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La fabrique de la laïcité, XIXe – XXIe siècles

L’AFHRC signale la tenue du séminaire « La Fabrique de la laïcité (XIXème s. – XXIème s.) » sous la responsabilité de Christophe Bellon, Maître de conférences des Universités catholiques – Histoire contemporaine, Université catholique de Lille, Vice-doyen de la faculté de Droit et de Jean Garrigues, Professeur des Universités – Histoire contemporaine, Université d’Orléans, Président du CHPP, en partenariat avec le Comité d’histoire parlementaire et politique.

Le séminaire se déroule à Paris au Centre d’histoire de Sciences Po – 56 rue Jacob – 1er étage – Salle du Traité – de 17h30 à 19h.

La séance d’introduction au cycle aura lieu le mardi 17 octobre 2017, de 17h30 à 19h : Christophe Bellon, « Pour une histoire politique et parlementaire du religieux ».

Informations pratiques :

Pour les séminaires accueillant des personnes de Sciences po (doctorants, enseignants, chercheurs) ainsi que pour quelques externes (pas plus de 20 personnes) : inscription obligatoire auprès de Christophe BELLON (christophe.bellon@sciencespo.fr).
– Les participants doivent se faire connaître mardi midi au plus tard.
– présentation obligatoire de sa carte de Sciences po ou de sa carte d’identité pour les extérieurs, pour la vérification de la liste communiquée et des sacs,
– accueil par le responsable du séminaire 10 minutes avant le début de l’enseignement.
Toute personne non inscrite ou retardataire ne sera plus admise dans le bâtiment passée l’heure de début du cours.

Contrat doctoral à l’Institut du pluralisme religieux et de l’athéisme (IPRA)

L’AFHRC relaie une offre de contrat doctoral de 3 ans portée par l’Université de Nantes/Institut du Pluralisme Religieux et de l’Athéisme (IPRA) pour un projet en sciences humaines et sociales portant sur les thèmes de recherche de l’IPRA. Plus d’informations ci-dessous.

Contexte :

L’Institut du Pluralisme Religieux et de l’Athéisme (IPRA) est financé par la Région Pays de la Loire dans le cadre de son initiative Connect Talent. Son objet de recherche est le pluralisme religieux, c’est-à-dire les cadres légaux, sociaux et culturels qui permettent la présence de plusieurs religions (et de l’athéisme) dans des sociétés présentes et passées. L’Institut réunit des chercheurs en diverses disciplines de sciences humaines et sociales dans la Région. L’Institut comprend un volet scientifique (réponses à des appels d’offre pour des projets de recherche, organisation d’événements scientifiques, etc.), un volet formation (avec un DIU « religions et athéisme en contexte de laïcité » et des formations spécifiques destinées à différents groupes socio-professionnels) ainsi qu’un volet ouverture à la cité (avec des débats et conférences « grand public »).

Projet :

L’Université de Nantes finance un contrat doctoral de trois ans dans les thèmes de l’IPRA. Le recrutement se fera dans le cadre de de l’Ecole doctorale 496 « Sociétés, Cultures, Échanges » (SCE), mais la formation du doctorant s’effectuera, durant les trois années du contrat, dans celui de l’ED « Sociétés, Temps, Territoires » (STT), qui sera mise en place dès septembre 2017 au sein de l’Université Bretagne-Loire.

Nous invitons des candidat.e.s de toutes disciplines de proposer un sujet de thèse en coordination avec un directeur à l’Université de Nantes. Cette thèse pourra être écrite en français ou en anglais.

Le doctorant sera associé à l’IPRA et aura un bureau dans la Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin. 5/6 de son temps contractuel sera consacré à son projet de thèse. 1/6 de son temps sera consacré à l’IPRA, pour des missions de valorisation et de diffusion des activités de l’institut et pour la participation aux divers projets de l’Institut.

Éligibilité :

Cet appel est ouvert aux personnes de toutes nationalités. Les candidat.e.s doivent être titulaires d’un master 2 (ou équivalent) récent en sciences humaines et sociales, avec une spécialisation en rapport avec les thèmes de l’IPRA. Les candidat.e.s s’inscriront en thèse à l’Université de Nantes et pourront être inscrits en cotutelle ou codirection dans une autre université. Le directeur nantais doit être membre d’un laboratoire associé à l’ED STT.

