Category Archives: Religious persons/communities

Deux témoignages de vie religieuse en Argentine, de Medellín à 2008

L’AFHRC signale la parution de l’ouvrage Humaniser la vie. Quarante ans en Argentine du prêtre Claude Faivre-Duboz (né en 1933, incardiné dans le diocèse de Rabat) et de Nelly Evrard (1930-2014), ancienne membre de la congrégation belge des Filles de Marie de Pesche. Cet ouvrage retrace deux trajectoires de vie personnelle et collective au milieu des populations pauvres d’Amérique latine, entre la fin des années 1960 et la fin des années 2000. Il prend appui sur les lettres envoyées aux réseaux d’amis en France, en Belgique et au Maroc. L’ouvrage prend place dans un ensemble de près d’une vingtaine de livres de témoignages d’anciens prêtres, religieux, religieuses, laïcs ou laïques en mission en Amérique latine, publiés dans la collection « Signes des temps » (Robert Dumont) chez l’éditeur Karthala. Parmi eux, on peut signaler notamment : François Glory, Mes trente ans en Amazonie brésilienne au service des communautés de base (2016) ; Xavier de Maupeou, Un Français évêque au Brésil questionne son Église (2017).

Ouvrage à commander auprès de l’éditeur, 22-24 boulevard Arago 75013 Paris ou via le site www.karthala.com

Claude Faivre-Duboz et Nelly Evrard, Humaniser la vie. 40 ans en Argentine, coll. « Signes des temps », Paris, Karthala, 2017, préface de Luis Martinez Saavedra, 278 p, 25 € (26 € en incluant les frais de port).

 

 

La cartographie ecclésiastique, du Moyen Âge à nos jours.

L’AFHRC relaie l’appel à communications  « La cartographie ecclésiastique : héritage patrimonial et innovation géomatique » pour le colloque qui se tiendra à Saint-Flour les 14-15 juin 2018, organisé par Stéphane Gomis, professeur d’histoire moderne et Vincent Flauraud, maître de conférences d’histoire contemporaine, de Université Clermont-Auvergne / Centre d’Histoire « Espaces et Cultures ».

Appel à communications :

En 1956, François de Dainville publie un ouvrage consacré aux Cartes anciennes de l’Église de France. Il comble ainsi un vide historiographique ayant trait à la géographie ecclésiastique du royaume. Après une description des modalités de levée des cartes, l’auteur met en relation les documents cartographiques et le contexte socioculturel de leur élaboration. Il souligne de la sorte combien les évêques de la Réforme catholique soutenaient les entreprises cartographiques selon des visées pastorales : mieux connaître l’espace diocésain était aussi une façon de mieux le maîtriser. – Parallèlement, sous l’impulsion de G. Le Bras et F. Boulard, la sociologie statistique de la pratique du catholicisme connaît son âge d’or, dans les décennies 1940-1970, mêlant finalités pastorales – là encore – et questionnements scientifiques. L’impressionnant corpus de données est rassemblé en 1980 en un Atlas de la pratique religieuse (F.-I. Isambert !
et J.-P. Terrenoire dir.), suivi à partir de 1982 par la série des Matériaux pour l’histoire religieuse du peuple français édités par régions et traduisant en cartes les séries de données les plus significatives. Or ce travail, exploitant a posteriori les données collectées, avait été critiqué lors de sa parution pour « le choix fréquent d’une cartographie automatique, plus rapide et plus économique, mais dont le résultat visuel est (…) inférieur à celui d’une bonne cartographie manuelle » (Michel Lagrée).
Aujourd’hui passé de la « cartographie automatique » balbutiante à la géomatique, l’historien du religieux est invité à réviser en profondeur ses modes de collecte, de documentation, de production, de visualisation et de diffusion des données historiques.
Les contributions à ce colloque pourront aussi bien rendre compte d’expérimentations conduites que développer un regard réflexif, méthodologique et épistémologique sur ces dernières, mêlant de façon transdisciplinaire les questionnements de l’historien, du géomaticien, du géographe.
Elles pourront concerner :
–  le réexamen, à travers les outils de la géomatique, de cartes anciennes – cartes d’usage élaborées pour répondre à des besoins de gestion de l’espace diocésain ou propres à des ordres réguliers : qu’il s’agisse d’étendre l’exploitation des données qu’elles apportent en elles-mêmes (hors de toute base de données associée), de les croiser avec d’autres, ou de les « vérifier » et de tenter de mieux comprendre les incohérences ou discordances repérées grâce aux nouveaux outils. La démarche implique aussi une réflexion sur l’histoire du processus cartographique en lui-même, en interrogeant les enjeux (pastoraux, théologiques ou politiques) qui ont animé la fabrication des cartes « patrimoniales ».
–  la réutilisation de bases de données (sources archivistiques ou enquêtes initiées par les chercheurs dès le XIXe siècle) déjà anciennement cartographiées. Ces données, si elles sont réinvesties dans le cadre d’un système d’information géographique historique, permettent de reconsidérer les représentations d’un territoire, et de lui appliquer des questionnements et des analyses à échelles multiples.
–  l’élaboration, ex nihilo, de nouvelles cartes à partir de données archivistiques non encore cartographiées, qu’il s’agisse de données quantitatives ou qualitatives, jusqu’à tenter de proposer des reconstitutions de circonscriptions dont l’emprise territoriale n’a guère laissé de traces abondantes.
Il est ainsi souhaitable que des travaux concernant toutes les périodes allant du Moyen Âge aux temps contemporains puissent être confrontés. De la même façon, le croisement avec des expériences de géomatique historique appliquée à d’autres champs thématiques peut servir de contrepoint, ou suggérer de nouvelles pistes pour l’approche cartographique du religieux. Il s’agira de montrer les apports de la démarche cartographique mais aussi ses limites, en interrogeant les modalités d’expression graphique de l’inconnu ou de l’incertain, en matière de délimitations territoriales ou de carences de sources, sensibles notamment pour les périodes anciennes.

