Category Archives: Geographical areas, countries

Sur la Transition humanitaire à Grenoble

Les Etats Généraux de l’Humanitaire: Table ronde « Transition humanitaire »

 Mardi 3 novembre 2015 – 9h30 à 11h00, Maison de l’International, Grenoble

Organisés pour la 2e fois cette année, les Etats Généraux de l’action humanitaire internationale ont pour objectifs de questionner les pratiques et impacts des projets humanitaires et de développement et de leurs acteurs, afin de contribuer aux réflexions en amont du WHS 2016 à Istanbul. Ils se dérouleront sous la forme de tables rondes et ateliers de travail autour du thème central cette année des partenariats « Nord/Sud », l’objectif étant d’aboutir à des propositions concrètes pouvant contribuer au WHS.

Interventions

Les interventions durent 15 min chacune et sont suivies par 30 min de questions avec la salle.

  • « Transition humanitaire : pourquoi parler d’autonomie ? »

par Virginie Troit, Déléguée Générale du Fonds Croix-Rouge française

 

Définition de la transition humanitaire (entre renforcement des souverainetés nationales, remise en cause de la frontière humanitaire/développement et questionnement des principes et valeurs au cœur de l’action humanitaire). Importance de la recherche pour l’étudier, la comprendre et porter la voix des pays bénéficiaires. Importance de l’éthique pour l’accompagner et remettre les victimes au cœur des actions qui les concernent. Présentation de la mission du Fonds et des boursiers, avec leur double casquette chercheurs et de praticiens de l’action humanitaire.

 

  • « Les principes humanitaires dans la transition : cas d’étude au Pakistan »

par Marion Pechayre, chercheuse à la FMSH

 

Questionnement des principes et enjeux de leur respect dans la transition humanitaire. Cas d’étude sur le principe d’impartialité dans les politiques de triage au Pakistan. Les principes sont-ils universels ? Comment se déclinent-ils aux différentes échelles et positions dans les ONG ? Comment se mettent-ils en place dans les partenariats avec le staff national ou les acteurs locaux (différences culturelles, catégories mobilisées, stratégies) ? Comment et par qui se fait leur application sur le terrain et le contrôle de leur respect ?

 

  • « Ethnocentrisme et normes bureaucratiques dans les partenariats locaux : cas d’étude au Burkina Faso »

par Jacky Bouju, chercheur à l’Institut des Mondes Africains

 

Transition passe par la prise en compte et le respect de l’autonomie des acteurs locaux. Mais ils sont victimes de la violence structurelle de normes bureaucratiques et d’exigences internationales qui se multiplient et leur rendent inaccessibles les financements. Leur relation avec les bailleurs et les ONG internationales prennent donc souvent la forme de partenariats-patronages marqués par un fort ethnocentrisme dans l’application des principes, qui les rendent inadaptés aux les contextes culturels et provoquent en retour une violence symbolique et une duplicité des locaux.

 

  • « Le dispositif humanitaire dans un contexte de développement : cas d’étude au Laos »

par Danielle Tan, chercheuse à l’Institut d’Asie Orientale de Lyon

 

Questionnement de la frontière entre humanitaire et développement. Frontière qui n’est pas réelle sur le terrain et pour les acteurs locaux. Remise en cause de cette catégorisation. Questionnement de ses racines politiques et de ses enjeux dans un pays comme le Laos où l’action n’est plus réellement du domaine de l’urgence mais où les financements sont toujours présents sous forme d’aide humanitaire (OCHA). Difficulté du retrait des acteurs hum

Publication – Lost Nationalism. Revolution, Memory and Anti-colonial Resistance in Sudan, By Elena Vezzadini

CEDEJ Khartoum is pleased to announce the recent publication of “Lost Nationalism. Revolution, Memory and Anti-colonial Resistance in Sudan”, by Elena Vezzadini.

9781847011152The 1924 Revolution was a watershed in Sudanese history, the first episode of anti-colonial resistance in which a nationalist ideology was explicitly used, and part of a global wave of anti-colonial movements after the First World War that can be seen as the “spring of the colonial nations”.

This detailed account of the uprising, and its eventual failure, explores the cosmopolitan nationalism embraced by the White Flag League, the movement that sparked the revolution, and its ability to attract people from diverse origins, classes and professions. It examines the international genesis of the movement; the strategies put in place to spread it in different areas of Sudan and among different groups; the movement’s inclusive ideology and its definition of the Sudanese nation, as well as the limitations to its inclusiveness; and the way in which this episode reveals deeper questions relating to origins, social hierarchies and power. The book also unravels the complex history of the memory of 1924, the politics of its representation and the underlying power struggles that saw 1924 largely lost from the historical record.

Elena Vezzadini is a historian of modern Sudan affiliated to the Centre for Middle Eastern and Islamic Studies, University of Bergen, and Institut des Mondes Africains, Paris. She is also associated with CEDEJ.

