Category Archives: Religious persons/communities

Catholicisme transnational : un dossier dans la revue Chrétiens et Sociétés

La revue Chrétiens et sociétés XVIe-XXIe siècles publiée par l’axe « Religions et croyances » du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA UMR 5190) publie dans son dernier numéro (24, 2017) un dossier de cinq contributions sur les « Approches transnationales du catholicisme contemporain », sous la direction de Bruno Dumons (CNRS/LARHRA) et Christian Sorrel (Université Lumière Lyon 2 / LARHRA).

Sommaire du dossier :

Bruno Dumons et  Christian Sorrel : Introduction.

Cécile Vanderpelen-Diagre : Quelques tendances de l’historiographie de l’histoire du catholicisme.

Olivier Chatelan : Les circulations intra-ecclésiales Europe-Amérique latine au XXe siècle : un repérage dans l’historiographie francophone récente.

Matteo Sanfilippo : Le Vatican et l’espace francophone au XXe siècle.

Agnès Desmazieres : Les sciences pastorales en France et aux États-Unis après 1945.

Dans ce numéro figure également un dossier sur les « Nouvelles recherches sur le catholicisme moderne » coordonné par Bernard Hours.

Les exemplaires de Chrétiens et Sociétés XVIe-XXe siècles sont en vente à l’adresse suivante :

RESEA / IHC
Université Jean Moulin Lyon III
18 rue Chevreul
69362 LYON Cedex 07
chretienssocietes@revues.org

Saint Vincent Ferrier : histoire et postérité d’un prédicateur européen.

L’AFHRC se fait l’écho d’un appel à communications en vue du colloque « Saint Vincent Ferrier :  histoire et postérité d’un prédicateur européen » organisé par Mathieu Dubois (maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest) et qui se tiendra à Vannes le 5 avril 2019.

Il y a six cents ans s’éteignait le dominicain valencien Vincent Ferrier, saint très populaire dans l’Occident qu’il avait parcouru, de la péninsule ibérique à l’Écosse en passant par le midi de la France, l’Italie et finalement la Bretagne où il mourut à Vannes, en mars 1419. Prototype d’une vie de dominicain partagée entre la route et la prédication, sa biographie s’inscrit dans le cadre du mouvement du grand schisme d’Occident où il prit parti pour le pape Benoît XIII avant de retourner dans le giron de l’Église romaine. Prêcheur de l’Apocalypse, il fut également la voix puissante d’une dévotion plus individualisée qui cherche son chemin entre pratiques suspectes qualifiées d’hérésie et essor de la prédication dont il est un acteur majeur.

À l’occasion des célébrations du 600e anniversaire de sa mort dans la ville de Vannes, l’Université catholique de l’Ouest-Bretagne Sud, en partenariat avec les Archives départementales du Morbihan, organise un colloque scientifique. Ce colloque s’adresse principalement aux historiens, historiens de l’art mais aussi sociologues et anthropologues intéressés par la période médiévale comme par la réception de l’œuvre de saint Vincent Ferrier aux époques moderne et contemporaine.

L’un des enjeux scientifiques du colloque consistera d’abord à dresser un état des sources concernant la vie de saint Vincent Ferrier, ainsi qu’un bilan historiographique.

Il sera également l’occasion de donner du relief à un protagoniste marquant de son temps en replaçant la figure du saint parmi les grandes thématiques de la période telles que la pratique religieuse au début du XVe siècle. Un autre élément de contextualisation s’appuiera sur ses rapports avec l’altérité et notamment avec le monde juif fragilisé par les exclusions et violences qui le frappent. Cet aspect essentiel du parcours de Vincent Ferrier apparaît particulièrement révélateur de sa pensée et de son mode de fonctionnement envers ces communautés. Enfin, au fil de ses pérégrinations, le discours du prédicateur s’adapte aux différents contextes et publics rencontrés. L’analyse de ces évolutions constitue également un aspect intéressant à étudier.

La thématique des miracles, élément nécessaire à tout dossier de canonisation, pourra être mise en regard avec d’autres saints contemporains. Elle pose en particulier la question de l’objectif poursuivi par le duc Jean V en demandant son élévation sur les autels. Témoin des grandes divisons de l’Église du XVe siècle, des ruptures politiques liées à la reprise de la guerre de Cent Ans, saint Vincent Ferrier se présente comme un témoin mais aussi comme un acteur de ces heurs et malheurs d’une chrétienté bousculée qui cherche à se réunifier.

