Category Archives: Religious persons/communities

Qu’est-ce qu’un homme chrétien ? Masculinités et engagements

L’AFHRC signale l’atelier européen « What is a Christian Man ? Commitments and Masculinities in Europe » les 11 et 12 juin 2018 organisé par l’axe « Genre et Europe » du LabEX EHNE à l’initiative d’Anthony Favier (LARHRA), Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/CHSP) et Caroline Muller (LARHRA/CerHIC). Il se tiendra à la Maison de la Recherche (28, rue Serpente, Paris 6e), salles D035 (lundi) et salle D040 (mardi).

L’entrée est libre, mais en raison des restrictions d’accès au bâtiment, il faut s’inscrire à l’adresse suivante : genreeurope[at]gmail.com.

Première journée : 11 juin 2018

Lieu : Maison de la Recherche – Salle D 035

Matin

9h30 : Accueil des participants.

10h : Mot d’accueil par Fabrice Virgili (LabEx EHNE, UMR Sirice/CNRS).

Ouverture de l’atelier et lecture inaugurale par Yvonne Werner (Lund University).

Présentation des journées par Anthony Favier, Anne Jusseaume et Caroline Muller.

Atelier n°1 : Rôles familiaux

Présidence et discussion par Caroline Muller (LARHRA/Centre de Recherche en Histoire Culturelle).

11 h : Inès Anrich (Université Paris 1 Sorbonne, Centre d’Histoire du XIXe siècle) : « Pères catholiques, pères anticléricaux : l’autorité paternelle face aux vocations religieuses des filles (France et Espagne, XIXe siècle) ».

11h30 : Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/Centre d’Histoire de Sciences Po) : « Faire des pères de famille et des ouvriers chrétiens : stratégies genrées de reconquête religieuse par les Assomptionnistes sous la Troisième République ».

12h-12h40 : Discussion

12h40-14h : Pause déjeuner buffet

Après-midi

Atelier n°2 : Émotions et masculinités

Présidence et discussion par Régis Schlagdenhauffen (EHESS – IRIS/LabEx EHNE).

14h : Michael Ledger-Lomas (King’s College, London) : « ‘No will but His’: Men, Mourning and the Late Victorian Monarchy ».

14h30 : Natalia Núñez Bargueño (Sorbonne Université et Université de Alcalá de Henares) : « La performance du “caballero cristiano : masculinité et culture émotionnelle catholique dans les espaces publics et urbains espagnols au début du XXe siècle ».

15h-15h40 : Discussion

15h40-16h : Pause

Atelier n°3 : Homme, prêtre, autre ? Sacerdoce et masculinités

Présidence et discussion par Yann Raison du Cleuziou (Université de Bordeaux / Centre Émile Durkheim).

16h : Rafael Ruiz Andrés (Universidad Complutense de Madrid) : « “And the priest became a man…”, The clerical identity crisis as a factor in the process of Spanish secularization (1960-1980) ».

16h30 : Anthony Favier (LARHRA) : « Au-delà l’expérience des prêtres-ouvriers, la masculinité sacerdotale dans les milieux populaires français des années 1950-1970 ».

17h : B. Morris (University of Cambridge) : « Newman’s empty grave: celibacy and the history of sexuality ».

17h30-18h30 : Discussion

Deuxième journée : 12 juin 2018

Lieu : Maison de la Recherche – Salle D 040

Matin

Atelier n°4 : « Muscular christianity » : Christianisme et modèles de masculinité

Présidence et discussion par Matthieu Brejon de Lavergnée (Sorbonne Université – Centre d’Histoire du XIXe siècle).

10h : Arnaud Baubérot (Université Paris-Est Créteil – CRHEC) : « Scoutisme et éducation virile : comment les protestants français ont importé l’idéologie de la muscular christianity ».

10h30 : Charles Melebeck (Université Catholique de Louvain) : « Le prêtre-éducateur, un homme engagé ? Les motivations des aumôniers scouts et guides en Belgique francophone (1945-1970) ».

