Prix Michel Seurat 2018

PRIX MICHEL SEURAT

APPEL À CANDIDATURES 2018

 Monde arabe contemporain

Le Prix Michel Seurat a été institué par le CNRS en juin 1988 pour « honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, spécialiste des questions islamiques, disparu dans des conditions tragiques.

Ce programme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

Depuis 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans », en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI.

D’un montant de 15 000 € en 2018, le Prix est ouvert aux titulaires d’un master 2 ou d’un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus et sans condition de nationalité, de toutes disciplines, travaillant sur les sociétés contemporaines du Proche-Orient et/ou du Maghreb.

Il a pour vocation d’aider un jeune chercheur à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse.

Les enquêtes doivent avoir lieu à l’étranger. La maîtrise de la langue du pays concerné est une condition impérative.

Date limite de dépôt des candidatures :

Dimanche 15 avril 2018 (minuit, heure de Paris)

Constitution du dossier impérativement en langue française:

  • un plan et un projet de recherche détaillés précisant de manière claire les enquêtes qui seront menées sur le terrain (10 pages maximum) ;
  • un curriculum vitae ;
  • une copie des diplômes obtenus, assortie le cas échéant de leur traduction en français ;
  • une ou plusieurs attestations de personnalités scientifiques : attestations récentes et en rapport avec la candidature au Prix.

Adresser votre dossier uniquement par voie électronique impérativement aux deux adresses suivantes :

Règlement du 30 janvier 2018 à consulter

Colloque CHERPA-SCIENCES PO AIX 21 et 22 février

Les mercredi 21 et jeudi 22 février le CHERPA SCIENCES PO AIX organise et accueille le colloque ayant pour thème :

Les imâms dans la cité séculière. Légitimités, fonctions, engagements dans et en dehors de la Mosquée

Ce séminaire est ouvert au public, sur inscription gratuite et obligatoire en adressant un mail à : colloque.inscription@sciencespo-aix.frAttention places limitées !

Découvrez le détail de la programmation en pièce jointe et retrouvez-nous Espace Philippe Seguin – 31, avenue Jean Dalmas – Aix-en-Provence / salle 003.

En résumé : Ce colloque de deux jours organisé par le CHERPA, laboratoire de recherche de Sciences Po Aix, vise d’abord à mieux cerner le quotidien des imâms exerçant dans l’hexagone ;  l’hétérogénéité des tâches accomplies dans et hors des mosquées, ainsi que les types d’interactions existant entre les imâms, les fidèles, les administrateurs du culte (CFCM, CRCM), les gestionnaires des lieux de culte (présidents d’associations), ou encore les représentants des pouvoirs publics. Il s’agira aussi d’analyser divers profils sociaux et religieux d’imâms que les musulmans sont amenés à rencontrer dans les espaces cultuels qu’ils fréquentent et dans lesquels se déroule une activité religieuse régulière.

Enfin, il faudra envisager l’imâm en tant qu’il fait « l’objet » d’injonctions fortes de la part des pouvoirs publics dans le cadre de la construction d’islams d’État sur mesure, en régime de laïcité, comme en contexte de religion d’État et via les diasporas, là où s’entremêlent les politiques religieuses volontaristes des États (dits d’émigration et ceux d’immigration) et les logiques de gouvernance du religieux, de contrôle social et de domestication de l’expression islamique.

Sur la base d’une enquête nationale intitulée « L’organisation de l’Islam en France. L’exemple du statut des ministres du culte musulmans  dans le cadre des mosquées » réalisée entre 2015 et 2017 (en partenariat avec l’UMR DRES de l’Université de Strasbourg sur financement public) et de diverses études ethnographiques originales, cette manifestation scientifique nous invite à percevoir l’imâm comme un acteur religieux majeur dans/de la Cité séculière, aux prises avec toutes les dynamiques qui traversent des sociétés dans lesquelles prédominent à la fois un sentiment de défiance vis-à-vis de certaines expressions maximalistes se réclamant de l’islam (salafisme quiétiste et révolutionnaire, jihadisme …) et des logiques d’action publique visant à formater l’expression religieuse.

Au cours de ce colloque deux tables rondes réuniront plus particulièrement des acteurs de terrain (imâms, administrateurs du culte, responsables de mosquées et représentants de l’administration).

Prochaine journée d’étude Trames arborescentes – Paris, 20 février

Trames arborescentes

Journée d’étude spécialisée

« Déployer le texte biblique : Les trames arborescentes et l’exégèse de la Bible de l’Antiquité au Moyen Âge »

Organisation : Naïs Virenque – Antoine Paris – Sergi Sancho Fibla

Date : 09 février 2018

Lieu : Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (aile gauche)

De l’arbre de la connaissance du bien et du mal en Genèse 2-3 à l’arbre de vie en Apocalypse 2, du chêne de Mambré en Genèse 12 au figuier maudit par Jésus en Marc 11, l’arbre est omniprésent dans les récits bibliques. C’est également comme image littéraire que l’arbre occupe une place majeure dans la Bible, que ce soit dans des récits de rêve comme le songe de Nabuchodonosor en Daniel 4, dans des paraboles comme celle du grain de moutarde en Matthieu 13 ou dans des poèmes comme le Psaume 1.

Or, dès ses débuts, l’exégèse biblique a fréquemment recours à l’image métaphorique, potentiellement structurante, de l’arbre et/ou de l’arborescence. En effet, l’arbre apparaît dans des commentaires de passages bibliques, comme Genèse 15, 2 pour lequel Philon d’Alexandrie fait intervenir la métaphore des graines, des racines et du tronc (Quis rerum divinarum heres sit, 34) ou I Corinthiens 15, dont Origène développe l’image végétale pour défendre la réalité de la résurrection (Contre Celse V, 18). Par-delà cet usage métaphorique, l’exégèse a également recours à l’arbre en tant que mode d’ordonnancement du texte, dont les étapes s’organisent selon une structure arborescente.

Cette double réalité imprègne également la production visuelle d’images. De fait, la primauté que la culture du XIIe siècle accorde à la vue a pour cause et conséquence d’exploiter activement tous les ressorts de l’imagination, notamment ceux qui rendent possible la production mentale de nouvelles images, de nouvelles associations d’idées et, par là, de nouveaux sens. Ainsi naît la pratique de plus en plus répandue de l’exégèse visuelle, qui consiste en la quête d’une signification supérieure via le rapprochement signifiant d’une image et d’un texte. Héritière directe de l’intérêt que le XIe siècle accorde aux arts libéraux, que la pensée augustinienne considère comme une propédeutique de l’exégèse chrétienne, l’exégèse visuelle progresse aux côtés de l’exégèse textuelle. Les structures arborescentes y opèrent comme des schémas heuristiques : en distinguant des idées et des concepts ou en permettant des rapprochements, au moins spatiaux, entre les éléments qu’elles contiennent, ces structures garantissent à celui qui les regarde/lit de comprendre la trame qui sous-tend le texte biblique.

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