Procédure de candidature :

Les documents suivant doivent être envoyés à Nicolas Stefanni, Ingénieur Projet IPRA (nicolas.stefanni@univ-nantes.fr ) avant le 10 juin 2017 :

  1. Un formulaire de candidature dûment rempli
  2. Un descriptif du projet de thèse (3-5 pages), en français ou en anglais
  3. Une lettre de soutien du futur directeur de thèse

Les candidat.e.s présélectionné.e.s seront auditionnés le 26 juin 2017 à Nantes. Les candidats qui n’habitent pas la région Pays de la Loire pourront être auditionnés par visio-conférence.

Pour toute information complémentaire, contacter Nicolas Stefanni, Ingénieur Projet IPRA (nicolas.stefanni@univ-nantes.fr ).

Colloque. La mission, miroir d’un catholicisme transnational (XIXe-XXe siècles)

 Le Groupe de recherche en histoire transnationale du catholicisme vient de publier un appel à communications pour le colloque international “La mission dans tous ses états (XIXe-XXe siècles). Circulations, rencontres, échanges et hybridités” qui se tiendra les jeudi et vendredi 9 et 10 juin 2016 à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), Canada. Voici le texte de cet appel à communications :
La mission comme terrain d’étude des enjeux posés par la rencontre interculturelle et interreligieuse se prête aisément à une analyse transnationale des dynamiques contemporaines du christianisme. Or, il se trouve que la plupart des travaux réalisés sur la mission au XXe siècle s’arrêtent fréquemment à l’orée des grands changements effectués depuis les années 1960 (Sappia et Servais, 2010; Fitzpatrick Behrens, 2012; Stornig, 2013). Ce colloque souhaite prendre la mesure des transformations culturelles, politiques et socioecclésiales advenues tout au long du XXe siècle, sur l’action des missionnaires chrétiens issus du monde francophone. Ce colloque cherche à appréhender le cadre globalisé et diversifié dans lequel s’insère l’histoire missionnaire contemporaine (Langewiesche, 2012; Stornig, 2012), en identifiant les connexions transnationales existant entre divers réseaux, actifs tant au Nord qu’au Sud, parmi lesquels circulent les acteurs et les actrices de la mission. Les lieux et milieux de mission visés sont ceux du monde entier, incluant des espaces culturels et religieux comme le Nord de l’Afrique, le Proche-Orient et le Moyen-Orient, où les populations se sont très peu converties au christianisme (Saaïdia, 2004; Heyberger et Madinier, 2011; Sanchez-Summerer, 2012; Reeves-Ellington, 2013; Hauser, 2015).

Pour atteindre ces objectifs, ce colloque privilégiera ces quatre axes de recherche :
– Les grands documents missionnaires (déclarations, encycliques, lettres, etc.), tant du point de vue de l’analyse de leur contenu que de leur réception dans les milieux missionnaires. À travers les thèmes récurrents de l’indigénisation des Églises locales du Sud, du développement d’un laïcat missionnaire, de la prise en considération de la culture locale, de l’appui des acteurs et actrices de la mission à l’auto-détermination politique des peuples ainsi que la formation d’élites, les autorités religieuses n’ont eu de cesse de défendre une conception supranationale des missions. Les rapports entre centre romain et périphéries missionnaires de même qu’entre les différentes confessions chrétiennes ont d’ailleurs fait l’objet de constantes reconfigurations, s’aménageant au gré des diverses alliances diplomatiques. Par exemple, être Québécois, Français, Suisse ou Belge dans un pays d’Afrique sous contrôle impérial n’implique-t-il pas, suivant les diverses époques du XXe siècle, des attitudes, des actions et des pratiques missionnaires différentes? Et que dire de l’impact de l’appartenance confessionnelle des missionnaires sur ces mêmes éléments ?
Le renouveau des hautes études missionnaires puis l’essor de la missiologie qui s’ensuit au cours des années 1930 de même que la fondation d’instituts de formation dès les années d’après-guerre (l’Institut œcuménique pour le développement des peuples – INODEP de Paris, le Centre Lebret – IRFED de Paris, le Centre tricontinental – CÉTRI de Louvain, L’Entraide missionnaire de Montréal, le Centro intercultural de documentación – CIDOC de Cuernavaca), qui seront investis par les missionnaires, représentent aussi des espaces où s’amorcent, se construisent, se négocient et se consolident les transformations qui s’opèrent alors dans le champ missionnaire.
La mise en exergue des relations entre individus et groupes en situation de mission ainsi que de l’émergence de nouvelles circulations des personnes et des pratiques, qui ne se font non plus uniquement selon un mode Nord-Sud, mais désormais selon des axes Sud-Nord et Sud-Sud. Les réseaux missionnaires implantés en occident contribuent donc aussi à la circulation des théologien(ne)s de la libération et de leur pensée vers les chrétiens des pays du Nord. L’accueil de réfugiés politiques (Algériens, Chiliens, Vietnamiens, etc.) dans les pays occidentaux illustre la manière dont les flux de populations influencent la mission.
– Enfin, depuis cinquante ans, l’Église catholique a vu naître de nouvelles communautés religieuses, spécialement encouragées sous le pontificat de Jean-Paul II, alors que la « Nouvelle évangélisation », vise ni plus ni moins qu’à rechristianiser la culture contemporaine sécularisée. Cette globalisation qui affecte le catholicisme permet aussi d’entrevoir de nouvelles pistes de recherche, notamment dans les intersections et les interactions entre croyants et Églises des pays du Sud et ceux de l’Occident, de même qu’avec les religions concurrentes (évangélismes, néo-pentecôtisme et Islam, principalement), également en croissance. Assiste-t-on à une mission inversée, où le Sud ré-évangélise le Nord ? Quels en sont les principaux défis et contraintes, notamment du point de vue culturel ?

