Category Archives: Religious persons/communities

Les institutions catholiques d’enseignement secondaire dans la France contemporaine

Dans le prolongement des travaux réalisés dans le cadre du Dictionnaire des lycées catholiques de Bretagne (parution en juin 2018), Samuel Gicquel (Université Rennes 2, Tempora) et Frédéric Le Moigne (Université de Bretagne occidentale, CRBC) organisent un colloque sur « Les institutions catholiques d’enseignement secondaire en France à l’époque contemporaine ». Celui-ci se tiendra à Ploërmel (Morbihan), à la maison-mère des Frères de l’Instruction chrétienne, les 13 et 14 juin 2019.

L’objectif de ce colloque est double :

– Il s’agit tout d’abord de renouveler le regard sur l’enseignement catholique, 25 ans après le colloque de Toulouse organisé par Nadine-Josette Chaline et Gérard Cholvy, en se penchant sur un niveau d’enseignement relativement délaissé par l’historiographie, à savoir le secondaire. Si les monographies d’établissement abondent, rares sont les publications qui offrent une vue d’ensemble sur le fonctionnement de ces institutions. Le but de ce colloque est donc de contribuer à dissiper les zones d’ombre, tant dans le domaine administratif que pédagogique ou pastoral.

– Par ailleurs, au terme de leur enquête circonscrite à l’académie de Rennes actuelle, les organisateurs souhaitent confronter le terrain breton avec la réalité nationale, afin de généraliser ou de nuancer les conclusions auxquelles ils sont parvenus. La question qui se pose en toile de fond est de savoir dans quelle mesure les terres chaudes de l’enseignement catholique se distinguent qualitativement des régions où celui-ci est peu présent.

Les communications proposées peuvent donc s’inscrire dans l’ensemble de l’espace français et porter sur différentes échelles. Les monographies d’établissements ne sont toutefois pas prioritaires. Les contributions sur d’autres pays sont possibles, dans la mesure où elles permettraient de faire ressortir la singularité française. La chronologie retenue couvre la totalité de la période contemporaine, de la période napoléonienne à aujourd’hui, et le champ d’études englobe aussi bien le premier niveau du secondaire (l’actuel collège) que le second (l’actuel lycée).

De manière non limitative, les participants sont invités à inscrire leurs propositions dans les axes  suivants :

1- Les acteurs dans les institutions catholiques d’enseignement secondaire (professeurs, congrégations, directeurs, parents d’élèves, personnels).

2-  La visibilité. Il s’agit ici d’interroger aussi bien la visibilité des institutions dans le paysage, en se penchant sur les aménagements et les constructions, que la visibilité de l’enseignement catholique dans le champ scolaire et l’espace public, en étudiant les mobilisations collectives.

3- La transmission, qu’elle soit pédagogique, comportementale ou religieuse. Dans quelle mesure l’enseignement secondaire dit « libre » et « catholique » est-il réellement libre et catholique ?

4- Les temporalités de l’enseignement secondaire catholique. Toute réflexion éclairant de façon novatrice les périodes de rupture ou de transition est la bienvenue.

Organisateurs :

Samuel Gicquel (Maître de conférences en histoire contemporaine, Rennes 2 / Tempora)

Frédéric Le Moigne (Maître de conférences en histoire contemporaine, UBO / CRBC)

Comité scientifique :

Matthieu Brejon de Lavergnée (maître de conférences HDR en histoire contemporaine, Sorbonne Université).

Yann Celton (bibliothécaire de l’évêché de Quimper).

Charles Mercier (maître de conférences en histoire contemporaine, université de Bordeaux).

Bruno Poucet (professeur en sciences de l’éducation, université de Picardie Jules Verne).

Yann Raison du Cleuziou (maître de conférences en science politique, université de Bordeaux).

Christian Sorrel (professeur d’histoire contemporaine, Lyon 2)

Yvon Tranvouez (professeur émérite d’histoire contemporaine, UBO)

 

Les contributions peuvent émaner de différents champs disciplinaires (histoire, sociologie, sciences de l’éducation, anthropologie, science politique, etc.). Les propositions de contribution sont à adresser sous la forme d’un titre et d’un résumé d’une dizaine de lignes à Samuel Gicquel (samuel.gicquel@univ-rennes2.fr) et à Frédéric Le Moigne (frederic.lemoigne@univ-brest.fr) avant le 30 octobre 2019.

