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Colloque international. Religion et politique dans l’Europe post-napoléonienne

AfficheColloqueReligionPolitique1815Du 22 au 24 octobre 2015, se tiendra à Lyon un colloque international organisé par Paul Chopelin. Il s’agira d’examiner à nouveaux frais les relations entre Religion et politique dans l’Europe de 1815.

Au cœur de grandes synthèses classiques, comme celles, en langue française, de Jean Leflon, d’André Latreille et de Bernard Plongeron, l’histoire politico-religieuse de « l’ère napoléonienne » et des Restaurations a néanmoins longtemps été le parent pauvre de l’histoire religieuse moderne et contemporaine, écartelée entre les spécialités académiques des « dix-huitiémistes » et des « dix-neuviémistes ».
Pour les uns, les années 1810-1820 viennent clore l’étude du mouvement des réformes ecclésiastiques des Lumières, marqué par l’étatisation des Églises nationales et la sécularisation des sociétés. Pour les autres, la période des Restaurations est plutôt perçue comme un point de départ, un préambule à l’étude des réponses apportées par les Églises aux défis du libéralisme et de la démocratie à partir des années 1840, tandis que les « utopies réactionnaires » sombreraient peu à peu dans la marginalité. Quand l’Empire et les Restaurations ne sont pas englobés de façon anonyme dans une histoire « longue » des pratiques religieuses et de la « religion populaire ». En France, après les travaux pionniers de Guillaume de Bertier de Sauvigny, l’attention des historiens s’est de nouveau portée sur l’histoire ecclésiastique pour interroger les rapports, complexes, entre Église et État, de l’Empire (Bernard Plongeron, Jacques-Olivier Boudon) aux Restaurations (Philippe Boutry).
Ce renouveau a été récemment marqué par la tenue de deux journées d’études ouvrant de fructueuses perspectives de recherche pour les trois premières décennies du XIXe siècle, l’une, Le Concordat à l’épreuve (1808-1814), organisée par Jacques-Olivier Boudon et Rémy Hême de Lacotte en septembre 2010 (actes à paraître), et l’autre, L’union du Trône et de l’Autel, couvrant la période 1814-1830, à l’initiative de Matthieu Brejon de Lavergnée et d’Olivier Tort en septembre 2008.
Afin de poursuivre la réflexion ainsi réamorcée, l’objectif de ce colloque est de se pencher sur la supposée rupture de 1814-1815 dans l’histoire des rapports Églises/États en France et en Europe.

Peut-on encore écrire une histoire chronologiquement cloisonnée des Églises sous la Révolution, l’Empire et les Restaurations ? Quelle est la part des héritages du réformisme éclairé, des politiques révolutionnaires et impériales dans l’organisation des Églises, mais également dans la pastorale déployée par les différentes autorités ecclésiastiques européennes en 1815 ? Quel statut pour les minorités religieuses ? Quels ont été les effets de la transition politique de 1814-1815 sur le personnel ecclésiastique dans les territoires composant le défunt Grand Empire ? Assiste-t-on à la simple poursuite d’un processus de sécularisation des sociétés amorcé dans les années 1750 ? Pour les pays les plus exposés aux soubresauts politiques entre 1789 et 1820 (France, Italie, Espagne), comment le clergé a-t-il vécu les changements de régime successifs ? L’Église de France fut-elle ainsi une Église de « girouettes » ? On peut en effet s’interroger, en reprenant la réflexion de Pierre Serna autour des palinodies du personnel politique, sur le ressenti d’une génération de prêtres et de fidèles confrontée à quarante ans de querelles théologico-politiques et de débats autour des serments de soumission à l’autorité civile dans l’Europe catholique. Quelle a été l’attitude des croyants face aux aléas politico-militaires des années 1810 ? Dans ce contexte tourmenté, assiste-t-on à un réveil du providentialisme ? De quelles recompositions religieuses l’Europe a-t-elle été le théâtre après l’effondrement du système napoléonien ? Les pratiques de surveillance et d’encadrement tant du clergé que des fidèles ont-elles fondamentalement changé ?
Il est nécessaire de reprendre ici les pistes suivies lors du colloque Napoleon’s Legacy organisé à l’Institute of Historical Research de Londres en 1997 (publié en 2000), qui soulignait l’importance des continuités administratives et la persistance du modèle napoléonien dans l’Europe des Restaurations. En centrant le propos sur le « moment » 1814-1815, nous privilégions l’étude d’un temps court, mais celui-ci devra nécessairement être replacé dans une perspective chronologique plus longue, afin de nuancer l’importance du « tournant post-révolutionnaire » dans l’Europe du Congrès de Vienne.