Les propositions de communications (250 mots), accompagnées d’une notice biographique (100 mots), doivent parvenir au plus tard le 1er décembre 2015 à Catherine Foisy, Professeure, Département de sciences des religions (UQÀM) : foisy.catherine@uqam.ca.

Les frais de déplacement sont à la charge des participant(e)s. Sur présentation d’un dossier scientifique, après démonstration du besoin financier et selon les ressources disponibles, des bourses peuvent être octroyées aux participant(e)s issus de pays autres que l’Amérique du Nord et l’Europe.

Comité scientifique
Olivier Chatelan (Université Jean Moulin – Lyon 3)
Bruno Dumons (CNRS & Institut des sciences de l’homme de Lyon)
Catherine Foisy (Université du Québec à Montréal)
Franziska Metzger (Haute école pédagogique de Lucerne)
Florian Michel (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
David Neuhold (Université de Fribourg)
Matteo Sanfilippo (Università della Tuscia)
Christian Sorrel (Université  Lumière – Lyon 2)
Cécile Vanderpelen-Diagre (Université libre de Bruxelles)
Chantal Verdeil (Institut national des langues et civilisations orientales – Paris)
Jean-Philippe Warren (Université Concordia)

Livre. Gouverner l’Église au XXe siècle.

C&S Gouverner l'Eglise  Les historiens se sont intéressés tardivement à la question de la gouvernance ecclésiale. La journée d’étude organisée par le Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA UMR 5190) à Lyon en 2013 avait pour but d’envisager les jeux d’échelles structurant le gouvernement de l’Église catholique au XXe siècle. L’examen de plusieurs niveaux (romain, national, diocésain, congréganiste) dans l’espace de la catholicité européenne est apparu comme un moyen d’ouvrir la voie vers une histoire plus large, transnationale, du catholicisme contemporain au sein duquel circulent des modèles de gouvernance et de nouvelles figures de pouvoir fondant leur légitimité sur le savoir et l’expertise.

Les actes de cette journée vont faire l’objet d’une publication au sein de la collection “Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires” (n° 28) en novembre 2015 : Gouverner l’Église au XXe siècle. Perspectives de recherche, textes réunis par Bruno Dumons et Christian Sorrel, 180 p., ISBN 979-10-91592-13-0.

Table des matières

Bruno Dumons : Introduction.
Bruno Dumons : Gouverner par la pastorale : la naissance d’un expert, le chanoine Cottard-Josserand (1875-1935).
Stephan Mokry : Aspects d’une carrière épiscopale : le cardinal Julius Döpfner (1913-1976) de Wurtzbourg à Munich.
Christian Sorrel : Gouvernement de l’Église de France et gestion de l’événement : la matrice conciliaire (1959-1966).
Lorenzo Planzi : Le gouvernement du séminaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en période de contestation (1960-1975).
Vincent Herbinet : Gouvernance diocésaine et dynamiques communautaires : le cas du diocèse de Rennes (2000-2013).
Laura Pettinaroli : Gouverner un organe de la Curie romaine : le cas de la Commission pontificale pour la Russie (1925-1939).
Antoinette Guise-Castelnuovo : Femmes en réseau et centralisation romaine : le gouvernement des carmélites de France sous les pontificats de Pie XI et Pie XI.
Yann Raison du Cleuziou : Imposer la réforme : la politique du provincial dominicain Nicolas Rettenbach (1967-1975).