Au-delà de 1419, une autre piste de réflexion s’ouvre avec la réception du saint et sa postérité. Son iconographie dans les enluminures mais aussi et surtout dans les vitraux dans l’espace européen pose directement le problème de la réception et de sa mise en scène par l’Église jusqu’au XIXe siècle. Comment a été choisie la figuration du saint ? La réception du saint peut aussi s’envisager de manière géographique et chronologique jusqu’à aujourd’hui : pourquoi ce saint fut-il populaire et pourquoi ne l’est-il plus vraiment sauf dans des niches comme celle liée à sa mort dans le diocèse de Vannes ? Les lieux de sa mémoire pourraient ici être davantage explorés (dédicace d’églises et collèges catholiques, statues, tableaux…).

Toutes ces pistes permettront de retracer la complexité du dominicain valencien grâce à des interrogations renouvelées sur des sources écrites, monumentales et iconographiques dispersées mais qui doivent pouvoir composer un portrait affiné et plus complet.

En fonction des contributions, une publication pourra être envisagée, soit sous la forme d’actes, soit sous celle d’une biographie renouvelée à plusieurs voix de saint Vincent Ferrier.

Les propositions de communication d’une page maximum comprenant un titre provisoire devront être adressées, accompagnées d’un bref CV, au plus tard le 15 septembre 2018 à l’adresse suivante : mdubois@uco.fr

Organisation

  • Mathieu Dubois, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de l’Ouest

Comité scientifique

  • Christine Bousquet, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Tours
  • Daniel Baloup, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Toulouse 2
  • Jehanne Roul, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université catholique de l’Ouest
  • Georges Provost, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Rennes 2
  • Matthieu Brejon de Lavergnée, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne
  • Florent Le Nègre, directeur des Archives départementales du Morbihan

 

 

Le cardinal Grente, géographie d’un pouvoir (1918-1959)

L’AFHRC relaie l’annonce d’une journée d’étude consacrée au Cardinal Grente,  sous la direction de Frédéric Le Moigne (Université de Bretagne occidentale) et Stéphane Tison (Université du Mans). Elle se tiendra à la Bibliothèque universitaire du Mans (salle Pierre Belon) le jeudi 12 avril 2018 entre 9 h 30 et 17 h.

Le parcours de Mgr Grente – évêque du Mans en 1918, académicien en 1937, cardinal en 1953 – dessine par lui-même une géographie du pouvoir. Après une première journée d’études organisée le 3 février 2017 et consacrée au Cardinal Grente, homme de Lettres et académicien, cette deuxième journée vise à mesurer l’influence nationale et internationale de Georges Grente. Sa position dans l’Église de France, dans la chrétienté de même que son action missionnaire, croisant parfois des enjeux politiques ou géopolitiques, permettra de tracer les contours de la géographie du pouvoir de Mgr Grente. Cette journée s’inscrit dans le projet de valorisation des archives de Mgr Grente dont le classement raisonné a été réalisé par Brigitte Waché, professeur émérite à l’université du Mans.
Programme

9 h 30 : Accueil des participants

9 h 45  : Frédéric Le Moigne et Stéphane Tison : Introduction de la journée.
I – Les horizons du voyage et de la prédication

10 h 00 : Stéphane Tison, maître de conférences en Histoire contemporaine, Le Mans Université : « Une mission au Levant, 1919-1920 ».

10 h 45 : Frédéric Le Moigne, maître de conférences en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « Le Beau Voyage » ou les coulisses édifiantes du Congrès Eucharistique de Chicago (1926-1927) ».

11 h 30 : Yvon Tranvouez, professeur émérite en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « L’aimable France catholique de Mgr Grente ».

12 h 15 – 14 h 00 Déjeuner

II – Les horizons du pouvoir
14 h 00 : Brigitte Waché, professeur émérite en Histoire contemporaine, Le Mans Université : « Mgr Grente et le cardinal Dubois ».
14 h 45 : Frédéric Le Moigne, maître de conférences en Histoire contemporaine, Université de Bretagne occidentale : « Le journal de Mgr Grente (juillet 1931), L’échec d’une promotion » .
15 h 30 : Christian Sorrel, professeur d’histoire contemporaine, Université Lyon 2 : « Un dernier épisode romain. Grente cardinal (1953 – 1959) » .
16 h 15 – 16 h 45 : Dominique Avon, professeur d’Histoire contemporaine à l’École Pratique des Hautes Études : Discussion finale et conclusion.
Contacts :
Stephane.Tison@univ-lemans.fr
Frederic.Lemoigne@univ-brest.fr