11h : Josselin Tricou  (Université Paris 8) : « À chaque vague du féminisme sa chrétienté musclée. Mobilisations et contre mobilisations».

11h30-12h30 : Discussion

12h30-14h : Pause déjeuner buffet

Après-midi

Atelier n°5 : Masculinités et engagements religieux à l’épreuve de la guerre

Présidence et discussion par Julie Le Gac (Paris Nanterre, ISP/LabEx EHNE).

14h : Stephanie Wright (University of Sheffield) : « Franco’s ‘Mutilated Gentlemen’ and Catholic masculinities in modern Spain, 1936-1975 ».

14h30 : Bertrand Noblet (Université de Clermont-Ferrand) : « La résurrection du Catholique viril et guerrier : une illusion du franquisme ».

14h30-15h10 : Discussion

15h15 : Conclusions par Florence Rochefort (GSRL – EPHE/CNRS).

16h Fin de l’atelier

Comité d’organisation : Anthony Favier (LARHRA), Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/CHSP)  et Caroline Muller (LARHRA/CerHIC) dans le cadre de l’axe « Genre et Europe » du LabEx EHNE.

Comité scientifique : Matthieu Brejon de Lavergnée (Sorbonne Université – Centre d’Histoire du XIXe siècle), Bruno Dumons (CNRS – LARHRA), Julie Le Gac (Paris Nanterre, ISP/LabEx EHNE), Manuela Martini (Université Lyon 2 – LARHRA), Florence Rochefort (GSRL – EPHE/CNRS), Régis Schlagdenhauffen (EHESS- IRIS/LabEx EHNE).

Faire de l’histoire religieuse : bilan et perspectives

L’AFHRC relaie le programme de la 27ème Université d’été d’histoire religieuse organisé par le « Carrefour d’histoire religieuse » qui se tiendra à Montpellier – Vignogoul du 13 au 16 juillet 2018 sur le thème « Faire de l’histoire religieuse. Bilan et perspectives (1960-2018) ».

Présentation par les organisateurs : créé en 1992, le « Carrefour d’histoire religieuse » organise depuis lors des universités d’été. Qu’est-ce qu’un carrefour, sinon l’endroit où des chemins se croisent ? C’est pour favoriser les rencontres que cette université d’été est itinérante, choisissant chaque année un nouveau lieu, un nouveau thème. C’est pour faciliter les échanges qu’elle tient à la convivialité. Le Carrefour est ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la question religieuse (étudiants, enseignants, grand public). Il vise, à travers la présentation de travaux de synthèse ou de recherches nouvelles en histoire religieuse, à cultiver l’ouverture sur un héritage multi-séculaire appréhendé le plus largement possible, dans une démarche scientifique et respectueuse du fait religieux.

Lieux :
Faculté de théologie protestante, 13 Rue du Dr Louis Perrier, 34000 Montpellier.

Abbaye de Vignogoul 2071 Route de Saint Georges d’Orques, 34570 Pignan

Programme :

Vendredi 13 juillet après midi

Cette première session se tient à l’Institut Protestant de théologie, 13 rue Louis-Perrier, à Montpellier (Parking ; tram depuis la gare : arrêt L2 et L4 nouveau-Saint-Roch).

14h00 – 14h30 : Ouverture avec le doyen de l’IPT et le président du CHR. Présentation du thème par Michel FOURCADE et Pierre-Yves KIRSCHLEGER.

Problématique et acteurs
14 h 30 : Christian SORREL (Lyon 2) : Les grandes étapes de l’histoire religieuse.

15h15 : Jean-François GALINIER PALLEROLA (Institut catholique de Toulouse) : Histoire religieuse et théologie : convergences et divergences.

16 h 30 : Michel FOURCADE (Montpellier 3) : Yves-Marie Hilaire, Gérard Cholvy et les autres… Une génération catholique en sciences humaines.

17h15 : Christian ALMAVI (Montpellier 3) : Histoire et mémoire : faut-il commémorer et si oui, que commémorer ?

20 h 30 : Soirée livres : Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Christian SORREL, François ARS.

