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Palmarès Prix de thèse 2021

Le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans et l’Institut d’étude de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) sont heureux de publier le palmarès 2021 du Prix de thèse sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans. A la suite de l’évaluation des 46 candidatures reçues et des délibérations du jury, trois prix thématiques ont été décernés, ainsi que deux prix spéciaux du jury. L’attribution du prix de thèse Rémy Leveau sur l’islam en France et en Europe, soutenu par le Bureau central des cultes du ministère de l’Intérieur, a été reportée à l’année 2022.

Liste des lauréat.e.s 2021

Le prix de thèse francophone (Maghreb), avec le soutien de l’IRMC Tunis et du Centre Jacques Berque (Rabat), a été attribué à Ghaliya Djelloul pour sa thèse « Setra, entre dispositif d’enserrement et tactiques de desserrement : une approche genrée et spatiale du champ du pouvoir en Algérie par l’analyse de la motilité de femmes résidant à Alger« , thèse de sociologie sous la direction de Brigitte Maréchal, soutenue à l’Université catholique de Louvain (Belgique) le 28 octobre 2020.

Le prix de thèse en Relations internationales et sciences politiques, financé par le CAPS, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est attribué à Pauline Poupart, pour sa thèse intitulée « Médiations en puissance au Sahara-Sahel : Le rôle de l’Algérie et de la Libye dans la gestion de conflits au Nord du Mali et au Nord du Niger (2006-2018) », sous la direction de Bertrand Badie (Sciences Po Paris), soutenue le 2 octobre 2019.

Le prix de thèse en Langues et Littératures du Maghreb et du Moyen-Orient, avec le soutien de l’Association française des Arabisants (AFDA), a été attribué à Amal Khaleefa pour sa thèse « Les langues au cœur de l’exil : apprentissage, représentations, pratiques. Le cas des Syriens dans le camp de Zaatari« , thèse de didactique des langues, des textes et des cultures sous la direction de Valérie Spaëth et Jean-Patrick Guillaume, soutenue à l’Université Sorbonne Nouvelle le 14 décembre 2020.

Le jury a également décerné deux mentions spéciales pour ce prix Langues et littératures à :

  • Saeed Sadeghian, « La ‘fiction biographique’. Une étude comparée en contexte français et iranien« , thèse de langue et littérature françaises sous la direction de Dominique VIART, Université Paris Nanterre et Esfandiar ESFANDI, Université de Téhéran, soutenue le 29 octobre 2020.
  • Murad Süleymanov, « Grammaire du dialecte tat du Şirvan », thèse de linguistique sous la direction de Gilles Authier, Université Paris Sciences et Lettres (PSL) / École Pratique des Hautes Études (EPHE), soutenue le 9 décembre 2019.

Deux prix spéciaux du jury, financés par le GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, visant à distinguer des travaux particulièrement novateurs parmi ceux examinés cette année, ont été en outre attribués à :

  • Marion Maudet pour sa thèse de sociologie intitulée « Sécularisation, genre, sexualité. Des catholiques et des musulman·e·s en quête de sens« , sous la direction de Michel Bozon, EHESS/IRIS/INED, soutenue le 9 décembre 2019.
  • Michele Scala pour sa thèse de science politique, « Le clientélisme au travail. Une sociologie de l’arrangement et du conflit dans le Liban contemporain (2012-2017)« , sous la direction de Richard Jacquemond, Aix Marseille Université, soutenue le 3 septembre 2020.

