68 | 2015 – Espaces et rites funéraires

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PRIX MICHEL SEURAT : APPEL À CANDIDATURES 2017

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Monde arabe contemporain

Le Prix Michel Seurat a été institué par le CNRS en juin 1988 pour « honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, spécialiste des questions islamiques, disparu dans des conditions tragiques. Ce programme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

A partir de 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans », en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI. Le Prix reçoit en 2017 le soutien du programme européen WAFAW.

D’un montant de 15 000 € en 2017, le Prix est ouvert aux titulaires d’un master 2 ou d’un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus et sans condition de nationalité, de toutes disciplines, travaillant sur les sociétés contemporaines du Proche-Orient et/ou du Maghreb. Il a pour vocation d’aider un jeune chercheur à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse. Les enquêtes doivent avoir lieu à l’étranger. La maîtrise de la langue du pays concerné est une condition impérative.

Date limite de dépôt des candidatures :

Samedi 15 avril 2017 (minuit, heure de Paris)

Constitution du dossier sur papier libre et impérativement en langue française:
  • un plan et un projet de recherche détaillés précisant de manière claire les enquêtes qui seront menées sur le terrain (10 pages maximum) ;
  • un curriculum vitae ;
  • une copie des diplômes obtenus, assortie le cas échéant de leur traduction en français ;
  • une ou plusieurs attestations de personnalités scientifiques : attestations récentes et en rapport avec la candidature au Prix.
Adresser votre dossier uniquement par voie électronique aux adresses suivantes :

prix.michel.seurat@gmail.com, prix.michel-seurat@cnrs.fr

Règlement du 24 février 2017 à consulter, en annexe.

Appel à communication : « In partibus fidelium. Missions du Levant et connaissance de l’Orient chrétien (XIXe-XXIe siècles) »

Colloque international, École française de Rome
27-29 novembre 2017

Ce colloque international se penchera sur l’assimilation en Europe de connaissances relatives aux cultures chrétiennes-orientales, à partir surtout du dernier tiers du XIXe siècle, et sur le rôle que les missions ont joué dans ce processus. Ces connaissances nouvelles sont fondées en grande partie sur les travaux menés sur le terrain, au Moyen-Orient, en particulier sur les manuscrits conservés dans les monastères et les patriarcats, et plus généralement sur le patrimoine littéraire, linguistique, archéologique, cartographique et musicologique, des communautés chrétiennes installées. Un savoir circule et se transforme de part et d’autre de la Méditerranée : recueilli et développé dans les grandes bibliothèques et universités européennes, il est aussi intégré par les structures de gouvernance des Églises, notamment à Rome, mais retourne encore bien souvent dans son espace d’origine, où il est ré-approprié et nourrit une prise de conscience patrimoniale interne. Les missions chrétiennes, naturellement situées à l’interface entre le « monde occidental » et le « monde oriental », se retrouvent au cœur de cette dynamique. Dans le contexte d’un second XXe siècle marqué au Moyen-Orient par la décolonisation et les guerres, ainsi que par le nationalisme arabe puis l’islam politique, différents processus – affirmation identitaire des communautés chrétiennes, recrutement local accru des missions, révision des barrières confessionnelles – renouvellent les enjeux et les mécanismes de cette circulation des savoirs chrétien-orientaux.

Axe 1 : Les missions chrétiennes du Levant comme lieux de production d’un savoir « oriental »

On s’intéressera aux principaux centres missionnaires dans leur pratique d’un apostolat des textes et du savoir. Il s’agit par exemple des jésuites de l’Université Saint-Joseph, des dominicains de Mossoul, du Caire et de Jérusalem, des maronites d’Alep, ou encore des nombreuses implantations de la Church Missionary Society à Jérusalem et en Palestine (sans exclure le cas particulier du monastère des Arméniens à Venise).