Samedi 14 juillet matin
Histoire médiévale et moderne

9 h 00 : Jean HEUCLIN (Université catholique de Lille) : Évangélisation, christianisation, paroisses, un processus sans fin dans le passage des églises patrimoniales à l’église universelle durant le Haut Moyen Âge.

10h 15 : Aude LORIAUD (Bordeaux 3) : Une approche renouvelée des archives des couvents féminins par l’histoire urbaine, judiciaire et du genre.

11h00 : Tiziano ANZUINI (Montpellier 3), Histoire et prophétie dans les traductions kabbalistiques de Gilles de Viterbe.

Samedi 14 juillet après-midi
Chez nos voisins géographiques et disciplinaires

14h00 : Frédéric-Pierre CHANUT (agrégé d’histoire) : L’histoire religieuse au Québec.

14h45 : Cyrille DOUNOT (Université d’Auvergne) : Le point de vue du juriste par rapport aux sources religieuses ou à l’exploitation de l’histoire religieuse.

16h00 : Hugo PERINA (doctorant EHESS) : Historiographie de l’histoire religieuse aux frontières de l’histoire culturelle.

16h45  : Pierre-Emmanuel MERAND (Montpellier 3) : L’interprétation de l’histoire religieuse par les socialistes au XIXe siècle.

21h00 : Soirée vidéo : le film des 40 ans de l’AFHRC, avec Frédéric LUNEL (Université du Mans).

Dimanche 15 juillet matin
L’histoire religieuse du temps présent.

9h00  : Corinne BONAFOUX (Université de Savoie) : Histoire religieuse et la modernité.

10h00 : Sabine ROUSSEAU (Université d’Auvergne) : Faire l’histoire religieuse du temps présent.

11h00 : Eucharistie (à l’abbaye de Vignogoul) ou temps libre.

Dimanche 15 juillet après-midi
14h00 : CA et AG du Carrefour d’histoire Religieuse 15 h 30 : Départ pour une visite à Montpellier

Soirée libre

Lundi 16 juillet matin
9h00 : Mehdi AZALEZ (Université catholique de Louvain) : Le Coran à l’épreuve de l’approche historico-critique.

9h45 : François ARS (Université catholique de l’Ouest):  Le rôle des clercs dans l’histoire religieuse.

10h45 : Olivier LANDRON (Université catholique de l’Ouest), Le père Bédouelle et l’histoire religieuse.

11h30 : Jean-Louis CLEMENT (IEP Strasbourg) : La biographie épiscopale au XXe siècle.

Lundi 16 juillet après-midi
14h00 : Carol IANCU (Montpellier 3), Gérard Cholvy et les études juives.

14 h45 : Gilles VIDAL (Montpellier 3) : Elie Gounelle, figure du christianisme social et la difficile réconciliation franco-allemande.

15h 45 : Antoine MOURGES (doctorant, Montpellier 3) : Le Charles de Foucauld des Petits frères de Jésus.

16h30 : Pierre-Yves KIRSCHLEGER (Montpellier 3) : Faire de l’histoire religieuse numérique.

17h15 : Bruno BETHOUART et Pierre-Yves KIRSCHLEGER : Conclusions.

Inscriptions avant le 1er juin 2018 auprès de : Frédéric-Pierre CHANUT 11, rue Georges Charpak 44210 PORNIC :

fpchanut@yahoo.fr ou 06 46 51 50 04.

Les chrétiens en Mai 68 : témoignages et recherches.

L’AFHRC signale deux ouvrages parus récemment et une manifestation scientifique à venir prochainement sur l’histoire des chrétiens en Mai 1968.

Mai 68 raconté par des catholiques : par Guy Aurenche, Maurice Bellet, Jacques Gaillot, Jacques Musset…, Paris, Éditeur : Temps présent, 2018, préface de Denis Pelletier.