Le jury, présidé par Choukri Hmed, Maître de conférences HDR à l’Université Paris-Dauphine et membre de l’IRISSO, était constitué de chercheurs et enseignants-chercheurs membres du comité de pilotage de l’IISMM, du Conseil Scientifique du GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans :

Makram Abbès, professeur des Universités (ENS de Lyon)
Mohamed Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE), membre du GSRL
Assia Boutaleb, professeure des Universités (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), membre du CESSP
Anne-Laure Dupont, maître de conférences, Centre d’histoire du XIXe siècle (Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Sorbonne Université Lettres)
Vincent Geisser, chargé de recherche (CNRS), membre de l’IREMAM
Agnès Hotz, maîtresse de conférences (Université de Strasbourg), membre du Groupe d’études orientales, slaves et néo-hélléniques
Boris James, maître de conférences (Université Montpellier 3), membre du CETOBaC
Elise Massicard, directrice de recherche, (CNRS), membre du CERI Sciences Po, directrice adjointe du GIS MOMM
Catherine Mayeur-Jaouen, professeure des Universités (Sorbonne Université Lettres), membre du Centre d’histoire du XIXe siècle et de l’Institut dominicain d’études orientales
Catherine Miller, directrice de recherches (CNRS), membre de l’IREMAM
Alix Philippon, maître de conférences (Sciences Po Aix), Membre du Cherpa
Haoues Seniguer, maître de conférences (Sciences Po Lyon), directeur adjoint de l’IISMM et membre de Triangle
Isik Tamdogan, chargée de recherche (CNRS) membre du CETOBaC
Julien Thorez, chargé de recherche (CNRS), membre de Mondes iraniens et indiens
Éric Vallet, professeur des Universités (Université de Strasbourg), directeur du GIS MOMM
Elisabeth Vauthier, professeure des Universités (Université Lyon 3), membre de l’Institut d’études transtextuelles et transculturelles
Elise Voguet, chargée de recherche (CNRS), membre de l’Institut de recherche et d’histoire des textes

Prix Michel Seurat 2021

Lauréate du Prix Michel Seurat 2021

Le Prix Michel Seurat, institué en 1988 par le CNRS, « vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

Depuis 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans, en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI. 2021 marque la 32ème édition du prix. 26 candidatures ont été reçues. 20 dossiers ont été déclarés éligibles et ont été examinés.

Le jury, désigné par la direction du GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans, s’est réuni en le 11 juin 2021 pour élire le lauréat. Suite aux délibérations, le prix est attribué à :

Gehad ELGENDY, dont le projet de thèse s’intitule « Les ‘’altérations’’ génitales féminines médicalisées en Égypte. Sexualité, médecine et gouvernement des corps », en préparation à l’Université de Bordeaux (département d’anthropologie) sous la direction d’Isabelle Gobatto.

Résumé de la thèse :
Cette thèse intitulée « Les ‘’altérations’’ génitales féminines médicalisées en Égypte. Sexualité, médecine et gouvernement des corps », en préparation à l’Université de Bordeaux sous la direction d’Isabelle Gobatto, se trouve à la croisée de l’ethnologie et de l’anthropologie sociale et culturelle. Mme Elgendy pose dans ce travail la médicalisation du corps féminin et des pratiques en relation avec la sexualité comme un phénomène social historique et diachronique, qu’elle appréhende sous l’angle des modifications ou des altérations génitales telles qu’elles se déploient dans la société égyptienne, et plus précisément dans l’Égypte urbaine. L’une des singularités de ces altérations est à trouver dans un continuum de pratiques qui se côtoient en milieu médical, allant de l’excision aux chirurgies cosmétiques. À partir d’ethnographies de ces pratiques, situées dans leur cadre signifiant, il s’agit dans ce travail de rendre compte des expériences vécues par les femmes autour de ces altérations/modifications d’une part, et des expériences des professionnels engagés dans ces interventions d’autre part. L’intention de la doctorante est d’étudier les représentations sociales de ces pratiques, et le sens qui leur est attribué par trois groupes d’acteurs : l’État, le corps médical, et les femmes, aux appartenances sociales diverses, qui sont à l’image de l’hétérogénéité de la société égyptienne. Elle entreprend également d’analyser les transitions culturelles contemporaines qui s’ancrent dans le corps et la sexualité des femmes, et conjointement les formes contemporaines de « gouvernement des corps » féminins modelés, à la fois physiquement et symboliquement, par une régulation publique et un « savoir technique » médical. Cette thèse, qui s’appuie sur une enquête de terrain prolongée menée à Alexandrie et au Caire, s’inscrit dans une pratique d’anthropologie réflexive et critique pour étudier les pratiques de modelage des corps (Guillaumin, 1992 ; Kilani, 1998 ; Martin et al., 2015), ici du corps féminin, et plus particulièrement du sexe des femmes. Elle s’inscrit également dans un courant de recherche féministe développé depuis une décennie dans la littérature anglophone (Pedwell, 2007 ; Jordal et Griffin, 2018 etc.) et plus récemment dans la recherche francophone (Erlich, 2007 ; Martin, 2014 ; Bader, 2018 ; Lesclingand, 2019). Ce courant interroge les termes de la comparabilité entre différentes pratiques de « modifications » génitales perçues comme opposées. La recherche de Mme Elgendy s’inscrit donc dans la filiation d’une anthropologie du corps, convoquant le genre, et l’étude de la fabrique de normes sociales.