Dictionnaire des lycées catholiques de Bretagne

L’AFHRC signale la parution du Dictionnaire des lycées catholiques de Bretagne. Histoire, culture, patrimoine, sous la direction de Yann Celton, Samuel Gicquel, Frédéric Le Moigne et Yvon Tranvouez aux Presses universitaires de Rennes, 2018.

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

Un peu plus de 40 % des lycéens bretons sont scolarisés dans l’enseignement catholique, qui a puissamment contribué à l’accès du plus grand nombre aux études longues, notamment dans les campagnes. L’essor de ces établissements secondaires, dont les racines remontent parfois aux collèges d’Ancien Régime, doit beaucoup aux religieux, aux religieuses et aux prêtres diocésains, qui ont progressivement laissé la place aux laïcs dans la seconde moitié du XXe siècle. Grâce au concours de près d’une centaine d’auteurs, le Dictionnaire des lycées catholiques de Bretagne présente cet univers foisonnant et son histoire souvent méconnue, en proposant 109 notices d’établissements et 113 notices thématiques. L’iconographie inédite, qui associe documents d’archives et prises de vue actuelles, souligne l’ampleur des changements survenus au fil des décennies, montrant comment l’enseignement catholique breton a su s’adapter à l’évolution de la société.

 

Journée d’étude « Histoire globale » et assemblée générale de l’AFHRC

La prochaine Assemblée générale de l’AFHRC et sa journée d’étude annuelle se tiendront le samedi 29 septembre 2018 à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, 12 place du Panthéon, Paris 5ème, salle 1, de 9 h 15 à 17 h 30. La journée d’étude portera sur le thème « Histoire globale et histoire religieuse contemporaine : quel dialogue ? ».

L’histoire globale, relayée aujourd’hui par l’histoire connectée, n’a plus à démontrer sa légitimité. Depuis les années 1980 dans l’historiographie anglo-saxonne, depuis les années 2000 en France, elle s’est imposée comme un paradigme reconnu au sein de la communauté historienne. En dépit de la variété des démarches et malgré les critiques, fondées ou non, qui lui sont adressées, il n’est plus possible d’ignorer la pertinence d’une approche qui souhaite déplacer les questionnements et rapprocher les chronologies en dépassant la vision classique d’un diffusionnisme unilatéral à partir de centres (souvent occidentaux) vers des périphéries plus ou moins lointaines et passives dans leurs processus d’évolution. Si l’histoire économique et l’histoire culturelle, en particulier pour les Temps modernes, ont largement bénéficié de l’apport de la global history, qu’en est-il de l’histoire religieuse contemporaine ? L’ambition d’écrire une « histoire globale du religieux » a-t-elle une pertinence scientifique aujourd’hui, à quelles conditions peut-elle se construire et pour quels objets ?

Programme de la journée

Matinée

9 h 15      Accueil des participants

9 h 30      Olivier Chatelan (Université Lyon 3 / LARHRA) : Présentation de la journée d’étude.

Présidence : Jean-Dominique Durand (Université Lyon 3).

9 h 40       Charles Mercier (Université de Bordeaux-LACES / IUF) : Histoire globale et histoire religieuse contemporaine : quels rapports ?

10 h 10     Catherine Mayeur-Jaouen (Université Paris-Sorbonne) et Francesco Chiabotti (Inalco) : Islam global et islam local : une dichotomie ancienne reformulée à l’heure de l’histoire globale.

10 h 40     Débat puis pause.

11 h 10     Sébastien Fath (CNRS/GSRL) : Faire l’histoire globale de l’évangélisme à l’heure de la Révolution Zuckerberg. Logiques multipolaires, réseaux numériques, territoires circulatoires.

11 h 40     Florian Michel (Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne) : Thomas d’Aquin globalisé au XXe siècle.

12 h 10     Débat

12 h 30     Déjeuner

Après-midi

Présidence : Florian Michel (Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne)

14 h          Kathleen Sprows Cummings (Cushwa Center, University of Notre Dame) : John Paul II, Philippine Duchesne, and Global Saints.