Ils étaient prêtres, directeur de séminaire, aumônier de lycée, enseignants en théologie, étudiants, lycéens. Catholiques, ils ont vécu Mai 68 comme un moment fort de libération de la parole, d’interrogation féconde du principe d’autorité et d’émancipation des femmes.Ce fut pour eux le prolongement naturel – parfois excessif ou maladroit – du Concile Vatican II. Ils dévoilent dans ce livre des témoignages inédits, vécus de l’intérieur : des Grands séminaires de Reims (Mgr GAILLOT), d’Arras (Mgr NOYER) et de Viviers (Gui LAURAIRE), de l’aumônerie d’Assas en plein Quartier latin (Guy AURENCHE), des lycées de Nantes (Jacques MUSSET), Massy (Marie-Noëlle LIENEMANN) et St Germain en Laye (François VAILLANT), et des facs de Toulouse (René POUJOL) et de Nanterre (François SOULAGE).

Les auteurs :
Guy AURENCHE, avocat honoraire, ancien président du CCFD et de l’ACAT.
Maurice BELLET, prêtre et théologien.
Mgr Jacques GAILLOT, évêque de Partenia.
Gui LAURAIRE, prêtre et théologien.
Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice, ex ministre.
Jacques MUSSET, bibliste.
Mgr Jacques NOYER, évêque émérite d’Amiens.
René POUJOL, blogueur, ancien directeur del’hebdomadaire Pèlerin.
François SOULAGE, ancien président du Secours catholique, président du collectif Alerte.
François VAILLANT, directeur de la revue Alternative Non Violente.
Préface de Denis PELLETIER, historien, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

– Yves Chiron, L’Église dans la tourmente de 1968, Paris, Artège, 2018.

Quatrième de couverture : Le grand mouvement de contestation qui a secoué la France en Mai-Juin 1968 n’a pas épargné l’Église. Certains clercs (prêtres séculiers, dominicains, jésuites) ont soutenu la contestation étudiante et sociale. Puis la contestation a visé l’Église elle-même comme institution, remettant en cause le rôle et l’image du prêtre. Longtemps le sujet a été tabou. Yves Chiron raconte cette année 1968 dans l’Église, sans se limiter à la France. Car cette année est marquée aussi par de grands événements ecclésiaux : face à une crise de la foi grandissante, Paul VI proclame un Credo solennel ; le pape publie aussi une encyclique sur la contraception, Humanae Vitae, qui sera très contestée, y compris par certains épiscopats ; la théologie de la libération émerge lors de la Conférence de Medellin.
Le dépouillement systématique de la presse de l’époque et les témoignages des acteurs de cette année ont été complétés par l’exploration de diverses archives, notamment les très riches Archives diocésaines de Paris, faisant de cet ouvrage un document exceptionnel.

 

Colloque « Mai 68 : les chrétiens à Lyon » organisé par Daniel Moulinet (UCLy) et Valérie Aubourg (UCLy) le vendredi 18 mai 2018 à l’Espace Marc Bloch, Institut des sciences de l’Homme, 14 avenue Berthelot, Lyon, avec le soutien du LARHRA UMR 5190 et de l’Université Jean Moulin – Lyon 3.

“Les événements de mai 1968” – selon une dénomination usuelle – sont souvent perçus comme marquant un bouleversement, voire une rupture profonde, dans la société française. À cette époque, la vie chrétienne à Lyon est riche de multiples composantes, catholiques et protestantes, tant intellectuelles que pastorales, avec ses couvents d’études et ses Facultés catholiques, avec le dynamisme de ses paroisses et de ses mouvements de laïcs. Comment des croyants – dans et hors des Églises – ont-ils été acteurs des “événements” et comment ceux-ci ont-ils modifié les institutions et mouvements chrétiens, de manière plus ou moins durable ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles tenteront de répondre, des historiens universitaires, réunis à ce colloque, pour offrir de l’événement un regard renouvelé, un demi-siècle plus tard. Une table ronde donnera également la parole à des acteurs de l’événement.