Le colloque est centré sur les savoirs culturels et religieux : textes bibliques et liturgiques, productions musicologiques, découvertes archéologiques, littérature ethnographique, photographie et cartographie, etc. L’étude des ateliers d’imprimerie sera une clé d’entrée. En effet, ils permettent une large circulation des travaux érudits, ils aident considérablement à la diffusion de la presse dans le Moyen-Orient, et ils favorisent tout un travail philologique et scientifique sur les manuscrits anciens, qui sont transcrits, traduits et recopiés, avec un apparat considérable de notes et de commentaires. Les missions chrétiennes ont également joué un rôle particulier dans le maintien et la diffusion des langues et écritures des communautés locales (syriaque, copte, arménien, par exemple) comme dans l’enrichissement et la transmission de la langue arabe. On s’interrogera encore sur la manière dont les missionnaires ont informé sur la situation des communautés locales (mobilités, persécutions, pratiques sociales, etc).

On se penchera enfin sur le rôle des passeurs locaux. Quels sont les acteurs, et quels terrains géographiques, scientifiques et religieux, investissent-ils ? Quelle a pu être leur influence ? On étudiera le parcours et les travaux d’érudits locaux, qui, autour du premier XXe siècle, jouent un rôle fondamental dans la mise en lumière et la diffusion d’un nouveau savoir chrétien-oriental, tels, par exemple, un Addai Scher, un Louis Cheikho, un Ephrem Rahmani ou un Alphonse Mingana, demeurés célèbres pour leurs bibliothèques, leurs travaux volumineux, les revues et parfois les centres d’étude qu’ils ont contribué à fonder. On inclura la question de leur insertion au sein de communautés savantes et religieuses, et de leurs relations avec les autorités locales, politiques et ecclésiastiques.

Axe 2 : Passages, réceptions et reformulations

Il s’agit de comprendre comment circule cette nouvelle connaissance sur les réalités culturelles chrétiennes-orientales. Sans pour autant ignorer le rôle et les motivations étatiques, on s’intéressera en priorité aux canaux culturels et religieux : revues et collections d’érudition orientale fondées de part et d’autre de la Méditerranée (al-Machriq, Patrologia Syriaca, Patrologia Orientalis, Oriens Christianus), et sections spécifiques dans les congrès internationaux, les universités ou les grandes bibliothèques européennes et nord-américaines, sans oublier les organismes d’étude et de formation au sein des Églises, parmi lesquels l’Institut pontifical oriental. Ainsi, en Europe, mais aussi aux États-Unis et en Russie, des érudits, des scientifiques, et des universitaires, à la faveur de l’orientalisme ambiant, acquièrent ou s’approprient ces nouveaux travaux, et les étudient à leur tour, tels l’assyriologue de Louvain Chabot, les Allemands Sachau et Baumstark, l’historien de l’Église Duchesne et son collègue byzantiniste Janin, ainsi que le futur cardinal Tisserant, dont on observera les trajectoires. On examinera les interactions avec les cercles académiques mais aussi avec les courants de pensée qui les traversent.

Comment ces savoirs sont-ils justement reçus, ré-interprétés, reformulés ? On questionnera un certain nombre d’interactions d’ordre stratégique et politico-culturel. Par exemple, la vision chrétienne-occidentale est longtemps imprégnée, jusque chez les missionnaires, de défiance et de mépris face à un christianisme oriental considéré comme décadent et que les missions ont pour vocation d’affermir. Mais comment cette perception intègre-t-elle les théories darwinistes et raciales face à un christianisme sémitique – de langue, de culture – en particulier dans l’entre-deux-guerres, au moment de l’essor de l’érudition orientale ? A contrario, on regardera de quelle manière le développement de ces nouveaux savoirs modifie les rapports d’altérité au sein du monde chrétien, jusqu’à parfois reconnaître chez les chrétientés orientales une force de rénovation au tournant de Vatican II. Dans l’analyse des formes de réception et d’usages institutionnels de ces savoirs, le cas romain s’impose par la proximité des sources, qu’il s’agisse de la constitution d’organismes spécifiques ou bien du développement d’expertises au sein des dicastères et des congrégations religieuses.

