Archives de catégorie : Bulletin de l’IISMM

Parution : François Pouillon, Bédouins d’Arabie. Structures anthropologiques et mutations contemporaines, Paris, Karthala, coll. « Terres et gens d’islam » (IISMM), 2017

[4e de couverture] Parce que l’on ne s’y est risqué que difficilement, parce que ceux qui en sortaient furent souvent assez dépenaillés et parfois même violents, les déserts arabes sont peuplés de fantasmes. Pourtant...

IISMM : Session d’études doctorales de l’IISMM 2018 : Space, Place and Dwelling / Espace, Lieu, Habitat

L’École doctorale de l’IISMM 2018 se tiendra à Tirana, en Albanie du lundi 19 mars au vendredi 23 mars 2018.
L’École permettra aux doctorants, aux masters dont la thématique de recherche est l’Islam et les sociétés du monde musulman et de spécialisations et d’horizons divers, de partager leurs recherches, leurs approches et leurs expériences dans des sessions au cours desquelles ils coopèreront avec des chercheurs avancés.

Thème

Space, Place and Dwelling is the theme of the Spring School to be held in Tirana, Albania, in March 2018. Spatiality is an underrated but very fundamental aspect of religious practice and religious reasoning. According to Tweed (2006), religious practice comes down to basically two forces: crossing and dwelling. Terrestrial crossing refers to physical movement, such as pilgrimage, certain spatial rituals, and spiritual travel indicating a movement across time and place. Corporeal crossing refers not only to the religious understanding of life cycles and modes of temporality, but also to the embodied limits and constraints in life and the concomitant registers of meaning provided by religion to confront them. Cosmic crossing refers to transcendental dynamics of boundaries, and to the religious language that provides meaning to crossing.  We could also think of movement that is not religiously inspired but may well impact on notions of religion. Migration, displacement, or refugees for religious reasons.
Dwelling, on the other hand, involves three overlapping processes: mapping, building and inhabiting. Mapping refers to orientation and the location of the individual in a cosmos. It also refers to registration and order building by authorities, including narratives that envision ideals about origin, presence and future. Building is the next step signifying the productive work of making a home and producing locality. The third step, inhabiting, refers to processes of how people inhabit created life-worlds and how they live by these imagined geographies.
Spatiality is about how religious traditions formulate notions of home and community, the inside and the outside, but also about movement, transgression and direction. In short, spatiality of whatever sort is social action that unfolds within Muslim traditions. Hajj, the pilgrimage to Mecca, hijra, the obligation to move to places under Islamic law, ziyara, the visiting of shrines, and rihla, the quest for knowledge, are Islamic obligations. But also the qiblah, the direction for ritual prayer, the mosque literally meaning ‘place of gathering’, and the concept of Dar al Islam as against the placeless ummah, the global community of believers, point at specific understandings of place and mobility. Also ‘static’ practices such as retreat, hermitage, reclusion or confinement as forms of self-discipline have a clear spatial dimension.
Materializing space
As it refers to the materializing of space, concrete attention will be paid to the ways in which the spatial nature of many Muslim practices can be apprehended through the study of the plural becomings of built environment and materiality. Studies on Muslim heritage and the religious (re) appropriation of space are very significant in this respect, particularly when linked to the understandings of identity and memory.
Mapping space
Mapping space is closely linked to the enactment of certain cartographies of religious life and religious practice, building order, the invention of tradition and of course narratives on nation-building.
Inhabiting space
By inhabiting space, individuals and collectivities can communicate their sense of dwelling, but also notions of longing and belonging.
We invite PhD candidates and Research Master students to reflect on notions of space, movement, place, crossing and dwelling in their own work and to present their ongoing work from the angle of spatiality. We also invite students to bring forward their ideas on various sub-themes, such as narratives of space and place, the contestation and (re)appropriation of space, imaginative spaces, mapping of religious cultures, bridges and boundaries, built spaces and built environments and their religious and socio-political understandings, the spatial framing of religious experiences, memory, storytelling and space, practices of place-making, shifting religious landscapes, rural and urban spatiality, (de)territorialisation, spatial politics, spatial traumas, religious (dis)placement, emotional landscapes, knowledge production linked to space, place and dwelling, etc.
Disciplines

Histoire – Histoire de l’art – Archéologie – Anthropologie – Sociologie – Philosophie – Islamologie – Géographie – Sciences politiques.

Organisation

Cette session est organisée par l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) en partenariat avec le Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies (NISIS), le  Instituti i Antropologjisë Kulturore dhe Studimit të Artit, ASA (IAKSA), le Center for Near and Middle Eastern Studies (CNMS, Marburg University) et le Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC) de Madrid.
Les programmes des précédentes Écoles doctorales de Printemps se trouvent sur le site de l’IISMM.

