Archives de catégorie : l’Année du Maghreb

l’Année du Maghreb

L’Année du Maghreb, publiée par l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM, UMR 7310, CNRS/Aix-Marseille Université), a succédé à L’Annuaire de l’Afrique du Nord (1962-2003) dont la première parution aux Éditions du CNRS remonte à 1962.

Cette revue a deux vocations : porter une attention particulière à l’actualité́ de la région durant une année de référence (dynamiques internes des Etats et sociétés du Maghreb, configuration et transformation de leur environnement international et de leurs relations extérieures) ; accueillir des travaux originaux de sciences sociales sur le Maghreb, valorisant l’approche de terrain et le travail sur des sources inédites.

Elle livre ainsi tous les ans des chroniques politiques de l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie, assorties d’un ou plusieurs « gros plans » et de notes traitant de débats d’actualité, ouverts notamment aux questions culturelles, économiques, juridiques ou de relations internationales qui traversent les sociétés du Maghreb. En première partie de chacun de ses numéros, L’Année du Maghreb accueille également un dossier de recherche thématique, centré sur le Maghreb faisant écho tant à l’actualité qu’aux débats pluridisciplinaires en cours dans le champ des sciences sociales.

L’Année du Maghreb est présente en ligne, dans le cadre du programme OpenEdition Freemium qui permet la prise de connaissance immédiate, et dans leur intégralité, des textes les plus récemment publiés. Ouverte à des contributions en français, en arabe ou en anglais, elle entend participer à l’animation et à la consolidation d’un réseau international de chercheurs en sciences sociales travaillant sur le Maghreb contemporain.

The journal is to analyse Maghrebi current affairs over the preceding year

17 | 2017 – Dossier : Genre, santé et droits sexuels et reproductifs au Maghreb

L'Année du Maghreb 17|2017 vol. 2
ISBN 978-2-271-11759-2

Depuis le milieu des années 1990, la santé et les droits sexuels et reproductifs sont entrés dans les agendas des organisations onusiennes et des agences de coopération des États du Nord qui s’en servent pour promouvoir des politiques globales où se confondent discours sanitaire, légal et moral, mais qui produisent de nouveaux droits et de nouvelles formes de subjectivités. Au Maghreb, des ONG et des associations locales ont également favorisé la diffusion du concept de santé sexuelle et reproductive. Les droits qui s’y accompagnent sont beaucoup plus difficiles à faire accepter dans la mesure où ils mettent en question le droit et les normes sociales des pays dans lesquels elles opèrent. L’individu libre, rationnel, autonome, indépendant qui est
sous-entendu dans les notions de santé et droits sexuels et reproductifs, ne correspond pas aux conceptions locales du sujet et ne tient pas compte de la nature publique et règlementée de la sexualité dans les pays du Maghreb. Les articles de ce volume rendent compte de cette fracture qui, déjà relevée par des travaux il y a plus de vingt ans, n’a pas cessé d’exister et de créer de contradictions significatives entre lois, discours officiels, pratiques médicales et normes sociales.

Illustration de couverture : © Dalila Alaoui. Ceci est ma ville, 2015, aquarelle, tempera, collage sur papier, 53x69 cm.

Dalila Alaoui est plasticienne et écrivaine. Sa démarche artistique entre la France et le Maroc explore une dimension à la fois intimiste et historique à travers peintures, dessins et installations.

17 | 2017 – Dossier : Genre, santé et droits sexuels et reproductifs au Maghreb

L'Année du Maghreb 17|2017 vol. 2
ISBN 978-2-271-11759-2

Depuis le milieu des années 1990, la santé et les droits sexuels et reproductifs sont entrés dans les agendas des organisations onusiennes et des agences de coopération des États du Nord qui s’en servent pour promouvoir des politiques globales où se confondent discours sanitaire, légal et moral, mais qui produisent de nouveaux droits et de nouvelles formes de subjectivités. Au Maghreb, des ONG et des associations locales ont également favorisé la diffusion du concept de santé sexuelle et reproductive. Les droits qui s’y accompagnent sont beaucoup plus difficiles à faire accepter dans la mesure où ils mettent en question le droit et les normes sociales des pays dans lesquels elles opèrent. L’individu libre, rationnel, autonome, indépendant qui est
sous-entendu dans les notions de santé et droits sexuels et reproductifs, ne correspond pas aux conceptions locales du sujet et ne tient pas compte de la nature publique et règlementée de la sexualité dans les pays du Maghreb. Les articles de ce volume rendent compte de cette fracture qui, déjà relevée par des travaux il y a plus de vingt ans, n’a pas cessé d’exister et de créer de contradictions significatives entre lois, discours officiels, pratiques médicales et normes sociales.