8 h 45 : Accueil
9 h 00 : Ouverture par Bernard Hours, directeur du Larhra.
Présidence de séance : Bruno Dumons (CNRS – LARHRA)
9 h 30 : Étienne Fouilloux (Université Lumière Lyon 2 – Larhra) : Les chrétiens français dans les mouvements du printemps 68.
10 h 00 : Olivier Chatelan (Université Jean Moulin Lyon 3 – Larhra) : Les chrétiens à Lyon à la veille de Mai 1968.
10 h 30 : Jean-François Cullafroz (journaliste professionnel honoraire, étudiant en sciences politiques, Université Lyon 2) : L’Église catholique et L’Église réformée pendant Mai 68 et ses prolongements.
11 h 00 : Pause
11 h 20 : Table ronde avec des témoins et des acteurs.
12 h 30 : Déjeuner (libre)

APRÈS-MIDI
Présidence de séance : Claude Prudhomme (Université Lumière Lyon 2 – Larhra)
14 h 15 : Daniel Moulinet, (UCLy – Larhra) : Mai 68 et ses répercussions à la Catho de Lyon.
14 h 35 : Jean François Zorn, (Faculté de théologie protestante de Montpellier) :  Mai 68 à l’École préparatoire de théologie protestante de Saint-Cyr-au-Mont-D’or.
14 h 55 Mathilde Dubesset, (IEP de Grenoble – Larhra) : Catholiques et protestantes à Lyon, en 1968 et au début des années 1970.
15 h 15 : Tangi Cavalin (CEMS/IMM/ EHESS) : Le couvent dominicain de la Tourette en Mai 68.
15 h 40 : Valérie Aubourg (UCLy – GSRL) : Mai 68 et ses effets chez les étudiants jésuites.
16 h 00 : Pause
16 h 20 : Temps d’échange avec la salle.
17 h 00 : Jean-Dominique Durand (Université Jean Moulin Lyon 3) : Conclusions.

Entrée libre.

Catholicisme transnational : un dossier dans la revue Chrétiens et Sociétés

La revue Chrétiens et sociétés XVIe-XXIe siècles publiée par l’axe « Religions et croyances » du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA UMR 5190) publie dans son dernier numéro (24, 2017) un dossier de cinq contributions sur les « Approches transnationales du catholicisme contemporain », sous la direction de Bruno Dumons (CNRS/LARHRA) et Christian Sorrel (Université Lumière Lyon 2 / LARHRA).

Sommaire du dossier :

Bruno Dumons et  Christian Sorrel : Introduction.

Cécile Vanderpelen-Diagre : Quelques tendances de l’historiographie de l’histoire du catholicisme.

Olivier Chatelan : Les circulations intra-ecclésiales Europe-Amérique latine au XXe siècle : un repérage dans l’historiographie francophone récente.

Matteo Sanfilippo : Le Vatican et l’espace francophone au XXe siècle.

Agnès Desmazieres : Les sciences pastorales en France et aux États-Unis après 1945.

Dans ce numéro figure également un dossier sur les « Nouvelles recherches sur le catholicisme moderne » coordonné par Bernard Hours.

Les exemplaires de Chrétiens et Sociétés XVIe-XXe siècles sont en vente à l’adresse suivante :

RESEA / IHC
Université Jean Moulin Lyon III
18 rue Chevreul
69362 LYON Cedex 07
chretienssocietes@revues.org

Saint Vincent Ferrier : histoire et postérité d’un prédicateur européen.

L’AFHRC se fait l’écho d’un appel à communications en vue du colloque « Saint Vincent Ferrier :  histoire et postérité d’un prédicateur européen » organisé par Mathieu Dubois (maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest) et qui se tiendra à Vannes le 5 avril 2019.

Il y a six cents ans s’éteignait le dominicain valencien Vincent Ferrier, saint très populaire dans l’Occident qu’il avait parcouru, de la péninsule ibérique à l’Écosse en passant par le midi de la France, l’Italie et finalement la Bretagne où il mourut à Vannes, en mars 1419. Prototype d’une vie de dominicain partagée entre la route et la prédication, sa biographie s’inscrit dans le cadre du mouvement du grand schisme d’Occident où il prit parti pour le pape Benoît XIII avant de retourner dans le giron de l’Église romaine. Prêcheur de l’Apocalypse, il fut également la voix puissante d’une dévotion plus individualisée qui cherche son chemin entre pratiques suspectes qualifiées d’hérésie et essor de la prédication dont il est un acteur majeur.