14 h 30     Nina Valbousquet (Center for Jewish History et New York University) : Diplomatie religieuse et politiques diasporiques : les relations transatlantiques entre Juifs et Église catholique  durant les années 1930.

15 h          Débat

15 h 15     Valentina Ciciliot (Università Ca’Foscari) : Dal locale al globale: la comunità carismatica cattolica The World of God.

15 h 45     Olivier Sibre (Institut Georges-Pompidou) : Gouvernance et représentation pontificale depuis 1500 : nouvelles perspectives d’histoire globale.

16 h 15     Olivier Chatelan (Université Lyon 3 / LARHRA) : Conclusions.

Pause

16 h 45 – 17 h 30 : Assemblée générale de l’AFHRC.

Renseignements : olivier.chatelan[at]univ-lyon3.fr.

 

1965, l’année où les églises françaises se vidèrent

Dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement (Paris, Seuil, 2018), Guillaume Cuchet, Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil, s’intéresse à un fait majeur, mais relativement délimité, de l’histoire contemporaine de la France : le recul de la pratique du catholicisme au milieu des années 1960 [1]. Le titre fait état d’une catastrophe : l’effondrement du monde « chrétien », « notre monde » c’est-à-dire des cadres dans lesquels « nous » (les Français ?) avons grandi et vécu. Cet effondrement, ce serait le recul massif du christianisme dans ce … Continuer la lecture de 1965, l’année où les églises françaises se vidèrent

Qu’est-ce qu’un homme chrétien ? Masculinités et engagements

L’AFHRC signale l’atelier européen « What is a Christian Man ? Commitments and Masculinities in Europe » les 11 et 12 juin 2018 organisé par l’axe « Genre et Europe » du LabEX EHNE à l’initiative d’Anthony Favier (LARHRA), Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/CHSP) et Caroline Muller (LARHRA/CerHIC). Il se tiendra à la Maison de la Recherche (28, rue Serpente, Paris 6e), salles D035 (lundi) et salle D040 (mardi).

L’entrée est libre, mais en raison des restrictions d’accès au bâtiment, il faut s’inscrire à l’adresse suivante : genreeurope[at]gmail.com.

Première journée : 11 juin 2018

Lieu : Maison de la Recherche – Salle D 035

Matin

9h30 : Accueil des participants.

10h : Mot d’accueil par Fabrice Virgili (LabEx EHNE, UMR Sirice/CNRS).

Ouverture de l’atelier et lecture inaugurale par Yvonne Werner (Lund University).

Présentation des journées par Anthony Favier, Anne Jusseaume et Caroline Muller.

Atelier n°1 : Rôles familiaux

Présidence et discussion par Caroline Muller (LARHRA/Centre de Recherche en Histoire Culturelle).

11 h : Inès Anrich (Université Paris 1 Sorbonne, Centre d’Histoire du XIXe siècle) : « Pères catholiques, pères anticléricaux : l’autorité paternelle face aux vocations religieuses des filles (France et Espagne, XIXe siècle) ».

11h30 : Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/Centre d’Histoire de Sciences Po) : « Faire des pères de famille et des ouvriers chrétiens : stratégies genrées de reconquête religieuse par les Assomptionnistes sous la Troisième République ».

12h-12h40 : Discussion

12h40-14h : Pause déjeuner buffet

Après-midi

Atelier n°2 : Émotions et masculinités

Présidence et discussion par Régis Schlagdenhauffen (EHESS – IRIS/LabEx EHNE).

14h : Michael Ledger-Lomas (King’s College, London) : « ‘No will but His’: Men, Mourning and the Late Victorian Monarchy ».

14h30 : Natalia Núñez Bargueño (Sorbonne Université et Université de Alcalá de Henares) : « La performance du “caballero cristiano : masculinité et culture émotionnelle catholique dans les espaces publics et urbains espagnols au début du XXe siècle ».

15h-15h40 : Discussion

15h40-16h : Pause

Atelier n°3 : Homme, prêtre, autre ? Sacerdoce et masculinités

Présidence et discussion par Yann Raison du Cleuziou (Université de Bordeaux / Centre Émile Durkheim).

16h : Rafael Ruiz Andrés (Universidad Complutense de Madrid) : « “And the priest became a man…”, The clerical identity crisis as a factor in the process of Spanish secularization (1960-1980) ».