Comité scientifique :
Stéphane Boissellier, professeur d’histoire médiévale, Université de Poitiers ;  Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne ;  Damien Carraz, maître de conférences en histoire médiévale, Université Clermont-Auvergne ; Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Est-Créteil ; Philippe Martin, professeur d’histoire moderne, Université Lyon II ; Frédéric Meyer, professeur d’histoire moderne, Université Savoie Mont Blanc ; Paul Payan, maître de conférences d’histoire médiévale, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ; Christian Sorrel, professeur d’histoire contemporaine, Université Lyon II ; Angelo Torre, professeur d’histoire moderne, Università degli Studi del Piemonte Orientale ; Nicolas Verdier, Directeur de recherche au CNRS, Directeur d’étude à l’EHESS.

Les propositions de communication comprendront un titre, un résumé de 20 lignes maximum et une courte bio-bibliographie de 10 lignes maximum.

Date limite d’envoi des propositions : 1er février 2018
Merci d’adresser les propositions à :
stephane.gomis@uca.fr
vincent.flauraud@uca.fr

Léon Bloy cent ans après (1917-2017)

L’AFHRC signale la tenue du colloque international « Léon Bloy cent ans après (1917-2017) » les 8-10 novembre 2017, au Collège de France et à l’ENS de la rue d’Ulm, organisé par Pierre Glaudes et Jean-Baptiste Amadieu (Centre d’étude de la langue et des littératures françaises – République des savoirs).
Mercredi 8 novembre, Collège de France, amphithéâtre Halbwachs
(11, place Marcelin-Berthelot, 75 005 Paris)
Matinée (9h), sous la présidence de Philippe Boutry :
Bernard Sarrazin (Université Paris VII) : « Lire Bloy au XXIe siècle. Le rire, la violence et le sacré ».
Pierre Glaudes (Université Paris-Sorbonne) : « Bloy écrivain et la question de la violence ».
Fanny Arama (Université Paris VII) : « Le Persécuté et le Persécuteur : énonciation polémique, violence verbale et logique sacrificielle dans l’œuvre de Léon Bloy ».
Olivier Delouis (CNRS, UMR 8167 Orient et Méditerranée) : « Léon Bloy, figure de Byzance ».
Après-midi (14h) sous la présidence de Pierre Glaudes :
Philippe Boutry (Université Paris I) :  « La Salette et Mélanie. Léon Bloy et l’inscription de Dieu dans l’histoire ».
Hervé G. Picherit (University of Texas at Austin) :  « De l’intertextualité prophétique à la prophétie intertextuelle : Léon Bloy, Henri Barbot et la Grande Guerre ».
Marie-Catherine Huet-Brichard (Université de Toulouse) :  « Don et contredon, Lettres aux Montchal (1884-1886) ».
Éric Walbecq (Bibliothèque Nationale de France) :  « Le dossier Berthe Dumont ».
Joseph Royer (Lycée Lakanal) : « La notairesse et le mauvais pauvre » (sur la rencontre de Louise Petel et de Léon Bloy).
Jeudi 9 novembre, École normale supérieure, salle Dussane
(45, rue d’Ulm, 75 005 Paris)
Matinée (9h) sous la présidence de Jean-Baptiste Amadieu :
Richard Griffiths (King’s College, Londres) : « « Il fallait absolument me brûler la cervelle ou devenir chrétien ». L’imagination littéraire et romantique de Bloy ».
Paola Cattani (Université Roma Tre) :« « Tristis usque ad mortem » : Bloy et la Cité de Dieu ».
Philippe Vallin (Université de Strasbourg) :  « La notion apocalyptique et dialectique d’histoire latente ou patente chez Bloy. Sur le naundorffisme ».
