de l’association de se réunir au cours de deux journées rythmées par des communications réparties en ateliers thématiques. En offrant un espace aux doctorants pour présenter leurs travaux, les journées de la Halqa leur permettent d’échanger sur des problématiques communes par-delà les barrières disciplinaires des sciences sociales, de confronter leurs méthodes et leurs approches tout en proposant un état des lieux de la recherche en France sur les mondes musulmans modernes et contemporains.

Pour cette cinquième édition, nous proposons aux jeunes chercheurs les axes de réflexion suivants dans lesquels insérer leurs propositions de communication. Ces axes n’étant pas exclusifs, il est également possible pour les postulants d’envoyer une proposition individuelle.

Axe  1 :  Révolution  des  migrations,  révolution  des  espaces   :  trajectoires,  pratiques  et gestions (flux, frontières, villes)

La « crise des réfugiés » de 2015 a, encore une fois, démontré comme le phénomène migratoire constitue une des problématiques majeures du XXIème siècle. Cela est dû non seulement à l’incapacité européenne et globale d’y faire face – en terme de gestion de flux, de frontières,  de questions sécuritaires, d’impact sur l’urbanisme – mais aussi au fait inéluctable que ces migrations déterminent : le mouvement des idées et des identités, l’impact à d’autres cultures, l’attachement à la culture d’origine et les relations entre cultures, mais aussi l’appropriation et la perception de l’espace. Cet axe propose d’analyser le phénomène migratoire moderne et contemporain à travers différentes perspectives (juridiques, économiques, sociales) et méthodologies.

Axe 2: Acteurs et mobilisations dans le champ religieux

Cet axe propose d’interroger les dynamiques conduisant les acteurs à utiliser une rhétorique confessionnelle pour investir le champ politique, structurer les sociétés et à créer ainsi de nouvelles dynamiques, en portant le regard sur différents enjeux dans une perspective transdisciplinaire au carrefour des sciences humaines : les vecteurs de diffusion des idées religieuses ; les redéploiements d’alliances au sein du champ religieux, et entre champs religieux et politique ; l’impact de ces redéploiements sur la consolidation ou la fragilisation des structures politiques ; la question des fractures confessionnelles et la construction de discours de minorisation ; la dimension sécuritaire corrélée à ces bouleversements, via l’émergence de nouvelles forces politico-religieuses aux marges des sociétés musulmanes, et la création de nouveaux espaces de conflictualité.

Axe 3: Transformations du genre, identités et mouvements

Le paradigme du genre, de plus en plus emprunté pour l’étude des sociétés musulmanes, permet l’analyse de la même manière qu’il est parfois contesté. Il renvoie autant à des pratiques et discours observables au quotidien qu’à des mouvements et mobilisations employant la problématique du genre pour se définir. Pourront être évoquées dans ce panel les modalités des militantismes contemporains, mais aussi les processus et discours identitaires dans sa relation avec le versant musulman. Usage des textes religieux, fatwas au sujet des identités LGBTQ, emploi du religieux dans les luttes pour l’égalité ou contre la violence, pratiques sociales du corps et de la sexualité, par quels canaux les différenciations de genre passent-elles  ?

Axe 4  :  Islam en contexte européen 

L’étude des pratiques religieuses de l’Islam en Europe, leur diversité et leurs spécificités, permet d’envisager les visages pluriels de l’islam et ses formes multiples de religiosité, les choix religieux des acteurs, les relations entre les textes fondateurs et la religion telle qu’elle est vécue par les croyants. Cet axe consistera à s’intéresser d’une part, aux diverses pratiques religieuses islamiques en Europe, à leur diversité, leur spécificité, à la formation de la piété à l’œuvre, les postures individuelles  ; d’autre part aux interactions entre le quotidien, le vécu, et les préceptes dogmatiques. Il s’agira de mettre en perspective faits religieux et enjeux du quotidien. Seront privilégiées les contributions relatives à toutes les religiosités, les acteurs, leur capacité de réflexivité, leurs trajectoires, leur façon de vivre leur foi mais aussi aux points suggérés ci-après : la notion d’islamophobie, Islam et prescriptions alimentaires, les terminologies qui globalisent et entraînent des confusions dans le sens commun ( immigrés, musulmans, arabes …), la question de la «  visibilité  » de l’islam, désorientaliser/décoloniser l’enseignement de l’Islam, décoloniser la laïcité.