16h30 : Anthony Favier (LARHRA) : « Au-delà l’expérience des prêtres-ouvriers, la masculinité sacerdotale dans les milieux populaires français des années 1950-1970 ».

17h : B. Morris (University of Cambridge) : « Newman’s empty grave: celibacy and the history of sexuality ».

17h30-18h30 : Discussion

Deuxième journée : 12 juin 2018

Lieu : Maison de la Recherche – Salle D 040

Matin

Atelier n°4 : « Muscular christianity » : Christianisme et modèles de masculinité

Présidence et discussion par Matthieu Brejon de Lavergnée (Sorbonne Université – Centre d’Histoire du XIXe siècle).

10h : Arnaud Baubérot (Université Paris-Est Créteil – CRHEC) : « Scoutisme et éducation virile : comment les protestants français ont importé l’idéologie de la muscular christianity ».

10h30 : Charles Melebeck (Université Catholique de Louvain) : « Le prêtre-éducateur, un homme engagé ? Les motivations des aumôniers scouts et guides en Belgique francophone (1945-1970) ».

11h : Josselin Tricou  (Université Paris 8) : « À chaque vague du féminisme sa chrétienté musclée. Mobilisations et contre mobilisations».

11h30-12h30 : Discussion

12h30-14h : Pause déjeuner buffet

Après-midi

Atelier n°5 : Masculinités et engagements religieux à l’épreuve de la guerre

Présidence et discussion par Julie Le Gac (Paris Nanterre, ISP/LabEx EHNE).

14h : Stephanie Wright (University of Sheffield) : « Franco’s ‘Mutilated Gentlemen’ and Catholic masculinities in modern Spain, 1936-1975 ».

14h30 : Bertrand Noblet (Université de Clermont-Ferrand) : « La résurrection du Catholique viril et guerrier : une illusion du franquisme ».

14h30-15h10 : Discussion

15h15 : Conclusions par Florence Rochefort (GSRL – EPHE/CNRS).

16h Fin de l’atelier

Comité d’organisation : Anthony Favier (LARHRA), Anne Jusseaume (LabEx EHNE, UMR Sirice/CHSP)  et Caroline Muller (LARHRA/CerHIC) dans le cadre de l’axe « Genre et Europe » du LabEx EHNE.

Comité scientifique : Matthieu Brejon de Lavergnée (Sorbonne Université – Centre d’Histoire du XIXe siècle), Bruno Dumons (CNRS – LARHRA), Julie Le Gac (Paris Nanterre, ISP/LabEx EHNE), Manuela Martini (Université Lyon 2 – LARHRA), Florence Rochefort (GSRL – EPHE/CNRS), Régis Schlagdenhauffen (EHESS- IRIS/LabEx EHNE).

Faire de l’histoire religieuse : bilan et perspectives

L’AFHRC relaie le programme de la 27ème Université d’été d’histoire religieuse organisé par le « Carrefour d’histoire religieuse » qui se tiendra à Montpellier – Vignogoul du 13 au 16 juillet 2018 sur le thème « Faire de l’histoire religieuse. Bilan et perspectives (1960-2018) ».

Présentation par les organisateurs : créé en 1992, le « Carrefour d’histoire religieuse » organise depuis lors des universités d’été. Qu’est-ce qu’un carrefour, sinon l’endroit où des chemins se croisent ? C’est pour favoriser les rencontres que cette université d’été est itinérante, choisissant chaque année un nouveau lieu, un nouveau thème. C’est pour faciliter les échanges qu’elle tient à la convivialité. Le Carrefour est ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la question religieuse (étudiants, enseignants, grand public). Il vise, à travers la présentation de travaux de synthèse ou de recherches nouvelles en histoire religieuse, à cultiver l’ouverture sur un héritage multi-séculaire appréhendé le plus largement possible, dans une démarche scientifique et respectueuse du fait religieux.

Lieux :
Faculté de théologie protestante, 13 Rue du Dr Louis Perrier, 34000 Montpellier.

Abbaye de Vignogoul 2071 Route de Saint Georges d’Orques, 34570 Pignan

Programme :

Vendredi 13 juillet après midi

Cette première session se tient à l’Institut Protestant de théologie, 13 rue Louis-Perrier, à Montpellier (Parking ; tram depuis la gare : arrêt L2 et L4 nouveau-Saint-Roch).