À l’occasion des célébrations du 600e anniversaire de sa mort dans la ville de Vannes, l’Université catholique de l’Ouest-Bretagne Sud, en partenariat avec les Archives départementales du Morbihan, organise un colloque scientifique. Ce colloque s’adresse principalement aux historiens, historiens de l’art mais aussi sociologues et anthropologues intéressés par la période médiévale comme par la réception de l’œuvre de saint Vincent Ferrier aux époques moderne et contemporaine.

L’un des enjeux scientifiques du colloque consistera d’abord à dresser un état des sources concernant la vie de saint Vincent Ferrier, ainsi qu’un bilan historiographique.

Il sera également l’occasion de donner du relief à un protagoniste marquant de son temps en replaçant la figure du saint parmi les grandes thématiques de la période telles que la pratique religieuse au début du XVe siècle. Un autre élément de contextualisation s’appuiera sur ses rapports avec l’altérité et notamment avec le monde juif fragilisé par les exclusions et violences qui le frappent. Cet aspect essentiel du parcours de Vincent Ferrier apparaît particulièrement révélateur de sa pensée et de son mode de fonctionnement envers ces communautés. Enfin, au fil de ses pérégrinations, le discours du prédicateur s’adapte aux différents contextes et publics rencontrés. L’analyse de ces évolutions constitue également un aspect intéressant à étudier.

La thématique des miracles, élément nécessaire à tout dossier de canonisation, pourra être mise en regard avec d’autres saints contemporains. Elle pose en particulier la question de l’objectif poursuivi par le duc Jean V en demandant son élévation sur les autels. Témoin des grandes divisons de l’Église du XVe siècle, des ruptures politiques liées à la reprise de la guerre de Cent Ans, saint Vincent Ferrier se présente comme un témoin mais aussi comme un acteur de ces heurs et malheurs d’une chrétienté bousculée qui cherche à se réunifier.

Au-delà de 1419, une autre piste de réflexion s’ouvre avec la réception du saint et sa postérité. Son iconographie dans les enluminures mais aussi et surtout dans les vitraux dans l’espace européen pose directement le problème de la réception et de sa mise en scène par l’Église jusqu’au XIXe siècle. Comment a été choisie la figuration du saint ? La réception du saint peut aussi s’envisager de manière géographique et chronologique jusqu’à aujourd’hui : pourquoi ce saint fut-il populaire et pourquoi ne l’est-il plus vraiment sauf dans des niches comme celle liée à sa mort dans le diocèse de Vannes ? Les lieux de sa mémoire pourraient ici être davantage explorés (dédicace d’églises et collèges catholiques, statues, tableaux…).

Toutes ces pistes permettront de retracer la complexité du dominicain valencien grâce à des interrogations renouvelées sur des sources écrites, monumentales et iconographiques dispersées mais qui doivent pouvoir composer un portrait affiné et plus complet.

En fonction des contributions, une publication pourra être envisagée, soit sous la forme d’actes, soit sous celle d’une biographie renouvelée à plusieurs voix de saint Vincent Ferrier.

Les propositions de communication d’une page maximum comprenant un titre provisoire devront être adressées, accompagnées d’un bref CV, au plus tard le 15 septembre 2018 à l’adresse suivante : mdubois@uco.fr

Organisation

  • Mathieu Dubois, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest

Comité scientifique

  • Christine Bousquet, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Tours
  • Daniel Baloup, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Toulouse 2
  • Jehanne Roul, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université catholique de l’Ouest
  • Georges Provost, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Rennes 2
  • Matthieu Brejon de Lavergnée, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne
  • Florent Le Nègre, directeur des Archives départementales du Morbihan

 

 

Le cardinal Grente, géographie d’un pouvoir (1918-1959)

L’AFHRC relaie l’annonce d’une journée d’étude consacrée au Cardinal Grente,  sous la direction de Frédéric Le Moigne (Université de Bretagne occidentale) et Stéphane Tison (Université du Mans). Elle se tiendra à la Bibliothèque universitaire du Mans (salle Pierre Belon) le jeudi 12 avril 2018 entre 9 h 30 et 17 h.