Axe 5 : Expressions plurielles : discours, textes, symboles

Cet axe invite à réfléchir aux formes diverses de l’expression par le prisme de l’islam. La notion d’expression est à comprendre au sens le plus large, c’est-à-dire en tant que modalité de mise en forme de la pensée, comme passage qu’amorce le langage du sensible à l’intelligible. La diversité des formes d’expression sera privilégiée : le textuel, le symbolique, l’artistique ou encore le parlé sont autant de formes qui connaissent aujourd’hui des mutations, comme en témoigne par exemple l’omniprésence des nouvelles technologies. De nombreux enjeux sociaux sont ainsi révélés : du sentiment de justice aux enjeux politiques de la création artistique, l’inégalité de l’accès aux langages (au sens large) et l’absence de l’expression, de l’évocation du spirituel et du religieux, de la tension entre les langues à la problématique de la traduction, la portée des discours et leurs formes sont ainsi à questionner.

Axe 6 : Guerre et paix dans les mondes musulmans

Théâtre de conflits majeurs au XXème siècle, et théâtre de transformations au XXIème, la région nécessite que l’on s’intéresse à la question de la guerre et de la violence (violence de guerre, violence d’Etat, violences sociales et sociétales). Cependant, afin de dépasser le seul prisme du conflit, l’étude des processus démocratiques et/ou de résolution de conflits ainsi que des dynamiques propres aux cessations des hostilités s’impose. Cet axe propose, à travers différentes perspectives et approches, une analyse des conflits, des processus de négociation et des relations internationales entre les pays de la région (processus de régionalisation) et le reste du monde.

Axe 7 : Orientalisme et représentations de l’islam  

De nouvelles approches permettent de mettre à jour les thèses d’E. Saïd sur de nouveaux terrains contemporains : la différence des regards sur l’islam en fonction des contextes européen ou nord-américain, le poids des héritages coloniaux dans les représentations sur le monde arabe, les nombreux biais à l’oeuvre dans l’élaboration des politiques publiques et des pratiques diplomatiques aujourd’hui. Dans sa dimension historique, la question de l’orientalisme interroge le legs du savoir  laissé par les sciences pré-coloniales et coloniales : leur examen critique permet d’en mesurer l’apport tout en en critiquant les biais, et l’étude de leur usage dans des contextes politiques particuliers peut montrer comment les dimensions construites de ces représentations pèsent sur les décisions des acteurs historiques. Symétriquement, la ré-appropriation des savoirs de l’Orient par l’Orient lui-même et ses acteurs scientifiques est au coeur des renouvellements de la question.

Les propositions de communication – comprenant un titre accompagné de trois mots-clefs et d’un résumé de 300 mots maximum – sont à envoyer avant le 30 mars 2017 par voie électronique à l’adresse halqadesdoctorants@gmail.com. Les propositions seront ensuite examinées par le bureau de l’association Halqa et les auteurs sélectionnés recevront une notification.

Les frais de participation aux Journées qui incluent les repas, l’hébergement sur place si nécessaire et l’adhésion à l’association – sont fixés à 15 euros par personne.

Les Journées de la Halqa seront également l’occasion de renouveler le bureau de l’association au  cours de l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue de ces deux journées.

