Publication : Enseigner l’histoire à l’heure de l’ébranlement colonial. Soudan, Égypte, empire britannique (1943-1960)

Le CEDEJ est heureux de vous annoncer la publication de l’ouvrage

 

 » Enseigner l’histoire à l’heure de l’ébranlement colonial. Soudan,Égypte, empire britannique (1943-1960) »

Alors que les combats de la Seconde Guerre mondiale achevaient de dissoudre le mythe de la supériorité de l’homme blanc, le Soudan était disputé par ses deux maîtres officiels, la Grande-Bretagne et l’Égypte. Le territoire s’acheminait-il vers l’indépendance ou une union politique avec son voisin méditerranéen ? La rivalité anglo-égyptienne, couplée à un impérialisme britannique soucieux de « préparer » les sociétés africaines à la souveraineté nationale, déboucha sur l’unification hâtive du Nord et du Sud-Soudan en 1947. Parvenues à des positions de pouvoir une décennie avant l’indépendance (1956), les élites du Nord s’attachèrent à faire du Soudan, pays à forte pluralité ethnolinguistique et religieuse, un État-nation arabe et musulman.

Dans ce contexte, un nouvel enseignement d’histoire fut élaboré pour les écoles élémentaires soudanaises. Quels en étaient les acteurs, les récits, les pratiques ? Cet ouvrage décortique les représentations, les apprentissages et les rapports sociaux sous-tendant la production et l’usage de manuels en langue arabe dans le Soudan colonial tardif. L’auteure propose également un éclairage comparatif sur l’histoire enseignée dans d’autres territoires de l’empire britannique en voie d’émiettement.

Ce livre offre de nouvelles clés de compréhension d’une séquence charnière dans l’histoire du monde contemporain. Au regard de l’actualité plus récente, il montre quel rôle l’histoire scolaire a pu jouer dans l’éclatement du cadre national soudanais après 1956, aboutissant à la scission du Soudan en deux États en 2011.

 

Iris Seri-Hersch est maître de conférences au Département d’études moyen-orientales (DEMO) d’Aix-Marseille Université et rattachée à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM). Ses travaux portent sur l’histoire contemporaine du Soudan et de l’espace israélo-palestinien.

 

European migration policies: the case of the EUTF in Sudan

Dear All,

We are very pleased to announce CEDEJ Khartoum next Seminar :

Vladimir Cayol

“European migration policies: the case of the EUTF in Sudan”

Wednesday 25 April, 3pm

CEDEJ Khartoum

Summary: In 2015, during the La Valetta Summit, which gathered leaders of the 28 States of the European Union and about fifty African leaders, the President of the European Commission Jean-Claude Junker announced the launch of the Emergency Trust Fund for Africa. The European Trust Fund, financed by 3.4 Billion euros, aims at “addressing root causes of irregular migration and forced displacement”, protecting migrants along the migratory roads, and fighting against criminal networks which organize illegal migration. More than two years later, what does the Sudanese case reveals in terms of EU migration policies implementation? Sudan stands in a very special place in the Horn of Africa when it comes to migration trends. Situated between Eastern Africa and the Arab world, Sudan is crossed by many migrants whose desire is to reach the European shores. In a broader perspective, as a country of transit, departure, and even destination for migrants from the Horn of Africa or beyond, Sudan has become an key partner for the European countries. From a fieldwork conducted between September 2017 and April 2018 in Khartoum, I will examine the implementation of this financial tool in order to offer a better understanding of the policies implemented by the European Union in Sudan.

 

Vladimir Cayol is a master student in the field of Africa and the Middle East International and International Cooperation at the University Paris 1 Panthéon-Sorbonne. He has been in intern in CEDEJ Khartoum where he has been working on migration issues these last months.

CEDEJ Khartoum is located in Khartoum 2 (street 59), not too far from Ozone. The closest « famous » building is an hospital : mustachfa « Jaber Abu el 3eez », mustachfa sukari (for diabetes). Our centre is at the second floor (there is a « CEDEJ » sign on the balcony).