14h00 – 14h30 : Ouverture avec le doyen de l’IPT et le président du CHR. Présentation du thème par Michel FOURCADE et Pierre-Yves KIRSCHLEGER.

Problématique et acteurs
14 h 30 : Christian SORREL (Lyon 2) : Les grandes étapes de l’histoire religieuse.

15h15 : Jean-François GALINIER PALLEROLA (Institut catholique de Toulouse) : Histoire religieuse et théologie : convergences et divergences.

16 h 30 : Michel FOURCADE (Montpellier 3) : Yves-Marie Hilaire, Gérard Cholvy et les autres… Une génération catholique en sciences humaines.

17h15 : Christian ALMAVI (Montpellier 3) : Histoire et mémoire : faut-il commémorer et si oui, que commémorer ?

20 h 30 : Soirée livres : Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Christian SORREL, François ARS.

Samedi 14 juillet matin
Histoire médiévale et moderne

9 h 00 : Jean HEUCLIN (Université catholique de Lille) : Évangélisation, christianisation, paroisses, un processus sans fin dans le passage des églises patrimoniales à l’église universelle durant le Haut Moyen Âge.

10h 15 : Aude LORIAUD (Bordeaux 3) : Une approche renouvelée des archives des couvents féminins par l’histoire urbaine, judiciaire et du genre.

11h00 : Tiziano ANZUINI (Montpellier 3), Histoire et prophétie dans les traductions kabbalistiques de Gilles de Viterbe.

Samedi 14 juillet après-midi
Chez nos voisins géographiques et disciplinaires

14h00 : Frédéric-Pierre CHANUT (agrégé d’histoire) : L’histoire religieuse au Québec.

14h45 : Cyrille DOUNOT (Université d’Auvergne) : Le point de vue du juriste par rapport aux sources religieuses ou à l’exploitation de l’histoire religieuse.

16h00 : Hugo PERINA (doctorant EHESS) : Historiographie de l’histoire religieuse aux frontières de l’histoire culturelle.

16h45  : Pierre-Emmanuel MERAND (Montpellier 3) : L’interprétation de l’histoire religieuse par les socialistes au XIXe siècle.

21h00 : Soirée vidéo : le film des 40 ans de l’AFHRC, avec Frédéric LUNEL (Université du Mans).

Dimanche 15 juillet matin
L’histoire religieuse du temps présent.

9h00  : Corinne BONAFOUX (Université de Savoie) : Histoire religieuse et la modernité.

10h00 : Sabine ROUSSEAU (Université d’Auvergne) : Faire l’histoire religieuse du temps présent.

11h00 : Eucharistie (à l’abbaye de Vignogoul) ou temps libre.

Dimanche 15 juillet après-midi
14h00 : CA et AG du Carrefour d’histoire Religieuse 15 h 30 : Départ pour une visite à Montpellier

Soirée libre

Lundi 16 juillet matin
9h00 : Mehdi AZALEZ (Université catholique de Louvain) : Le Coran à l’épreuve de l’approche historico-critique.

9h45 : François ARS (Université catholique de l’Ouest):  Le rôle des clercs dans l’histoire religieuse.

10h45 : Olivier LANDRON (Université catholique de l’Ouest), Le père Bédouelle et l’histoire religieuse.

11h30 : Jean-Louis CLEMENT (IEP Strasbourg) : La biographie épiscopale au XXe siècle.

Lundi 16 juillet après-midi
14h00 : Carol IANCU (Montpellier 3), Gérard Cholvy et les études juives.

14 h45 : Gilles VIDAL (Montpellier 3) : Elie Gounelle, figure du christianisme social et la difficile réconciliation franco-allemande.

15h 45 : Antoine MOURGES (doctorant, Montpellier 3) : Le Charles de Foucauld des Petits frères de Jésus.

16h30 : Pierre-Yves KIRSCHLEGER (Montpellier 3) : Faire de l’histoire religieuse numérique.

17h15 : Bruno BETHOUART et Pierre-Yves KIRSCHLEGER : Conclusions.

Inscriptions avant le 1er juin 2018 auprès de : Frédéric-Pierre CHANUT 11, rue Georges Charpak 44210 PORNIC :

fpchanut@yahoo.fr ou 06 46 51 50 04.

