Archives de catégorie : Études Océan indien

Études océan Indien

Une revue de l’INALCO consacrée aux pays riverains de l’océan Indien et au monde austronésien.

An INALCO journal on the Austronesian world and the western Indian Ocean

51-52 | 2014 – Autour des entités sacrées

Manipulations rituelles de devins-guérisseurs sur les Hautes Terres centrales de Madagascar

51-52 | 2014 – Autour des identités sacrées

Manipulations rituelles de devins-guérisseurs sur les Hautes Terres centrales de Madagascar

48 | 2012 – Langues, savoirs et pouvoirs dans l’océan Indien occidental

La plante nommée en dialecte malgache de Mayotte kanusa (Cardiospermum halicacabum L., Sapindaceae), citée dans l’article de Mchangama, Salaün et alii, dans les recettes 10, 14 et 62. Cliché G. Lefèvre.
ISBN 978-2-85831-203-0

49-50 | 2013 – Archipels créoles de l’océan Indien

Représentation du sud-ouest de l’océan Indien
ISBN 978-2-85831-215-3

46-47 | 2011 – Vohémar, cité-État malgache

ISBN 978-2-85831-199-6

Après plus d'un demi-siècle de léthargie, le site de Vohemar, situé sur la côte nord-est de Madagascar a fait l'objet d'un regain d'intérêt par des chercheurs émanant de plusieurs disciplines.
Une double incitation fut à l'origine de cette reprise d'étude et de cette livraison. Tout d'abord, l'effet produit par le développement de la recherche archéologique et les fouilles voisines aussi bien à la côte orientale d'Afrique, dans l'archipel des Comores que sur la Grande Ile. Ensuite, par l'élargissement, comme le montre cette livraison, du nombre de chercheurs ayant porté leur attention sur ce site. Il y avait un besoin de réévaluation du site, aussi bien de lui-même que du contexte archéologique dans lequel il s'inscrit. Dès le IXe siècle, Madagascar apparaît bien comme un carrefour pluriculturel et les sépultures de Vohemar en sont, pour une époque comprise entre le XIIIe et le XVIIe siècle.
Les auteurs portugais apportent le témoignage de leur présence, comme le montre également le Kitab-i Bahriyye de Piri Re'is au début du XVIe siècle, en abordant les mouvements à partir des Comores et du monde arabe. La présence des céramiques Ming dans la totalité de cet espace, particulièrement notoire dans les sépultures de Vohémar, pose le problème non seulement du lieu de fabrication mais aussi de diffusion à partir de Srivijaya pour une époque plus ancienne.
Pourtant, récemment, dans un contexte contemporain où l'Afrique s'ouvre à la Chine et que celle-ci s'intéresse aussi au continent noir, tout se passe comme si une réévaluation de cette présence chinoise aux franges du continent était envisagée. Les grandes expéditions de Zheng He musulman chinois, dont le chroniqueur Ma Huan donne l'historique jusqu'à Malindi, n'évoque pourtant pas une navigation jusqu'à Madagascar.

45 | 2010 – Amour et sexualité du côté de l’océan Indien occidental

Sculpture funéraire, nécropole d’Antalitoka, au nord de Morondava
ISBN 978-2-85831-190-3

L’élaboration de ce quarante-cinquième numéro d’Études Océan Indien est assez particulière, car il a fallu cinq ans pour qu’il voie le jour, alors qu’en général, de l’appel à contribution jusqu’à la tenue du prêt-à-clicher pour l’imprimerie, les numéros précédents ne nous demandaient chacun qu’une année de préparation. Les appels à contribution successifs que nous avons lancés ainsi que les correspondances avec les collègues des différentes institutions en relation avec notre centre, le Centre d’études et de recherche sur l’océan Indien occidental et le monde austronésien (Croima), nous ont permis de constater la rareté des chercheurs en sciences de l’homme et de la société à avoir étudié la sexualité de ces pays. Il semble que, dans le domaine des relations entre les sexes, les chercheurs s’intéressent ici plutôt au problème de genre, notamment à la condition féminine ; on n’a que des notes éparses sur la sexualité.

42-43 | 2009 – Plantes et Sociétés

Tananarive. Marché du « Zoma » ; l’herboristerie en plein air. 1940
ISBN 978-2-85831-180-4

Le titre du cliché de la couverture aux Archives nationales d’Aix-en-Provence est « Tananarive. Marché du “Zoma” ; l’herboristerie en plein air. 1940 ». Il s’agit d’un cliché – consultable en ligne sur la base Ulysse – de G. Ramiandrisoa qui s’inscrit dans une série d’une quarantaine de photographies données au Ministère de la France d’Outre-Mer en 1946. Pourquoi les auteurs de ce numéro se sont-ils arrêtés à ce tableau si tananarivien ? N’auraient-ils pas pu s’accommoder d’autres clichés plus anciens ? Celui-ci a en effet quelque chose de contemporain, voire d’actuel, quand on sait la fascination qu’exercent médecine traditionnelle ou phytopraticiens. Cette « herboristerie » est à la croisée de deux mondes, ceux que P. Boiteau évoque en 1942, lors d’une exposition consacrée aux plantes médicinales, à Tsimbazaza. C’est tout l’art de Ramiandrisoa que de le montrer d’un bloc.
Ramiandrisoa fixe les attitudes de quelques inconnus en ce haut lieu, où, il n’y a pas si longtemps, avant l’explosion du Zoma en de multiples marchés excentrés, se vendaient encore les simples (rues Andrianampoinimerina, Escande, Ranavalona Ire).

44 | 2010 – Images contemporaines dans les sociétés de l’océan Indien occidental

Karine Blanchon, Antananarivo, 2003
ISBN 978-2-85831-187-3

Ce numéro est consacré à la place de l’image contemporaine dans les sociétés de l’océan Indien occidental. Ces sociétés sont de plus en plus tournées vers les images, quelles soient picturales, photographiques, cinématographiques ou audiovisuelles. Leurs messages peuvent être artistiques, publicitaires ou idéologiques. L’objectif de ce numéro est de mettre en lumière la diversité des représentations visuelles contemporaines à Madagascar, sur l’île de la Réunion et à l’île Maurice.


40-41 | 2008 – De l’éclosion à l’épanouissement de la littérature malgache

La fleur de Songosongo (Curtis's Botanical Magazine, 63, (3527), 1836 : Euphorbia Bojeri, M. Bojer’s Spurge, Muséum national d’histoire naturelle, Fonds documentaires de botanique
ISBN 978-2-85831-167-5

Maroa fara, maroa dimby, « ayez une nombreuse descendance, de nombreux successeurs », tel est le souhait adressé aux nouveaux mariés à Madagascar, plus précisément en Imerina. Se rassurer de la pérennité de la lignée se trouve au centre de ces vœux. Il y a un peu plus de 150 ans, la bénédiction a porté ses fruits au couple Littérature-Écriture. Depuis leur union au xixsiècle, les premiers-nés sont venus au monde sous le règne de Ranavalona Ire (1828-1861) avec la composition des cantiques et la traduction de la Bible en malgache. Néanmoins, la réaction de la reine face à l’introduction des civilisations étrangères, en l’occurrence la religion chrétienne, n’a pas rendu facile l’accouchement.

Le présent numéro regroupe une bonne partie des communications présentées lors de la journée d’études du Ceroi sur les 150 ans de la littérature malgache, qui s’est tenue le 14 mai 2004 à l’Inalco, ainsi que des résultats de recherches littéraires entreprises par des étudiants en master et en doctorat.