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Article du Journal du CNRS : « Portraits croisés du Moyen-Orient »

Rapport au corps, migrations, réformisme religieux, conflits armés… La création en 2013 du groupement d’intérêt scientifique autour du Moyen-Orient et des mondes musulmans a dynamisé la recherche sur cette aire culturelle. Le point avec Mercedes Volait, directrice adjointe de ce GIS dont le 2e congrès se tient à Paris du 5 au 8 juillet.

 

Les révolutions arabes et les conflits actuels mettent le Moyen-Orient et les mondes musulmans au cœur de l’actualité. Selon vous, qui êtes la nouvelle directrice adjointe du groupement d’intérêt scientifique (GIS) centré sur cette « aire culturelle », quels sont les sujets de recherche les plus importants ou innovants de ces dernières années ?
Mercedes Volait : Les études sur la Turquie connaissent un essor remarquable que le projet, désormais avorté, de rapprochement avec l’Europe a certainement stimulé au départ ; elles sont actuellement confrontées à toutes les formes de violence politique que connaît le pays. Les « printemps arabes » ont évidemment suscité beaucoup d’attentes, d’interrogations et de perplexité, et conduit les chercheurs à s’intéresser de plus près à des sujets tels que l’utilisation des réseaux sociaux ou l’invention d’une contre-culture dans des régimes très autoritaires. Il est fascinant de voir, en Arabie saoudite ou en Iran par exemple, les libertés qui peuvent être prises dans l’espace privé. Parallèlement, il y a eu un vif intérêt pour les questions liées à la sexualité, à la fabrique du genre et au féminisme au Moyen-Orient. Mais l’attrait pour des sujets qui ne sont pas directement connectés à l’actualité, comme l’étude des pratiques alimentaires au Moyen Âge ou de tout ce qui touche à la langue parlée et écrite1, reste fort. À la suite du bilan dressé par le GIS dans son livre blanc – rédigé entre 2013 et 2014 –, l’islamologie renaît peu à peu. Il faudra du temps, bien sûr, car c’est une discipline particulièrement exigeante : il ne suffit pas d’apprendre l’arabe, mais il faut se plonger dans l’exégèse des textes coraniques… Cela prend des années !

Comment concilier ce « temps long » de la recherche et l’incitation exercée par la société à répondre aux questions sur l’islamisme, le djihadisme ou encore la radicalisation ?
M. V. : Il y a deux attitudes : certains chercheurs sont plus enclins à aborder des questions d’actualité brûlante, à prendre la parole dans le débat public, à travers les médias notamment, mais ils sont minoritaires.

Un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas.

Les autres préfèrent rester en retrait car il est souvent extrêmement difficile d’exposer une situation complexe dans le cadre médiatique. Bien sûr, il est possible d’essayer de donner un éclairage sur la crise que traverse la Turquie ou sur les élections iraniennes, par exemple. Mais il faudrait pouvoir exposer d’abord quelques bases avant d’entrer dans le vif du sujet, et ce n’est pas toujours évident dans l’espace médiatique.

Par exemple, un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas2 ! Beaucoup de chercheurs pensent d’ailleurs que la compréhension de l’actualité sera bien meilleure au sein de la population lorsque quelques fondamentaux de ce type seront mieux intégrés à notre culture générale. C’est aussi pour cela que le travail du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans paraît essentiel.

L’intitulé même de votre groupement de recherche n’est pas une évidence pour tout un chacun : que sont « le Moyen-Orient et les mondes musulmans » ?
M. V. : La question n’a rien de simpliste en effet et, en réalité, on ne peut pas y répondre de façon tranchée. Nous avons donc opté pour une définition aussi large que possible : il s’agit de la zone allant du Maghreb à l’Indonésie, en incluant les populations de confession musulmane, qui vivent par exemple en Europe ou aux États-Unis. L’enjeu était tout à la fois de créer un corrélat avec l’expression américaine « Middle East » (afin d’établir des ponts avec la recherche anglo-saxonne), d’inclure les pays du Maghreb, et aussi de pouvoir travailler sur les musulmans vivant hors de ces pays. Nous tenons compte du fait géographique, du fait culturel (se situant entre culture et religion, l’Islam est ambivalent à cet égard), et nous nous intéressons également aux populations non musulmanes ou aux groupes minoritaires et/ou hétérodoxes dans des pays où l’islam est la religion majoritaire, comme les chrétiens d’Orient ou les alévis en Turquie, par exemple. L’idée est davantage de fédérer les équipes françaises, d’encourager la pluridisciplinarité, plutôt que de définir un champ strict, qui pourrait être excluant en pratique.