Programme :

Jeudi 22 octobre

10h : Accueil des participants.
10h30 : Introduction.
11h : Kirsty Carpenter, professeur, Massey University, Nouvelle-Zélande : Conférence inaugurale. Expérience religieuse et retour d’émigration : le témoignage des femmes de lettres.

Aspects du providentialisme politique en 1815

14h : Marie-Pierre Rey, Paris I : La mystique de la paix du tsar Alexandre Ier.
14h30 : Anselm Schubert, Université d’Erlangen : Liturgy of War. Prussian Victory Celebrations (1814-1815).
15h-15h30 : Discussion et pause.
15h30 : Roberto Regoli, Université pontificale grégorienne : Les Restaurations à Rome.
16h : Paul Chopelin, Lyon III, LARHRA : Un manifeste théologico-politique. La cérémonie funèbre du 21 janvier 1815 dans la cathédrale Saint-Étienne de Vienne.
16h30-17h : Discussion.

Visite de la chapelle expiatoire des Brotteaux (sur inscription)

Vendredi 23 octobre

Le positionnement politique des corps épiscopaux

9h : Andoni Artola, Université de Clermont-Ferrand, CHEC : Les évêques espagnols face au retour du roi (1814-1815).
9h30 : Francesco Buscemi, École normale supérieure de Pise : Les évêques et la reconquête religieuse de l’Italie. Liturgie, pastorale, politique (1814-1815).
10h-10h30 : Discussion et pause.
10h30 : Bettina Frederking, IHRF-CNRS : Dieu l’aura voulu. Les mandements des évêques français entre Louis XVIII et Napoléon.
11h : Bernd Klesmann, Université de Cologne : La vacance du siège d’Aix-la-Chapelle (1814-1821).
11h30-12h : Discussion.

La réorganisation des Églises

14h : Rémy Hême de Lacotte, Paris IV, Centre d’histoire du XIXe siècle : Heurts et recompositions du clergé français dans les premières années de la Restauration (1814-1816).
14h30 : Nicola Todorov, Paris I, Centre d’histoire du XIXe siècle : « Jamais l’aversion pour l’ordre ecclésiastique ne s’est manifestée davantage. » Les ecclésiastiques de l’ancien royaume de Westphalie face au tournant de 1813-1815.
15h-15h30 : Discussion et pause.
15h30 : Jean-Marc Ticchi, CéSor-EHESS : Aspects dévotionnels et miraculaires du retour du pape à Rome (1814-1815).
16h : Jean-Pierre Chantin, LARHRA : Les anticoncordataires et la Restauration, entre espoir et déception (1814-1817).
16h30 : Frédéric Libaud, Strasbourg : 1815 et les origines du mouvement d’Oxford.
17h-17h30 : Discussion.

Samedi 24 octobre

Minorités religieuses, entre dissidence et intégration

8h30 : Céline Borello, Université de Haute-Alsace, CRESAT : Entre régimisme et girouettisme : consistoires et pasteurs protestants face à la Restauration.
9h : Philippe Landau, Consistoire israélite de Paris : Des nations juives aux Français israélites : les enjeux de la Régénération (1784-1818).
9h30 : Silvia Richter, Université Humboldt, Berlin : La question de l’émancipation juive au congrès de Vienne et ses répercussions dans l’espace germanique.
10h : Pierre Triomphe, Montpellier-CRISES : Solidarités religieuses transnationales et enjeux de politique intérieure à l’époque de la Terreur blanche : les réponses des consistoires français aux offres de secours britanniques.
10h30-11h : Discussion et pause.
11h : Pierre Serna, Paris I-IHRF : Conclusions.

Les séances se tiendront à l’Université Jean Moulin Lyon 3, bâtiment de la recherche, salle de la Rotonde (18 rue Chevreul, 69007 Lyon).