Le jury a également remarqué le travail des candidates et candidats classés en deuxième, troisième et quatrième positions et souhaite souligner leur excellence :

  • En deuxième position, Sixtine Deroure, pour sa thèse de sociologie politique intitulée « L’État et ses martyrs : deuil public, institutionnalisation du martyre et luttes politiques dans l’Égypte postrévolutionnaire», préparée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Sarah Ben Nefissa.
  • En troisième position, Mohamed Slim Ben Youssef, pour sa thèse de science politique intitulée « Consentement et protestation dans les mondes du travail dans la Tunisie post-2011 : une sociologie comparative», préparée à Aix-Marseille Université et à l’IRMC (Tunis) sous la direction d’Éric Gobe et Amin Allal.
  • Et en quatrième position, Alix Chaplain, pour sa thèse de sociologie intitulée « La diversification des configurations de fourniture d’électricité au Liban : vers une différenciation territoriale et sociopolitique des pratiques d’accès», préparée à Sciences Po (CERI) sous la direction d’Éric Verdeil.

Le jury, présidé par Iyas Hassan, Professeur de littérature arabe à Sorbonne Université, était composé de :

  • Frédéric Abécassis, Maître de Conférences, Directeur des Études à l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO), Le Caire.
  • Emma Aubin-Boltanski, Directrice de Recherche au CNRS, Centre d’études en Sciences sociales du religieux (CéSor).
  • Belkacem Benzenine, Chercheur, Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), Oran.
  • Laurent Bonnefoy, Chargé de Recherche au CNRS, Centre français de recherche de la péninsule Arabique (CEFREPA), Mascate.
  • Séverine Gabry-Thienpont, Chargée de Recherche au CNRS, Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (Idemec).
  • Alia Gana, Directrice de Recherche au CNRS, laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS).
  • Alain Gresh, journaliste, représentant d’Orient XXI
  • Hanan Kassab-Hassan, Professeure des Universités retraitée, ancienne doyenne de l’Institut Supérieur des Arts Dramatiques de Damas.
  • Chantal Verdeil, Professeure des Universités, Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Inalco).

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APPEL À CANDIDATURES 2021
Sociétés contemporaines du Proche-Orient et du Maghreb

Le Prix Michel Seurat a été institué par le CNRS en juin 1988 pour « honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, disparu dans des conditions tragiques. Ce programme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

Depuis 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans », en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI.

D’un montant de 15 000 € en 2021, le Prix est ouvert aux titulaires d’un master 2 ou d’un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus et sans condition de nationalité, de toutes disciplines, dont la recherche doctorale en cours porte sur les sociétés contemporaines du monde arabe, domaine envisagé comme ouvert et en interaction avec d’autres contextes et traditions intellectuels.

Il a pour vocation d’aider un jeune chercheur ou une jeune chercheuse à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse. Les enquêtes doivent avoir lieu sur le terrain. La maîtrise de la langue arabe est une condition impérative.