Dans le cadre du GIS, des recherches sont menées sur les minorités religieuses comme les alévis, qui appartiennent à un courant hétérodoxe de l’islam et se trouvent principalement en Turquie.

Le GIS a été créé en janvier 2013 pour rassembler historiens, géographes, politologues, islamologues, linguistes et autres spécialistes des mondes arabes, musulmans, et du Moyen-Orient. Y avait-il de graves manques dans les études sur cette aire culturelle ?
M. V. : Le livre blanc sur les études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans (link is external), a fait état d’une situation plus difficile qu’on ne pouvait le croire. Bien que la France soit traditionnellement très présente, il n’y avait quasiment plus d’islamologue, et très peu de chercheurs étaient habilités à diriger des thèses sur l’histoire du monde arabe. Dans ma propre contribution, j’ai rappelé que peu d’enseignants en histoire de l’art ou en archéologie sont spécialistes de l’Islam. Nous disposons de collections extraordinaires, mais bien peu de personnes ont les compétences nécessaires pour les étudier ! C’est notamment une difficulté propre à l’université française : nous formons beaucoup d’experts pour la France et l’Europe, moins pour d’autres cultures. Nous ne bénéficions d’ailleurs pas d’un système performant en matière d’apprentissage des langues, ce qui complique encore les choses. Le GIS a permis d’inciter au recrutement d’une quinzaine d’enseignants-chercheurs pour combler les manques, mais il reste encore beaucoup à faire. D’autant que la France dispose d’une implantation extraordinaire au Maghreb et au Moyen-Orient et d’accès facilités aux institutions et aux collections locales.

Quel est l’intérêt de se concentrer sur des aires géographiques et culturelles plutôt que de se contenter d’une approche plus traditionnelle par champ disciplinaire ?
M. V. : C’est une autre façon de travailler. Un politologue « généraliste », non spécialisé sur une aire culturelle, est en réalité spécialiste du monde français ou européen. Ou alors il travaille à partir de modèles théoriques supposés s’appliquer à n’importe quel environnement. Tandis que penser la recherche en termes d’aire culturelle nous pousse à reconnaître que notre point de vue est toujours un tant soit peu situé, ancré dans notre propre culture, et cela oblige à travailler à partir d’enquêtes de terrain très poussées avant d’élaborer des hypothèses. Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, par exemple, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou encore la culture de ce pays. Enfin, c’est aussi une autre façon d’envisager les collaborations scientifiques : personnellement, en tant qu’historienne de l’art dans le monde arabe, spécialiste de l’Égypte moderne, j’ai plus d’affinités avec un politologue ou un anthropologue travaillant sur la même aire culturelle qu’avec un historien de l’art qui se consacre à la Renaissance italienne.

Cette approche par aire culturelle contribue-t-elle à l’internationalisation des recherches françaises en sciences humaines et sociales ?
M. V. : Les études par aire culturelle poussent naturellement à l’internationalisation des projets et des collaborations.

Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou la culture de ce pays.

Il paraît nécessaire de travailler avec des Égyptiens, des Turcs ou encore des Indonésiens lorsque votre recherche porte sur l’adaptation de l’islam aux traditions locales par exemple. À l’inverse, un spécialiste de l’industrie textile dans le nord de la France sera moins poussé à développer ce type d’échanges.
Nous sommes donc tous très internationalisés au sein du GIS : nous rencontrons des chercheurs de tous pays, issus du monde arabo-musulman, moyen-oriental, ou spécialistes de ces régions.

Les échanges d’informations et les communications entre des labos du monde entier sont constants. De jeunes doctorants se rendent régulièrement dans des centres de recherche locaux et nous en accueillons également. Outre l’aspect collaboratif et le gain de visibilité pour la recherche française, cette situation nourrit entre les chercheurs des échanges informels qui génèrent de nouveaux projets à long terme. Une meilleure circulation des individus et de l’information est toujours une source de progrès scientifique.
Consultez le programme du 2eCongrès Moyen-Orient et mondes musulmans  qui se tient à l’Inalco, à Paris, du 5 au 8 juillet 2017.

Notes

  • 1. Par exemple, l’abandon en Turquie de la graphie arabe pour une graphie latine en 1928, la question de la littérature en arabe dialectal, etc.
  • 2. Les Iraniens parlent le persan et les Turcs, le turc. Ces deux langues partagent avec l’arabe certains vocabulaires mais elles ont des structures radicalement différentes de l’arabe.

Auteur

Fabien Trécourt

Formé à l’École supérieure de journalisme de Lille, Fabien Trécourt travaille pour la presse magazine spécialisée et généraliste. Il a notamment collaboré aux titres Sciences humaines, Philosophie magazine, Cerveau & Psycho, Sciences et Avenir ou encore Ça m’intéresse.