Pour d’autres information sur l’association n’hésitez pas à nous écrire ou à visiter notre carnet électronique https://halqa.hypotheses.org ainsi que notre page Facebook: https://www.facebook.com/halqadesdoctorants/?fref=ts

Ici l’appel à communication en PDF: appel-halqa-pdf-2

Journée des GIS sur les études aréales : la synthèse est en ligne

L’Alliance ATHENA a ouvert pour la première fois, le 24 octobre 2016, un dialogue entre les acteurs scientifiques et les administrations publiques autour des études aréales afin de réfléchir à une organisation optimale des recherches sur ces thématiques.

À la suite de cette journée, une synthèse des Livres blancs sur les études aréales des trois GIS : Études africaines, Asie et Moyen-Orient et mondes musulmans a été faite.

Pour retrouver cette étude dans son intégralité : Les études aréales en France – Une synthèse

Programme du 2ème Congrès du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

Programme

Mercredi 5 juillet 2017

14h00 : Accueil des participants – Hall du 2ème étage (INALCO)

16h00 : Amphi 1 – INALCO
Allocution des Institutions

16h45 : Amphi 1 – INALCO

Conférence inaugurale sur « L’invention du jeûne de Ramadan », par Mohammed Hocine Benkheira (EPHE)

Mohammed Hocine Benkheira est né à Oran. Après avoir enseigné dans les Université d’Oran, d’Alger et de Haute-Normandie (Rouen), il a été élu en 1999 à la Section des Sciences religieuses de l’EPHE (Sorbonne), où il est directeur d’études, titulaire de la chaire Formation des doctrines juridiques et du rituel en islam, VIIe – XVe s. Depuis L’amour de la Loi. Essai sur la normativité en islâm (PUF, 1997), ses recherches ont trait au système normatif de l’islam tant du point de vue historique que du point de vue anthropologique. Son dernier livre paru est La maîtrise de la concupiscence. Mariage, célibat et continence sexuelle en islam, des origines au Xe/XVIe siècle (Vrin, coll. Études musulmanes, 2017).

17h45 : Remise du Prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans :

  • Le prix Relations internationales/Sciences politiques soutenu par le CAPS (Centre d’analyse, de prévision et de stratégie) du ministère des Affaires Étrangères
  • Le prix Rémy Leveau sur l’islam de France et d’Europe soutenu par le Bureau des Cultes (DLPAJ) au ministère de l’Intérieur
  • Le prix de la Thèse francophone décerné par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) – Maghreb
  • Le prix Michel Seurat

Tout au long du Congrès
« 1956, regards croisés »
12 juin au 8 juillet 2017 – Galerie de la BULAC
Exposition itinérante du CEDEJ en partenariat officiel avec la Bibliothèque d’Alexandrie et Beit Sennari

L’exposition plonge le visiteur en 1956 à travers une quarantaine de panneaux comportant textes, cartes, journaux, timbres et affiches publicitaires ou de cinéma. Grâce notamment aux fonds documentaire français du CEDEJ, aux ressources égyptiennes de la Bibliotheca Alexandrina, à celles américaines de bibliothèque de l’American University of Cairo et libanaises du journal francophone l’Orient le jour, le CEDEJ souhaite croiser les regards sur cette année particulière de l’histoire de l’Égypte en présentant les faits politiques et militaires majeurs (nationalisation du canal et crise de Suez), mais aussi l’actualité économique, sociale et culturelle de l’époque.

Jeudi 6 juillet 2017

Ateliers doubles (de 9 h 00 à 12 h 00 puis de 13h00 à 15h30)

Atelier 1 – salle 3.13 : responsable : Cyrille Aillet (Université Lumière Lyon 2, CIHAM, IUF)
Repenser le Maghreb médiéval: Espaces et réseaux

Atelier 2 – amphi 3 : responsables : Nisrine Al-Zahre (EHESS-CéSor), Emma Aubin-Boltanski (CéSor-CNRS) , Cécile Boëx (CéSor-CNRS), Anna Poujeau (CéSor-CNRS)
Conflit(s) en Syrie : terrains, approches, enjeux