 

Bilan semestriel en histoire des religions

Chaque semestre, l’Institut de recherche pour l’étude des religions (IRER) que dirige Jacques-Olivier Boudon publie un bulletin réalisé par Martin Dumont. Il se compose de deux parties. D’une part, sont indiquées les activités stricto sensu de l’IRER – activités éditoriales, journées d’études et tables rondes passées et futures – ainsi que l’actualité scientifique dans le champ de l’étude des religions, de l’Antiquité à nos jours. D’autre part, est établi un bulletin bibliographique récapitulant les publications, en France et à l’étranger, dans les domaines d’études de l’IRER.
Son 15e bulletin, daté de mars 2018 et fort de 186 pages est téléchargeable ici.

Le Saint-Siège et la Mitteleuropa au temps du Rideau de Fer

L’AFHRC signale la publication du livre de Thomas Gronier, Le Saint-Siège et la Mitteleuropa à l’heure du Rideau de Fer. Les rapports des ambassadeurs autrichiens au Vatican entre 1946 et 1961, Vienne, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, 2018, 500 p., 95 €.

Présentation du livre par l’éditeur :

Thomas Gronier, historien français, a accompli un véritable travail de pionnier : son étude traite des relations encore peu explorées entre le Saint-Siège et l’Europe centrale après 1945. Les rapports des ambassadeurs autrichiens au Saint-Siège, exploités pour la première fois ici, offrent une perspective nouvelle sur les grands thèmes du conflit Est-Ouest.
Redevenue souveraine et neutre en 1955, l’Autriche catholique a pu, en vertu de sa connaissance et de ses liens historiques dans la région, tenir le rôle d’interlocuteur privilégié du Saint-Siège pour cette partie de l’Europe devenue soviétique. Une relation triangulaire Rome-Vienne-Mitteleuropa s’instaurait. Pie XII parlait d’une mission historique de l’Autriche. Le rôle des élites religieuses de la Mitteleuropa est abordé, notamment leurs stratégies différentes face au communisme, qu’il s’agisse des cardinaux Mindszenty et Wyszynski, de l’archevêque Beran ou plus tard du cardinal König. L’approche comparative est d’ailleurs un des apports majeurs de cette étude. Face à l’Église catholique millénaire, le socialisme réel n’a pas eu la partie facile. Les Églises derrière le Rideau de fer ne se laissèrent pas diviser. Mais le Vatican se trouvait aussi face un dilemme lorsque des initiatives de dialogue avec les régimes communistes apparaissaient en son sein. Avec l’arrivée de Jean XXIII à la papauté en 1958, un nouveau chapitre commence : d’acteur de la Guerre froide, le Saint-Siège se transforme en acteur de la détente.Par ailleurs, cette étude offre une multitude d’informations sur d’autres sujets d’importance comme la non remise en vigueur du concordat autrichien, la fondation de l’Anima et les relations germano-autrichiennes, ou l’autonomie non résolue du Südtirol dans les années 1950. Thomas Gronier propose ici une relecture de la place et du rôle du Saint-Siège dans le conflit Est-Ouest.

Les catholiques et l’Etat : une biographie de Gustav von Blome

L’AFHRC signale la parution de l’ouvrage d’Emiel Lamberts, Les catholiques et l’État. Un tableau européen (1815-1965) chez Desclée de Bouwer, 2018 (460 p.).

Quatrième de couverture :

En s’appuyant sur une documentation retrouvée dans une trentaine d’archives privées localisées dans huit pays européens, Emiel Lamberts nous livre la fascinante biographie du petit-fils de Metternich, le diplomate autrichien Gustav von Blome, opposant notoire à Bismarck et figure de transition entre le conservatisme aristocratique et la démocratie chrétienne.

Se dessine ainsi une large fresque de la politique internationale. On y croise les personnages influents de l’époque : des hommes d’États : Metternich, Bismarck et Adenauer, des prélats comme Pie IX et Léon XIII, des salonnières comme la princesse russe Catherine Bagration, des aristocrates catholiques, des hommes d’affaires, des agitateurs politiques et des réformateurs sociaux comme Aloïs von Liechtenstein, René de la Tour du Pin ou Albert De Mun.

Une histoire passionnante des affrontements entre conservateurs et libéraux, catholiques et anticléricaux, face à la nouvelle organisation politique qui se met en place en Europe après la période révolutionnaire.