Le parcours de Mgr Grente – évêque du Mans en 1918, académicien en 1937, cardinal en 1953 – dessine par lui-même une géographie du pouvoir. Après une première journée d’études organisée le 3 février 2017 et consacrée au Cardinal Grente, homme de Lettres et académicien, cette deuxième journée vise à mesurer l’influence nationale et internationale de Georges Grente. Sa position dans l’Église de France, dans la chrétienté de même que son action missionnaire, croisant parfois des enjeux politiques ou géopolitiques, permettra de tracer les contours de la géographie du pouvoir de Mgr Grente. Cette journée s’inscrit dans le projet de valorisation des archives de Mgr Grente dont le classement raisonné a été réalisé par Brigitte Waché, professeur émérite à l’université du Mans.
Programme

9 h 30 : Accueil des participants

9 h 45  : Frédéric Le Moigne et Stéphane Tison : Introduction de la journée.
I – Les horizons du voyage et de la prédication

10 h 00 : Stéphane Tison, maître de conférences en Histoire contemporaine, Le Mans Université : « Une mission au Levant, 1919-1920 ».

10 h 45 : Frédéric Le Moigne, maître de conférences en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « Le Beau Voyage » ou les coulisses édifiantes du Congrès Eucharistique de Chicago (1926-1927) ».

11 h 30 : Yvon Tranvouez, professeur émérite en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « L’aimable France catholique de Mgr Grente ».

12 h 15 – 14 h 00 Déjeuner

II – Les horizons du pouvoir
14 h 00 : Brigitte Waché, professeur émérite en Histoire contemporaine, Le Mans Université : « Mgr Grente et le cardinal Dubois ».
14 h 45 : Frédéric Le Moigne, maître de conférences en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « Le journal de Mgr Grente (juillet 1931), L’échec d’une promotion » .
15 h 30 : Christian Sorrel, professeur d’histoire contemporaine, Université Lyon 2 : « Un dernier épisode romain. Grente cardinal (1953 – 1959) » .
16 h 15 – 16 h 45 : Dominique Avon, professeur d’Histoire contemporaine à l’École Pratique des Hautes Études : Discussion finale et conclusion.
Contacts :
Stephane.Tison@univ-lemans.fr
Frederic.Lemoigne@univ-brest.fr

 

Bilan semestriel en histoire des religions

Chaque semestre, l’Institut de recherche pour l’étude des religions (IRER) que dirige Jacques-Olivier Boudon publie un bulletin réalisé par Martin Dumont. Il se compose de deux parties. D’une part, sont indiquées les activités stricto sensu de l’IRER – activités éditoriales, journées d’études et tables rondes passées et futures – ainsi que l’actualité scientifique dans le champ de l’étude des religions, de l’Antiquité à nos jours. D’autre part, est établi un bulletin bibliographique récapitulant les publications, en France et à l’étranger, dans les domaines d’études de l’IRER.
Son 15e bulletin, daté de mars 2018 et fort de 186 pages est téléchargeable ici.

Le Saint-Siège et la Mitteleuropa au temps du Rideau de Fer

L’AFHRC signale la publication du livre de Thomas Gronier, Le Saint-Siège et la Mitteleuropa à l’heure du Rideau de Fer. Les rapports des ambassadeurs autrichiens au Vatican entre 1946 et 1961, Vienne, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 2018, 500 p., 95 €.