Table-ronde : Y a-t-il une spiritualité bloyenne ?
Animée et modérée par François Angelier. Avec Marie Kawthar Daouda (Oxford – Oriel College), Caroline De Mulder (Université de Namur), Emmanuel Godo (Université catholique de Lille) et Lydie Parisse (Université de Toulouse Jean Jaurès).
 Après-midi (14h) sous les présidences de Natacha Galpérine-Gillès de Pélichy et de Dominique Millet-Gérard :
François Angelier (France Culture) :  « Léon Bloy-Veuillot ».
François Gadeyne (Lycée Henri IV) :  « Le testament indéchiffrable de l’abbé Tardif de Moidrey ».
Jonathan Ruiz de Chastenet (Université d’Angers) : « Léon Bloy et Antoine Blanc de Saint-Bonnet ».
Grégory Bouak (Professeur de Lettres) : « Chronique d’une inimitié exemplaire : Bloy et François Coppée ».
Maud Schmitt (Université Paris-Sorbonne) : « Bloy et la peinture ».
Vendredi 10 novembre, École normale supérieure, salle Dussane
(45, rue d’Ulm, 75 005 Paris)
Matinée (9h) sous la présidence de Philippe Vallin :
Dominique Millet-Gérard (Université Paris-Sorbonne) : « Léon Bloy et la Russie : à propos de la traduction russe du Sang du Pauvre ».
Jean-Baptiste Amadieu (CNRS, République des savoirs) : « Le Salut par les Juifs en procès (1917-2013) ».
Emmanuelle Tabet (CNRS, CELLF) : « Un journal d’outre-tombe : écriture de l’intime et parole testamentaire dans le Journal inédit de Bloy ».
Après-midi (14h) sous la présidence d’Olivier Delouis :
Natacha Galpérine-Gillès de Pélichy (ministère de la Culture) : « Albert Béguin, lecteur de Léon Bloy ».
Thomas Pavel (Université de Chicago) : « Le rejet des lieux communs : Léon Bloy et Jacques Ellul ».
Jean-Marie Apostolidès (Université de Stanford) : « Léon Bloy et Guy Debord ».
Gaël Prigent (Lycée Bergson d’Angers, CIRPaLL) : « Borges et Bloy ».
Pour des raisons de sécurité, les auditeurs qui souhaitent écouter les interventions à l’École normale supérieure des 9 et 10 novembre doivent s’inscrire auprès de Mme Cécile Alrivie : cecile.alrivie[at]ens.fr.

 

Colloque international. Échos de la bataille de Mentana

Les 9 et 10 novembre 2017, se déroulera un colloque international organisé par le Centre d’histoire du XIXe siècle consacré aux échos de la bataille de Mentana.
Sauf pour les spécialistes du Risorgimento italien, la bataille de Mentana (3 novembre 1867) est un événement aujourd’hui largement oublié : on se souvient vaguement de la phrase du général de Failly qui fit scandale (« Les chassepots ont fait merveille ») mais il est clair que l’épisode n’a pas eu grande influence sur l’achèvement de l’unité italienne, puisque la défaite des volontaires garibaldiens n’a assuré qu’un bref répit à l’État pontifical. L’enjeu européen paraît plus mince encore : à Sadowa l’année précédente comme à Sedan, trois ans plus tard, ce furent des armées autrement importantes qui s’affrontèrent et le destin de l’Europe qui se joua véritablement. Sur le moment pourtant l’événement eut en Europe un retentissement considérable et souleva les passions : l’émotion fut grande, bien entendu chez la plupart des catholiques du fait du péril couru par le Saint-Siège, mais aussi chez tous ceux, nombreux et divers, qui considéraient à l’inverse la cause de l’unité italienne avec sympathie, qu’ils aient ou non Garibaldi pour héros.