Enseignants

Prof. Nathalie Clayer (CNRS-EHESS)
Prof. Dick Douwes (Erasmus University Rotterdam)
Dr Oskar Verkaaik (University of Amsterdam)
Prof. Armand Vokshi (Faculty of Architecture and Urbanism Polytechnic University of Tirana)
D’autres conférenciers seront annoncés ultérieurement.
Déroulement de la session
Les matinées sont consacrées à des exposés magistraux par l’équipe encadrante ; les après-midis sont réservés à des ateliers de travail autour des recherches doctorales des étudiants qui participent à la session. Les débats et les interventions se dérouleront en anglais. La participation exige une bonne compréhension de l’anglais, ainsi qu’une véritable capacité à s’exprimer dans cette langue.

Candidatures

Les étudiants inscrits dans une université française ou espagnole seront sélectionnés par l’IISMM. Une douzaine de candidatures sera retenue.
Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :
– une lettre de motivation en anglais (1 à 2 pages maximum),
– un résumé de la thèse en anglais (2 pages maximum),
– une proposition d’intervention en relation avec le thème de la session (titre et résumé de la présentation en anglais, max. 250 mots) une courte biographie (50 mots en anglais) *
– un CV (rédigé en français ou en anglais),
– une lettre de soutien du directeur de thèse.
* Si la candidature est retenue cette présentation sera utilisée dans le programme de l’école doctorale 2018  qui sera publiée en ligne.

Les candidats retenus s’engagent à assister à la totalité de la session. Leurs frais de mission étant pris en charge, ils s’engagent également à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.

Les candidatures seront à envoyer par courrier électronique (pièces à fournir en un seul document PDF) à Sophie Bilardello sophie.bilardello@ehess.fr ainsi qu’à Pascal Buresi (directeur de l’IISMM) : direction.iismm@ehess.fr ou par voie postale à : IISMM, 96 bd Raspail, 75006 Paris (Candidature École doctorale 2018)  avant le 15 janvier 2018

Prix de thèse 2018 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans : recrutement stagiaire

Prix de thèse 2018 : recrutement d’un/une stagiaire

L’Institut d’étude de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM-UMS2000) recrute un/une stagiaire pour une durée de six mois du 8 janvier 2018 au 6 juillet 2018.

Il ou elle sera plus particulièrement chargé(e) de l’organisation du Prix de thèse 2018 sur le Moyen-Orient et le monde musulman et du Prix Michel Seurat (le calendrier de ce Prix est en cours d’élaboration).

Fiche de poste :

– Travail de documentation sur les prix précédents et préparation d’une éventuelle synthèse : nombre de thèses candidates, sujet et discipline des lauréats, nombre de prix, valeur etc.

– Réception et vérification des dossiers de candidature envoyés à l’IISMM avant le 12 janvier 2018.

– Communication avec les candidats à toutes les étapes du concours.

– Élaboration, en vue de la première réunion du jury le 12 février 2018, d’une liste des candidats comprenant leur nom, leur discipline, le titre de la thèse, le lieu et la date de soutenance, le nom du directeur, la composition du jury.

– Communication avec les rapporteurs désignés par le jury du Prix de thèse en février 2018 : envoi des dossiers et réception des rapports avant le 6 avril 2018.

– Préparation de la deuxième réunion du jury le 9 avril 2018.

– Récupération des thèses auprès des rapporteurs et renvoi aux candidats.

– Aide à la préparation logistique et matérielle de la remise du Prix.

– Préparation de la cérémonie officielle de remise des prix en juin 2018, en collaboration avec le GIS Moyen-Orient et Mondes musulmans.

 

Lieu de travail :

IISMM – 96 bd Raspail – 75006 Paris

Rémunération : selon la tarification en vigueur

Envoyer CV et lettre de motivation avant le 24 novembre 2017 à :

direction.iismm@ehess.fr en copie Cyrielle Michineau cyrielle.michineau@ehess.fr

UMS2000_Offre-stage_2018

CYCLE DE CONFÉRENCES PUBLIQUES DE L’IISMM

AFRIQUE : SOCIÉTÉS EN MOUVEMENT
Cycle des conférences publiques de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman 

Les mardis de 18h30 à 20h30 – École des hautes études en sciences sociales, Amphithéâtre François Furet, 105, Boulevard Raspail, 75006 Paris. Entrée libre