La genèse de la Kabylie, par Yassin Temlali

J’ai eu le plaisir d’écrire une postface à l’ouvrage Yassin Temlali, La genèse de la Kabylie. Aux origines de l’affirmation berbère en Algérie (1830-1962), à paraître le 28 octobre 2015 aux éditions Barzakh. Quelques jours avant la sortie du livre, la voici pour les lecteurs de Textures du temps, qui trouveront également les bonnes feuilles dans le Huffington Post et el Watan.
كان لي شرف كتابة خاتمة كتاب ياسين تملالي عن ميلاد المنطقة القبائلية و جذور المسألة الأمازيغية في الجزائر بين 1830 و 1962   قبل صدور الكتاب بقليل لدى دار البرزخ في نهاية شهر أكتو بر الجاري، يمكن لقراء حبكات الزمن اكتشاف نص هذه الخاتمة هنا كما يمكن لهم اكتشاف مقتطفات من الكتاب على موقعي الوطن و الهفنجتون بوست الجزائر.س



L’originalité de l’ouvrage de Yassine Temlali que le lecteur vient d’achever est remarquable dans le contexte éditorial algérien. L’auteur y propose une synthèse nouvelle sur une question ancienne, celle de l’affirmation berbère, synthèse dont la nouveauté réside dans l’approche constructiviste adoptée. La notion d’approche constructiviste désigne l’histoire des phénomènes qui nous paraissent les plus naturels, les plus anciens, les plus constants, pour comprendre comment ils sont nés et se sont transformés dans le temps. Lorsque ces phénomènes relèvent d’identités collectives – comme c’est le cas ici avec le fait berbère –, l’approche se révèle d’autant plus fructueuse : ce sont en effet ces phénomènes que nous « essentialisons » le plus volontiers, dont nous considérons facilement qu’ils sont l’essence de ce que nous sommes et dont nous résistons à voir qu’ils sont construits, parfois de toute pièce, pour répondre aux enjeux d’un moment précis. Les considérer comme naturels fait intégralement partie de leur capacité à s’imposer et à se perpétuer.

L’approche constructiviste a été largement développée dans les études concernant les nationalismes, et en particulier les nationalismes européens, à partir de travaux désormais classiques d’Eric Hobsbawm et de Terrence Ranger sur l’invention de la tradition.1 En leur temps, ces auteurs mirent ainsi en lumière des constructions historiques mythologiques sur lesquelles se basaient certains nationalismes, même les plus modernistes ou à prétention scientifique. Mais l’application de leur approche à l’histoire du Maghreb et du Moyen-Orient n’a pas encore été assez systématique pour empêcher les usages politiques de l’histoire les plus caricaturaux.

Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal
Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal

L’Algérie ne fait pas exception. En ce qui concerne le nationalisme, on sait bien combien il est difficile de discuter sur des bases scientifiques de l’existence de la nation dès avant la colonisation, comme si l’apparition finalement récente d’une nation, au cours du xxe siècle, la disqualifiait, la rendait moins légitime. Par ailleurs, le discours (politique) sur l’histoire utilisé et manipulé d’abondance, avec des formes de discours particulièrement agressives, que certains chercheurs analysent comme le résultat de deux guerres – Guerre de libération nationale et guerre civile, qui furent toutes les deux des guerres contre les civils – marquent la façon dont on parle à la fois de la politique et de l’histoire. On voit ainsi régulièrement refleurir les accusations de traîtrise à l’égard d’acteurs de l’histoire, Messali Hadj étant celui qui en fait le plus fréquemment les frais. Discours virulents, anathèmes jetés à la tête de figures parfois disparues : tout se passe comme si le passé de la colonisation et de la guerre était le présent.

Dans ce livre, Yassine Temlali se focalise donc sur un autre sujet brûlant de l’histoire et de la politique algérienne : « la construction de la Kabylie ». Le sujet est complexe : la Kabylie est tout à la fois référence culturelle, linguistique, « identitaire » si l’on accepte ce terme au sens très flou, et pour certains peut-être, nationale.

Afin d’explorer la question de Kabylie à nouveau frais, Yassine Temlali la replace dans un ensemble de références également construites au fil du temps : le nationalisme algérien d’une part, et l’affirmation berbère d’autre part, pour décrire le rapport qu’elle entretient avec l’une et l’autre. La mise en perspective de la Kabylie et de l’Aurès est de ce point de vue passionnante, avec la question sous-jacente de savoir pourquoi l’affirmation culturelle ou régionale chaouie ne semble pas avoir la même puissance que l’affirmation kabyle ? Et comment la seconde est devenue le fer de lance de l’affirmation berbère ?