Présentation du livre par l’éditeur :

Thomas Gronier, historien français, a accompli un véritable travail de pionnier : son étude traite des relations encore peu explorées entre le Saint-Siège et l’Europe centrale après 1945. Les rapports des ambassadeurs autrichiens au Saint-Siège, exploités pour la première fois ici, offrent une perspective nouvelle sur les grands thèmes du conflit Est-Ouest.
Redevenue souveraine et neutre en 1955, l’Autriche catholique a pu, en vertu de sa connaissance et de ses liens historiques dans la région, tenir le rôle d’interlocuteur privilégié du Saint-Siège pour cette partie de l’Europe devenue soviétique. Une relation triangulaire Rome-Vienne-Mitteleuropa s’instaurait. Pie XII parlait d’une mission historique de l’Autriche. Le rôle des élites religieuses de la Mitteleuropa est abordé, notamment leurs stratégies différentes face au communisme, qu’il s’agisse des cardinaux Mindszenty et Wyszynski, de l’archevêque Beran ou plus tard du cardinal König. L’approche comparative est d’ailleurs un des apports majeurs de cette étude. Face à l’Église catholique millénaire, le socialisme réel n’a pas eu la partie facile. Les Églises derrière le Rideau de fer ne se laissèrent pas diviser. Mais le Vatican se trouvait aussi face un dilemme lorsque des initiatives de dialogue avec les régimes communistes apparaissaient en son sein. Avec l’arrivée de Jean XXIII à la papauté en 1958, un nouveau chapitre commence : d’acteur de la Guerre froide, le Saint-Siège se transforme en acteur de la détente.Par ailleurs, cette étude offre une multitude d’informations sur d’autres sujets d’importance comme la non remise en vigueur du concordat autrichien, la fondation de l’Anima et les relations germano-autrichiennes, ou l’autonomie non résolue du Südtirol dans les années 1950. Thomas Gronier propose ici une relecture de la place et du rôle du Saint-Siège dans le conflit Est-Ouest.

Les catholiques et l’Etat : une biographie de Gustav von Blome

L’AFHRC signale la parution de l’ouvrage d’Emiel Lamberts, Les catholiques et l’État. Un tableau européen (1815-1965) chez Desclée de Bouwer, 2018 (460 p.).

Quatrième de couverture :

En s’appuyant sur une documentation retrouvée dans une trentaine d’archives privées localisées dans huit pays européens, Emiel Lamberts nous livre la fascinante biographie du petit-fils de Metternich, le diplomate autrichien Gustav von Blome, opposant notoire à Bismarck et figure de transition entre le conservatisme aristocratique et la démocratie chrétienne.

Se dessine ainsi une large fresque de la politique internationale. On y croise les personnages influents de l’époque : des hommes d’États : Metternich, Bismarck et Adenauer, des prélats comme Pie IX et Léon XIII, des salonnières comme la princesse russe Catherine Bagration, des aristocrates catholiques, des hommes d’affaires, des agitateurs politiques et des réformateurs sociaux comme Aloïs von Liechtenstein, René de la Tour du Pin ou Albert De Mun.

Une histoire passionnante des affrontements entre conservateurs et libéraux, catholiques et anticléricaux, face à la nouvelle organisation politique qui se met en place en Europe après la période révolutionnaire.

L’entreprise et l’Évangile : histoire des patrons chrétiens

L’AFHRC signale la publication ce jour du livre de Marie-Emmanuelle Chessel, Nicolas de Bremond d’Ars, André Grelon, L’entreprise et l’’Évangile. Une histoire des patrons chrétiens, Paris, Presses de Sciences Po, 2018, 334 p.

Jusqu’ici peu étudié, le mouvement patronal chrétien a pourtant laissé une empreinte profonde sur l’éthique des affaires, y compris dans la lutte contre la corruption depuis les années 1990. Ni une institution de l’Église, ni un organisme représentatif, ni un club de chefs d’entreprise, se voulant avant tout un mouvement de pensée, il s’incarne aujourd’hui dans une organisation, les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens EDC), issue de la transformation, durant les années 1940, d’une fédération de syndicats catholiques professionnels créée en 1926. À partir d’archives inédites et d’entretiens, les auteurs analysent l’engagement de ces patrons pour qui diriger rime avec servir. Ils apportent un éclairage neuf sur l’histoire des entreprises à l’époque contemporaine, sur l’influence de la doctrine sociale de l’Église et de Vatican II sur une partie des élites catholiques, et sur les dilemmes de l’Église face à la déchristianisation et au triomphe du capitalisme.