Palmarès du Prix de thèse 2017

Palmarès du Prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

Le jury du prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans organisé par l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM – UMS2000 EHESS-CNRS) et le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans s’est réuni le 15 mai 2017. Il a désigné les lauréats sur la base de rapports établis sur chaque candidature par les experts qu’il avait mandatés.

3 prix ont été décernés sur un total de 49 candidatures :

Le prix Relations internationales/Sciences politiques soutenu par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires Étrangères a été attribué à :

Tristan Leperlier, Une guerre des langues ? Le champ littéraire algérien pendant la « décennie noire » (1988-2003). Crises politiques et consécrations transnationales, thèse de sociologie soutenue à l’EHESS le 4 décembre 2015, sous la direction de Madame Gisèle Sapiro.

Le prix Rémy Leveau, sur l’islam en France et en Europe soutenu par le Bureau central des cultes (BCC) du ministère de l’Intérieur a été attribué à :

Benjamin Bruce, Governing Islam Abroad: The Turkish and Moroccan Muslim Fields in France and Germany, thèse de science politique soutenue à Sciences Po Paris le 15 janvier 2015, sous la direction de Madame Catherine Wihtol De Wenden.

Le prix de la thèse francophone décerné par le Bureau Maghreb de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) – Maghreb a été attribué à :

Hassan Chahdi, Le muṣḥaf dans les débuts de l’islam. Recherches sur sa constitution et étude comparative de manuscrits coraniques anciens et de traités de qirā’āt, rasm et fawāṣil, thèse d’études coraniques/codicologie soutenue à l’EPHE le 11 octobre 2016, sous la direction de Monsieur François Déroche.

Le jury, présidé par Anne-Laure Dupont, maître de conférences en histoire à l’université Paris-Sorbonne, était constitué de volontaires du comité de pilotage de l’IISMM et du conseil scientifique du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans :

  • Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE)
  • Anne-Marie Brisebarre, directrice de recherche émérite (CNRS, LAS-Collège de France)
  • Pascal Buresi, directeur de l’IISMM, directeur de recherche (CNRS) et directeur d’études (EHESS-CNRS)
  • Nathalie Clayer, directrice de recherche (CNRS), directrice d’études (EHESS)
  • Anne-Laure Dupont, maître de conférences (Université Paris-Sorbonne)
  • Claire de Galembert, chargée de recherche (CNRS)
  • Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche (IIAC-CNRS)
  • Stéphanie Latte-Abdallah, chargée de recherche (CNRS, CERI-Sciences Po)
  • Pierre Lory, directeur d’études (EPHE)
  • Catherine Mayeur-Jaouen, professeur des universités (INALCO)
  • Anne-Marie Moulin, directeur de recherche émérite (CNRS, Paris 7)
  • Matthieu Rey, chargé de recherche (IREMAM-CNRS)
  • Tal Tamari, directrice de recherche (DR2-CNRS)
  • Élise Voguet, directrice adjointe de l’IISMM, chargée de recherche (IRHT-CNRS).

Concert du quartet Bab Assalam « Le voyage de Zyriab »

Jeudi 6 juillet 2017 à 19h00
Théâtre de la Cité internationale universitaire de Paris, salle de la Coupole
17, boulevard Jourdan 75014 Paris

Les musiciens :
Khaled Aljaramani, oud, chant
Mohanad Aljaramani, percussions, chant
Philippe Barbier, guitare électrique
Raphaël Vuillard, clarinettes & live électro

Mêlant le grain de la guitare électrique et la transformation sonore de l’électronique, aux ouds, aux chants, aux percussions et à la clarinette basse. Bab Assalam explore la tradition, transforme, actualise ces musiques entêtantes, souvent construites autour de la transe et met en exergue par ce biais, sans s’appesantir sur le malheur et l’horreur de la situation actuelle, une itinérance contemporaine imposée, qui est l’exil.

Tarif : 10 euros
https://www.weezevent.com/2eme-congres-du-groupement-d-interet-scientifique-moyen-orient-et-mondes-musulma

Stage intensif de kurde à l’antenne de l’Ifpo à Erbil (septembre 2017)

Description et objectifs

Le stage intensif de langue kurde proposé par l’Institut français du Proche-Orient à Erbil vise à offrir à des stagiaires débutants et de niveau intermédiaire une formation linguistique et culturelle complète ouverte sur les mondes kurdes. Le stage met l’accent sur la maîtrise des premières notions des deux principaux dialectes kurdes, le soranî et le kurmancî, tout en sensibilisant à d’autres langues de la région (le soureth ou néo-araméen et le turkmène) ainsi qu’à l’histoire et à la civilisation du Kurdistan et de l’Irak.