Pour explorer ces relations entre affirmation(s) berbère(s), construction de la Kabylie et nationalisme algérien, il faut aborder certaines questions de façon parfois frontale et y répondre non pas du côté du discours politique mais du côté de l’histoire. L’auteur nous rappelle alors que le discours historien comme discours scientifique est infiniment plus complexe que les grandes simplifications nécessaires aux usages du passé dans le cadre de constructions nationalistes, régionales ou identitaires. L’occupation française a-t-elle pu être un agent d’intégration des régions berbérophones à l’Algérie ? A-t-elle homogénéisé la Kabylie ? La révolte de 1871 a-t-elle vraiment été une révolte kabyle ? Y a-t-il eu une « politique kabyle » de la France ? Ou bien, pour la période plus récente de la Guerre d’indépendance, y a-t-il eu, au sein du FLN, une guerre entre les « Arabes » et les « Kabyles » ?

Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal
Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal

Pour traiter de ces questions, Yassine Temlali effectue un impressionnant travail de lecture critique des travaux antérieurs. Ici, la difficulté est double : d’une part, la science n’a jamais été indépendante du contexte politique, et même dans beaucoup de cas, comme l’ethnographie de la période française, elle était liée au pouvoir en place, quand elle n’était pas elle-même un instrument de domination. Cela ne signifie pas qu’il faille rejeter les travaux anciens, mais que sans lecture critique, il est enfantin de les découper, les citer de façon utilitariste et d’en faire un usage politique immodéré. D’ailleurs, et c’est là la seconde difficulté, beaucoup de ces travaux anciens ont déjà été utilisés à différentes époques comme des raccourcis politiques prétendument légitimés par la science. C’est le cas du « mythe kabyle » de Charles-Robert Ageron, devenu – trop vite, comme le montre Yassine Temlali – un slogan pour ceux qui veulent disqualifier la revendication culturelle kabyle au prétexte que la particularité de la Kabylie aurait été inventée par la puissance coloniale, au nom des conceptions raciales décrites par Ageron. Cette section consacrée par Yassine Temlali au « mythe kabyle » est un parfait exemple de sa démarche : il s’agit de faire une lecture critique des auteurs les plus anciens (de Denis Diderot, pour son article sur les « Azuagues » dans L’Encyclopédie, à Émile Masqueray), de rediscuter précisément le sens du « mythe kabyle » tel qu’employé par Charles-Robert Ageron, tout en considérant également de façon critique les travaux les plus contemporains, ceux de Salem Chaker ou Maxime Ait Kaki, et la façon dont ces derniers ont utilisé les travaux plus anciens. Dès lors que ces lectures sont remises en contexte, la réalité historique retrouve de sa complexité.

Au-delà de ce seul exemple, Yassine Temlali parvient à effeuiller la superposition des couches de savoirs sur la Kabylie, la nation algérienne et le monde berbère : savoir géographique et sociologique d’Ibn Khaldun, récits non-écrits du passé, savoirs ethnographiques, savoirs historiens ainsi que leurs utilisations pour constituer différentes strates de récit à usage politique fort : discours colonialistes, discours nationalistes, discours régionalistes. L’ouvrage répond ainsi à certains des usages politiques les plus outrés du passé, ceux des hommes politiques, des savants, mais aussi des hommes et femmes qui apprennent l’histoire à l’école ou dans leurs familles, la lisent dans la presse, l’écrivent sur Facebook ou dans les commentaires de sites internet de journaux ou d’organisations politiques, dans des versions parfois caricaturales, simplificatrices et répondant manifestement aux exigences du débat du présent. Ici, la Kabylie ne fait pas exception : c’est de façon générale toute l’histoire contemporaine du pays qui fait l’objet d’appropriation populaire où la citation d’auteurs savants sert souvent à l’accusation et la condamnation des uns ou des autres et dont le contenu est souvent pauvre et simplificateur. Pour cela, il faut tout réexaminer, ne jamais suivre les intuitions puisque nos intuitions-mêmes sont historiquement construites. Ainsi lorsque l’auteur montre que la lutte menée par la puissance coloniale contre la langue arabe a conduit à l’affaiblissement de la langue kabyle.

Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal
Açif el-Hammam 2013 ©M. Rahal

Dès son préambule, Yassine Temlali se livre à un exercice rare et donc précieux – exercice qualifié parfois d’ego-histoire –, dans lequel un auteur se fait l’historien de son propre parcours, non pour le plaisir de parler de soi, mais parce que ce parcours éclaire le travail.2  Les ouvrages les plus scientifiques portent sur des questions nouvelles que leur parcours rend les auteurs capables de poser, et auxquelles ils sont, du fait de leurs expériences, capables de répondre. Bien souvent, cette relation personnelle de l’auteur à son sujet est dissimulée, car considérée comme impure dans le monde de la science. Mais c’est en écrivant sa propre relation, éventuellement militante, avec son sujet de recherche, qu’on l’en libère le plus certainement pour produire une véritable histoire.