Afriques : sociétés en mouvement

L’image de l’Afrique a longtemps oscillé entre afro-pessimisme et vision irénique. Les études récentes, menées notamment en France, viennent casser les stéréotypes et proposer un véritable renouvellement. D’abord presque exclusivement anthropologiques, elles ont adopté une démarche pluridisciplinaire convoquant histoire, géographie, archéologie et s’ouvrant à de nouveaux terrains d’investigations. Les études sur l’Afrique orientale permettent ainsi un  renouveau de l’historiographie de l’esclavage jusqu’à récemment centrée sur la traite atlantique. De même les historiens du fait colonial insistent aujourd’hui sur les effets retours, les réverbérations entre métropole et colonies, ou encore sur la superposition des logiques impériales. De nouveaux sujets ont également ouvert la voie à un déplacement du regard : ainsi l’étude des migrations des Subsahariens a permis la remise en cause des constructions nationales en induisant un processus de « cosmopolitisation ».

Un tel redéploiement témoigne de l’émergence d’une génération de jeunes chercheurs, arabisants ou sémitisants, connaissant les langues de l’espace subsaharien et directement en prise avec les African Studies, anglophones et germanophones. Il permet par ailleurs une meilleure compréhension des enjeux du présent et de l’actualité.

Ce cycle de conférences se veut une fenêtre sur ce renouvellement récent des études africaines en France.

Programme

Mardi 3 octobre 2017 – Le soufisme au Sénégal
Fabienne Samson, Anthropologue, Chargée de recherche, IRD, IMAF,
« Réformes au sein du soufisme au Sénégal. Un champ religieux en mutation ».

Mardi 7 novembre 2017 – Sahel et Sahara au XIXe siècle
Camille Lefebvre, Historienne, Chargée de recherche, CNRS, IMAF,
« Sources et matériaux d’une histoire du Sahel et du Sahara au XIXe siècle ».

Mardi 5 décembre 2017 – Nouveaux regards sur l’esclavage
Anaïs Wion, Historienne, Chargée de recherche, CNRS, IMAF
« L’esclavage et le travail contraint dans l’Éthiopie chrétienne médiévale et pré-contemporaine »

et
Henri Médard, Historien, Professeur, Aix-Marseille Université
« Une redéfinition des catégories de genre en Afrique orientale au XIX e siècle. L’esclavage au royaume du Buganda (Ouganda) ».

Mardi 9 janvier 2018 – Les djihads des XVIIIe et XIXe siècles au Sahel
Abdel Wedoud Ould Cheikh, Anthropologue, Professeur émérite, Université de Lorraine,
« Shurbubba, fin du XVIIe siècle (Mauritanie) : une lointaine étincelle saharienne des djihads sahéliens des XVIIIe-XIXe siècles ? »
et
Jean Schmitz, Anthropologue, Directeur de recherche, IRD, IMAF
« Au Sahel : des révolutions musulmanes du XVIIIe siècle (Sénégal, Guinée) aux djihads expansionnistes et au « second esclavage » du XIX e siècle (Nigeria, Mali, Cameroun…)  »

Mardi 6 février 2018 – Le terrorisme islamiste au Sahel
Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Politiste, Directeur de recherche, IRD
« Le djihad au Sahel : local ou global ? »
et

Elodie Apard, Historienne, Directrice de l’IFRA-Nigeria
« De la secte au Califat : analyse sémantique de l’évolution de Boko Haram ».

 

Mardi 6 mars 2018 – L’enseignement de l’Histoire en Afrique
Iris Seri-Hersch, Historienne, Maître de conférences, Aix-Marseille Université, IREMAM
« Souveraineté et enseignement de l’histoire dans le Soudan « oriental » (1900-1970) »
et

Kmar Bendana, Historienne, Professeure, Université de la Manouba, Tunis
« Eléments pour un état de l’enseignement de l’histoire de l’Afrique en Tunisie ».

Mardi 3 avril 2018 – L’Afrique dans la colonisation
Odile Goerg, Historienne, Professeure, Université Paris Diderot, CESSMA
« Des Africains dans la colonisation. La nouvelle donne des années 1950 : cinéma, culture et politique ».

Mardi 15 mai 2018 – Islam en Afrique de l’Ouest
Marie Miran-Guyon, Anthropologue et historienne, Maître de conférences, EHESS, IMAF
« Qui parle au nom de l’islam en Afrique de l’Ouest ? Retour sur un siècle de foisonnement associatif islamique »
et
Seydi Diamil Niane, Islamologue, Université de Strasbourg, Chercheur associé, Timbuktu Institute
« Les confréries soufies sénégalaises à l’épreuve du wahhabisme ».

Mardi 5 juin 2018 – La modernité en Afrique

Julien Bondaz, Anthropologue, Maître de conférences, Université Lumière Lyon 2, LADEC
« La modernité en Afrique comme concept et comme imagination ».