Axe 3 : Réappropriations locales et mutations

Parmi les mécanismes de réintégration des savoirs dans l’espace moyen-oriental, on abordera la question de la mise en valeur de traditions culturelles et cultuelles, en relation avec des processus d’affirmation identitaire des communautés chrétiennes locales. La musique liturgique, par exemple, a pu constituer un terrain privilégié de patrimonialisation d’une culture locale dans l’Église copte. D’autre part, comment ce savoir interfère-t-il avec la perception d’une sacralisation progressive des territoires moyen-orientaux ? On envisagera les phénomènes d’oubli, de réinvention et là aussi de patrimonialisation, qui conduisent à l’élaboration de topographies sacrées. De ce point de vue, le cas de la Terre Sainte est particulièrement révélateur.

Enfin, quelles inflexions au cours du temps ? On considèrera notamment les évolutions induites par la hausse des vocations locales au sein des missions et par les renouvellements des rapports interconfessionnels. On s’intéressera aux changements qui touchent la définition même de Proche et Moyen-Orient, de Terre Sainte, d’Églises et d’Orient chrétien. Dans le contexte du second vingtième siècle, c’est la mission chrétienne en « terre d’islam » qui se trouve elle-même repensée.

Informations pratiques

Modalités d’envoi des propositions

Les propositions de communication, de 500 mots maximum, sont à envoyer avant le 11 mars 2017, en français, italien ou anglais, à l’adresse suivante : missmo.inpartibus@gmail.com. Elles seront accompagnées d’une courte présentation de l’auteur, avec mention de son titre et de son affiliation institutionnelle.

Calendrier

11 mars 2017 : date limite de remise des propositions

Fin mars : notification des résultats

30 octobre : remise des textes (ils seront remis aux participants du colloque afin de faciliter la discussion et de préparer la publication finale)

27-29 novembre : colloque

Prise en charge des frais de transport (plafonnés) et d’hébergement (pour la durée du colloque uniquement).

Les langues du colloque sont le français, l’italien, et l’anglais.

Les actes du colloque seront publiés selon un processus d’évaluation par des experts.

Organisation de l’événement

Ce colloque international est le premier d’une série de manifestations scientifiques dans le cadre du programme quinquennal de recherche Missions chrétiennes et sociétés du Moyen-Orient : organisations, identités, patrimonialisation [MisSMO, 2017-2021]. Il vise à étudier le rôle et la place des missionnaires chrétiens dans les évolutions culturelles et sociales du Moyen-Orient contemporain, du XIXe siècle à nos jours. Il inclue l’École française de Rome (EfR), la Fondazione per le scienze religiose Giovanni XXIII (Fscire), I’Institut français d’archéologie orientale (Ifao), l’Institut français d’études anatoliennes (Iféa), l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), et l’Université de Leyde.

Coordinateurs du colloque : Vittorio Berti (vittorio.berti@unipd.it), Marie Levant (levant@fscire.it).

Comité d’organisation : Vittorio Berti (Università di Padova), Philippe Bourmaud (Iféa, Université Lyon 3), Séverine Gabry-Thienpont (Ifao), Fabrice Jesné (EfR), Marie Levant (Fscire), Norig Neveu (Ifpo), Karène Sanchez (Leiden University).

Comité scientifique : Dominique Avon (Université du Maine), Adam Becker (New York University), Vittorio Berti (Università di Padova), Philippe Bourmaud (Iféa, Université Lyon 3), Séverine Gabry-Thienpont (Ifao), Aurélien Girard (Université de Reims), Bernard Heyberger (EHESS/EPHE), Marie Levant (Fscire), Alberto Melloni (Fscire), Alessandro Mengozzi (Università di Torino), Heleen Murre-Van der Berg (Radboud University), Norig Neveu (Ifpo), Inger Marie Okkenhaug (Volda University College), Anthony O’Mahony (Heytrop College), Heather Sharkey (University of Pennslyvania), Karène Sanchez (Leiden University), Chantal Verdeil (Inalco).