Atelier 3 – salle 4.15 : responsables : Michel Boivin (CEIAS, CNRS) et Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS, Université Aix-Marseille)
Khwaja Khidr from the Middle-East to South Asia: a preliminary survey of a multireligious figure

Atelier 5 – salle 3.15: responsables : Philippe Bourmaud (IFEA, Université Jean-Moulin Lyon 3) et Aline Schlaepfer (Université de Genève, American University of Beirut)
Fantômes d’Empire. Idiomes culturels ottomans dans les sociétés arabes et turques après 1918

Atelier 7 – salle 4.13 : responsable : Anna Caiozzo (Université Paris Diderot)
Le jardin dans le monde proche-oriental et les mondes musulmans : histoire, patrimoine et représentations

Atelier 12 – salle 3.03 : responsable : Claire Gallien (Université Montpellier, CNRS)
Refugee Literature Workshop

Atelier 17 – salle 4.18 : responsables : Christine Mussard (IREMAM, ESPE, Université Aix-Marseille) et Juliette Honvault (IREMAM)
Éducations en regards : politiques éducatives, pratiques d’enseignement et altérités socioculturelles. En France et dans le monde arabo-musulman

Atelier 25 – salle 3.16 : responsable : Séverine Gabry-Thienpont (IFAO, CREM, LESC)
Le phénomène missionnaire au prisme du genre dans le Moyen-Orient contemporain

Ateliers simples (de 9 h 00 à 12 h 00)

Atelier 27 – salle 5.13 : responsable : Hala C. Abou Zaki (EHESS, LAUM)
Résurgences mémorielles en temps de troubles : dires légitimes et récits illicites

Atelier 42 – salle 5.08 : responsable : Samia El Méchat (Université de Nice Sophia, IMAF)
Les relations interarabes à l’épreuve des crises et conflits de 1958 à nos jours

Atelier 44 – salle 4.17 : responsable : Jean-Baptiste Gallopin (Yale University)
La Décision à l’ombre de la violence dans le monde arabe

Atelier 46 – salle 3.11: responsables :  Fabio Giomi (CETOBaC, EHESS) et Ece Zerman (CETOBaC, EHESS)
Le corps en tant qu’objet de recherche dans les études (post)ottomanes

Atelier 54 – salle 5.12 : responsable : Vanessa Rose (Université Panthéon Sorbonne / INHA-InVisu)
Faire parler l’archive sur la matérialité en Islam

Atelier 56 – salle 5.20 : responsable : Dilek Sarmis (CETOBaC, EHESS)
Le conservatisme dans le contexte turc républicain : une catégorie problématique

Atelier 57 – amphi 2 : responsable : Daniel de Smet (CNRS, LEM)
Les voies multiples de l’exégèse coranique : le Verset du Trône (Q.2:255)

Atelier 67 – salle 5.21 : responsable : Bochra Kammarti (CESPRA, EHESS)
Créativités islamiques à la mode européenne

Atelier 72 – salle 5.10 : responsable : Brigitte Foulon (IREMAM)
L’animal dans la littérature arabe

Ateliers simples (13h00 à 15h30)

Atelier 33 – salle 4.10 : responsable : Robin Beaumont (EHESS, IREMAM, WAFAW)
Le fait combattant au Moyen-Orient

Atelier 36 – amphi 2 : responsable : Anne-Sylvie Boisliveau (Université de Strasbourg)
Accuser de falsification : accuser l’Écriture ou accuser l’adversaire ?