46-1 | 2016 – La construcción de la hacienda hispánica en el largo siglo xviii

MCV46-1_Couv
ISBN 978-84-9096-040-0

¿Existe un modelo original de hacienda hispánica? Este trabajo colectivo busca contestar esta pregunta mediante una doble comparación, entre diversos territorios de la monarquía española y entre ellos y Francia. A través de la hacienda, lo que está en juego es lo político: los autores se interesan por la hacienda como espacio de prácticas sociales y negociación política entre múltiples actores. Los ejemplos abordados van desde la recaudación de los impuestos al crédito, pasando por la negociación fiscal, las concesiones mineras o la actividad de las administraciones. El monográfico se centra en un largo siglo xviii, un periodo que ha beneficiado de importantes revisiones historiográficas en la última década. Para entender mejor lo que queda del modelo hispánico después de las rupturas revolucionarias, el estudio se extiende a la España y las Américas del siglo

Existe-t-il un modèle original des finances hispaniques ? Ce travail collectif cherche à répondre à cette question par le biais d’une double comparaison, entre différents territoires de la monarchie espagnole et entre eux et la France. À travers les finances, c’est le politique qui est en jeu : les auteurs s’intéressent aux finances comme espace de pratiques sociales et de négociation politique entre de multiples acteurs. Les exemples abordés vont du recouvrement des impôts au crédit, en passant par la négociation fiscale, les concessions minières ou l’activité des administrations. Le dossier embrasse un long xviiie siècle, une période qui a fait l’objet de profondes révisions historiographiques au cours de la dernière décennie. Afin de mieux comprendre ce qui reste du modèle hispanique une fois les ruptures révolutionnaires consommées, l’étude s’étend à l’Espagne et aux Amériques du xixe siècle.

Is there an original Spanish exchequer? This group work seeks to answer that ques-tion through a dual comparison, between various possessions of the Spanish monarchy, and between these and France. The issues decided through the exchequer are political: the authors examine the exchequer as the scene of social practices and political negotiation among manifold actors. A variety of examples are considered, from tax collection on credit to tax negotiation, mining concessions and government activity. This monographic edition looks broadly at the 18th century, a period which has seen major historiographical revisions in the last decade. For a better understanding of what remained of the Spanish model following the disruptions wrought by revolu-tion, the study looks beyond to Spain and the Americas in the 19th century.

46-1 | 2016 – La construcción de la hacienda hispánica en el largo siglo xviii

MCV46-1_Couv
ISBN 978-84-9096-040-0

¿Existe un modelo original de hacienda hispánica? Este trabajo colectivo busca contestar esta pregunta mediante una doble comparación, entre diversos territorios de la monarquía española y entre ellos y Francia. A través de la hacienda, lo que está en juego es lo político: los autores se interesan por la hacienda como espacio de prácticas sociales y negociación política entre múltiples actores. Los ejemplos abordados van desde la recaudación de los impuestos al crédito, pasando por la negociación fiscal, las concesiones mineras o la actividad de las administraciones. El monográfico se centra en un largo siglo xviii, un periodo que ha beneficiado de importantes revisiones historiográficas en la última década. Para entender mejor lo que queda del modelo hispánico después de las rupturas revolucionarias, el estudio se extiende a la España y las Américas del siglo

Existe-t-il un modèle original des finances hispaniques ? Ce travail collectif cherche à répondre à cette question par le biais d’une double comparaison, entre différents territoires de la monarchie espagnole et entre eux et la France. À travers les finances, c’est le politique qui est en jeu : les auteurs s’intéressent aux finances comme espace de pratiques sociales et de négociation politique entre de multiples acteurs. Les exemples abordés vont du recouvrement des impôts au crédit, en passant par la négociation fiscale, les concessions minières ou l’activité des administrations. Le dossier embrasse un long xviiie siècle, une période qui a fait l’objet de profondes révisions historiographiques au cours de la dernière décennie. Afin de mieux comprendre ce qui reste du modèle hispanique une fois les ruptures révolutionnaires consommées, l’étude s’étend à l’Espagne et aux Amériques du xixe siècle.

Is there an original Spanish exchequer? This group work seeks to answer that ques-tion through a dual comparison, between various possessions of the Spanish monarchy, and between these and France. The issues decided through the exchequer are political: the authors examine the exchequer as the scene of social practices and political negotiation among manifold actors. A variety of examples are considered, from tax collection on credit to tax negotiation, mining concessions and government activity. This monographic edition looks broadly at the 18th century, a period which has seen major historiographical revisions in the last decade. For a better understanding of what remained of the Spanish model following the disruptions wrought by revolu-tion, the study looks beyond to Spain and the Americas in the 19th century.