Programme :

Jeudi 9 novembre 2017

14h : Accueil des participants.
14h30 : Pierre-Marie Delpu, Aix-Marseille Université, Arthur Hérisson, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Vincent Robert, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Introduction.

Session 1. La construction matérielle et temporelle des mémoires

15h : Vincent Robert, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle : Mentana ou comment la presse française fit d’une bataille un événement.
15h25 : Bruno Dumons, CNRS UMR 5190 LARHRA : Combattre à Mentana. La fabrique de héros catholiques (1867-1930).
15h50 : Discussion et pause.
16h20 : Pierre-Marie Delpu, Aix-Marseille Université, Centre d’histoire du XIXe siècle : Deuil collectif et mobilisation nationale. La fabrique des martyrs de Mentana (1867-1900).
16h45 : Michele Cattane, Università degli studi di Pavia : Les corps de Mentana : morts, blessés et prisonniers pendant la campagne garibaldienne de 1867, entre réalité historique et propagande.
17h10 : Laura Fournier-Finocchiaro, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, LER : Mentana, enjeu poétique européen.
17h35 : Discussion.

Vendredi 10 novembre 2017

Session 2. Révolution manquée ou expédition italienne ?

9h : Giuseppe Monsagrati, Università Roma Tre : 22 octobre 1867 : les nombreuses explications d’une insurrection manquée.
9h25 : Alessandro Capone, Sciences-Po Paris : Soldats de la France, soldats du pape. L’expérience de la Légion romaine entre mythes et réalités, 1866-1870.
9h50 : Discussion et pause.
10h30 : Fulvio Conti, Università degli studi di Firenze : Aspromonte et Mentana : mémoires conflictuelles dans l’Italie libérale.
10h55 : Christian Satto, Università degli studi di Firenze : « Sérieusement, comment peut-on se considérer comme une nation ? »
11h20 : Discussion.

Session 3. L’événement dans les affrontements politiques italiens et transnationaux

13h30 : Éric Anceau, Université Paris-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle : Les échos du choc de Mentana dans les Assemblées françaises.
13h55 : Arthur Hérisson, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle : Denier de saint-Pierre et zouaves pontificaux. Mentana et la remobilisation de l’opinion catholique en faveur du Saint-Siège.
14h20 : Sarah Scholl, Université de Genève : « Les ennemis de nos ennemis sont… » L’unification italienne et la Suisse du Kulturkampf.
14h45 : Discussion et pause.
15h15 : Pete Laszlo, Université de Debrecen : L’écho de la bataille de Mentana en Hongrie.
15h40 : Daria Ermolaeva Siani, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle : La bataille de Mentana vue par les Russes : entre enjeu politique et engagement personnel.
16h05 : Discussion.

16h30 : Philippe Boutry, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle, IUF : Conclusion.

Les séances se tiendront au Centre Sorbonne (17, rue de la Sorbonne, salle des Actes).

Les apostats de la Volga. Chrétiens et musulmans dans la Russie impériale

Au cours du 19e siècle, dans la région de la Volga, des milliers de Tatars chrétiens appelés Kräshens (« baptisés ») réclamèrent aux autorités impériales d’être officiellement reconnus comme musulmans, en dépit des lois sur l’apostasie et le risque d’arrestation, de déportation ou d’exil. Pourquoi ces hommes et femmes ont-ils choisi d’abandonner en masse et publiquement le christianisme orthodoxe, religion du tsar et des autorités impériales, pour l’islam sunnite ? Le terme « apostasie » exprime le point de vue de l’Eglise orthodoxe. Chez les historiens, ces événements ont … Continuer la lecture de Les apostats de la Volga. Chrétiens et musulmans dans la Russie impériale

Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge au XIXe siècle

Vient de paraître sous la direction de Philippe Desmette (Université Saint-Louis, Bruxelles) et de Philippe Martin (Université Lumière Lyon 2), un volume consacré aux Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge à l’époque contemporaine et qui prolonge deux journées d’études internationales tenues en 2015.
Fêtes de précepte, fêtes civiques, jours fériés, autant de réalités qui, dès le Moyen Âge, à l’époque moderne et jusqu’à nos jours, rythmèrent le temps des sociétés occidentales. Ces fêtes sous-tendent une adhésion à des valeurs – qu’elles relèvent du temps sacré ou du temps profane –, mais aussi un rapport au travail – proscrit à ces occasions. Sont ainsi envisagés l’origine des fêtes chrétiennes, leur développement, les obligations liées et, en corollaire, les comportements qu’elles suscitent, qu’ils s’inscrivent ou non dans la norme. En lien intervient la question de l’attitude des autorités ecclésiastiques et civiles face à d’éventuelles déviances, en prenant en compte les ruptures confessionnelles (protestantisme), l’évolution des sociétés et les critiques formulées sur la base de motifs sociaux, économiques ou philosophiques. Le XIXe siècle marquera un tournant fondamental qui, tout en établissant de nouvelles fêtes, liées à la laïcisation en vigueur, conservera un statut privilégié à nombre de moments religieux.