Atelier 38 – salle 5.13 : responsable : Sadia Agsous (EHESS, CESSP)
Le Palestinien en Israël au prisme de l’image du ghetto et de l’enfermement dans la production littéraire

Atelier 45 – salle 3.26 : responsable : Florence Jullien (Mondes iraniens et indiens)
Guerre et paix en monde iranien. Revisiter les lieux de rencontre

Atelier 47 – salle 5.21 : responsable : Didier Inowlocki (Halqa, IFAO, INALCO-CERLOM)
Construction et déconstruction du récit national égyptien, XIXe-XXe siècle

Atelier 55 – salle 5.12 : responsables : Perrine Lachenal (CNMS, Philipps University Marburg), Laura Ruiz de Elvira (WAFAW/IREMAM, Aix en Provence)
Trajectoires du politique. Penser les processus de politisation, dépolitisation et repolitisation dans les sociétés arabes en conflit

Atelier 66 – salle 4.17 : responsable : Meriem Rodary (URMIS, Université Paris-Diderot)
Genre et rapports sociaux de sexe au Maghreb : état des lieux critique de la recherche

Atelier 73 – salle 5.10 : responsable : Camille Rhoné-Quer (Université Aix-Marseille, CNRS, IREMAM)
Animaux et élites sur les routes de la Soie: représentations et fonctions animales dans la culture matérielle prémoderne

Atelier 77 – salle 3.04 : responsable : Damien Calais (Université Paris Diderot, CESSMA)
Les usages de l’eau et l’irrigation au Moyen-Orient et dans les mondes musulmans

Après les ateliers

Table-ronde Musées par Mounia Chekhab, conservatrice du Musée de Doha, Amphi 1 de l’INALCO

Concert à 19h00 au théâtre de la Cité universitaire salle Coupole

Quartet « Bab Assalam » mêlant le grain de la guitare électrique et la transformation sonore de l’électronique, aux ouds, aux chants, aux percussions et à la clarinette basse. Bab Assalam explore la tradition, transforme, actualise ces musiques entêtantes, souvent construites autour de la transe et met en exergue par ce biais, sans s’appesantir sur le malheur et l’horreur de la situation actuelle, une itinérance contemporaine imposée, qui est l’exil.

Vendredi 7 juillet 2017

Ateliers doubles (de 9 h 00 à 12 h 00 puis de 13h00 à 15h30)

Atelier 8 – salle 4.13 : responsables : Agathe Fautras (Paris-Sorbonne-ENeC, IFEA) et Helin Karaman (EHESS-Cespra, IFEA)
Les natures dans la ville du Moyen-Orient et du Maghreb

Atelier 9 – salle 4.15 : responsable : Mounia Chekhab-Abudaya (Museum of Islamic Art)
Pèlerinages, représentations et symboles du sacré

Atelier 10- amphi 2 : responsable : Francesco Chiabotti (INALCO)
Les représentations du Prophète : doctrines et polémiques

Atelier 13 – salle 4.14 : responsable : Laure Guirguis (International Institute of Social History)
Circulations et générations révolutionnaires en Égypte, en Algérie et en Palestine (1945-2015)

Atelier 18 – salle 3.05 : responsable : Marcella Rubino (Université Panthéon-Sorbonne)
Violence et religieux dans la littérature arabe contemporaine : de nouvelles formes d’engagement post 11 septembre ?

Atelier 20 – salle 5.12 : responsable : Alexandre Toumarkine (Orient-Institut Istanbul)
Practices of Self-Development and New Age Therapies in the Post-Ottoman Space: Comparative Perspectives on the Localization of a Global Phenomenon

Atelier 21 – salle 4.06 : responsables : Simon Brelaud (LAbex resmed-Paris Sorbonne) et Emilie Villey (CNRS, Mondes sémitiques)
Chrétiens du Moyen-Orient aux frontières

Atelier 23 – salle 3.11:

a) matin : responsable : Boris James (Institut français du Proche-Orient, Erbil)
Passé et présent des frontières kurdes : revisiter les aspects de l’affirmation d’une centralité

b) après-midi :  responsable : Jean-David Richaud (Université Panthéon-Sorbonne)
Matérialiser la frontière

Ateliers simples matin (de 09 h00 à 12 h 00)

Atelier 30 – salle 3.16 : responsable : Salima Amari (Université Paris 8, CRESPPA, GTM)
Les homosexualités au Maghreb

Atelier 32 – salle 3.02 : responsable : Armand Aupiais-L’homme (URMIS, Université Paris Diderot, AMiMo (IFEA)
Dynamiques contemporaines des migrations et mobilités africaines en Turquie

Atelier 34 – salle 3.15 : responsable : Mohammed Hocine Benkheira (GRSL, EPHE)
Y a-t-il un mode islamique de gouvernement ?