Cette formation a lieu à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan d’Irak, un domaine très peu exploré par les chercheurs et les diplomates occidentaux. Il représente non seulement une fenêtre ouverte sur la diversité de l’Irak arabe et kurde, chiite, sunnite et chrétien, mais se situe également au carrefour d’influences régionales culturelles et géopolitiques diverses (Turquie, Iran, Syrie) et, notamment, au centre d’un monde kurde en pleine effervescence et recomposition.

La formation offre aux stagiaires une véritable immersion dans la culture kurde et irakienne. Les connaissances acquises tout au long de ce mois d’apprentissage seront stimulées et approfondies par des interactions quotidiennes avec la population. La ville d’Erbil, de culture linguistique majoritairement soranî, abrite une importante communauté kurmancophone et intègre dans son agglomération la bourgade d’Ainkawa, qui constitue l’un des centres de la communauté assyro-chaldéenne au Kurdistan. Le stage apporte également aux participants, un approfondissement de leurs connaissances générales concernant le nord de l’Irak, fondé sur l’histoire et les cultures de cette région.

Les effectifs réduits (10 personnes maximum par niveau) de la session de cours permettent une meilleure réalisation des objectifs pédagogiques. 25 heures de cours sont dispensées par semaine (5 heures par jour pendant 4 semaines) pour un total de 100 heures par mois. Les cours portent sur les sujets suivants :

  • langues soranî et kurmancî
  • introduction au soureth
  • histoire de l’Irak contemporain
  • civilisation kurde
  • histoire et culture des églises d’Irak
  • introduction à la culture turkmène

Le stage propose deux niveaux. Les stagiaires de niveau “grand débutant”, vont acquérir de nouvelles compétences et notamment des bases sérieuses en langues kurdes soranî et kurmancî. Les stagiaires de niveau “intermédiaire” (entre 100 et 150 heures acquises) approfondiront leur maîtrise des deux langues kurdes grâce à des supports littéraires et journalistiques plus complexes et une pratique poussée de la conversation. Attention ! Un minimum de 5 stagiaires est requis afin d’ouvrir un groupe de niveau. Les cours sont assurés principalement par des professeurs irakiens ou syriens dont la langue maternelle est le kurde et possédant une solide expérience de l’enseignement à des publics étrangers. Les enseignements de civilisation peuvent être dispensés en français ou en anglais.

Pour en savoir plus

Responsables : Farooq Jamshid Khorshid et Boris James

Télécharger la plaquette du stage

29 | 2017 – Villes nouvelles au Maghreb. Discours et réalités

Présentation [Texte intégral]
Pierre Signoles
Handicaps et contradictions du Programme de villes nouvelles au Maroc [Texte intégral]
Tarik Harroud
Handicaps and contradictions of the Program of new towns in Morocco: governance and process of realization
Les villes nouvelles en Algérie : une question apparemment réglée, mais une réalité complexe [Texte intégral]
Rachid Sidi Boumedine et Pierre Signoles
New towns in Algeria: apparently no problem anymore, but a complex reality
Hay Ryad à Rabat : de la ville nouvelle au quartier ? [Texte intégral]
Sonia Serhir
Hay Ryad, Rabat: from a new town to a district?
La ville nouvelle d’Ali Mendjeli [Texte intégral]
Ahcène Lakehal
The New Town of Ali Mendjeli. A space shaped by the practices and representations of ordinary townspeople
Un bilan intermédiaire du Programme de villes nouvelles au Maroc [Texte intégral]
Jean-Marie Ballout
An intermediate evaluation of the moroccan policy of new towns
Carnets de terrain
Damiette, une ville prospère d’Égypte au péril de la mondialisation [Texte intégral]
Marc Lavergne
Damietta, an affluent egyptian city under the threat of globalization. The collapse of traditional producing activities and social disruption as a result of technological modernization, global logics and State’s withdrawal
Biographies des auteurs
Biographies des auteurs [Texte intégral]
Résumés de thèses
Territorialisation par « ville nouvelle » au Maghreb [Texte intégral]
Jean-Marie Ballout
Étalement urbain et opérations immobilières périurbaines pour classes moyennes à Marrakech [Texte intégral]
Elsa Coslado
Comptes rendus
New Medinas : vers des villes nouvelles durables ? Expériences croisées au nord et au sud de la Méditerranée, de Pascaline Gaborit (dir.) [Texte intégral]
Pierre Signoles
Beyond the square. Urbanism and the Arab Uprisings, de Deen Sharp et Claire Panetta (eds) [Texte intégral]
Roman Stadnicki
Royaume d’asphalte. Jeunesse saoudienne en révolte, de Pascal Ménoret [Texte intégral]
Roman Stadnicki
Géopolitique de Dubaï et des Émirats arabes unis, de William Guéraiche [Texte intégral]
Marc Lavergne