Date limite de dépôt des candidatures : jeudi 15 avril 2021
(minuit, heure de Paris)

Constitution du dossier

  • un plan et un projet de recherche détaillés précisant de manière claire les parties réalisées du travail et celles qui restent à faire, notamment les enquêtes qui seront menées sur le terrain (10 pages maximum, exclusivement en français) ;
  • un curriculum vitae (exclusivement en français) ;
  • une copie des diplômes obtenus, assortie le cas échéant de leur traduction en français ;
  • une ou plusieurs attestations ou lettres de soutien émises par des personnalités scientifiques connaissant de près le travail et/ou le parcours du candidat ou de la candidate : attestations récentes et en rapport avec la candidature au Prix Seurat (lettres en français, en anglais ou en arabe).

Les dossiers sont à adresser uniquement par voie électronique, impérativement aux deux adresses suivantes :

Règlement du 30 janvier 2018 à consulter ici.

Prolongation de l’appel à candidatures : Prix de thèse Moyen-Orient et mondes musulmans 2021

Le GIS Moyen-Orient Mondes musulmans du CNRS et l’Institut d’étude de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM-UMS2000) organisent en 2021 quatre prix de thèse ciblés ayant trait au Moyen-Orient et aux mondes musulmans. Sont éligibles des travaux soutenus en français ou en France entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, dans toutes les disciplines des lettres et sciences humaines et sociales.

Quatre prix seront attribués et remis solennellement à l’occasion du Congrès du GIS à Aix-en-Provence fin juin 2021 :

  • Le prix Relations internationales/Sciences politiques,
  • Le prix Rémy Leveau, sur l’islam en France et en Europe soutenu par le Bureau central des cultes (BCC), du ministère de l’Intérieur,
  • Le Prix de la thèse francophone sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans,
  • Le prix Langues et littératures du Maghreb et du Moyen-Orient en partenariat avec l’Association française des arabisants (AFDA).

Conditions générales de candidature :

  • Avoir soutenu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020 une thèse en français ou en France sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans en lettres et sciences humaines et sociales. Cette thèse doit avoir un rapport avec les domaines des prix indiqués ci-dessus : science politique (Maghreb, Moyen-Orient, mondes musulmans), relations internationales, politique comparée, islam en France, islam en Europe, langues et littératures du Maghreb et du Moyen-Orient (toutes langues). Pour le prix de la thèse francophone, se reporter aux conditions particulières infra.
  • Avoir envoyé un dossier complet par mail selon les modalités ci-dessous, au plus tard le 15 janvier 2021.

Conditions particulières pour le prix de la thèse francophone :

  • Le ou la candidat.e, doit être citoyen.ne d’un des quatre pays suivants : Libye, Algérie, Maroc, Tunisie et doit avoir soutenu sa thèse en français, soit dans son pays, soit en France même, dans les délais indiqués ci-dessus et sur quelque sujet que ce soit ayant trait au Maghreb, au Moyen-Orient et aux mondes musulmans, dans toute discipline des lettres ou des sciences humaines et sociales.
  • Il convient de noter que si son dossier remplit les critères requis, un.e candidat.e au prix de la thèse francophone est éligible aux autres prix.

Composition du dossier :

  • Un exemplaire électronique de la thèse au format PDF.
  • Deux exemplaires du rapport du jury au format PDF. Pour les universités étrangères où il n’existe pas de rapport, prière de joindre deux lettres de recommandation : la première du directeur ou de la directrice de thèse, la seconde d’un.e autre universitaire.
  • Un CV et une liste des publications au format PDF.
  • Pour les candidat.e.s éligibles au prix de la thèse francophone, une preuve de nationalité (photocopie de la carte d’identité ou passeport).

Dossier à envoyer :

  • par e-mail (thèse en PDF, rapport de soutenance, CV, (le tout étant si possible compressé) : prix.momm@gmail.com

Palmarès du Prix de thèse 2020

Le jury du Prix de thèse sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans 2020 du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans et de l’Institut d’étude de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) s’est réuni le 10 juin 2020.

