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Cahiers d’études africaines

Revue interdisciplinaire bilingue consacrée aux sciences sociales sur l’Afrique et le Monde noir

A multidisciplinary bilingual journal promoting africanist research in the humanities

212 | 2013 – Varia

ISBN 978-2-7132-2389-1

211 | 2013 – Varia

Couverture CEA 211
ISBN 978-2-7132-2388-4

209-210 | 2013 – Masculin pluriel

Couverture CEA 209-210
ISBN 978-2-7132-2387-7

Souvent considérée comme allant de soi, et parent pauvre des études sur le genre en Afrique, la masculinité se fabrique et s’exprime de manière à la fois perpétuelle et peu visible, dans l’opacité du quotidien.
Les contributions réunies dans ce numéro en décèlent les formes ordinaires ou plus spectaculaires et analysent la façon dont se construisent les rôles et les statuts qui lui sont associés. À l’inverse d’une idée répandue, les hommes ne détiennent ni naturellement ni uniformément une position dominante à l’égard des femmes. Le pouvoir est inégalement réparti à l’intérieur même du groupe des hommes, selon par exemple le statut social ou la place dans la structure de parenté ; le facteur générationnel en particulier joue un rôle déterminant dans la définition du genre. Cette logique apparaît aussi au travers des violences masculines, dont les hommes sont non seulement les auteurs mais aussi souvent ceux contre lesquels elles s’exercent. De plus, les identités de genre ne sauraient se réduire au modèle binaire masculin/féminin : des représentations oscillant entre catégories apparentées au féminin et figures masculines inachevées caractérisent certains hommes, considérés comme n’en étant pas tout à fait ; il en va de même pour les femmes qui parfois sont estimées ou s’estiment « masculines ».
Si la construction du masculin s’effectue en grande partie en relation avec le féminin, elle est aussi redevable d’une pluralité de figures et de principes de division au sein même du groupe des hommes. Bien qu’une forme dominante cherche souvent à s’imposer comme la seule légitime, le réalisme empirique des études réunies dans ce numéro montre qu’elle n’y parvient pas toujours.

208 | 2012 – Varia

Couverture CEA 208
ISBN 978-2-7132-2350-1

206-207 | 2012 – L’islam au-delà des catégories

L’islam au-delà des catégories
ISBN 978-2-7132-2349-5

205 | 2012 – Varia

ISBN 978-2-7132-2348-8

204 | 2011 – Varia

Couverture_CEA204
ISBN 978-2-7132-2299-3

202-203 | 2011 – Les sciences sociales au miroir du développement

CEA_202-203
ISBN 978-2-7132-2298-6

Aujourd’hui le développement semble pris entre trois feux : les interventions humanitaires de plus en plus urgentes, la mondialisation marchande accélérée par les pays devenus émergents et enfin les crises financières qui ont remis les pays occidentaux au cœur de cette problématique. Pourtant, l’étude du développement au sens de programmes de modernisation, de dynamiques de mutation sociale et de redéfinition des modes d’action sociale et de gouvernance reste plus que jamais d’actualité. Sur ce point, les États africains manifestent une résilience particulière mais il est évident qu’en ce début du XXIe siècle il n’est plus possible de penser théoriquement et empiriquement le développement comme dans les années 1960-1990. La quinzaine d’articles rassemblés ici s’organisent autour de deux grandes préoccupations : la confrontation transversale (et intra-continentale) des champs d’analyse (l’urbain, le rural, la communauté, la pauvreté,l’État, les acteurs et la société civile) d’une part, et les pratiques méthodologiques et déontologiques des recherches (l’approche des développeurs et des agents publics, la question de la consultance, du rôle des chercheurs nationaux et de la restitution des résultats) de l’autre. Le développement est indiscutablement devenu cette dernière décennie l’un des champs d’expérimentation et de reconsidération disciplinaireles plus innovants pour l’ensemble des sciences sociales et notamment pour l’anthropologie dont se réclament plus de la moitié des auteurs de ce numéro.

 

Nous ne publions ici, en texte intégral et en libre accès, que la «Chronique bibliographique» du numéro 202-203. Les résumés des contributions sont proposés en libre accès sur Cairn, de même que leur texte intégral, disponible moyennant abonnement et accès payant.