L’entreprise et l’Évangile : histoire des patrons chrétiens

L’AFHRC signale la publication ce jour du livre de Marie-Emmanuelle Chessel, Nicolas de Bremond d’Ars, André Grelon, L’entreprise et l’’Évangile. Une histoire des patrons chrétiens, Paris, Presses de Sciences Po, 2018, 334 p.

Jusqu’ici peu étudié, le mouvement patronal chrétien a pourtant laissé une empreinte profonde sur l’éthique des affaires, y compris dans la lutte contre la corruption depuis les années 1990. Ni une institution de l’Église, ni un organisme représentatif, ni un club de chefs d’entreprise, se voulant avant tout un mouvement de pensée, il s’incarne aujourd’hui dans une organisation, les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens EDC), issue de la transformation, durant les années 1940, d’une fédération de syndicats catholiques professionnels créée en 1926. À partir d’archives inédites et d’entretiens, les auteurs analysent l’engagement de ces patrons pour qui diriger rime avec servir. Ils apportent un éclairage neuf sur l’histoire des entreprises à l’époque contemporaine, sur l’influence de la doctrine sociale de l’Église et de Vatican II sur une partie des élites catholiques, et sur les dilemmes de l’Église face à la déchristianisation et au triomphe du capitalisme.

Mai 68 : les chrétiens à Lyon

L’AFHRC signale le colloque « Mai 68 : les chrétiens à Lyon » qui se tiendra le vendredi 18 mai 2018 aux Facultés catholiques de Lyon (UCLy), campus Carnot, salle Joseph Folliet (K 201).

Les événements de mai 1968” – selon une dénomination usuelle – sont souvent perçus comme marquant un bouleversement, voire une rupture profonde, dans la société française. À cette époque, la vie chrétienne à Lyon est riche de multiples composantes, catholiques et protestantes, tant intellectuelles que pastorales, avec ses couvents d’études et ses Facultés catholiques, avec le dynamisme de ses paroisses et de ses mouvements de laïcs. Comment des croyants – dans et hors des Églises – ont-ils été acteurs des “événements” et comment ceux-ci ont-ils modifié les institutions et mouvements chrétiens, de manière plus ou moins durable ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles tenteront de répondre, des historiens universitaires, réunis à ce colloque, pour offrir de l’événement un regard renouvelé, un demi-siècle plus tard. Une table ronde donnera également la parole à des acteurs de l’événement.

Comité d’organisation et scientifique : Valérie Aubourg, Olivier Chatelan, Jean-François Cullafroz, Étienne Fouilloux, Daniel Moulinet, Claude Prudhomme.

MATINÉE
8 h 45 : accueil. 9 h 00 : ouverture par Thierry Magnin, recteur de l’UCLy, Élie Ayroulet, vice-doyen de la Faculté de théologie et Bernard Hours, directeur du LAHRHA.

Présidence de séance : Bruno Dumons (directeur de recherche, CNRS, LARHRA).

9 h 30 : Étienne Fouilloux (professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Lumière-Lyon 2, LARHRA) : Les chrétiens français dans les mouvements du printemps 68.
10 h 00 : Olivier Chatelan (maître de conférences en histoire contemporaine, Université Jean Moulin – Lyon 3, LARHRA) : Les chrétiens à Lyon à la veille de Mai 1968.
10 h 30 : Jean-François Cullafroz (journaliste professionnel honoraire, étudiant en sciences politiques, Université Lumière-Lyon 2) : L’Église catholique et l’Église réformée pendant Mai 68 et ses prolongements.
11 h 00 : pause.
11 h 20 : Table ronde avec des témoins et des acteurs.
12 h 30 : déjeuner (libre).

APRÈS-MIDI
Présidence de séance : Claude Prudhomme (professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Lumière-Lyon 2, LARHRA).
14 h 15 : Daniel Moulinet (professeur d’histoire moderne et contemporaine, UCLy, LARHRA) : Mai 68 et ses répercussions à la Catho de Lyon.
14 h 35 : Jean-François Zorn (professeur émérite d’histoire et de théologie, Faculté de théologie protestante de Montpellier) : Mai 68 à l’École préparatoire de théologie protestante de Saint-Cyr au Mont D’or.
14 h 55 : Mathilde Dubesset (maîtresse de conférences émérite d’histoire contemporaine, IEP de Grenoble, LARHRA) : Catholiques et protestantes à Lyon, en 1968 et au début des années 1970.
15 h 15 : Tangi Cavalin (agrégé d’histoire, chercheur associé CEMS/IMM/ EHESS) : Le couvent dominicain de la Tourette en Mai 68.
15 h 40 : Valérie Aubourg (enseignante-chercheure en anthropologie-ethnologie, UCLy, GSRL) : Mai 68 et ses effets chez les étudiants jésuites.
16 h 00 : Pause
16 h 20 : Temps d’échange avec la salle.
17 h 00 : Jean-Dominique Durand (professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Jean Moulin-Lyon 3) : Conclusions.