Appels à projets « Islam, religion et société » 2017 – Bureau central des cultes (DLPAJ), Ministère de l’intérieur

Guide des appels à projets de recherche 2017

 « Islam, religion et société »

Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques ­ Bureau central des cultes, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

En février 2015, le Gouvernement annonçait entre autres mesures le soutien à la recherche en islamologie ainsi qu’en sciences humaines sur l’islam de France. Cette annonce faisait suite au constat d’un déclin de l’islamologie en France (« Livre Blanc » du GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans » et Rapport « Disciplines rares », 2014), contrairement à la plupart des pays européens, et d’un défaut de renouvellement des travaux en sciences humaines portant sur l’islam de France. Une ligne de crédits de recherche intitulée « Islam, religion, et société » a donc été ouverte pour la première fois à la rentrée 2015, avec pour finalité de répondre aux besoins de connaissance de la diversité des institutions, courants, pratiques et discours relatifs à l’islam contemporain en France, de sa composition en mutations et recompositions permanentes. Les usages passés et présents du corpus religieux islamique, l’étude de la production scripturaire ancienne comme contemporaine ne seront pas non plus ignorés. Une approche pluridisciplinaire intégrant sociologues, anthropologues, juristes, économistes, politologues, historiens et islamologues a été privilégiée.

Les appels à projets 2017, qui s’adressent à l’ensemble de la communauté académique francophone, répondent aux besoins de connaissance des pouvoirs publics, dont plusieurs rapports récents estiment qu’ils devraient nouer un dialogue plus soutenu avec le monde de la recherche. Ainsi, après les 7 appels projets lancés en 2016, ce sont 8 nouveaux appels à projets qui seront soutenus cette année. Les sujets ont été retenus en accord avec le Conseil d’administration et le Conseil scientifique de ces crédits de recherche, composé de sept universitaires reconnus, présidé par le professeur Francis Messner (Université de Strasbourg) :

Projet no 16-2017 – L’islam au quotidien: discours, pratiques ordinaires, rapports à la norme (Seine Saint-Denis, Marseille, Lyon, Lille) (2ans).
Projet no 17a et 17b-2017 – L’islam à Mayotte et à La Réunion (2 ans).
Projet no 18-2017 – Engagements féminins dans l’islam de France.
Projet no 19-2017 – Les salons musulmans en France et en Belgique : économie, réseaux et acteurs socioreligieux.
Projet no 20-2017 – Le soufisme en France, entre hétérogénéités, mutations et velléités de rassemblement. Confréries, acteurs et réseaux.
Projet no 21-2017 – L’islam subsaharien et comorien en France métropolitaine.
Projet no 22-2017 – L’humanitaire islamique en France.

La date limite d’envoi des candidatures est fixée au Mardi 6 juin 2017. Elles seront ensuite examinées par le conseil scientifique et le conseil d’administration des crédits recherche, pour une délibération à la fin de ce même mois.

Exposition : Le Caire sur le vif. Beniamino Facchinelli,photographie (1875-1895)

Redécouvert très récemment par le recoupement de recherches de spécialistes de la photographie et du Moyen Orient, le travail de Beniamino Facchinelli réalisé au Caire entre 1875 et 1895 sera présenté pour la première fois à l’Institut national d’histoire de l’art du 21 avril au 8 juillet 2017, illustré par une sélection de tirages originaux, ouvrages scientifiques et cartes postales d’époque.

Établi au Caire au cours des années 1870, Beniamino Facchinelli a réalisé quelque 1 200 vues de ses rues et de ses monuments. Certaines répondent à des commandes passées par des amateurs français ou britanniques engagés dans la conservation et la restauration des monuments du Caire, et s’attachent à en documenter au plus près la physionomie. D’autres saisissent la ville au quotidien, sa vie et les mouvements humains, animaux dans ses rues. Certaines se distinguent par l’originalité de leur facture proche de l’instantané et toutes par leur style documentaire. Elles fournissent à ce titre un témoignage inédit et original de l’univers architectural, ornemental et urbain cairote avant les grandes restaurations du début du XXe siècle.

L’exposition présentée à l’INHA résulte des travaux plus généraux menés par le laboratoire InVisu (CNRS/INHA) sur l’iconographie du patrimoine monumental du Caire. Elle présente un inventaire photographique des architectures civiles, religieuses et des constructions modernes ou pittoresques à la fin du XIXe siècle. Elle revient également sur les techniques photographiques utilisées par Facchinelli, ainsi que sur la circulation de ses images dans les milieux aussi bien savants qu’artistiques.