Table des matières

Philippe Desmette et Philippe Martin : Introduction. la fête : un enjeu entre sacré et profane.

Lionel Obadia : Ouverture : Obligations, calendriers liturgiques et festivités. Regards anthropologiques sur les religions non occidentales.

I. Le temps de la fixation des normes

Bruno Dumézil : Le dimanche chômé à l’époque romano-barbare.
Charles Mériaux : Fêtes et jours chômés dans le monde carolingien (VIIIe-Xe siècles).
Catherine Vincent : Les jours fériés et leur observance en Occident entre le XIIIe et le XVe siècle.
Christine Barralis : Jours chômés et fêtes dans la moitié nord du royaume de France au XVe siècle, d’après les normes épiscopales.

II. Situations établies et réformes à l’Époque moderne

Philippe Desmette : La réforme des fêtes de précepte dans les Pays-Bas autrichiens en 1751 : une affaire d’État(s).
Marco Rochini : Le débat sur la réduction des fêtes religieuses de précepte en Italie au XVIIIe siècle : Guadagnini et le Progetto di fissazione del calendario ecclesiastico.
Philippe Moulis : Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale.
Gaël Rideau : La fête processionnelle en France au XVIIIe siècle entre dévotion et police.
Nicolas Guyard : Identités urbaines et fêtes d’obligation à Lyon au XVIIIe siècle.

III. Aux marges de la catholicité

Alain Cabantous : Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours fériés en Angleterre fin XVIe-XVIIe siècle.
Yves Krumenacker : Les fêtes dans le monde réformé (XVIe-XVIIIe siècles).
Nicolas Champ : Une fête religieuse impensable chez les protestants français ? La « fête des morts dans l’Église réformée » (1901).

IV. La fête contemporaine : entre continuité et innovation

Philippe Martin : Contraindre à la messe.
Pierre-Olivier De Broux et Florence Maertens de Noordhout : Repos dominical et jours fériés en Belgique au XIXe siècle : la transformation des obligations religieuses en revendication sociale.
Vincent Petit : Calendrier légal et temps religieux. Célébrer la messe pro populo de Benoît XIV à Pie IX.

Philippe Desmette et Philippe Martin : Conclusions.

Philippe Desmette et Philippe Martin (dir.), Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômes du Moyen Âge au XIXe siècle, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2017, 248 p., 23 €.

Renouveau conciliaire et crise doctrinale (1966-1968)

L’AFHRC signale la parution du livre de Christian Sorrel (dir.), Renouveau conciliaire et crise doctrinale. Rome et les Églises nationales (1966-1968). Actes du colloque international de Lyon (12-13 mai 2016), Collection « Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires », LARHRA, Lyon, 2017.

Table des matières :

Christian Sorrel et Alessandro Santagata : Quand Rome enquête.

CONTEXTES ET CONJONCTURES

Étienne Fouilloux : Lendemain de Concile ou début de crise ?

Philippe Chenaux : Paul VI, le cardinal Ottaviani et la Curie romaine.

Gianni La Bella : L’inchiesta Ottaviani e i religiosi.

Philippe Roy-Lysencourt : Les catholiques traditionalistes et la première réception de Vatican II.

Marialuisa Lucia Sergio : Le « drame de la doctrine » : le post-concile dans la documentation du Conseil pontifical pour les laïcs.

PERSPECTIVES NATIONALES

Christian Sorrel : La Conférence épiscopale française et l’enquête Ottaviani. Fonctionnement institutionnel et positions doctrinales.

Leo Declerck et Mathijs Lamberigts : La réponse de la Conférence épiscopale belge au questionnaire du cardinal Ottaviani.

Franz Xaver Bischof : La réponse de la Conférence épiscopale allemande au questionnaire du cardinal Ottaviani.

Gianni La Bella : La risposta dell’episcopato italiano all’inchiesta Ottaviani.