Yassine Temlali nous livre donc une brève histoire militante, très contenue, où il évoque ce qui à mon sens aurait pu faire l’objet d’un autre livre et qui, je l’espère, fera un jour l’objet d’un entretien avec un(e) historien(ne) qui saurait l’utiliser pour écrire sur les formes de militantisme des années 1980. On y découvre un environnement familial « marginalement berbérophone » (version chaouie) et, à l’université de Constantine, un « entre-deux inconfortable » pour l’auteur, qualifié par un détracteur d’« Arabe-défenseur-des-Kabyles » après qu’il a commencé à étudier le kabyle et est devenu sympathisant du MCB, le Mouvement culturel berbère. Le parcours, qui n’est pas nécessairement représentatif – mais quel parcours l’est ? – rappelle que c’est souvent depuis les positions marginales, l’entre-deux, les mondes du contact, que se posent les meilleures questions.

Mais au-delà de lui, ce prologue rappelle qu’il y a pour certains militants de la revendication culturelle berbère des années 1980, et même des années 2000, un désarroi face à la situation politique actuelle où la revendication culturelle (kabyle ou berbère) ne réussit pas plus que d’autres à être porteuse d’enthousiasme, d’espoir d’avenir, ni même de contenu politique riche. Dans les années 1980, la question de la culture berbère interrogeait bien au-delà des frontières de la Kabylie et des limites des groupes de parler kabyle ; elle contribuait à poser des questions qui s’adressaient à tous les Algériens et faisait écho à l’émergence d’autres revendications (le mouvement féministe par exemple), pour poser des questions de citoyenneté, de participation, d’autonomie dans un régime de parti unique. Aujourd’hui, les références au passé en général et en relation avec la Kabylie en particulier n’ont guère ce potentiel subversif. On y lit des simplifications à l’extrême du passé pour créer des lignes de fracture dans le présent. Yassine Temlali exprime clairement à la fois son engagement passé et sa désillusion dans le présent des discours sur l’identité : « En écrivant cette “pré-histoire” de l’affirmation politique berbère contemporaine en Algérie, j’entendais, en quelque sorte, fonder “scientifiquement” ma distance critique vis-à-vis des discours identitaristes sur la question berbère qu’ils soient berbéristes, kabylistes, arabistes ou islamistes. »

Sans doute est-on frustré comme lecteur que les deux périodes, celle de l’ego-histoire et celle de l’histoire traitée par le livre ne se superposent pas : la recherche de Yassine Temlali s’arrête en 1962, succombant à la malédiction de l’histoire algérienne contemporaine. Mais cette coupure permet à la recherche de n’être pas soumise à l’exigence militante et de bénéficier de la distance nécessaire à la science. S’il y a une dimension importante à ce livre, c’est celle de vouloir réinjecter du fond dans des débats politiques présents qui en sont dramatiquement dénués, et de redonner aux discussions du savoir, entendu à la fois comme matière et comme distance critique.

Kabylie, juin 2013 ©M. Rahal
Kabylie, juin 2013 ©M. Rahal

 

  1. Eric Hobsbawm and Terence Ranger, eds., L’invention de la tradition, trans. Christine Vivier, édition revue et augmentée (Paris : Editions Amsterdam, 2012).
  2. Pierre Nora, ed., Essais d’ego-histoire (Paris : Gallimard, 1987).

Répertoire des membres 2015/2016

Emilie Cremin Email : emilie.cremin [at] unilim.fr Discipline : Géographie Docteur en géographie, Chercheur Post-doctorante Thèse soutenue en décembre 2014 : Entre mobilité et sédentarité : les Mising, « peuple du fleuve », face à l’endiguement du Brahmapoutre en Assam (Inde du Nord-Est) Between mobility and a sedentary lifestyle: the Misings, « river people » faced with measures to contain the Brahmaputra River in Assam (North-East India) Post-doctorante Chaire capital environnemental et gestion durable des cours d’eau – Géolab UMR 6042 – Université de Limoges (2015-2016) Sujet de recherche : Prise … Lire la suite Répertoire des membres 2015/2016

MOBILITÉ POST-DOCTORALE FRANCE-ASIE

La Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH) et l’Ecole Française d’Extrême Orient (EFEO) proposent des contrats post-doctoraux d’un montant mensuel de 1203 euros net d’une durée de 1 à 6 mois, permettant à des post-doctorants affiliés à une institution française d’effectuer un séjour d’étude en Asie dans les Centres de l’EFEO. Date limite de candidature : 1er décembre 2015 http://www.efeo.fr/base.php?code=636  

The Challenge of Contemporary Historical Research in Algeria

Andrew Lebovich est étudiant en doctorat en Histoire Africaine à l’Université de Columbia dans la ville de New York. Il travaille sur les connexions religieuses entre l’Algérie et l’Afrique de l’Ouest dans l’époque contemporaine et les implications des changements religieux dans la politique, la société, et la culture. Il présente pour Textures du Temps son travail et son expérience de recherche, et la difficulté de connecter histoire de l’Algérie et histoire de l’Afrique. 