À l’occasion de cette exposition, un colloque se tiendra à l’INHA le 17 mai 2017 rassemblant des historiens de la photographie et de l’architecture, afin de dresser un bilan des enseignements que peut livrer aujourd’hui ce corpus.

Exposition organisée par l’Institut national d’histoire de l’art, le laboratoire InVisu (CNRS/INHA) et la Bibliothèque nationale de France (BnF)

Commissariat

  • Thomas Cazentre (BnF)
  • Jérôme Delatour (INHA)
  • Mercedes Volait (InVisu, CNRS/INHA)

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Informations pratiques

Galerie Colbert, salle Roberto Longhi
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne – 75002 Paris
Accès : 6, rue des Petits-Champs
Métro : Bourse ou Palais Royal-Musée du Louvre

Du 21 avril au 8 juillet 2017
Du mardi au samedi de 14h30 à 19h30

Entrée libre

Parution : « La circulation des productions culturelles : cinémas, informations et séries télévisées dans les mondes arabes et musulmans » (CJB-IFEA)

Cet ouvrage analyse les enjeux (politiques, économiques, sociaux, religieux, linguistiques) du fonctionnement des univers culturels nationaux et transnationaux dans les pays des mondes arabes et musulmans.

Les auteurs s’appuient sur des enquêtes de terrain articulées autour de trois entrées. La première cerne les processus de transnationalisation culturelle en matière d’information, tout particulièrement le développement des chaînes panarabes d’information, les nouveaux rapports de force entre « grossistes » (agences de presse, etc.), l’émergence de médias en ligne et les acteurs transnationaux dans la formation des journalistes. Le deuxième volet appréhende ces logiques d’import-export à travers les programmes de télévision et le cinéma. Les films et les séries télévisées turques, l’émergence contemporaine de la production documentaire en langue arabe, les luttes politiques et religieuses autour des représentations visuelles des figures saintes de l’islam ou encore le poids de l’Inde et des Émirats arabes unis dans le marché cinématographique sont les terrains privilégiés. La troisième partie porte sur les politiques audiovisuelles et cinématographiques des États. Sont abordés successivement la diffusion des séries étrangères et nationales par les chaînes de télévision marocaines, les conditions de coproduction et de diffusion des films dits « du Maghreb » en France ou encore la création récente de deux instances de régulation des chaînes de télévision au Maroc et en Tunisie.

Au-delà des spécialistes, cet ouvrage s’adresse plus largement à tous ceux qui s’intéressent aux processus de transnationalisation culturelle.

Il est disponible gratuitement en format électronique sur le portail OpenEdition Books sur le lien suivant : http://books.openedition.org/cjb/1201

Table des matières

Partie 1. Les transformations contemporaines des circulations transnationales de l’information et des pratiques journalistiques

Tourya Guaaybess
Chapitre 1. La transnationalisation de l’information et du journalisme.
Le cas de la région arabe

Nicolas Dot-Pouillard
Chapitre 2. D’Al Jazeera à Al Mayadeen : la réinvention d’un journalisme militant ?

Enrico De Angelis
Chapitre 3. Nouveaux médias et flux d’information journalistique dans le monde arabe : localisation de la production et internationalisation de la consommation

Dominique Marchetti
Chapitre 4. Les nouveaux rapports de forces entre « grossistes » de l’information internationale
Le cas révélateur de la production et de la circulation transnationale de l’information « marocaine »

Olivier Koch
Chapitre 5. La professionnalisation du journalisme tunisien dans la période transitionnelle : le rôle des acteurs extranationaux

Partie 2. Les enjeux et les conditions sociales de l’import-export du cinéma et des programmes télévisés

Romain Lecler et Jean-François Polo
Chapitre 6. L’exportation du modèle français de financement du cinéma en Turquie : un transfert avorté

Nilgün Tutal-Cheviron et Aydın Çam
Chapitre 7. La vision turque du « soft-power » et l’instrumentalisation de la culture

Julien Paris
Chapitre 8. La morale nationale et internationale des histoires
L’impératif moral dans la production et la circulation des séries télévisées turques

Michel Tabet
Chapitre 9. Al Jazeera, production documentaire et « identité arabe »
Emergence et enjeux d’une industrie documentaire dans le monde arabe

Yves Gonzalez-Quijano
Chapitre 10. Biopics religieux et rivalités régionales dans la crise moyen-orientale

Némésis Srour
Chapitre 11. Réappropriation des réseaux de distribution de films indiens au Moyen-Orient : entre hégémonie hollywoodienne et concentrations émiraties
Le cas de l’implantation de la première société indienne à Dubaï