Atelier 40 – salle 3.01 : responsable : Valérie Clerc (IRD, CESSMA)
Foncier urbain en conflit(s) au Moyen-Orient

Atelier 51- salle Auditorium du Pôle des langues et civilisations : responsable : Yassaman Khajehi (HAR, Université Paris Ouest-Nanterre, Université de Poitiers, INALCO)
Mondes musulmans : le texte et la narration dans les arts du spectacle

À l’occasion de cet atelier un spectacle d’ombre est organiser à 13h00, participation libre
«Simorğ», d’après la Conférence des oiseaux de ’Attâr , Théâtre d’ombre musical
Artiste-interprète : Fardin Mortazavi

Atelier 52 – salle 5.13 : responsable : Annick Lacroix (IDHES, Université Paris Ouest- Nanterre)
Retour sur un salariat ordinaire au Maghreb et au Moyen-Orient au XXe siècle

Atelier 63 – salle 4.04 : responsable : Stéphane Dudoignon (CETOBaC, EHESS, CNRS)
Une légende rouge dorée. Hagiographie et culte des saints musulmans du XXe siècle en URSS et dans les démocraties populaires

Atelier 64 – salle 3.03 : responsable : Annabelle Boissier (ARVIMM)
Histoires de l’art dans le monde musulman (Maghreb et Moyen-Orient), XIXe-XXIe siècle

Atelier 68 – salle 5.01 : responsable : Francesco Correale (Université de Tours, CITERES, EMAM, Université Autonome de Madrid)
Enjeux, rôle et défis des perspectives de genre dans les recompositions historiques et sociales des mondes musulmanes

Atelier 76 – salle 4.05 : responsable : Clémentine Gutron (TRACES, Université de Toulouse, CNRS)
Archéologies maghrébines : perspectives historiques et réalités contemporaines

Ateliers simples après-midi (de 13 h 00 à 15 h 30)

Atelier 29 – salle 3.02 : responsable : Joëlle Allouche-Benayoun (GSRL, CNRS, Société des Études juives)
Antisémitisme et mondes musulmans

Atelier 35 – salle 3.16 : responsable : Zaïneb Ben Lagha (Université Sorbonne-Nouvelle)
La représentation du corps masculin dans la littérature arabe contemporaine

Atelier 49 – salle 3.15 : responsable : Augustin Jomier (INALCO)
L’orientalisme en train de se faire – Une recherche collective

Atelier 50 – salle 3.01 : responsable : Erdal Kaynar (Van Leer Institute, Jérusalem, CETOBaC, EHESS)
Le vocabulaire politique turc-ottoman, XVe – XXe siècle

Atelier 53 – salle 4.18 : responsable : Noëmie Lucas (Université Panthéon-Sorbonne) et Élise Voguet (IRHT, CNRS)
La propriété de la terre dans les mondes musulmans

Atelier 58 – salle 5.25 : responsable : Syrine Snoussi (Université Paris-Est)
Figures du pouvoir: Princes et auxiliaires de gouvernement

Atelier 60 – salle 5.13 : responsables : Pegah Shahbaz (Université Sorbonne Nouvelle) et Fabrizio Speziale (Université Sorbonne Nouvelle)
La construction du monde indo-persan : culture persane et image de l’autre en Asie du sud

Atelier 65 – salle 4.04 : responsables : Sepideh Parsapajouh (CNRS, IIAC), Dima de Clerck (Université Panthéon-Sorbonne, IFPO), Anna Poujeau (EHESS, CéSor)
La mort et ses inscriptions : peintures, poésies, mémoriaux