“Merci, now I have a better sense of your subject. Come back next Tuesday, and we’ll see what we’ve found.” This was how my research in Algeria began, at the new (and at least half-empty) National Library building built next to the erstwhile colonial gardens, now turned into a public park. A week later after the holiday marking the end of Ramadan, I returned to the National Library to find the librarian had returned a grand total of three books, none of which were remotely related to my subject. When I asked to look for copies from the early 1980s of the Algerian official daily El Moudjahid, another librarian informed me that I would have to go to the older National Library building in central Algiers, up the hill from the famous Grande Poste that once housed the French colonial administration here. Not the most auspicious start to any research trip.

Academic research on almost any subject is a challenge in Algeria, particularly so for a historian. While archives abound, they can be scattered, disorganized, and difficult to access – in order to get into the small Wilaya archives in Constantine, for instance, I was told that I needed the permission of the administration of the National Archives in Algiers. To acquire that permission, I needed to have submitted a dossier to the Algerian Embassy in Washington with a CV (in French or Arabic), a description of my project, a letter of attestation, and a letter of introduction. When the archivist told me they could not locate my dossier, she informed me that I could still come back to Algiers and present myself to the Ministry of Foreign Affairs, before coming back to the National Archives and then returning to Constantine 400 kilometers to the east. Of course, I would have to have done that in the week in which I called, for the following week the Ministry would be closed for their annual congé. I opted to skip the permission, and try my luck elsewhere.

I’ve just spent the last month in Algeria conducting pre-prospectus research as part of my doctoral program in African History. I was in Paris before this exploring archives, and I began writing this piece in the boarding area of Houari Boumedienne International Airport in Algiers, waiting for a flight that would take me to Bamako, and then on to Dakar a week later. Already, the project has been a reminder of one of the truisms of Africanist historical research; if you want to find an archive, particularly for contemporary research, you are going to have to build it yourself. Such work is far from impossible, of course; as one archivist seeking to cheer me up reminded me, “the more you dig, the more you will find.” But such work – especially when it involves Algeria and the Sahel – requires patience, time, and a willingness to hop from archive to archive, place to place, ministry to ministry, in order to try to pull the thread of your inquiry.

Constantine, June 2011 ©M. Rahal
Constantine, June 2011 ©M. Rahal

Indeed, I saw these challenges firsthand even in my brief summer research. When state archival access during my trip proved difficult in Algiers and Constantine, I instead sought access to a number of private archives, including those of the Algerian Association of Muslim ‘Ulama (Jama’iyyat al-‘Ulama al-Muslimin al-Jaza’iriyyin, or AUMA in French) in the Hussein Dey district of Algiers, the Bibliothèque Nationale, the archives of the Ministry of Religious Affairs and Waqfs, the library of the University of Algiers overlooking the rue Didouche Mourad, and the Emir Abdelkader University of the Islamic Sciences. In each place and in private interviews, I benefited from incredible kindness and assistance, even when documents proved scarce.

Reintegrating North Africa into African History

Nedroma, June 2006 ©M. Rahal
Nedroma, June 2006 ©M. Rahal

Whether I chose my subject excellently or poorly remains to be seen, but the subject and my research efforts thus far certainly illustrate some of the challenges, opportunities, rewards, and frustrations of transnational historical research.

I am an Africanist by training, and my research focuses on religious and political connections between North and West Africa, as well as within the vast expanses of the Sahara. More specifically, my research begins with the study of a small group of West African students who traveled to Algeria in the 1950s, where they ended up in so-called “free schools” run by the AUMA. The brief séjour proved formative for the students, who returned to West Africa to establish the reformist Union Culturelle Musulmane. Although short-lived, this organization spread rapidly throughout West Africa in the waning days of French colonialism, drawing from the Algerian reformist experience while making their own distinct mark on Islam in Sahelian and sub-Saharan Africa that resonates to this day. My project also follows the religious and political connections between Algeria and West Africa after independence, in an effort to elucidate regional networks of Islamic reform and interaction that remains important but little-recognized today.

Yet already, this geographical and thematic focus poses problems for research. While a number of fantastic scholars in and outside of Africa in past decades and especially recently have pursued trans-Saharan research, institutional and conceptual divides remain strong.