Il a désigné les lauréats sur la base de rapports établis sur chaque candidature par les experts qu’il avait mandatés.


Huit prix et six mentions spéciales
ont été décernés, sur un total de 122 candidatures.


Le prix Mohammed Arkoun de la thèse d’islamologie
, soutenu par le Bureau Central des Cultes (Direction des Libertés publiques et des Affaires juridiques) du ministère de l’Intérieur, a été attribué à Yakota Gobran, pour sa thèse en histoire, sociétés et civilisations intitulée « L‘autorité aš‘arite au Ve/XIe siècle. Attributs divins et statut du Coran au cœur des débats contre les mu‘tazilites et les ḥanbalites dits anthropomorphistes », sous la direction de Jean-Jacques Thibon, soutenue à l’INALCO le 2 décembre 2019.


Le prix de la thèse francophone soutenu par la Direction régionale de l’AUF au Moyen-Orient
, a été attribué à Némésis Srour, pour sa thèse en anthropologie sociale et ethnologie intitulée « Bollywood Film Traffic. Circulations des films hindis au Moyen-Orient (1954-2014) », sous la direction de Catherine Servan-Schreiber, soutenue à l’EHESS le 17 décembre 2018.


Les prix du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans ont été attribués à :

  • Le premier prix à Maxime Durocher pour sa thèse en archéologie intitulée « Zāwiya et soufis dans le Pont intérieur des Mongols aux Ottomans. Contribution à l’étude des processus d’islamisation en Anatolie médiévale (XIIIe-XVe siècles) », sous la direction de Jean-Pierre Van Staëvel soutenue à la Sorbonne Université le 22 septembre 2018.

  • Le deuxième prix à Farah Hany George Ramzy pour sa thèse en science politique intitulée « Renegotiating Politics on campus. Students in post-2011 Egypt »,  sous la direction de Mounia Bennani-Chraïbi et de Sophie Duchesne soutenue à l’Université de Lausanne en cotutelle avec l’Université Paris Nanterre le 16 octobre 2019.

  • Le troisième prix à Antoine Perrier pour sa thèse en histoire intitulée « La liberté des protégés. Souverains, ministres et serviteurs des monarchies marocaine et tunisienne sous protectorat français (1881-1956) », sous la direction de Paul-André Rosental et M’hamed Oualdi soutenue à l’IEP de Paris le 3 juin 2019.

Les prix de L’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) ont été attribués à :

  • Le premier prix à Duygu Tasalp pour sa thèse en histoire, sociétés et civilisations intitulée « Mémoires d’Unionistes et régimes mémoriels en Turquie au 20ème siècle », sous la direction de Taline Ter Minassian et Hamit Bozarslan, soutenue à l’INALCO le 6 novembre 2018.
  • Le deuxième prix à Rémi Desmoulière pour sa thèse en géographie humaine et économique intitulée « Géographie d’un milieu : propriétaires, chauffeurs et organisations de minibus à Jakarta », sous la direction de Manuelle Franck et Jérôme Tadié, soutenue à l’INALCO le 13 décembre 2019.

  • Le troisième prix à Delphine  Acloque pour sa thèse en géographie humaine, économique et régionale intitulée « Conquérir le désert: Recomposition des acteurs et des territoires agricoles en Egypte », sous la direction de François Molle, soutenue à l’Université Paris Nanterre le 12 décembre 2019.

Les mentions spéciales du jury ont été attribuées à :

  • Vladimir Dabrowski, pour sa thèse en archéobotanique et archéoentomologie intitulée « Systèmes d’approvisionnement et gestion des ressources végétales en Arabie orientale aux périodes antique et islamique (IVe s. av. J.-C. – XVIe s. ap. J.-C.) : Approches archéobotanique et archéoentomologique », sous la direction de Margareta Tengberg et de Jean-Pierre Van Staëvel, soutenue au Muséum National d’Histoire Naturelle le 4 février 2019.