Les chrétiens en Mai 68 : témoignages et recherches.

L’AFHRC signale deux ouvrages parus récemment et une manifestation scientifique à venir prochainement sur l’histoire des chrétiens en Mai 1968.

Mai 68 raconté par des catholiques : par Guy Aurenche, Maurice Bellet, Jacques Gaillot, Jacques Musset…, Paris, Éditeur : Temps présent, 2018, préface de Denis Pelletier.

Ils étaient prêtres, directeur de séminaire, aumônier de lycée, enseignants en théologie, étudiants, lycéens. Catholiques, ils ont vécu Mai 68 comme un moment fort de libération de la parole, d’interrogation féconde du principe d’autorité et d’émancipation des femmes.Ce fut pour eux le prolongement naturel – parfois excessif ou maladroit – du Concile Vatican II. Ils dévoilent dans ce livre des témoignages inédits, vécus de l’intérieur : des Grands séminaires de Reims (Mgr GAILLOT), d’Arras (Mgr NOYER) et de Viviers (Gui LAURAIRE), de l’aumônerie d’Assas en plein Quartier latin (Guy AURENCHE), des lycées de Nantes (Jacques MUSSET), Massy (Marie-Noëlle LIENEMANN) et St Germain en Laye (François VAILLANT), et des facs de Toulouse (René POUJOL) et de Nanterre (François SOULAGE).

Les auteurs :
Guy AURENCHE, avocat honoraire, ancien président du CCFD et de l’ACAT.
Maurice BELLET, prêtre et théologien.
Mgr Jacques GAILLOT, évêque de Partenia.
Gui LAURAIRE, prêtre et théologien.
Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice, ex ministre.
Jacques MUSSET, bibliste.
Mgr Jacques NOYER, évêque émérite d’Amiens.
René POUJOL, blogueur, ancien directeur del’hebdomadaire Pèlerin.
François SOULAGE, ancien président du Secours catholique, président du collectif Alerte.
François VAILLANT, directeur de la revue Alternative Non Violente.
Préface de Denis PELLETIER, historien, directeur d’études à l’École pratique des hautes études.

– Yves Chiron, L’Église dans la tourmente de 1968, Paris, Artège, 2018.

Quatrième de couverture : Le grand mouvement de contestation qui a secoué la France en Mai-Juin 1968 n’a pas épargné l’Église. Certains clercs (prêtres séculiers, dominicains, jésuites) ont soutenu la contestation étudiante et sociale. Puis la contestation a visé l’Église elle-même comme institution, remettant en cause le rôle et l’image du prêtre. Longtemps le sujet a été tabou. Yves Chiron raconte cette année 1968 dans l’Église, sans se limiter à la France. Car cette année est marquée aussi par de grands événements ecclésiaux : face à une crise de la foi grandissante, Paul VI proclame un Credo solennel ; le pape publie aussi une encyclique sur la contraception, Humanae Vitae, qui sera très contestée, y compris par certains épiscopats ; la théologie de la libération émerge lors de la Conférence de Medellin.
Le dépouillement systématique de la presse de l’époque et les témoignages des acteurs de cette année ont été complétés par l’exploration de diverses archives, notamment les très riches Archives diocésaines de Paris, faisant de cet ouvrage un document exceptionnel.

 

Colloque « Mai 68 : les chrétiens à Lyon » organisé par Daniel Moulinet (UCLy) et Valérie Aubourg (UCLy) le vendredi 18 mai 2018 à l’Espace Marc Bloch, Institut des sciences de l’Homme, 14 avenue Berthelot, Lyon, avec le soutien du LARHRA UMR 5190 et de l’Université Jean Moulin – Lyon 3.

“Les événements de mai 1968” – selon une dénomination usuelle – sont souvent perçus comme marquant un bouleversement, voire une rupture profonde, dans la société française. À cette époque, la vie chrétienne à Lyon est riche de multiples composantes, catholiques et protestantes, tant intellectuelles que pastorales, avec ses couvents d’études et ses Facultés catholiques, avec le dynamisme de ses paroisses et de ses mouvements de laïcs. Comment des croyants – dans et hors des Églises – ont-ils été acteurs des “événements” et comment ceux-ci ont-ils modifié les institutions et mouvements chrétiens, de manière plus ou moins durable ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles tenteront de répondre, des historiens universitaires, réunis à ce colloque, pour offrir de l’événement un regard renouvelé, un demi-siècle plus tard. Une table ronde donnera également la parole à des acteurs de l’événement.