For many within academia, including in history, “Africa” still means sub-Saharan Africa, often unfortunately reduced to “black” Africa. North Africa, meanwhile, finds itself not fitting very comfortably into any framework. For some, it belongs in the Middle East or the “Arab World” despite the high percentage of non-Arabs in the Maghreb, and some Middle East scholars still sneer at how North African dialectical Arabic isn’t “real” Arabic, as if Egyptian or Levantine Arabic were somehow closer to the language of the Quran or Modern Standard Arabic, and thus more “authentically” Arab, whatever that means. Other scholars prefer to see the Maghreb through the lens of colonial ties and postcolonial migrations.

None of these conceptions are fully true or fully false; North Africa has long served as a crossroads as well as focal point for trade and scholarly production, meaning it was not one thing or part of one world, but instead part of many all at once. But for contemporary academic scholarship the question still remains as to where North Africa “belongs”. In the United States and Europe, North Africa scholars generally find themselves more at home at the annual Middle East Studies Association (MESA) conference than at the African Studies Association (ASA) or the European Conference on African Studies (ECAS). Academic search committees sometimes still scratch their heads at North Africa-focused applicants for African history jobs, and research on North Africa remains less common in the United States than in Europe, although this has shifted in recent years and in particular since the Arab Spring.

Roadblocks still remain, however, including in the Maghreb itself. When I described my interest in contemporary educational and religious connections between Algeria and West Africa to Algerian friends and academics, I repeatedly received a variation on the same answer: “Your topic is very interesting, but I don’t think you’ll find very much here.” Others made reference to the Tijaniyya Sufi brotherhood founded in the 18th Century by an Algerian  who died in Morocco, and whose order has become widespread in West Africa. Equally telling was the way people discussed my topic: while I presented my interest in terms of West Africa (L’Afrique de l’Ouest in French and Ifriqiyya Gharbiyya in Arabic), my interlocutors almost always spoke only in terms of les Africains or alAfariqa. This was not necessarily a statement of racism or ignorance, but instead a reflection of nearly two centuries of efforts first by French authorities and later Algeria’s independent leaders to orient Algeria to the north or east, first in the form of l’Algérie Française and then as an expression of Ahmed Ben Bella’s famous declaration “nahnu ‘arab, nahnu ‘arab, nahnu ‘ashara milyun ‘arab” [“We are Arabs, we are Arabs, we are 10 million Arabs!”]

This is despite Algeria’s own multilingual and multicultural history, and the fact that the connections between Algeria and West Africa endured after the colonial period; thousands of West Africans studied at political and economic institutions in Algeria, and hundreds studied at Islamic institutes in Algeria from 1962 until 1977 (when they were briefly suppressed) and then again from the 1980s until today. Fascinatingly, documents from the Ministry of Religious Affairs indicate that many of these students worked not just in the main cities of Algeria’s north, but also in Saharan and pre-Saharan cities and towns like Ain Salah, Ouargla, Laghouat, and Biskra. And in Mali and Senegal, interviews as well as casual conversations while waiting for interviews revealed surprising numbers of students who traveled for secondary religious education to Algeria, before pursuing further studies in places like Morocco, Egypt, and the Hijaz.

Digging into the Archives

Nedroma, juin 2006 ©M. Rahal
Nedroma, juin 2006 ©M. Rahal

A secondary problem to conducting contemporary research in Algeria has to do less with geographical divisions and more with the nature of archives themselves. While theorists like Achille Mbembe and Jacques Derrida have discussed the archive as a means of state control, in practice the postcolonial archive is often more a reflection of state uncertainty and bureaucratic confusion, or simply documents that remain uncatalogued or poorly organized from the colonial and postcolonial period. State archives in Algeria, for instance, are the inheritors of those colonial documents that were not looted just before decolonization or destroyed during the Algerian war of liberation, as was the case when far-right wing terrorists in the Organisation de l’Armée Secrète torched the Algiers University library in July 1962. Additionally, in Algeria as in other countries state archives tend to stop at the end of the  colonial period, meaning that official archives in many cases do not even cover events that took place after independence.

In order to write a contemporary history of Algeria, then, researchers have to look elsewhere and turn to private archives, periodicals and newspapers, interviews, and archives still held in different ministries and libraries. This is a problem that is familiar to any contemporary historian, but it is particularly acute for historians working in Africa.

In Algeria this information is available, but it is not easy to access. Again, this is not necessarily due to state policy, but entrenched bureaucratic ideas require patience and sustained effort required to have numerous introductory meetings, to present topics and research bona fides, and then to work with individual archivists who in general do not receive many researchers and must cope with limited resources, scattered documentation, and often unclear rules governing the reproduction of documents. Still, this research is as rewarding as it can be frustrating; in my interactions with them, the Algerian academic and archivists I met were unfailingly kind and generous in sharing their knowledge, their space, and in two cases deliciously fresh figs from Kabylia. Various scholars and religious leaders also made calls on my behalf, contacted friends, and searched on their own time for sources to help with my research. This may not be the case for everyone, but it speaks to the interest for discussion and research into contemporary histories in Algeria.