  • Clément Deshayes, pour sa thèse en anthropologie intitulée « Lutter en ville au Soudan. Une ethnographie politique de deux mouvements de contestation : Girifna et Sudan Change Now », sous la direction de Barbara Casciarri, soutenue à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, le 29 novembre 2019.

  • Simon Dubois, pour sa thèse en Monde arabe, musulman et sémitique, intitulée « De la marge au centre, de Syrie en exil : itinéraires d’un jeune théâtre syrien », sous la direction de Richard Jacquemond , soutenue à Aix-Marseille Université, le 4 novembre 2019.
  • Sébastien Garnier, pour sa thèse en histoire et civilisations intitulée « Les Adilla d’Ibn al-Šammāʿ. Traductions (vol. 1) et analyse (vol. 2) », sous la direction de Pascal Buresi, soutenue à l’EHESS le 16 novembre 2019.
  • Aurélien Montel, pour sa thèse en histoire médiévale intitulée « al-Andalus et le Maghreb à l’époque des Omeyyades de Cordoue. Réseaux d’échanges et ambitions impériales (IIIe/IXe-IVe/Xe siècle) », sous la direction de Dominique Valérian, soutenue à l’Université Lumière Lyon 2, le 6 juillet 2019.

  • Marion Slitine, pour sa thèse en anthropologie intitulée « La Palestine en créations. La fabrique de l’art contemporain, des territoires occupés aux scènes mondialisées »,  sous la direction de Franck Mermier, soutenue à l’EHESS, le 1er octobre 2018.

Le jury, présidé par Choukri Hmed, Maître de conférences HDR à l’Université Paris-Dauphine, était constitué de volontaires du comité de pilotage de l’IISMM et du Conseil Scientifique du GIS Moyen-Orient et Mondes Musulmans :

  • Mohamed Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE), membre du GSRL
  • Assia Boutaleb, professeure des Universités (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)
  • Anne-Laure Dupont, maître de conférences (Université Paris-Sorbonne)
  • Vincent Geisser, chargé de recherche (CNRS) membre de l’IREMAM
  • Elise Massicard, directrice de recherche, CNRS, directrice adjointe du GIS MOMM
  • Catherine Mayeur-Jaouen, professeure des Universités (Université Paris-Sorbonne)
  • Alix Philippon, maître de conférences (Sciences Po Aix), Membre de Cherpa
  • Jean Schmitz, directeur de recherche (IRD), membre de l’IMAF
  • Julien Thorez, chargé de recherche (CNRS), membre de Mondes iraniens et indiens
  • Éric Vallet, maître de conférences (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), directeur du GIS MOMM
  • Elise Voguet, chargée de recherche CNRS, Institut de recherche et d’histoire des textes, UPR 841

Prix Michel Seurat 2020

Lauréat du Prix Michel Seurat 2020

Le Prix Michel Seurat, institué en 1988 par le CNRS, «vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe».

A partir de 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI. 2020 est la 31ème édition du prix et 30 candidatures ont été reçues. Le nombre de dossiers de candidature éligibles à examiner était de 29.

Le jury, désigné par la direction du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, s’est réuni en le 9 juin 2020 pour élire le lauréat. Suite aux délibérations, le prix est attribué à :

Nina VAN KAMPEN, dont le projet de thèse s’intitule « Contact dialectal et accommodation linguistique : le cas des réfugiés palestiniens à Beyrouth », en préparation au CERMOM (INALCO), sous la direction de Georgine Ayoub et Bruno Herin.