Alessandro Santagata : La réception du questionnaire Ottaviani dans les revues catholiques italiennes.

Feliciano Montero : El eco de la encuesta Ottaviani en la Iglesia española (1966-1967).

András Fejerdy : La lettre du cardinal Ottaviani et la réception du concile Vatican II en Hongrie.

Gilles Routhier : La réponse de la Conférence catholique canadienne.

Miranda Lida : El catolicismo argentino y la recepción de la carta del cardenal Ottaviani. Una lectura desde América latina.

Denis Pelletier : Conclusion. Le catholicisme entre deux mondes.

Un tarif de souscription à 18 € (frais de port offerts) est proposé jusqu’au 31 décembre 2017 (après cette date, ouvrage à 22 € + 5 € de frais de port). Pour achat et information, merci d’écrire ou de contacter Christine Chadier :

Tél. 04 78 78 71 65 / 71 82 ou adresse électronique : chretienssocietes[at]revues.org
http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/chretiens-et-societes-documents-et-memoires

Religion et politique, l’enjeu mondial

L’AFHRC signale la parution de l’ouvrage d’Alain Dieckhoff et Philippe Portier (dir.), L’enjeu mondial. Religion et politique, Paris, Presses de Sciences Po, 2017.

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

Dieu n’est pas mort. Il fait de la politique.

Partout dans le monde, le religieux est de retour. Son ascendant se ressent à l’intérieur des États comme sur la scène internationale et ce, jusqu’en Occident, où il semblait promis à une irrémédiable occultation.

Le constat, enthousiasmant pour les uns, dérangeant pour les autres, est sans appel : la modernité n’a pas induit la disparition sociale, ni surtout politique, du religieux. Trois phénomènes majeurs le traduisent : la polarisation des sociétés partagées entre effacement et réaffirmation des croyances, la politisation renouvelée des religions, la spiritualisation des politiques. Pour autant, il ne s’agit en aucun cas d’un retour aux temps anciens, quand toute vie sociale était configurée par le religieux.

Fruit d’une coopération entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le Groupe sociétés, religions, laïcités de l’École pratique des hautes études, cet ouvrage révèle toute la complexité d’un espace contemporain en tension perpétuelle entre sécularisation et réenchantement du monde.

 Sommaire

Alain Dieckhoff et Philippe Portier : Introduction – La religion recomposée.

L’INÉGALE GLOBALISATION DU RELIGIEUX

Denis Pelletier : La naissance d’un catholicisme global

Sébastien Fath : L’évangélisme, nouveau tiers état du christianisme ?

Thierry Zarcone : Le politique et le saint, régir l’islam de la marge.

Jean-Luc Racine : L’Inde, gourou du monde ?

Pascal Bourdeaux : Question religieuse et défis régionaux en Asie du Sud-Est.

Joelle Allouche-Benayoun : Judaïsme ou judaïsmes ?

Marcelo Ayres Camurca : Le syncrétisme brésilien face au nouveau marché du religieux.

Blandine Chelini-Pont : La croissance des sans-religion aux États-Unis.

LE NATIONALISME RELIGIEUX

Alain Dieckhoff : Nationalisme et religion en Israël.

Christophe Jaffrelot : L’Inde en route vers la démocratie ethnique.

Bayram Balci : La nouvelle Turquie d’Erdoğan, entre islamisme et nationalisme.

Kathy Rousselet : La doukhovnost dans la Russie postsoviétique.

LE RELIGIEUX DANS LES AFFAIRES INTERNATIONALES

Elise Feron : Les dieux en guerre malgré eux ?

Francois Mabille : Le Saint-Siège, weak state et soft power.

Valentine Zuber : La défense de la liberté religieuse sur la scène internationale.

Jean-Paul Willaime : L’ONU, un forum privilégié pour les groupes religieux.

LES ÉTATS ET LA RELIGION

Philippe Portier : Les régimes de laïcité en Europe.

Jean Bauberot : La laïcité au Canada-Québec.

Nadege Ragaru : La conversion capitaliste des morts en Bulgarie.

Stéphane Lacroix : L’Arabie Saoudite, un État prosélyte.

Pierre-Jean Luizard : Quand l’islam est religion d’État.

Ji Zhe et Vincent Goossaert : Les politiques religieuses de la Chine postmaoïste.

UN RELIGIEUX REMOBILISÉ EN EUROPE

Philippe Poirier : Partis politiques et religions aux Amériques et en Europe.