Partie 3. Les marchés médiatiques nationaux dans tous leurs états

Catherine Miller
Chapitre 12. Adapter et produire marocain
L’évolution des programmes de séries et films télévisés de la télévision marocaine entre 2003 et 2012

Abdelfettah Benchenna
Chapitre 13. La circulation commerciale des films maghrébins dans les salles de cinéma en France
Enquête sur des entreprises de distribution des films

Enrique Klaus
Chapitre 14. La transformation des marchés médiatiques à l’épreuve du redéploiement de la souveraineté de l’État au Maghreb
Les expériences marocaines et tunisiennes de régulation audiovisuelle

Tristan Mattelart
Postface

Cinquième édition des Journées de la Halqa

La Halqa (association des doctorants en sciences sociales sur les mondes musulmans modernes et contemporains) organise la cinquième édition des journées doctorales qui auront lieu les 8 et 9 juin 2017 dans les locaux de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) à Aix-en-Provence. Ces rencontres sont l’occasion pour les adhérents de l’association de se réunir au cours de deux journées rythmées par des communications réparties en ateliers thématiques. En offrant un espace aux doctorants pour présenter leurs travaux, les journées de la Halqa leur permettent d’échanger sur des problématiques communes par-delà les barrières disciplinaires des sciences sociales, de confronter leurs méthodes et leurs approches tout en proposant un état des lieux de la recherche en France sur les mondes musulmans modernes et contemporains.

Pour cette cinquième édition, nous proposons aux jeunes chercheurs les axes de réflexion suivants dans lesquels insérer leurs propositions de communication. Ces axes n’étant pas exclusifs, il est également possible pour les postulants d’envoyer une proposition individuelle.

Axe  1 :  Révolution  des  migrations,  révolution  des  espaces   :  trajectoires,  pratiques  et gestions (flux, frontières, villes)

La « crise des réfugiés » de 2015 a, encore une fois, démontré comme le phénomène migratoire constitue une des problématiques majeures du XXIème siècle. Cela est dû non seulement à l’incapacité européenne et globale d’y faire face – en terme de gestion de flux, de frontières,  de questions sécuritaires, d’impact sur l’urbanisme – mais aussi au fait inéluctable que ces migrations déterminent : le mouvement des idées et des identités, l’impact à d’autres cultures, l’attachement à la culture d’origine et les relations entre cultures, mais aussi l’appropriation et la perception de l’espace. Cet axe propose d’analyser le phénomène migratoire moderne et contemporain à travers différentes perspectives (juridiques, économiques, sociales) et méthodologies.

Axe 2: Acteurs et mobilisations dans le champ religieux

Cet axe propose d’interroger les dynamiques conduisant les acteurs à utiliser une rhétorique confessionnelle pour investir le champ politique, structurer les sociétés et à créer ainsi de nouvelles dynamiques, en portant le regard sur différents enjeux dans une perspective transdisciplinaire au carrefour des sciences humaines : les vecteurs de diffusion des idées religieuses ; les redéploiements d’alliances au sein du champ religieux, et entre champs religieux et politique ; l’impact de ces redéploiements sur la consolidation ou la fragilisation des structures politiques ; la question des fractures confessionnelles et la construction de discours de minorisation ; la dimension sécuritaire corrélée à ces bouleversements, via l’émergence de nouvelles forces politico-religieuses aux marges des sociétés musulmanes, et la création de nouveaux espaces de conflictualité.

Axe 3: Transformations du genre, identités et mouvements

Le paradigme du genre, de plus en plus emprunté pour l’étude des sociétés musulmanes, permet l’analyse de la même manière qu’il est parfois contesté. Il renvoie autant à des pratiques et discours observables au quotidien qu’à des mouvements et mobilisations employant la problématique du genre pour se définir. Pourront être évoquées dans ce panel les modalités des militantismes contemporains, mais aussi les processus et discours identitaires dans sa relation avec le versant musulman. Usage des textes religieux, fatwas au sujet des identités LGBTQ, emploi du religieux dans les luttes pour l’égalité ou contre la violence, pratiques sociales du corps et de la sexualité, par quels canaux les différenciations de genre passent-elles  ?

Axe 4  :  Islam en contexte européen 

L’étude des pratiques religieuses de l’Islam en Europe, leur diversité et leurs spécificités, permet d’envisager les visages pluriels de l’islam et ses formes multiples de religiosité, les choix religieux des acteurs, les relations entre les textes fondateurs et la religion telle qu’elle est vécue par les croyants. Cet axe consistera à s’intéresser d’une part, aux diverses pratiques religieuses islamiques en Europe, à leur diversité, leur spécificité, à la formation de la piété à l’œuvre, les postures individuelles  ; d’autre part aux interactions entre le quotidien, le vécu, et les préceptes dogmatiques. Il s’agira de mettre en perspective faits religieux et enjeux du quotidien. Seront privilégiées les contributions relatives à toutes les religiosités, les acteurs, leur capacité de réflexivité, leurs trajectoires, leur façon de vivre leur foi mais aussi aux points suggérés ci-après : la notion d’islamophobie, Islam et prescriptions alimentaires, les terminologies qui globalisent et entraînent des confusions dans le sens commun ( immigrés, musulmans, arabes …), la question de la «  visibilité  » de l’islam, désorientaliser/décoloniser l’enseignement de l’Islam, décoloniser la laïcité.