Atelier 71 – salle 3.26 : responsable : Danilo Marino (CERMOM, INALCO)
L’Irrationnel au Moyen-Orient et en Islam

Atelier 80 – salle 5.21 : responsable : Anna Madoeuf (Université de Tours, EMAM)
Images de villes et imaginaires urbains

Après les ateliers

16 h 00 – 17h30 : Table-ronde : Bibliothèques, archives et ressources documentaires par Anne Cathelineau, responsable de la Bibliothèque Orient – Monde arabe, Amphi 1 de l’INALCO, (résumé court et liste des intervenants)

18h00 – 19h00 : Spectacle de marionnettes Karagöz à l’Auditorium du Pôle des langues et civilisations
Faudrait être un âne -Divines Absurdités de Nasr Eddin Hodja-
Durée 1h
Montreur d’Ombres / Rusen YILDIZ  http://www.abdal-hayali.com/
Musique / Mahir ISPIR http://www.dengedinan.org
…bienheureux les fous, parce qu’ils sont fêlés, ils laissent passer la lumière….

Nasr Eddin Hodja est un héros légendaire, de tradition orale, qui aurait vécu au courant du 13e siècle, en Anatolie. On le retrouve sous différents noms de l’Afrique du Nord jusqu’à la Chine, en passant par l’Égypte, la Syrien et la Sicile… Moitié fou – moitié sage, il est « tellement intelligent qu’il en devient bête et si bête qu’il finit par dire des choses intelligentes ». Tantôt idiot, tantôt éclairé, toujours fin, il fait toujours rire par sa naïveté feinte ou son sens de l’absurde.
Tout le long du spectacle, les tableaux sont accompagnés de sons et d’instruments « acoustiques » turco-anatolien. La musique fait résonner les espaces imaginaires mis en œuvre par le théâtre d’ombres, souligne l’argument, rythme l’action et participe à la respiration du spectacle.

Samedi 8 juillet 2017

Ateliers doubles (de 9 h 00 à 12 h 00 puis de 13h00 à 15h30)

Atelier 4 – salle 4.14 : responsables : Ayda Bouanga (Labex HASTEC, CéSor) et Jean-Charles Coulon (IRHT, CNRS)
Les mots, les sorts : le lexique de la magie dans les mondes musulmans

Atelier 6 – salle 3.03 : responsable : Virginia Cochin-Cassola (Hiscant-MA)
Constructions et reconstructions des patrimoines du Moyen-Orient : acteurs, processus, enjeux

Atelier 11 – amphi 5 : responsables : Kamel Doraï (Institut français du Proche-Orient), Norig Neveu (IFPO), Jalal Al Husseini (IFPO)
Espaces et temps de la migration. Le rôle des réseaux en contexte de conflits au Moyen-Orient au XXe siècle

Atelier 14 – salle 5.01 : responsable : Azadeh Kian (CEDREF, LCSP, Université Paris Diderot)
Genre, islam et Néo/orientalisme

Atelier 15 – amphi 3 : responsable : Frédéric Lagrange (Université Paris-Sorbonne)
Egyptian pop culture

Atelier 16 – salle 4.06 : responsable : Anais Massot (EHESS, CéSor, Leiden University)
Faire communauté dans une période de transition : conflits de loyauté, stratégies politiques et nationalité(s) chez les juifs et chrétiens entre empire ottoman et états-nation

Atelier 19 – salle 3.01 : responsable : Maria Szuppe (CNRS, Mondes iranien et indien)
Familles, autorité et savoir dans l’espace moyen-oriental (XVe-XVIIe siècles)

Atelier 22 – salle 3.11 : responsable : Hardy Mède (CRPS, CESSP, Université Panthéon-Sorbonne)
Un espace kurde à géométrie variable : saisir le fait kurde dans toutes ses dimensions