My goal for my work is to show that efforts to change Islamic practice happened on a regional basis, and were not just driven by “foreign” influences and money. Africans on both sides of the Sahara sought out the knowledge to accomplish their own religious and political goals, in ways that responded to colonial concerns as well as ongoing efforts to define and redefine citizenship, national identity, and the relationship between believers and their government. In Algeria, this research also illustrates the ways in which religious figures forged numerous alliances beyond the Arab world, and sought to shape the role of religion in public life from the earliest days of independence through the present.

This work is more important than ever. In order to break down binaries that divide the colonial from the post-colonial, in order to shed light on the evolution of Algerian and West African societies , and in order to perhaps see where Algeria may be headed, historians can and must be involved in researching not just the Algeria that was, but the Algeria that is today. For a country in flux this research is challenging, but indispensable.

Nedroma, juin 2006 ©M. Rahal
Nedroma, juin 2006 ©M. Rahal
Cite this article as/Citer cet article: Andrew Lebovich, “The Challenge of Contemporary Historical Research in Algeria,” in/publié dans Textures du temps, 08/10/2015, http://texturesdutemps.hypotheses.org/1682.

Programme of the French-Sudanese Autumn School (Master/Phd) – From October 24th to 31st 2015, in Khartoum

The CEDEJ Khartoum, together with the University of Khartoum, will organize from October 24th to 31st 2015 a French-Sudanese Doctoral School in Khartoum.

The main aim of this School will be to train Master/Doctoral students coming from Sudanese/French universities to all the different aspects of the fieldwork in social sciences: interviews, questionnaires, selection and delimitation of a field work, as well as data processing and analysis.

TEACHING TEAM: The team is composed by French and Sudanese advanced researchers and teachers from various social sciences backgrounds (Anthropology, Geography, History, Socio-Linguistics, Political Sciences, Urban Studies) with longstanding experience of fieldwork and scientific research in Sudan. It will take in charge the coordination of the school both by the implementation of workshops (methodology, research questions, data processing) and the training and coordination of fieldwork surveys, aiming at matching the various competences for stressing the interdisciplinary approach both at methodological and theoretical level.

  • French partners :
    Alice FRANCK, CEDEJ coordinator CEDEJ-PRODIG (Geography)
    Barbara CASCIARRI, University Paris 8-LAVUE (Anthropology)
    Catherine MILLER, CNRS-IREMAM Aix-Marseille University (Socio-Linguistics)
    Elena VEZZADINI, CNRS-IMAF (History)
  • Sudanese partners :
    Munzoul ASSAL, University of Khartoum (Anthropology)
    Ibrahim BAHAR AD-DIN, University of Khartoum (Urban Studies)
    Al-Amin ABU MANGA, Institute of Afro-Asian Studies (Linguistics)
    Noha TAYB HAMZA, University of Khartoum (Anthropology)
    Zahir M. ABDEL-KARIM, University of Khartoum-Max Planck Institute (Anthropology)
    Salma M. ABDALLA, University of Khartoum-Bayreuth University (Political Sciences/Geography)

STUDENTS TEAM: The team is composed by French, European and Sudanese Master and PhD students with analogous social sciences backgrounds, whose research projects are based on qualitative approaches and focus on different topics and African countries (not only Sudan). They are supposed to follow the training both to implement their capacities in different steps of fieldwork inquiry, fieldwork/theory connection, interdisciplinary and comparative approach, and to make the group benefit of their former experience on different fieldwork contexts. Beside the work they will carry out under the coordination of the teaching staff in workshops and surveys, they are supposed to share moments of autonomous collective work for data processing and reflection.

  • French students :
    Jeanne BOSSY, Master, Lyon University (Geography):
    Clément DESHAYES, PhD, University Paris 8-LAVUE (Sociology/Anthropology)
    Peter MILLER, Master, University Paris 8 (Anthropology)
    Francesco STARO, PhD, University Paris 8-LAVUE (Anthropology)
    Paolo SANTAGOSTINI, PhD, University Paris 8-LADYSS (Geography)
    Anne-Laure MAHÉ, PhD, University of Montréal (Political Sciences)
  • Sudanese students :
    Aroub AL FAKI TAHA , Master, UoK (Anthropology)
    Doria AL-HADY, PhD – Lecturer, UoK (Economy)
    Hind MAHMOUD HUSSEIN, PhD, Ahfad University (Gender studies)
    Khadega MOHAMMED SALIH, Master, University of Khartoum (Anthropology/Gender Studies)
    Mariam SHARIF, Master, UoK (Anthropology)
    Mohasim YOUSSIF, PhD, University of Khartoum (History)

Here is the programme of the School:

DAY 1. Saturday, October 24th – in CEDEJ

9:30 – 11:00 am

  • Welcoming of the students by the supervising team
  • Presentation of the main goals of the School and of the working agenda
  • Presentation of the supervising team and their respective research in Sudan
  • Presentation of the students and their respective ongoing research