Axe 5 : Expressions plurielles : discours, textes, symboles

Cet axe invite à réfléchir aux formes diverses de l’expression par le prisme de l’islam. La notion d’expression est à comprendre au sens le plus large, c’est-à-dire en tant que modalité de mise en forme de la pensée, comme passage qu’amorce le langage du sensible à l’intelligible. La diversité des formes d’expression sera privilégiée : le textuel, le symbolique, l’artistique ou encore le parlé sont autant de formes qui connaissent aujourd’hui des mutations, comme en témoigne par exemple l’omniprésence des nouvelles technologies. De nombreux enjeux sociaux sont ainsi révélés : du sentiment de justice aux enjeux politiques de la création artistique, l’inégalité de l’accès aux langages (au sens large) et l’absence de l’expression, de l’évocation du spirituel et du religieux, de la tension entre les langues à la problématique de la traduction, la portée des discours et leurs formes sont ainsi à questionner.

Axe 6 : Guerre et paix dans les mondes musulmans

Théâtre de conflits majeurs au XXème siècle, et théâtre de transformations au XXIème, la région nécessite que l’on s’intéresse à la question de la guerre et de la violence (violence de guerre, violence d’Etat, violences sociales et sociétales). Cependant, afin de dépasser le seul prisme du conflit, l’étude des processus démocratiques et/ou de résolution de conflits ainsi que des dynamiques propres aux cessations des hostilités s’impose. Cet axe propose, à travers différentes perspectives et approches, une analyse des conflits, des processus de négociation et des relations internationales entre les pays de la région (processus de régionalisation) et le reste du monde.

Axe 7 : Orientalisme et représentations de l’islam  

De nouvelles approches permettent de mettre à jour les thèses d’E. Saïd sur de nouveaux terrains contemporains : la différence des regards sur l’islam en fonction des contextes européen ou nord-américain, le poids des héritages coloniaux dans les représentations sur le monde arabe, les nombreux biais à l’oeuvre dans l’élaboration des politiques publiques et des pratiques diplomatiques aujourd’hui. Dans sa dimension historique, la question de l’orientalisme interroge le legs du savoir  laissé par les sciences pré-coloniales et coloniales : leur examen critique permet d’en mesurer l’apport tout en en critiquant les biais, et l’étude de leur usage dans des contextes politiques particuliers peut montrer comment les dimensions construites de ces représentations pèsent sur les décisions des acteurs historiques. Symétriquement, la ré-appropriation des savoirs de l’Orient par l’Orient lui-même et ses acteurs scientifiques est au coeur des renouvellements de la question.

Les propositions de communication – comprenant un titre accompagné de trois mots-clefs et d’un résumé de 300 mots maximum – sont à envoyer avant le 30 mars 2017 par voie électronique à l’adresse halqadesdoctorants@gmail.com. Les propositions seront ensuite examinées par le bureau de l’association Halqa et les auteurs sélectionnés recevront une notification.

Les frais de participation aux Journées qui incluent les repas, l’hébergement sur place si nécessaire et l’adhésion à l’association – sont fixés à 15 euros par personne.

Les Journées de la Halqa seront également l’occasion de renouveler le bureau de l’association au  cours de l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue de ces deux journées.

Pour d’autres information sur l’association n’hésitez pas à nous écrire ou à visiter notre carnet électronique https://halqa.hypotheses.org ainsi que notre page Facebook: https://www.facebook.com/halqadesdoctorants/?fref=ts

Ici l’appel à communication en PDF: appel-halqa-pdf-2

Journée des GIS sur les études aréales : la synthèse est en ligne

L’Alliance ATHENA a ouvert pour la première fois, le 24 octobre 2016, un dialogue entre les acteurs scientifiques et les administrations publiques autour des études aréales afin de réfléchir à une organisation optimale des recherches sur ces thématiques.

À la suite de cette journée, une synthèse des Livres blancs sur les études aréales des trois GIS : Études africaines, Asie et Moyen-Orient et mondes musulmans a été faite.

Pour retrouver cette étude dans son intégralité : Les études aréales en France – Une synthèse