8 h 45 : Accueil
9 h 00 : Ouverture par Bernard Hours, directeur du Larhra.
Présidence de séance : Bruno Dumons (CNRS – LARHRA)
9 h 30 : Étienne Fouilloux (Université Lumière Lyon 2 – Larhra) : Les chrétiens français dans les mouvements du printemps 68.
10 h 00 : Olivier Chatelan (Université Jean Moulin Lyon 3 – Larhra) : Les chrétiens à Lyon à la veille de Mai 1968.
10 h 30 : Jean-François Cullafroz (journaliste professionnel honoraire, étudiant en sciences politiques, Université Lyon 2) : L’Église catholique et L’Église réformée pendant Mai 68 et ses prolongements.
11 h 00 : Pause
11 h 20 : Table ronde avec des témoins et des acteurs.
12 h 30 : Déjeuner (libre)

APRÈS-MIDI
Présidence de séance : Claude Prudhomme (Université Lumière Lyon 2 – Larhra)
14 h 15 : Daniel Moulinet, (UCLy – Larhra) : Mai 68 et ses répercussions à la Catho de Lyon.
14 h 35 : Jean François Zorn, (Faculté de théologie protestante de Montpellier) :  Mai 68 à l’École préparatoire de théologie protestante de Saint-Cyr-au-Mont-D’or.
14 h 55 Mathilde Dubesset, (IEP de Grenoble – Larhra) : Catholiques et protestantes à Lyon, en 1968 et au début des années 1970.
15 h 15 : Tangi Cavalin (CEMS/IMM/ EHESS) : Le couvent dominicain de la Tourette en Mai 68.
15 h 40 : Valérie Aubourg (UCLy – GSRL) : Mai 68 et ses effets chez les étudiants jésuites.
16 h 00 : Pause
16 h 20 : Temps d’échange avec la salle.
17 h 00 : Jean-Dominique Durand (Université Jean Moulin Lyon 3) : Conclusions.

Entrée libre.

Catholicisme transnational : un dossier dans la revue Chrétiens et Sociétés

La revue Chrétiens et sociétés XVIe-XXIe siècles publiée par l’axe « Religions et croyances » du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA UMR 5190) publie dans son dernier numéro (24, 2017) un dossier de cinq contributions sur les « Approches transnationales du catholicisme contemporain », sous la direction de Bruno Dumons (CNRS/LARHRA) et Christian Sorrel (Université Lumière Lyon 2 / LARHRA).

Sommaire du dossier :

Bruno Dumons et  Christian Sorrel : Introduction.

Cécile Vanderpelen-Diagre : Quelques tendances de l’historiographie de l’histoire du catholicisme.

Olivier Chatelan : Les circulations intra-ecclésiales Europe-Amérique latine au XXe siècle : un repérage dans l’historiographie francophone récente.

Matteo Sanfilippo : Le Vatican et l’espace francophone au XXe siècle.

Agnès Desmazieres : Les sciences pastorales en France et aux États-Unis après 1945.

Dans ce numéro figure également un dossier sur les « Nouvelles recherches sur le catholicisme moderne » coordonné par Bernard Hours.

Les exemplaires de Chrétiens et Sociétés XVIe-XXe siècles sont en vente à l’adresse suivante :

RESEA / IHC
Université Jean Moulin Lyon III
18 rue Chevreul
69362 LYON Cedex 07
chretienssocietes@revues.org

Saint Vincent Ferrier : histoire et postérité d’un prédicateur européen.

L’AFHRC se fait l’écho d’un appel à communications en vue du colloque « Saint Vincent Ferrier :  histoire et postérité d’un prédicateur européen » organisé par Mathieu Dubois (maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest) et qui se tiendra à Vannes le 5 avril 2019.