201 | 2011 – Varia

CEA 201
ISBN 978-2-7132-2297-9

198-199-200 | 2010 – 50 ans

50 ans
ISBN 978-2-7132-2252-8

L’année 1960, date de la fondation des Cahiers d’Études africaines par Georges Balandier, fournit un bon repère pour cadrer l’évolution de l’africanisme jusqu’à son aboutissement actuel. Le continent africain, de même que l’ensemble des pays du Sud, représentait à cette époque un espoir de libération pour la totalité de la planète. Dans ce contexte, les Cahiers offraient une articulation entre engagement politique et pratique scientifique. Étaient privilégiées l’historicité et la contemporanéité des situations africaines résultant essentiellement de la colonisation.
Les années 1970-1980 marquent toutefois une inflexion dans le champ des études africanistes, inflexion dont on trouve un écho dans les Cahiers avec de nouveaux thèmes comme l’histoire, les femmes, la santé. La grande nouveauté des années 1990 réside dans l’ouverture des Cahiers au Maghreb et à ce que l’on a désormais coutume de nommer les « diasporas noires des Amériques ».
Cet effort de renouvellement et d’ouverture se poursuit au cours des années 2000. Ce numéro triple, dirigé par Jean-Loup Amselle, invite à revenir non seulement sur les enjeux auxquels, depuis cinquante ans, l’africanisme est confronté mais aussi à questionner aujourd’hui notre rapport à l’Afrique. Ce qui a motivé la constitution du champ d’études africanistes, de l’« aire culturelle » africaine, et donc la création du « Centre d’études africaines » ainsi que des Cahiers d’Études africaines, soit la perception d’une différence radicale entre l’Europe et l’Afrique, pourrait bien être au contraire l’espace d’un lieu commun. Ne convient-il pas de concevoir l’Afrique comme un miroir ou un analyseur de notre propre modernité, au sens le plus global de ce terme ?

Nous ne publions ici  que le sommaire du numéro triple édité à l’occasion du cinquantenaire des Cahiers d’études africaines. Les résumés des contributions sont proposés en libre accès sur Cairn, de même que leur texte intégral, disponible moyennant abonnement et accès payant.

  • Disciplines
    • L’expérience de l’ethnologue et le problème de l’explication
      Georges Balandier
    • Au cœur de l’Afrique (entretiens)
      Françoise Héritier
    • L’Afrique comme pictogramme
      Éloi Ficquet
    • Le culturalisme traditionaliste africaniste
      Jean-Pierre Olivier de Sardan
    • Cardinal Directions
      Robert Launay
    • L’osmose des regards
      Mamadou Diawara
    • Réinventer les ruralités
      Benoît Hazard
  • Africanismes
    • Dernière séance
      Emmanuel Terray
    • Pluridisciplinarité et naissance de l’histoire africaine de langue française
      Catherine Coquery-Vidrovitch
    • Passer en revue ou être de la revue ?
      Jean Copans
    • Une « Afrique fantôme ? »
      Alain Gascon
    • Le Mali, un puits tari de l’africanisme ?
      Anne Doquet
    • Une « voie ignorée » des études africaines, d’Alain Locke à Melville Herskovits et Ralph Bunche
      Anthony Mangeon
  • Afriques
    • Approche des « Amériques noires »
      Marie-José Jolivet
    • « Question noire » et mémoire de l'esclavage
      Michel Giraud
    • Une forme d’africanisation au Brésil
      Véronique Boyer
    • L’Afrique a-t-elle perdu le Nord ?
      Mustapha El Qadéry
  • Postcolonialismes
    • L’ontologie négative de l’Afrique
      Charles Kounkou
    • Quelque chose de pourri dans le post-empire
      Florence Bernault
    • Le Mausolée Brazza, corps mystique de l'État congolais ou corps du « négatif »
      Joseph Tonda
    • Intersections et trajectoires
      Dominic Thomas
    • L’Afrique peut-elle être « décrochée » de l’Occident ?
      Jean-Loup Amselle
  • Religions
    • Espace et sacralité
      Marc Augé
    • Ceci n’est pas une confrérie
      Jean-Pierre Dozon
    • La preuve de Dieu par les Pygmées
      André Mary
    • L’islam au sud du Sahara
      Jean-Louis Triaud
    • Quand ethnologue et imam croisent leurs plumes
      Marie Miran
  • Politiques, humanitaire et médias
    • Un dimanche à Kissidougou
      Michel Agier
    • L’Afrique à l'écoute
      Thierry Perret
    • Victimes à tout jamais. Les enfants et les femmes d’Afrique
      Michela Fusaschi
    • La culture visuelle au sud du Sahara
      Jean-Paul Colleyn
    • Les biens publics mondiaux
      Claude Freud
  • Arts, langues, littératures
    • Imaginaire collectif des Katangais au temps de la désindustrialisation. Regard du dedans et regard d’en dehors
      Bogumil Jewsiewicki
    • Singeries au Congo
      Nicolas Martin-Granel
    • Des immigrés aux artistes africains parisiens
      Abdourahman A. Waberi
    • De l’Afrique des langues à l’Afrique des discours
      Cécile Canut
    • Africanisme français et littératures africaines
      Kusum Aggarwal
    • Les arts au creuset de la pensée congolaise contemporaine
      Jean-Luc Aka-Evy