Entrée gratuite.

Démocrates chrétiens en exil, 1925-1989.

L’AFHRC relaie l’appel à communications pour le colloque international sur « Les chrétiens démocrates en exil, 1925-1989 » organisé par Wolfram Kaiser (Portsmouth) & Piotr H. Kosicki (Maryland) qui se tiendra à la Konrad Adenauer Foundation de Bonn (Allemagne) du 21 au 23 novembre 2018. Ci-dessous l’argumentaire et les modalités de soumission des propositions.

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International scientific conference – open call for papers : Christian Democrats in Exile 1925–1989

Location:         Bonn, Germany (Konrad Adenauer Foundation)

Date:               November, 21st –23rd, 2018

Deadline for submissions : March 31st, 2018

Conveners (and subsequent book editors):

Wolfram Kaiser (Portsmouth) & Piotr H. Kosicki (Maryland)

Theme

The political family of Christian Democracy has drawn increasing scholarly attention from historians, political scientists, and sociologists alike in an era of European crisis marked by “Brexit” and the ascendancy of populist politics across Europe. And yet, the study of Christian Democracy is more than the study of the origins of European integration. It is a global and transnational history, encompassing Europe, Latin America, and a diverse assortment of transnational linkages, transfers, and displacements across continental and even trans-oceanic spaces. Above all, the story of Christian Democrats’ contribution to 20th-century world history is a differential story of the impact of political exiles, displaced by a range of events in different eras and on different continents, including:

– by the collapse of dynastic empires in World War I and the Bolshevik Revolution

– by the rise of Fascism and Nazism

– by genocide and Holocaust in the Second World War

– by the expansion of Soviet influence across Europe’s eastern half

– and by coups d’état and revolutions in Cold War Latin America.

This conference is devoted to examining the full range of circumstances and consequences of the experience of political exile in Christian Democrats’ role in national and global/ transnational history in the 20th century. Our focus therefore spans Christian Democrats in exile from the mid-1920s, when Italian Catholics affiliated with Luigi Sturzo left Fascist Italy, to the end of the Cold War in 1989. Geographically, the focus spans the whole of Europe, and it includes also Latin America.

Its aim is three-fold:

  • to bring together recent archive-based research on the experience and politics of exile;
  • to break down the traditional spatial and temporal walls between the study of exile in the years of fascism and Nazi occupation and the (post-war) Cold War experience of East European and Iberian exiles after 1945; and
  • to overcome a more old-fashioned history of “ideas” in exile.

We are particularly interested in proposals addressing the following four thematic axes:

  • the social and political composition of “Christian Democrats” in exile in a very broad sense: who were the emigrants; where did they figure in their respective national party traditions; how to understand their choice (if they had one) to emigrate; how did they interact with pre-existing domestic traditions of political Catholicism, “Christian Democracy”, Christian socialism or conservatism; and how did they cross borders – into the United Kingdom, the United States or – especially for the post-war period – Latin America or continental Western Europe;
  • the receiving countries and cultures: the relations (if any) of Christian Democrats in exile with state institutions, including government at the highest levels; their social and cultural networks with Catholics and Christian Democrats (esp. in Latin America or in predominantly Protestant countries, such as the UK);
  • their political organization in exile – both national and transnational: how did they relate to other exile groups of their own nationality, and to Catholics and Christian Democrats from other countries; what organizational forms did their cooperation take, e.g. at the transnational level in the SIPDIC, the ICDU in London, or the CDUCE in New York, etc; and what was the relationship of East European and Iberian exiles with Western European Christian Democrats after 1945? How (if at all) did they adapt distinctively Christian Democratic structures to work in non-Christian Democratic organizations such as the Free Europe Committee or the United Nations?
  • the programmatic work in exile: what ideas did the exiles develop for a new post-war/post-Cold War order in Europe; did they create any path-dependencies or were they marginalized by the apparent needs of the post-war/post-Cold War setting? Were there essential differences between the work in exile in the inter-war years, as compared to the Second World War or the Cold War-era exile? In the final analysis, what (if any) distinctively Christian Democratic ideology and agenda emerged under the conditions of exile?