Claude Proeschel : La conscience en politique.

Ewa Tartakowsky et Paul Zawadzki : Politique et religion en Pologne.

DES VIOLENCES RELIGIEUSES ?

Laurence Louer : Ressorts internes et externes du conflit entre sunnites et chiites.

Laurent Bonnefoy : Les métamorphoses du djihadisme.

Bernard Heyberger : Les minorités chrétiennes au Proche-Orient.

Renaud Egreteau : Violence, militantisme et bouddhisme en Birmanie.

Cédric Mayrargue : Le pluralisme religieux en Afrique subsaharienne.

Informations complémentaires : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100443350.

 

Un outil de recherche. Panorama des archives ecclésiastiques catholiques

La localisation des archives du monde religieux en France, hormis parfois pour celles déposées aux Archives départementales, pose souvent problème en raisons de leur histoire ou du manque d’information disponibles sur le sujet. Un état des lieux , ici synthétisé, est proposé par David Gaultier, du Centre national des archives de l’Église de France.
Une nouvelle interface permet de découvrir les fonds ecclésiastiques français, les modes de recherches possibles, et enfin l’usage et l’intérêt de cet outil pour les chercheurs.
Les fonds privés ecclésiastiques ainsi présentés, sont, en priorité, les diocèses, majoritairement membres de l’Association des Archivistes de l’Église de France, les congrégations et les monastères. D’autres structures comme le Centre des archives de l’Église de France (CNAEF) ou l’Institut catholique de Paris (ICP) ont également été examinés.
Les raisons de cette démarche sont à chercher dans la situation actuelle des institutions concernées. Il est important de faire connaître ces fonds d’archives, mais aussi de garder leur trace alors que fermetures de monastères, fusions de congrégations, déménagements ou restructurations de ces entités se sont multipliées ces dernières années, rendant les localisations parfois difficiles.

Les fonds

Créée en novembre 2015, une base de données a été mise en ligne à la fin de l’année 2016 (http://www.aaef.fr/annuaireDesArchives/). Divisée en trois parties, elle recense d’abord les institutions productrices d’archives, puis les services d’archives et enfin les fonds d’archives eux-mêmes.
Ce guide concerne uniquement les fonds privés ecclésiastiques français conservés dans des services d’archives privés et sur le territoire français sauf cas particuliers (ex : les Sœurs de Saint-Paul à Fribourg, en Suisse). Les fonds présents dans des services d’archives publics ne sont donc pas mentionnés ici, à part de rares exceptions comme pour la Prélature de la Mission de France qui effectue des versements au Centre des archives du monde du travail (CAMT).
Ce guide n’est donc pas exhaustif car on y trouve uniquement les institutions qui ont accepté d’y figurer. Il constitue néanmoins un outil très utile pour les chercheurs. Fin septembre 2017, la base, toujours alimentée, recensait en effet 909 entités, 334 services d’archives et 830 fonds d’archives.

Les services d’archives diocésains conservent en priorité les archives de l’administration épiscopale et curiale, les archives « pastorales » émanant des services diocésains, des œuvres et des mouvements, les registres de catholicité, les archives paroissiales, celles des membres du clergé, ainsi que les archives figurées, audiovisuelles et numériques. Ils possèdent parfois d’autres fonds, notamment ceux de personnalités ou de communautés religieuses liées au diocèse.
Les congrégations et monastères conservent les archives de leurs fondateurs, celles de l’administration des personnes et des biens, des activités et de la spiritualité, des entités fermées, ainsi que les papiers personnels des sœurs ou des frères. On constate aussi parfois la présence des archives des congrégations intégrées ou des monastères fermés, de même que celles concernant les personnes physiques ou morales liées aux instituts.

La base

La base se trouve sur le site de l’Association des archivistes de l’Église de France (AAEF). Elle est accessible pour l’instant par l’onglet « Annuaire des archivistes », car ce terme est plus parlant pour certains membres qui recherchent avant tout des coordonnées. Mais le site doit prochainement subir une mue et une entrée par le terme « Guide des fonds » devrait être créée.
La recherche peut se faire soit en cliquant sur la carte disponible sur la page d’accueil, soit par le moteur de recherche. Elle permet de trouver les coordonnées d’un service d’archives et sa fiche descriptive, qui indique notamment les fonds qui y sont conservés et les conditions de consultation.
Le formulaire permet uniquement deux types de recherche :
– par nom du producteur ou nom du fonds d’archives (ex : « Frères des Écoles Chrétiennes ») ;
– par nom de service d’archives (ex : « Archives Lasalliennes »).