Un tarif de souscription est proposé jusqu’au 31 décembre 2015 : 15 €, frais de port offerts. Après le 31 décembre, le prix public sera porté à 18 € + Frais de port : 5 €.

Pour profiter du tarif de souscription, contacter Madame Christine Chadier

– par courrier électronique : chretienssocietes@revues.org

ou

– par courrier postal : LARHRA UMR 5190, REligions, Sociétés Et Acculturation 18 rue Chevreul 69362 LYON Cedex 07

(règlement par chèque à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université Jean Moulin – Lyon 3).

Journée d’études Henri Théry (1923-2009) : militantisme associatif et action sociale

Théry  Jeudi 9 octobre 2015 au Centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine est organisée sous la direction scientifique de Thibault Tellier (Institut d’études politiques de Rennes, IRHIS) une journée d’étude consacrée à la figure de Henri Théry (1923-2009). Né à Marseille en 1923, Henri Théry a été responsable de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) et a participé pendant la Seconde Guerre mondiale à la création des Cahiers de Témoignage chrétien. Investi après la guerre dans les questions de logement, il rejoint Paris en 1955 où il occupe différentes fonctions, dont le secrétariat des Semaines sociales de France. Il devient alors l’un des principaux animateurs de la “Rue Saint-Benoît” qui regroupe un certain nombre d’organismes comme Culture et Promotion, la Fondation pour la recherche sociale (FORS) et plusieurs associations proches du catholicisme social. En 1976, à l’invitation de l’ancien ministre Robert Prigent, il devient le directeur général de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS). Il le reste jusqu’en 1983. Après sa retraite, il continue de s’investir pour la promotion du fait associatif. Il devient notamment président de la Fédération des centres sociaux. Membre du Conseil économique et social, il rend un rapport en 1986 sur « La place et le rôle du secteur associatif dans le développement de la politique d’action sanitaire et sociale ».

Comité scientifique :
Roger Bello, Sylvain Cid, Henry Colombani, Jacques Eloy, Dominique Garet, Serge Gerbaud, Emmanuelle Giry, Magali Lacousse, Valère Milot, Clothilde Roullier, Gaëtan Sourice, Thibault Tellier.

Programme :
Lieu : Salle des Commissions, Archives nationales site de Pierrefitte-sur-Seine, 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine.

9 h 30 : Accueil.

10 h : Mot de bienvenue de la Direction des Archives nationales.

10 h 10 : Thibault Tellier (Institut d’Études politiques de Rennes, IRHIS) : Introduction à la journée.

Séance 1 : Henri Théry, un parcours militant

Présidée par Mathias Gardet (Université Paris 8).

10h30 Bruno Duriez (CNRS, CLERSE UMR 8019) : L’engagement catholique social (1945-1955).

10h50 Olivier Chatelan (Université Lyon 3, LARHRA UMR 5190) : Les secrétariats sociaux et leur rayonnement.

11 h 10 Discussion avec la salle.

11h30 Thibault Tellier (Institut d’Études politiques de Rennes, IRHIS) : Henri Théry et la participation.

11h50 Grand témoin : François Aballea (ancien directeur de la Fondation pour la recherche sociale), avec Alain Vulbeau (Université Paris Ouest La Défense, président du Conseil d’administration de la Fondation pour la recherche sociale).

Buffet sur place (sous réserve d’une inscription préalable)

Séance 2 : Henri Théry, un homme de réseaux

Présidée par Jean Bastide (président du Conseil d’administration de l’École pratique de service social et de la commission «Vie associative » de l’UNIOPSS).

14h10 François Boursier (UNIOPSS) : La pensée des fondateurs de l’UNIOPSS.

14h30 Hugues Feltesse (directeur général de l’UNIOPSS de 1984 à 2001 ) : Témoignage.

14h50 Discussion avec la salle.

15h10 Jacques Eloy (Mémoires Vives des centres sociaux) : Henri Théry et les centres sociaux.

15h30 Emmanuelle Giry et Clothilde Roullier (Conservatrices du patrimoine, Archives nationales, DECAS) : La valorisation des fonds associatifs.

15h50 Discussion avec la salle.

16h10 Laurent Théry (Préfet délégué pour le projet métropolitain Aix-Marseille-Provence) : Henri Théry vu par l’un de ses enfants.