Illustration de couverture : © Dalila Alaoui. Ceci est ma ville, 2015, aquarelle, tempera, collage sur papier, 53x69 cm.

Dalila Alaoui est plasticienne et écrivaine. Sa démarche artistique entre la France et le Maroc explore une dimension à la fois intimiste et historique à travers peintures, dessins et installations.

16 | 2017 – Dossier : États et territoires du politique

L'Année du Maghreb 16|2017 vol. 1
ISBN 978-2-271-11588-1

La « décentralisation » fait partie des modalités de changement promues par les bailleurs de fonds internationaux au Maghreb pour, d’une part, dégrossir les administrations centrales tentaculaires des États et, d’autre part, ouvrir le jeu politique local dans le sens d’une démocratisation des régimes politiques de la région. Depuis le milieu des années 1990, et plus encore durant la décennie 2000, elle a constitué un pan majeur des programmes de réforme des administrations locales mis en place par les pouvoirs publics. Si, à l’époque, la décentralisation a suscité débats et controverses, ainsi que de nombreux travaux de recherches, l’enjeu est désormais – dans le contexte mouvant des « printemps arabes » et des appels à une transformation de l’organisation des pouvoirs – de comprendre comment les dirigeants politiques et cadres des administrations centrales et locales (re)considèrent sa mise en oeuvre.
Plus précisément, la question que nous nous proposons d’examiner dans ce dossier est celle des effets des mobilisations populaires sur la production d’une nouvelle donne territoriale, en focalisant l’analyse tant sur les modalités des mobilisations politiques que sur le décryptage des réponses apportées par les autorités publiques à la crise politique dans sa dimension territoriale. Or, faire face à une telle interrogation ne relève pas de l’évidence, dès lors que les mobilisations populaires des « printemps arabes » peuvent être lues comme une demande, à la fois, d’autonomie locale et d’un «plus d’État».

16 | 2017 – Dossier : États et territoires du politique

L'Année du Maghreb 16|2017 vol. 1
ISBN 978-2-271-11588-1

La « décentralisation » fait partie des modalités de changement promues par les bailleurs de fonds internationaux au Maghreb pour, d’une part, dégrossir les administrations centrales tentaculaires des États et, d’autre part, ouvrir le jeu politique local dans le sens d’une démocratisation des régimes politiques de la région. Depuis le milieu des années 1990, et plus encore durant la décennie 2000, elle a constitué un pan majeur des programmes de réforme des administrations locales mis en place par les pouvoirs publics. Si, à l’époque, la décentralisation a suscité débats et controverses, ainsi que de nombreux travaux de recherches, l’enjeu est désormais – dans le contexte mouvant des « printemps arabes » et des appels à une transformation de l’organisation des pouvoirs – de comprendre comment les dirigeants politiques et cadres des administrations centrales et locales (re)considèrent sa mise en oeuvre.
Plus précisément, la question que nous nous proposons d’examiner dans ce dossier est celle des effets des mobilisations populaires sur la production d’une nouvelle donne territoriale, en focalisant l’analyse tant sur les modalités des mobilisations politiques que sur le décryptage des réponses apportées par les autorités publiques à la crise politique dans sa dimension territoriale. Or, faire face à une telle interrogation ne relève pas de l’évidence, dès lors que les mobilisations populaires des « printemps arabes » peuvent être lues comme une demande, à la fois, d’autonomie locale et d’un «plus d’État».

15 | 2016 – Dossier : Profession journaliste

Année du Maghreb n°15 2016 vol II
ISBN 978-2-271-09358-5

Le dossier "profession journaliste" traite des transformations des paysages médiatiques des différents États du Maghreb en portant le regard sur les conditions d'exercice du métier de journaliste. En se plaçant au cœur du système, on perçoit les transformations de l'espace économique, la diversité des espaces de travail dans lesquels ils exercent et son effet sur la labilité des identités professionnelles.

Comme chaque année, les chroniques dressent un bilan de la vie politique dans les différents pays du Maghreb au cours de l'année qui précède. L'année 2015 montre à son tour la spécificité des trajectoires politiques des États et des sociétés de la région.