Colloque de Fanjeaux:L’Eglise et la violence Xe – XIIIe, (9-12/07)

Si la relation entre l’Église et la violence a plusieurs fois été abordée à Fanjeaux – notamment lors des 4e, 38e et 41e sessions – le 54e colloque revient sur cette question et propose de l’envisager sous ses différentes formes, au cours du Moyen âge central, en présentant documents, dossiers ou éclairages nouveaux. Le programme associe des analyses de la justification et de la réprobation des armes et des luttes (contre les spoliateurs, les hérétiques, les infidèles) à une série d’études de cas, qui … Continuer la lecture de Colloque de Fanjeaux:L’Eglise et la violence Xe – XIIIe, (9-12/07)

221-222 | 2016 – Mobilités et migrations européennes en (post) colonies

Couverture Études africaines du n° 221-222

Envisagés comme acteurs d’un néo-colonialisme résilient, touristes envahissants, expatriés nantis de privilèges exorbitants, les Européens en Afrique, y compris dans la période coloniale, ont rarement été considérés comme des migrants. Derrière les grands débats sur les relations internationales et transnationales, la question des mobilités a souvent été négligée. Et pourtant, force est de constater que les circulations entre l’Europe et l’Afrique ne se sont jamais complètement interrompues depuis la colonisation et connaissent même aujourd’hui un très net regain.

Compte tenu du faible nombre de travaux sur ces thèmes, les contributions réunies dans ce numéro visent à décrire ces mobilités, dans leurs régimes et leurs diversités historiques et contemporaines, mais aussi géographiques (Maghreb, Afrique francophone, lusophone, anglophone). Il est aussi question d’ouvrir la réfl exion à l’échelle des populations européennes en Afrique plutôt que de se concentrer sur les seuls agents nationaux de la colonisation. Les références, dans les articles, à l’histoire coloniale, à la variété des désirs migratoires ainsi qu’à l’importance des contextes locaux socio-historiques, revisitent la lourde question du rapport colonial et ouvre un débat théorique sur le sens de ces mobilités.

Centrés sur l’expérience des acteurs, sans négliger pour autant l’évolution des points de vue institutionnels sur ces questions, l’ensemble des articles présentés permet d’envisager les logiques de singularité et d’autonomisation qui caractérisent les mobilités européennes en Afrique.

LXIV | 2016 – Histoire et anthropologie des odeurs en terre d’Islam à l’époque médiévale – Année 2015

Couverture Bulletin d'études orientales 64
ISBN 978-2-35159-800-9
Imprimé à Beyrouth, 392 p.

221-222 | 2016 – Mobilités et migrations européennes en (post) colonies

Envisagés comme acteurs d’un néo-colonialisme résilient, touristes envahissants, expatriés nantis de privilèges exorbitants, les Européens en Afrique, y compris dans la période coloniale, ont rarement été considérés comme des migrants. Derrière les grands débats sur les relations internationales et transnationales, la question des mobilités a souvent été négligée. Et pourtant, force est de constater que les circulations entre l’Europe et l’Afrique ne se sont jamais complètement interrompues depuis la colonisation et connaissent même aujourd’hui un très net regain.

Compte tenu du faible nombre de travaux sur ces thèmes, les contributions réunies dans ce numéro visent à décrire ces mobilités, dans leurs régimes et leurs diversités historiques et contemporaines, mais aussi géographiques (Maghreb, Afrique francophone, lusophone, anglophone). Il est aussi question d’ouvrir la réfl exion à l’échelle des populations européennes en Afrique plutôt que de se concentrer sur les seuls agents nationaux de la colonisation. Les références, dans les articles, à l’histoire coloniale, à la variété des désirs migratoires ainsi qu’à l’importance des contextes locaux socio-historiques, revisitent la lourde question du rapport colonial et ouvre un débat théorique sur le sens de ces mobilités.

Centrés sur l’expérience des acteurs, sans négliger pour autant l’évolution des points de vue institutionnels sur ces questions, l’ensemble des articles présentés permet d’envisager les logiques de singularité et d’autonomisation qui caractérisent les mobilités européennes en Afrique.