Renseignements :
Téléphone : 04 78 78 71 65
Courriel : paul.chopelin[a]univ-lyon3.fr

Comité d’organisation :
Céline Borello, Université de Haute-Alsace-CRESAT ; Paul Chopelin, Lyon III-LARHRA ; Bettina Frederking, IHRF-CNRS ; Rémy Hême de Lacotte, Paris I-Paris IV-Centre d’histoire du XIXe siècle.

Comité scientifique :
Jacques-Olivier Boudon, Paris IV, Centre d’histoire du XIXe siècle ; Philippe Bourdin, Clermont-Ferrand, CHEC ; Jean-Claude Caron, Clermont-Ferrand, CHEC ; Gudrun Gersmann, Université de Cologne ; Jean-Philippe Luis, Clermont-Ferrand, CHEC ; Jean-Clément Martin, Paris I, IHRF ; Roberto Regoli, Université pontificale grégorienne, Rome ; Marie-Pierre Rey, Paris I, CRHS ; Pierre Serna, Paris I, IHRF ; Christian Sorrel, Lyon II, LARHRA ; Emmanuel de Waresquiel, EPHE.

Colloque international. Autour de la figure du Père Cestac. Religion, société et charité au XIXe siècle

Du 15 au 17 octobre 2015, se tiendra à Anglet un colloque international, sous la responsabilité scientifique de Marc Agostino et de Josette Pontet et sous la présidence d’honneur du professeur Philippe Levillain, membre de l’Institut, Autour de la béatification du père Cestac. Société, religion et charité au XIXe siècle.

Programme :

Jeudi 15 octobre

14h : Accueil des participants.
14h15 : Ouverture du colloque par M. le Maire d’Anglet.

L’Église et la béatification : un difficile périple
Président de séance : Philippe Levillain, professeur émérite, Université Paris-Ouest-Nanterre, membre de l’Institut.

14h30 : Philippe Loupès, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne : Le long chemin vers la béatification : le cas de Jeanne de Lestonnac.
15 h : Sœur Louisette Saba, Servante de Marie, vice-postulatrice de la Cause du Père Cestac : Les chemins de la béatification du Père Cestac.
15h30 : Yves Chiron, historien, directeur du Dictionnaire de biographie française : Portrait spirituel et moral du Père Cestac.
16h : Questions-débats.
16h15 : Joachim Bouflet, docteur en histoire, consultant auprès de postulateurs à la Congrégation pour la cause des saints : Élise Cestac : la grandeur de la discrétion.
16h45 : Marc Agostino, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne : La papauté du XXe siècle et la béatification et canonisation des grandes figures sociales de l’Église.
17h15-17h45 : Questions-débats.

18h : Marie-Bernadette Dufourcet-Hakim, professeur de musicologie, Université Bordeaux Montaigne, organiste honoraire de l’église Notre-Dame-des-Champs : Un concert d’orgue au temps du Père Cestac.

Vendredi 16 octobre

Le père Cestac et la société de son temps
Président : Jean-Michel Barate, maire-adjoint, délégué à la culture de la Ville d’Anglet.

9h : abbé Philippe Fabas, docteur en histoire, Université Bordeaux Montaigne : Le retentissement de l’action de l’abbé Cestac dans le diocèse de Bayonne.
9h30 : Josette Pontet, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne : Misère et précarité dans les sociétés urbaines au XIXe siècle : l’exemple de Bayonne.
10h : Anne Oukhémanou, docteur en histoire, Université Bordeaux Montaigne : Le Consistoire israélite de Bayonne et la bienfaisance au XIXe siècle.
10h30-10h45 : Questions-débats.
10h 45-11h : Pause.
11h : Étienne Rousseau-Ploto, professeur d’histoire au Lycée Maurice Ravel : La figure du Père Cestac dans l’iconographie locale ou régionale.
11h30 : Marc Agostino, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne : Réflexions sur l’historiographie du Père Cestac.
12h-12h15 : Questions-débats.

Les congrégations religieuses au XIXe siècle et leur essor
Président de séance : Philippe Loupès, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne.

14h30 : Nicolas Champ, maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne : Les Servantes de Marie, une congrégation enseignante majeure du Sud-Ouest aquitain au XIXe siècle.
15h : José Andrès-Gallego, professeur émérite de l’université CEU San Pablo, docteur ad honorem du Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC), Madrid : L’essor des congrégations féminines espagnoles au XIXe siècle : quelques singularités.
15h30 : Christian Sorrel, professeur, Université Lyon 2 Lumière : La société française et les congrégations religieuses : le patrimoine en débat.
16h-16h15 : Questions-débats.
16h30 : Visite des Bernardines.