15 | 2016 – Dossier : Profession journaliste

Année du Maghreb n°15 2016 vol II
ISBN 978-2-271-09358-5

Le dossier "profession journaliste" traite des transformations des paysages médiatiques des différents États du Maghreb en portant le regard sur les conditions d'exercice du métier de journaliste. En se plaçant au cœur du système, on perçoit les transformations de l'espace économique, la diversité des espaces de travail dans lesquels ils exercent et son effet sur la labilité des identités professionnelles.

Comme chaque année, les chroniques dressent un bilan de la vie politique dans les différents pays du Maghreb au cours de l'année qui précède. L'année 2015 montre à son tour la spécificité des trajectoires politiques des États et des sociétés de la région.

14 | 2016 – Dossier : Musiques et sociétés

L'Année du Maghreb 2016, n°14, vol I
ISBN 978-2-271-09199-4

sous la direction de Yvan Gastaut

La chanson de variété au Maghreb nous raconte des histoires de migrati ons et de circulations. Nombreuses sont les figures du Panthéon de la chanson populaire maghrébine à avoir chanté les aff res de l’exil. L’héritage des écoles arabo-andalouses croise le dynamisme de la tradition orale berbère, le savoir-faire des grands maîtres de l’Andalou de confession juive, et la chanson de variété moderne qui naît en terre d’exil. Dans un contexte socio-politique et linguistique tourmenté, la chanson devient un miroir de l’histoire sociale de ces territoires et du monde post-colonial qui en est issu.
Ce numéro rassemble aussi des varia, adressés à la Rédaction de façon spontanée. Avec trois études consacrées à la Tunisie post-révoluti onnaire, aux enjeux sécuritaires et d’autres remontant à un passé plus lointain, c’est un incessant va-et-vient entre passé et présent et une
perception du caractère contingent des normes des sociétés du Maghreb qui se donnent à voir.

14 | 2016 – Dossier : Musiques et sociétés

L'Année du Maghreb 2016, n°14, vol I
ISBN 978-2-271-09199-4

sous la direction de Yvan Gastaut

La chanson de variété au Maghreb nous raconte des histoires de migrati ons et de circulations. Nombreuses sont les figures du Panthéon de la chanson populaire maghrébine à avoir chanté les aff res de l’exil. L’héritage des écoles arabo-andalouses croise le dynamisme de la tradition orale berbère, le savoir-faire des grands maîtres de l’Andalou de confession juive, et la chanson de variété moderne qui naît en terre d’exil. Dans un contexte socio-politique et linguistique tourmenté, la chanson devient un miroir de l’histoire sociale de ces territoires et du monde post-colonial qui en est issu.
Ce numéro rassemble aussi des varia, adressés à la Rédaction de façon spontanée. Avec trois études consacrées à la Tunisie post-révoluti onnaire, aux enjeux sécuritaires et d’autres remontant à un passé plus lointain, c’est un incessant va-et-vient entre passé et présent et une
perception du caractère contingent des normes des sociétés du Maghreb qui se donnent à voir.

13 | 2015 – Dossier : Pratique du droit et propriétés au Maghreb

L'Année du Maghreb 2015|13, vol.II
ISBN 978-2-271-08831-4

Sous la direction de Baudouin Dupret et Yazid Ben Hounet

Dans les mondes musulmans, l’étude du droit et des institutions judiciaires peine à se défaire de la référence à l’islam. Cette survalorisation du référent islamique, qui s’accompagne de nombreuses erreurs d’interprétation, est d’autant plus forte que des acteurs politiques revendiquent l’application de « la sharî‘a islamique », mouvements islamistes et gouvernants finissant par s’aligner sur un même registre de discours.

Ce numéro de L’ Année du Maghreb procède à une étude du droit dans les sociétés maghrébines, en opérant des comparaisons avec d’autres espaces africains, comme le Soudan. Il questionne ainsi les relations du droit à l’islam, en dressant une série de constats qui se fondent sur les acquis de l’anthropologie du droit. Soucieux de combler le déficit d’attention accordée à cette question, les chercheurs ici réunis tentent de substituer à l’anthropologie du droit musulman une anthropologie du droit dans les mondes musulmans en se donnant un objet précis au coeur du droit : la propriété, le contrat qui la constitue et sa transmission.

À travers une ethnographie du droit de la propriété et de son transfert, ce numéro permet d’identifier en contexte et à l’oeuvre les gens impliqués dans ces activités. Il vise aussi à montrer combien, dans les pratiques quotidiennes, le référencement à l’islam s’avère occasionnel. Loin d’y être subordonnée, la dynamique du droit s’en affranchit largement.