Cinquième édition des Journées de la Halqa

La Halqa (association des doctorants en sciences sociales sur les mondes musulmans modernes et contemporains) organise la cinquième édition des journées doctorales qui auront lieu les 8 et 9 juin 2017 dans les locaux de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) à Aix-en-Provence. Ces rencontres sont l’occasion pour les adhérents de l’association de se réunir au cours de deux journées rythmées par des communications réparties en ateliers thématiques. En offrant un espace aux doctorants pour présenter leurs travaux, les journées de la Halqa leur permettent d’échanger sur des problématiques communes par-delà les barrières disciplinaires des sciences sociales, de confronter leurs méthodes et leurs approches tout en proposant un état des lieux de la recherche en France sur les mondes musulmans modernes et contemporains.

Pour cette cinquième édition, nous proposons aux jeunes chercheurs les axes de réflexion suivants dans lesquels insérer leurs propositions de communication. Ces axes n’étant pas exclusifs, il est également possible pour les postulants d’envoyer une proposition individuelle.

Axe  1 :  Révolution  des  migrations,  révolution  des  espaces   :  trajectoires,  pratiques  et gestions (flux, frontières, villes)

La « crise des réfugiés » de 2015 a, encore une fois, démontré comme le phénomène migratoire constitue une des problématiques majeures du XXIème siècle. Cela est dû non seulement à l’incapacité européenne et globale d’y faire face – en terme de gestion de flux, de frontières,  de questions sécuritaires, d’impact sur l’urbanisme – mais aussi au fait inéluctable que ces migrations déterminent : le mouvement des idées et des identités, l’impact à d’autres cultures, l’attachement à la culture d’origine et les relations entre cultures, mais aussi l’appropriation et la perception de l’espace. Cet axe propose d’analyser le phénomène migratoire moderne et contemporain à travers différentes perspectives (juridiques, économiques, sociales) et méthodologies.

Axe 2: Acteurs et mobilisations dans le champ religieux

Cet axe propose d’interroger les dynamiques conduisant les acteurs à utiliser une rhétorique confessionnelle pour investir le champ politique, structurer les sociétés et à créer ainsi de nouvelles dynamiques, en portant le regard sur différents enjeux dans une perspective transdisciplinaire au carrefour des sciences humaines : les vecteurs de diffusion des idées religieuses ; les redéploiements d’alliances au sein du champ religieux, et entre champs religieux et politique ; l’impact de ces redéploiements sur la consolidation ou la fragilisation des structures politiques ; la question des fractures confessionnelles et la construction de discours de minorisation ; la dimension sécuritaire corrélée à ces bouleversements, via l’émergence de nouvelles forces politico-religieuses aux marges des sociétés musulmanes, et la création de nouveaux espaces de conflictualité.

Axe 3: Transformations du genre, identités et mouvements

Le paradigme du genre, de plus en plus emprunté pour l’étude des sociétés musulmanes, permet l’analyse de la même manière qu’il est parfois contesté. Il renvoie autant à des pratiques et discours observables au quotidien qu’à des mouvements et mobilisations employant la problématique du genre pour se définir. Pourront être évoquées dans ce panel les modalités des militantismes contemporains, mais aussi les processus et discours identitaires dans sa relation avec le versant musulman. Usage des textes religieux, fatwas au sujet des identités LGBTQ, emploi du religieux dans les luttes pour l’égalité ou contre la violence, pratiques sociales du corps et de la sexualité, par quels canaux les différenciations de genre passent-elles  ?

Axe 4  :  Islam en contexte européen 

L’étude des pratiques religieuses de l’Islam en Europe, leur diversité et leurs spécificités, permet d’envisager les visages pluriels de l’islam et ses formes multiples de religiosité, les choix religieux des acteurs, les relations entre les textes fondateurs et la religion telle qu’elle est vécue par les croyants. Cet axe consistera à s’intéresser d’une part, aux diverses pratiques religieuses islamiques en Europe, à leur diversité, leur spécificité, à la formation de la piété à l’œuvre, les postures individuelles  ; d’autre part aux interactions entre le quotidien, le vécu, et les préceptes dogmatiques. Il s’agira de mettre en perspective faits religieux et enjeux du quotidien. Seront privilégiées les contributions relatives à toutes les religiosités, les acteurs, leur capacité de réflexivité, leurs trajectoires, leur façon de vivre leur foi mais aussi aux points suggérés ci-après : la notion d’islamophobie, Islam et prescriptions alimentaires, les terminologies qui globalisent et entraînent des confusions dans le sens commun ( immigrés, musulmans, arabes …), la question de la «  visibilité  » de l’islam, désorientaliser/décoloniser l’enseignement de l’Islam, décoloniser la laïcité.