Il y a six cents ans s’éteignait le dominicain valencien Vincent Ferrier, saint très populaire dans l’Occident qu’il avait parcouru, de la péninsule ibérique à l’Écosse en passant par le midi de la France, l’Italie et finalement la Bretagne où il mourut à Vannes, en mars 1419. Prototype d’une vie de dominicain partagée entre la route et la prédication, sa biographie s’inscrit dans le cadre du mouvement du grand schisme d’Occident où il prit parti pour le pape Benoît XIII avant de retourner dans le giron de l’Église romaine. Prêcheur de l’Apocalypse, il fut également la voix puissante d’une dévotion plus individualisée qui cherche son chemin entre pratiques suspectes qualifiées d’hérésie et essor de la prédication dont il est un acteur majeur.

À l’occasion des célébrations du 600e anniversaire de sa mort dans la ville de Vannes, l’Université catholique de l’Ouest-Bretagne Sud, en partenariat avec les Archives départementales du Morbihan, organise un colloque scientifique. Ce colloque s’adresse principalement aux historiens, historiens de l’art mais aussi sociologues et anthropologues intéressés par la période médiévale comme par la réception de l’œuvre de saint Vincent Ferrier aux époques moderne et contemporaine.

L’un des enjeux scientifiques du colloque consistera d’abord à dresser un état des sources concernant la vie de saint Vincent Ferrier, ainsi qu’un bilan historiographique.

Il sera également l’occasion de donner du relief à un protagoniste marquant de son temps en replaçant la figure du saint parmi les grandes thématiques de la période telles que la pratique religieuse au début du XVe siècle. Un autre élément de contextualisation s’appuiera sur ses rapports avec l’altérité et notamment avec le monde juif fragilisé par les exclusions et violences qui le frappent. Cet aspect essentiel du parcours de Vincent Ferrier apparaît particulièrement révélateur de sa pensée et de son mode de fonctionnement envers ces communautés. Enfin, au fil de ses pérégrinations, le discours du prédicateur s’adapte aux différents contextes et publics rencontrés. L’analyse de ces évolutions constitue également un aspect intéressant à étudier.

La thématique des miracles, élément nécessaire à tout dossier de canonisation, pourra être mise en regard avec d’autres saints contemporains. Elle pose en particulier la question de l’objectif poursuivi par le duc Jean V en demandant son élévation sur les autels. Témoin des grandes divisons de l’Église du XVe siècle, des ruptures politiques liées à la reprise de la guerre de Cent Ans, saint Vincent Ferrier se présente comme un témoin mais aussi comme un acteur de ces heurs et malheurs d’une chrétienté bousculée qui cherche à se réunifier.

Au-delà de 1419, une autre piste de réflexion s’ouvre avec la réception du saint et sa postérité. Son iconographie dans les enluminures mais aussi et surtout dans les vitraux dans l’espace européen pose directement le problème de la réception et de sa mise en scène par l’Église jusqu’au XIXe siècle. Comment a été choisie la figuration du saint ? La réception du saint peut aussi s’envisager de manière géographique et chronologique jusqu’à aujourd’hui : pourquoi ce saint fut-il populaire et pourquoi ne l’est-il plus vraiment sauf dans des niches comme celle liée à sa mort dans le diocèse de Vannes ? Les lieux de sa mémoire pourraient ici être davantage explorés (dédicace d’églises et collèges catholiques, statues, tableaux…).

Toutes ces pistes permettront de retracer la complexité du dominicain valencien grâce à des interrogations renouvelées sur des sources écrites, monumentales et iconographiques dispersées mais qui doivent pouvoir composer un portrait affiné et plus complet.

En fonction des contributions, une publication pourra être envisagée, soit sous la forme d’actes, soit sous celle d’une biographie renouvelée à plusieurs voix de saint Vincent Ferrier.

Les propositions de communication d’une page maximum comprenant un titre provisoire devront être adressées, accompagnées d’un bref CV, au plus tard le 15 septembre 2018 à l’adresse suivante : mdubois@uco.fr

Organisation

  • Mathieu Dubois, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest

Comité scientifique

  • Christine Bousquet, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Tours
  • Daniel Baloup, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Toulouse 2
  • Jehanne Roul, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université catholique de l’Ouest
  • Georges Provost, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Rennes 2
  • Matthieu Brejon de Lavergnée, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne
  • Florent Le Nègre, directeur des Archives départementales du Morbihan