The conference will be held in Bonn, Germany, during November 21st – 23rd, 2018. Interested researchers at any stage of their career are invited to submit an abstract of no more than 300 words including information on the research basis for their paper, and a short CV of no more than 300 words. They need to submit this information in one document in Word or pdf format to the conference conveners at civitas2018conference@gmail.com no later than March 31st, 2018. Applicants will be notified of decisions by April 20th, 2018 at the latest.

Conference organizers will cover the costs of lodging and light meals during the conference, and will provide reimbursement for economy-class travel costs. The sponsoring institution is the CIVITAS-Forum for Archives and Research on Christian Democracy, an international consortium of researchers and archivists engaged in the study and preservation of materials on Christian Democracy. Its founding members include the Konrad Adenauer Foundation, the KADOC Centre at KU Leuven, and the Istituto Luigi Sturzo.

We will ask all selected speakers to submit a short paper with key arguments (3-5 pp.) to the conveners ca. six weeks before the conference. This will serve as a basis for the preparation of comments by discussants for each panel, intended to facilitate the discursive character of the conference and the preparation of more polished full papers. The planned long-term outcome of the conference is an edited volume: please note, however, that not all invited speakers can participate in the volume, and that the volume’s final shape will be contingent upon the course of the conference and the quality of the papers.

Cycle de séminaires. La transition funéraire à l’époque contemporaine

Cette année, dans le cadre du Centre d’études en sciences sociales du religieux, le séminaire Croyance et incroyance en Europe, de la Révolution à nos jours, organisé par Philippe Boutry, directeur d’études à l’EHESS, professeur à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France, et Guillaume Cuchet, professeur à l’Université Paris Est-Créteil continue à faire porter sa réflexion sur les Transitions funéraires (XVIIIe-XXIe siècles).
Une mutation anthropologique dans la relation à la mort et aux morts s’accomplit sous nos yeux au tournant du XXe et du XXIe siècle avec la généralisation de l’incinération, les silences et les pudeurs qui entourent les décès et la création de nouveaux rituels funéraires. Une précédente mutation était intervenue au tournant des XVIIIe et XIXe siècle avec l’éloignement des cimetières du pourtour des églises, leur déplacement à l’extérieur de l’enceinte des villes et des bourgs et l’invention de nouveaux dispositifs cérémoniels autour des tombes. Ces deux modes de transitions funéraires invitent à s’interroger dans le moyen terme sur la signification anthropologique, religieuse, sociale et culturelle de la mort à l’âge contemporain.

Programme :

Mardi 13 mars 2018 : Guillaume Cuchet : La transition funéraire : l’enquête du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (2016). Discutante : Sœur Bénédicte Mariolle.

Mardi 20 mars 2018 : Philippe Boutry : Donner une sépulture à l’animal : Léon Bloy et le cimetière des chiens d’Asnières (1909)

Mardi 27 mars 2018 : Sepideh Parsapajouh, CNRS/CeSor : Le culte des morts dans la culture chiite et ses évolutions contemporaines.

Mardi 10 avril 2018 : Philippe Boutry : La mort de Rachel (3 janvier 1858).

Mardi 15 mai 2018 : Danièle Hervieu-Léger, EHESS : Le traitement des cendres: enjeux, débats, pratiques.

Mardi 22 mai 2018 : Ségolène de Dainville-Barbiche, Archives nationales : L’accompagnement spirituel des condamnés à mort à Paris en 1793-1794 : les aumôniers de la guillotine, légende et réalité.

Mardi 29 mai 2018 : Philippe Boutry : « Que je t’aime, que je t’aime ! » Les funérailles de Johnny à La Madeleine (9 décembre 2017). Discutant : Florian Michel, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Mardi 12 juin 2018 : Guillaume Cuchet : Vatican II et l’aggiornamento problématique des indulgences.

Mardi 19 juin 2018 : François Trémolières, Rennes 2 : La mort dans le Récit d’une sœur de Pauline Craven.

Les séances se tiennent le mardi après-midi, de 15h à 17h, salle Alphonse Dupront (10, rue Monsieur le Prince, 75005 Paris, rez-de-chaussée droite).

Renseignements :
Mme Caroline Baros, CéSOR / EHESS, 10 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris, rez-de-chaussée gauche, téléphone : 01.53105430. Courrier électronique : caroline.baros[a]ehess.fr.