Résumé de la thèse :
Cette thèse intitulée Contact dialectal et accommodation linguistique : le cas des réfugiés palestiniens à Beyrouth, en préparation au CERMOM sous la direction de Georgine Ayoub et Bruno Herin, se trouve à la croisée de la linguistique et de l’anthropologie. Partant du constat que la langue est au cœur des interactions sociales entre Libanais et Palestiniens au Liban, et que celle-ci donne lieu à des catégories et catégorisations sociales, cette recherche se propose de contribuer à identifier les contours des identités multiples et mouvantes des Palestiniens en exil en utilisant la langue comme outil d’analyse. A partir d’un corpus d’entretiens et de conversations recueilli auprès de membres de la communauté palestinienne de Beyrouth, ce travail enquête sur le rôle de leurs pratiques et représentations langagières dans les constructions identitaires. La variation que nous retrouvons dans les pratiques langagières permet d’appréhender la complexité et la diversité des pratiques sociales (contacts plus ou moins fréquents avec des Libanais, Palestiniens, autres) et spatiales (lieu de résidence, lieu de travail ou études) des individus sous un nouvel angle. Les identités des Palestiniens au Liban sont construites en rapport à leur origine en Palestine, et elles sont en même temps recomposées en rapport à leur séparation de ce territoire et à leurs expériences en exil. Ainsi, un fort maintien de formes linguistiques palestiniennes pourrait être révélateur de la ségrégation et la marginalisation des Palestiniens du Liban, tout comme d’un attachement particulier au territoire et aux localités de Palestine. En plus d’enquêter sur la relation entre langue et identité, cette recherche contribue également à la connaissance des variétés parlées dans le territoire d’origine des informateurs. Elle nous permet ainsi de reconstituer des pièces manquantes du puzzle de l’arabe palestinien, que la migration forcée a fragmenté, tout en nous montrant les effets du contact avec les populations (libanaises et palestiniennes) sur place.

Le jury, présidé par Myriam Catusse, Chercheure au CNRS au laboratoire de l’IREMAM, était composé de :

  • Sylvia Chiffoleau, directrice de recherche au CNRS
  • Nicolas Puig, directeur de Recherche à l’IRD
  • Eric Verdeil, professeur des universités à l’IEP
  • Sabrina Mervin, directrice de recherche au CNRS
  • Stéphane Lacroix, maître de Conférences à Sciences Po/CERI
  • Anna Poujeau, chargée de recherche au CNRS
  • Mounia Bennani-Chraïbi, professeur des Université à l’UNIL
  • Iyas Hassan, maître de Conférences à l’Université Lumière Lyon II
  • Alain Gresh, journaliste, représentant d’Orient XXI

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Prix Michel Seurat 2020 – Appel à candidatures
Sociétés contemporaines du Proche-Orient et du Maghreb

Le Prix Michel Seurat a été institué par le CNRS en juin 1988 pour « honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, spécialiste des questions islamiques, disparu dans des conditions tragiques. Ce programme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

Depuis 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans », en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI.

D’un montant de 15 000 € en 2020, le Prix est ouvert aux titulaires d’un master 2 ou d’un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus et sans condition de nationalité, de toutes disciplines, travaillant sur les sociétés contemporaines du Proche-Orient et/ou du Maghreb. Il a pour vocation d’aider un (ou une) jeune chercheur (ou chercheuse) à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse. Les enquêtes doivent avoir lieu sur le terrain. La maîtrise de la langue du pays concerné est une condition impérative.

Date limite de dépôt des candidatures :
En raison du contexte actuel, une prolongation de l’appel permet de candidater jusqu’au mardi 28 avril 2020 (minuit, heure de Paris)

Constitution du dossier impérativement en langue française :

  • un plan et un projet de recherche détaillés précisant de manière claire les enquêtes qui seront menées sur le terrain (10 pages maximum) ;
  • un curriculum vitae ;
  • une copie des diplômes obtenus, assortie le cas échéant de leur traduction en français ;
  • une ou plusieurs attestations de personnalités scientifiques : attestations récentes et en rapport avec la candidature au Prix.

Adresser votre dossier uniquement par voie électronique impérativement aux deux adresses suivantes :

prix.michel-seurat[at]cnrs.fr
prix.michel.seurat[at]ehess.fr

Règlement du 30 janvier 2018 à consulter.