16h30 Isabelle Backouche (EHESS, CRH UMR 8558), Henri Colombani (Mémoires vives des centres sociaux) : Conclusions

Contact :
CNAHES : info@cnahes.org, 07 86 48 57 24 ; PAJEP : contact@pajep.fr, 06 80 48 07 29.

Jean-Émile Anizan aumônier à Verdun

AnizanLe père Jean Émile Anizan (1853-1928), fondateur des Fils de la Charité, fut aumônier volontaire durant la Grande Guerre dans le camp retranché de Verdun. Ce livre réunit son “Journal de la guerre de 1914″ qui relate 18 mois passés sur le front ainsi que ses lettres (1914-1916). L’ensemble est accompagné de cartes et de photographies. Les lettres sont adressées à des prêtres, à des frères spirituels ou à des laïcs, mais aussi pour une partie d’entre elles au Christ lui-même. Le père Anizan témoigne de la vie quotidienne des soldats et développe des réflexions politiques et sociales tout en exposant ses sentiments spirituels.

Textes présentés par Jean-Yves Moy, docteur en histoire, préface de Pierre Tritz.

Aumônier à Verdun. Journal de guerre et lettres du père Anizan, textes présentés par Jean-Yves Moy, collection “Mémoire commune”, Presses universitaires de Rennes, 2015, 196 p., 16 €.

Bibliothèque numérique. Diocèse de Quimper et Léon

BretagneLa Bibliothèque numérique du diocèse de Quimper et Léon, animée par l’archiviste Yann Celton, est un nouvel outil destiné aux historiens de l’Église des XIXe et XXe siècles.  Le site mis en ligne propose aux chercheurs un ensemble de plus de 9000 documents du patrimoine littéraire, historique ou artistique du diocèse de Quimper. Il propose une sélection d’archives, livres, périodiques et photographies qui présentent de nombreux aspects de la vie religieuse du diocèse, dont 4500 fiches de prêtre, et 4 500 documents numérisés (livres, archives, œuvres d’art), dont plus de 60000 pages pour la seule Semaine religieuse de Quimper et Léon. Les documents sont regroupés par collection, afin de permettre au curieux de découvrir un texte inattendu. Ces collections peuvent aussi bien mettre en valeur un ensemble de fascicules d’un périodique qu’un personnage (saint, évêque…), un support (plaque de verre), ou bien un thème. Les 1600 articles du père Yves-Pascal Castel sur le patrimoine du Finistère, publiés dans le Progrès du Finistère entre 1980 et 2000 sont ici reproposés aux chercheurs. Un moteur de recherche permet également de trouver directement les documents, quelles que soient les collections. Sont également consultables la série complète des Ordo, une série d’annuaires civils du XIXe siècle, la Semaine religieuse au complet, ainsi que des séries de bulletins paroissiaux.

Bretagne 2En particulier, 4500 fiches de prêtre du diocèse sont donc proposées sur le site. Il s’agit des prêtres ordonnés après 1801, date de la fondation du nouveau diocèse de Quimper et Léon, et décédés à ce jour. Chaque fiche comporte le parcours biographique (date et lieu de naissance, date d’ordination, paroisses et responsabilités, date et lieu de décès). 2000 fiches comportent une photographie, et près de 1000 une nécrologie, provenant habituellement de la Semaine religieuse.
Les évêques du XIXe et XXe siècles sont à retrouver dans la collection “Évêques”. Sont présentés leur portrait officiel, des ouvrages biographiques, des textes qu’ils ont pu écrire ou publier.
Les documents sont libres de droit et peuvent être imprimés et téléchargés par les chercheurs.

De nombreux documents peuvent également intéresser les historiens médiévistes et modernistes : par exemple le Bréviaire de Landerneau (manuscrit de 1450), le Missel de Léon (1526) ou la correspondance de Mgr Dombidau de Crouseilhes (1800). D’autres sources, pour leur rareté et leur place dans l’histoire religieuse régionale, peuvent provenir d’une collection privée et ont pu être communiqués avec l’aimable autorisation du propriétaire. C’est ainsi le cas du Catéchisme de Kerampuil, premier livre imprimé en langue bretonne (1576). Près de 2000 cantiques sur feuilles volantes ont été numérisés : éléments importants des pardons et du patrimoine musical, ces partitions seront progressivement versées sur le site, ainsi que d’autres partitions libres de droit. Des fichiers sonores de la maison Mouez Breiz pourront également être proposés.

Contact : Yann Celton, bibliothécaire diocésain, bibliotheque@quimper.cef.fr