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Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines

Revue promouvant les études comparatives sur les sociétés et cultures passées et présentes de l’Asie du Centre et du Nord

A journal promoting comparative studies on past and present societies and cultures in Northern and Central Asia

47 | 2016 – Everyday religion among pastoralists of High and Inner Asia, suivi de Varia

47 | 2016 – Everyday religion among pastoralists of High and Inner Asia, followed by Varia

Nord-Asie 5 | 2015 – L’appel du bonheur

L'appel du bonheur
ISBN 979-10-92-565-30-0

 Pour les Mongols, partager de la nourriture, c’est bien plus et bien autre chose que se nourrir. En famille ou avec des visiteurs, au quotidien ou lors d’événements, le partage garantit, par un jeu d’« ouverture » et de « fermeture », le bon ordre des relations sociales, du déroulement des saisons et du cycle de la vie humaine. Il attire ainsi le « bonheur » sur les humains et leurs troupeaux.
Sandrine Ruhlmann, qui a vécu de longs mois en Mongolie de 2000 à 2015, tant dans la steppe qu’en ville, décrit et analyse en détail le système alimentaire actuel. Elle y reconnaît, entremêlées, des idées et des valeurs héritées du chamanisme, du bouddhisme et de l’idéologie communiste. À travers la viande sur l’os, le lait fermenté, les raviolis ou les gâteaux-semelle, c’est toute une façon de penser et de vivre qui se révèle.

Sandrine Ruhlmann est anthropologue, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Post-doctorante au Laboratoire d’Anthropologie Sociale (EHESS-CNRS-Collège de France) et actuellement au Labex Structurations des Mondes Sociaux (LISST-CAS), elle travaille sur la perception et la gestion des maladies animales en Mongolie.

 For Mongolian people, sharing food goes far beyond than merely feeding. By a set of “opening” and “closing”, for everyday life or for special events, in the family circle or with visitors, the fact of sharing food ensures the good order of social relationships. It ensures also the good order of seasonal rhythm and of human life cycle. It therefore attracts happiness to humans and their herds.
Between 2000 and 2015, Sandrine Ruhlmann has lived long months in the Mongolian steppe and in the city. She describes and analyses in detail the existing food system. She recognizes in this latter intermingled ideas and values inherited from Shamanism, Buddhism, and from Communist ideology. Through the meat on bone, the fermented milk, the ravioli, or the odd soleshoe-shaped pastries a way of thinking and of living is revealed.

Sandrine Ruhlmann is an anthropologist, and Doctor of the École des Hautes Études en Sciences Sociales. She was Postdoctoral Fellow at the Laboratoire d’Anthropologie Sociale (EHESS-CNRS-Collège de France) and she works currently at Labex Structurations des Mondes Sociaux (LISST-CAS), where she studies the animal diseases perception and management in Mongolia.

46 | 2015 – Études bouriates, suivi de Tibetica miscellanea

Nord-Asie 4 | 2014 – Chanter, s’attacher et transmettre chez les Darhad de Mongolie

ISBN 979-10-92565-00-03

  Chanter, s’attacher et transmettre chez les Darhad de Mongolie esquisse les contours du monde musical et sonore mongol. Dans les confins septentrionaux du pays où vivent les Darhad, comme partout ailleurs en Mongolie, l’attachement au chant, à la musique et aux sonorités de la nature est perçu comme une dimension pérenne et constitutive de l’ethos culturel. En s’appuyant sur des documents historiques, sur la littérature mongole et sur des recherches de terrain, Laurent Legrain inscrit ses analyses dans la temporalité longue de l’histoire du pays ainsi que dans celle, plus courte, de la socialisation de l’enfant. La première partie de l’ouvrage explore en détail les processus qui ont présidé à l’installation conjointe d’un répertoire et d’une « ethnie » darhad attentive aux spécificités phonologiques, stylistiques et musicales de ses chansons populaires. L’auteur se tourne ensuite vers l’univers sonore qui imprègne les steppes mongoles et, en suivant les enfants sur les pâturages ainsi que dans les classes de chant et de musique, analyse l’émergence d’une sensibilité exacerbée aux sonorités de la nature, aux inflexions de la voix humaine et aux mélodies des chants. L’ouvrage est accompagné d’un CD musical reprenant les principaux enregistrements qu’il a réalisés entre 2001 et 2005 chez les Darhad ainsi que des extraits des premières sessions d'enregistrement de musique mongole effectuées à Moscou en 1935.

45 | 2014 – Épopée et millénarisme : transformations et innovations

| 2013 – D’une anthropologie du chamanisme vers une anthropologie du croire

Couverture : D’une anthropologie du chamanisme vers une anthropologie du croire. Hommage à l’œuvre de Roberte Hamayon
ISBN 978-2-9518888-8-3
768 p. - 34,50 €

Ce volume d'hommage rassemble des auteurs confirmés de la même génération que Roberte Hamayon et des chercheurs plus jeunes, qu'elle a ou non formés, mais qui se sont regroupés autour d'elle pour profiter de la richesse de son enseignement. La première partie réunit un ensemble de contributions illustrant la variété des regards sur le chamanisme. La seconde se fait l'écho de ses travaux sur les relations entre chamanes, animaux et surnature. La troisième partie propose une dizaine d’études qui reprennent d’une manière ou d’une autre ses réflexions sur la croyance, les techniques qui y contribuent et le type de savoir qu’elle engendre, à partir de terrains variés ou encore, dans une perspective plus théorique. La dernière partie enfin regroupe des variations tibétaines et d’Asie centrale, en écho à la dernière extension de la revue qu’elle a créée.

Sommaire

43-44 | 2013 – Le pastoralisme en Haute-Asie : la raison nomade dans l’étau des modernisations

Nord-Asie 3 | 2012 – Deviner pour agir

Deviner pour agir
ISBN 978-2-9518888-7-6

SOMMAIRE

Jean-Luc LAMBERT et Guilhem OLIVIER, « Introduction ». — Roberte N. HAMAYON, « Le “bon” côté ou la fabrique de l’optimisme. Réflexion sur des formes simples de divination en Sibérie ». — Renée KOCH PIETTRE, « De la possession mantique au savoir divinatoire dans la Grèce ancienne ». — Perig PITROU, « La divination dans la Sierra Mixe (Mexique) comme forme d’action sur le monde ». — Jean-Luc LAMBERT, « Le sabre et le battoir, guerrier vaincu ou époux d’esprit ? Deux manières de se penser pour agir sur le monde (Ouest sibérien) ». — Guilhem OLIVIER, « Divination, manipulation du destin et mythe d’origine chez les anciens Mexicains ». — Emmanuel JAMBON, « Magie propitiatoire ou divination ? Quelques remarques sur les procédés d'appréhension du futur dans la pensée religieuse de l’Égypte pharaonique ». — Sandrine RUHLMANN, « Appeler le bonheur. À propos de quelques pratiques propitiatoires domestiques en Mongolie ». — Hélios FIGUEROLA PUJOL, « À propos de certaines considérations ontologiques relatives à la divination dans la communauté tzeltal de San Juan Evangelista Cancuc (Hautes terres du Chiapas-Mexique) ». — Alain ROCHER, « La diversité des régimes divinatoires dans le Japon ancien ».

42 | 2011 – Variations tibétaines, Et autres…