Atelier 24 – salle 4.18 : responsables : Marie-Laure Boursin (IDEMEC, Université Aix-Marseille), Sabrina Mervin (CNRS – Centre Jacques Berque)
Enseignements islamiques en « terres d’islam » et en Europe : une mise en perspective

Atelier 26 – amphi 7 : responsables : Lahcen Daaïf (Université Lumière Lyon 2), Moez Dridi (IRHT, CNRS), Christian Müller (IRHT, CNRS) et Ismail Warscheid (IRHT, CNRS)
Approches pluridisciplinaires du droit musulman

Ateliers simples matin (de 09 h00 à 12 h 00)

Atelier 28 – 3.02 salle : responsable : Viola Allegranzi (Université Sorbonne Nouvelle, Università degli studi di Napoli « L’Orientale », Mondes iranien et indien)
Les voix du pouvoir : souverains, poètes, artisans dans le monde musulman oriental, Xe-XIIIe siècles

Atelier 39 – salle 3.16 : responsable : Benoît Pouget (Sciences Po Aix-en-Provence, CHERPA)
Les interventions militaires occidentales en Orient. Des guerres de civilisations vs des civilisations en guerre XIXème-XXIème

Atelier 43 – salle 4.15 : responsable : Corinne Fortier (Laboratoire d’Anthropologie Sociale, CNRS, EHESS, Collège de France)
Corps, Genre et Techniques médicales en islam, au Maghreb et au Moyen-Orient

Atelier 59 – salle 3.15 : responsable : Renaud Soler (Université Panthéon-Sorbonne)
Écriture et mémoire des origines dans les sociétés musulmanes : la vie du Prophète Muhammad

Atelier 75 – salle 4.05 : responsable : Frédéric Lebaron (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)
Les dirigeants de banque centrale au Moyen-Orient : spécificités et typologie

Atelier 78 – salle 3.05 : responsable : Naïma Bouras (EHESS)
Conflits, pouvoir et religiosités au Moyen-Orient

Ateliers simples après-midi (de 13 h 00 à 15 h 30)

Atelier 31 – salle 5.28 : responsable : Gabrielle Angey (CETOBaC, EHESS, Université Paris-Dauphine)
Religion et engagement politique en contextes autoritaires : entre trajectoires individuelles et stratégies organisationnelles

Atelier 37 – salle 3.02 : responsable : Véronique Bontemps (IIAC, LAUM)
Un système sanitaire sous contrainte : politiques, économies et accessibilités de la santé en Palestine

Atelier 41 – salle 3.15 : responsable : Charlotte Courreye (INALCO)
De quoi le réformisme musulman est-il le nom ?

Atelier 48 – amphi 2 : responsable : Géraldine Jenvrin (Université Sorbonne nouvelle et Université de Nantes)
Herméneutiques juridiques et sources scripturaires en Islam

Atelier 61 – salle 3.04 : responsables : Laure Assaf (Université Paris Ouest Nanterre), Mariangela Gasparotto (EHESS), Marion Slitine (EHESS)
Demain, le printemps : Des quotidiens entre vies rêvées et mondes imaginaires

Atelier 62 – salle 4.10 : responsables : Dominique Marchetti (Centre européen de sociologie et de science politique, CNRS) et Abdelfettah Benchenna (Université Paris 13, LabSIC, MSH Paris Nord)
L’audiovisuel entre les États et les marchés. Les transformations du secteur dans la région MENA depuis les années 1980

Atelier 70 – salle 3.16 : responsable : Antoine Perrier (Centre d’histoire de Sciences Po, Sciences Po Paris)
Les Protectorats français d’Afrique du Nord

Atelier 74 – salle 5.21 : responsable : Ludwig Ruault (Université Aix-Marseille, IREMAM)
Écrire l’histoire des débuts de l’islam : sources et méthodes

Après les ateliers

16 h 00 à 17 h 30 : Assemblée générale de l’Association les Amis du GIS

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