Axe 5 : Expressions plurielles : discours, textes, symboles

Cet axe invite à réfléchir aux formes diverses de l’expression par le prisme de l’islam. La notion d’expression est à comprendre au sens le plus large, c’est-à-dire en tant que modalité de mise en forme de la pensée, comme passage qu’amorce le langage du sensible à l’intelligible. La diversité des formes d’expression sera privilégiée : le textuel, le symbolique, l’artistique ou encore le parlé sont autant de formes qui connaissent aujourd’hui des mutations, comme en témoigne par exemple l’omniprésence des nouvelles technologies. De nombreux enjeux sociaux sont ainsi révélés : du sentiment de justice aux enjeux politiques de la création artistique, l’inégalité de l’accès aux langages (au sens large) et l’absence de l’expression, de l’évocation du spirituel et du religieux, de la tension entre les langues à la problématique de la traduction, la portée des discours et leurs formes sont ainsi à questionner.

Axe 6 : Guerre et paix dans les mondes musulmans

Théâtre de conflits majeurs au XXème siècle, et théâtre de transformations au XXIème, la région nécessite que l’on s’intéresse à la question de la guerre et de la violence (violence de guerre, violence d’Etat, violences sociales et sociétales). Cependant, afin de dépasser le seul prisme du conflit, l’étude des processus démocratiques et/ou de résolution de conflits ainsi que des dynamiques propres aux cessations des hostilités s’impose. Cet axe propose, à travers différentes perspectives et approches, une analyse des conflits, des processus de négociation et des relations internationales entre les pays de la région (processus de régionalisation) et le reste du monde.

Axe 7 : Orientalisme et représentations de l’islam  

De nouvelles approches permettent de mettre à jour les thèses d’E. Saïd sur de nouveaux terrains contemporains : la différence des regards sur l’islam en fonction des contextes européen ou nord-américain, le poids des héritages coloniaux dans les représentations sur le monde arabe, les nombreux biais à l’oeuvre dans l’élaboration des politiques publiques et des pratiques diplomatiques aujourd’hui. Dans sa dimension historique, la question de l’orientalisme interroge le legs du savoir  laissé par les sciences pré-coloniales et coloniales : leur examen critique permet d’en mesurer l’apport tout en en critiquant les biais, et l’étude de leur usage dans des contextes politiques particuliers peut montrer comment les dimensions construites de ces représentations pèsent sur les décisions des acteurs historiques. Symétriquement, la ré-appropriation des savoirs de l’Orient par l’Orient lui-même et ses acteurs scientifiques est au coeur des renouvellements de la question.

Les propositions de communication – comprenant un titre accompagné de trois mots-clefs et d’un résumé de 300 mots maximum – sont à envoyer avant le 30 mars 2017 par voie électronique à l’adresse halqadesdoctorants@gmail.com. Les propositions seront ensuite examinées par le bureau de l’association Halqa et les auteurs sélectionnés recevront une notification.

Les frais de participation aux Journées qui incluent les repas, l’hébergement sur place si nécessaire et l’adhésion à l’association – sont fixés à 15 euros par personne.

Les Journées de la Halqa seront également l’occasion de renouveler le bureau de l’association au  cours de l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue de ces deux journées.

Pour d’autres information sur l’association n’hésitez pas à nous écrire ou à visiter notre carnet électronique https://halqa.hypotheses.org ainsi que notre page Facebook: https://www.facebook.com/halqadesdoctorants/?fref=ts

Ici l’appel à communication en PDF: appel-halqa-pdf-2