11:00 am – 1:00 pm

  • Introduction: approaches, methods, research questions. Each supervisor is invited to synthetically introduce an overview of its academic discipline following these 4 common lines of thought:
    – The history and bases of the discipline
    – The connection between theories, categories and survey methods
    – Inequalities as a research question
    – Academic production on Sudan

2:00 – 6:00 pm

  • Preparation for the field trips
  • Tools for the collection of data: observation, directive and semi-directive interviews, life stories, genealogical charts, maps, sketches
  • Identification of common research questions around the theme of inequalities
  • Illustration of the main operational concepts and categories to be used for the surveys
  • Reflexivity and issues about ethnographic dialogue : common protocol of the survey
  • General background about the selected places for the field trips

DAY 2. Sunday, October 25th – Tuti Island / CEDEJ

9:00 am – 2:00 pm. First survey

“Urban agricultural practices and land conflicts in Khartoum: the case of the island of Tuti amid the Three Towns” – coordinators: A. Franck and I. Bahr El-Din

3:00 – 5:30 pm. Group work, in CEDEJ

Debriefing, classification of data, writing of the field notebook

DAY 3. Monday, October 26th – Deim / CEDEJ

9:00 am – 2:00 pm. Second survey

“The market as ethnographic site in a transforming popular area in the center of Khartoum: the Suk of Deim” – coordinator: B. Casciarri, accompained by Noha Hamza

3:00 – 5:30 pm. Group work, in CEDEJ

Debriefing, classification of data, writing of the field notebook

DAY 4. Tuesday, October 27th – CEDEJ / UoK

9:00 am – 2:00 pm. Follow up and synthesis workshop 1

  • Monitoring with the supervisors:
  • Analysis of the data collection carried out by the students on survey 1 and 2
  • Questions of methodology for field data collection (stemming from the surveys)
  • Synthesis discussion about the two first surveys:
    – Singular perspective on each field (Tuti and Deim)
    – Comparative perspective
    – Analytical perspective with focus on “inequalities”
    – Disciplinary perspective: crossing approaches of Social Sciences

3:00 – 5:30 pm. Autonomous group work by the students, in CEDEJ

  • Briefing on the issues discussed with the supervisors in the workshop 1
  • Back to data: reformulation of the research questions
  • Documentation work and reading focusing on the surveys

DAY 5. Wednesday, October 28th – Institute of Afro-Asian Studies/ Hajj Yusif

9:00 – 12:00 am. Documentary sources

Visit and work on the documentary sources (written and audiovisual) of the IASS – coordinators: C. Miller and A. H. Mugaddem.

1:00 – 6:00 pm. Third survey

“Spatial, social and linguistic reconfigurations in former marginal neighborhoods recently integrated in Greater Khartoum: the case of Hajj Yusif “, coordinators: C. Miller and Al-Amin Abu Manga

DAY 6. Thursday, October 29th – Omdurman / CEDEJ

9:00am – 2:30 pm. Fourth survey

“Oral history workshop: historical dynamics and inequalities in the integration of former rural villages in Greater Khartoum: cases of Al-Salha and Serau” – coordinators E. Vezzadini and M. Assal, accompanied by Salma Abdalla and Zahir Abdel-Karim.

3:00 – 6:00 pm. Group work, in CEDEJ

Debriefing, classification of data, writing of the field notebook

DAY 7. Friday, October 30th – CEDEJ / outside

9:00 – 11:30 am. Follow up and synthesis workshop 2

  • Monitoring with the supervisors:
    – Analysis of the data collection carried out by the students on survey 3 and 4
    – Questions of methodologies regarding the combination of sources
    – General comments on the salient characteristics identified during the data collection, and methodological reflection on “survey practices”
    – Instructions for the preparation of synthesis papers/presentations for the conclusion

12:00 am – 4:00 pm. Autonomous group work by the students, in CEDEJ

  • Briefing on the issues discussed with the supervisors in the workshop 2 and on data development
  • Preparation for the presentations for the conclusion by French-Sudanese student “pairs”

4:30 – 8:00 pm. Final field trip and “participant observation”

  • During this final field trip, supervisors and students meet at the end of the day to attend one of these weekly events: either the Nuba wrestling in Hajj Yusif or the Sufi halaga in Sheikh Hammed An-Nil in Omdurman.

DAY 8. Saturday, October 31st – University of Khartoum

Conclusions:

9:00 am – 1:00 pm. Presentations by the students of their final work

2:00 –4:30 pm. “Out from fieldwork”: comparative reflection, interdisciplinary perspectives, grounding theoretical debate on inequalities in fieldwork contexts

4:30 – 5:30 pm. General conclusion of the Doctoral School and future developments