Ce sont les noms officiels qui ont été privilégiés dans la base, mais il est possible de chercher par le nom d’usage (ex : « Pères Blancs » à la place de l’appellation officielle des « Missionnaires d’Afrique »). Seule la dénomination officielle apparaîtra comme résultat. Une recherche par fonds indique le lieu où celui-ci est conservé (ex : « Aumônerie des prisonniers de guerre de l’Axe » renverra à la fiche du Centre National des Archives de l’Église de France). Il est possible d’utiliser deux termes non consécutifs d’un nom dans le formulaire (ex : « Abbaye bénédictine Notre-Dame de Jouarre », mais aussi « Abbaye bénédictine de Jouarre », ou « Abbaye Notre-Dame de Jouarre »). Un service d’archives peut être indiqué sans qu’il y ait pour le moment de fonds décrits sur la base (ex : « Monastère Sainte-Claire de Vals-les-Bains »).
Certains fonds non présents sur la base sont décrits sur le site mis en lien sur la fiche (ex : « Ordre des Frères Mineurs. Province France-Belgique du Bienheureux Jean Duns Scot »). Ce sont les services d’archives concernés qui en ont émis le souhait.

L’accès aux fonds

Sur un plan pratique, cet outil regroupe les coordonnées et conditions (ou absence de conditions) de consultation de nombre d’institutions religieuses, pas toujours aisées à trouver. Enfin, le recensement des fonds permet au chercheur de faire une recherche globale qui lui indique directement les services pouvant contenir les archives qui l’intéressent, ce qui est un gain de temps.

Ressources : Guide des Archives ecclésiastiques françaises ; site électronique : http://www.aaef.fr/annuaireDesArchives/; coordonnées électroniques : guidedesfonds[a]aaef.fr.

Journée d’études. Les sacres du roi sur la longue durée

Le samedi 4 novembre 2017, sous la responsabilité de l’Académie nationale de Reims, la Mairie de Reims et l’Université de Reims-Champagne-Ardennes, organisée par Patrick Demouy et Bruno Maes, une journée d’études portera sur les sacres des rois de France à Reims (816-1925). Bilan et perspectives.

Programme :

9h : Accueil des participants.
9h30 : Mots d’accueil.

Matin

9h45 : Bruno Maes, Université de Lorraine, CRULH : Introduction.

Histoire
Président de séance : Thomas Nicklas, Université de Reims, CIRLEP.

10h : Patrick Demouy, Université de Reims, CERHIC : Les origines bibliques et le programme iconographique de la façade ouest de la cathédrale.
10h25 : Franck Collard, Université de Paris Ouest La Défense, CHISCO : Relater et représenter le sacre de Reims dans les Grandes chroniques de France.
10h50-11h10 : Questions, pause.

Histoire (II)
Président de séance : Yves-Marie Bercé, Université de Paris IV Sorbonne, ancien Directeur de l’École Nationale des Chartes.

11h10 : Géraldine Lavieille, agrégée et docteur en Histoire moderne : Sacre et droit divin au temps des rois absolus. Contourner la médiation ecclésiale dans les représentations.

Le roi sacré et le public (1)

11h35 : Marion Pouspin, agrégée et docteur en histoire du Moyen Âge : Les sacres dans les Pièces gothiques.
12h : Gérard Sabatier, professeur honoraire, Université Pierre Mendès-France de Grenoble : Publier le sacre à l’époque des Lumières, 1722 et 1775, les enjeux d’une médiatisation.

12h25-12h40 : Questions, repas.

Après-midi

Le roi sacré et le public (2)
Président de séance : Franck Collard, Université de Paris Ouest La Défense, CHISCO)

14h30 : Jean-François Boulanger, Université de Reims, CERHIC : 1825 : le sacre au théâtre.
14h55 : Bruno Maes, Université de Lorraine, CRULH : Les rois médecins.
15h20-15h30 : Questions.

Comparaisons

15h30 : Annette Bächstädt, Université de Reims, CIRLEP : Le sacre de Frédéric III à Rome.
15h55 : Thomas Nicklas, Université de Reims, CIRLEP : L’évolution des sacres des empereurs germaniques au XVIe siècle.

16h30 : Patrick Demouy, Université de Reims, CERHIC : Conclusions.

Les séances ont lieu à la Médiathèque Jean Falala (2 rue des Fuseliers, 51000 Reims).