20h30 : Chapelle Notre-Dame du Refuge : Concert donné par l’ensemble vocal Ascèse et des solistes de l’orchestre Bayonne-Côte basque.

Samedi 17 octobre

Église, foi et charité
Président de séance : Marc Agostino, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne

10h : Philippe Levillain, professeur émérite, Université Paris-Ouest-Nanterre, membre de l’Institut : Hagiographie, histoire, sainteté autour du Père Cestac.
10h30 : Antón M. Pazos, Consejo superior de investigaciones centificas, Santiago de Compostela : Plus que pèlerins. Charité et œuvres de charité à Saint-Jacques de Compostelle à la fin du XIXe siècle.
11h : Anne Jusseaume, Centre d’histoire de Sciences-Po, Paris : Vocations charitables de la Restauration à la laïcisation : devenir sœur de charité au XIXe siècle en France.
11h30 : Séverine Pacteau de Luze, Institut d’Études politiques de Bordeaux : Traduire la foi en actes : les œuvres de charité du protestantisme bordelais au XIXe siècle.
12h-12h15 : Questions-débats.

Œuvres charitables et action sociale
Président de séance : Jean-Pierre Moisset, maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne.

14h15 : Catherine Maurer, professeur, Université de Strasbourg : Les œuvres charitables dans les villes allemandes au XIXe siècle.
14h45 : Hélène Lanusse-Cazalé, docteur en histoire, Université de Pau et des Pays de l’Adour : De la charité à l’action sociale : les œuvres protestantes dans le Sud-Ouest aquitain.
15h15 : Céline Leglaive-Perani, EHESS : La communauté juive française et l’assistance aux jeunes filles en difficulté entre 1860 et 1930.
15h45-16h : Questions-débats.

16h : Annie Lenoble-Bart, professeur émérite, Université Bordeaux Montaigne : Conclusions.
16h30 : clôture du colloque.

Les séances se tiendront à Notre-Dame du Refuge, 36 promenade de La Barre (Anglet).

Programme et renseignements pratiques : Autour du Père Cestac. Programme

Journée d’études Henri Théry (1923-2009) : militantisme associatif et action sociale

Théry  Jeudi 9 octobre 2015 au Centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine est organisée sous la direction scientifique de Thibault Tellier (Institut d’études politiques de Rennes, IRHIS) une journée d’étude consacrée à la figure de Henri Théry (1923-2009). Né à Marseille en 1923, Henri Théry a été responsable de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) et a participé pendant la Seconde Guerre mondiale à la création des Cahiers de Témoignage chrétien. Investi après la guerre dans les questions de logement, il rejoint Paris en 1955 où il occupe différentes fonctions, dont le secrétariat des Semaines sociales de France. Il devient alors l’un des principaux animateurs de la “Rue Saint-Benoît” qui regroupe un certain nombre d’organismes comme Culture et Promotion, la Fondation pour la recherche sociale (FORS) et plusieurs associations proches du catholicisme social. En 1976, à l’invitation de l’ancien ministre Robert Prigent, il devient le directeur général de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS). Il le reste jusqu’en 1983. Après sa retraite, il continue de s’investir pour la promotion du fait associatif. Il devient notamment président de la Fédération des centres sociaux. Membre du Conseil économique et social, il rend un rapport en 1986 sur « La place et le rôle du secteur associatif dans le développement de la politique d’action sanitaire et sociale ».

Comité scientifique :
Roger Bello, Sylvain Cid, Henry Colombani, Jacques Eloy, Dominique Garet, Serge Gerbaud, Emmanuelle Giry, Magali Lacousse, Valère Milot, Clothilde Roullier, Gaëtan Sourice, Thibault Tellier.

Programme :
Lieu : Salle des Commissions, Archives nationales site de Pierrefitte-sur-Seine, 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine.

9 h 30 : Accueil.

10 h : Mot de bienvenue de la Direction des Archives nationales.

10 h 10 : Thibault Tellier (Institut d’Études politiques de Rennes, IRHIS) : Introduction à la journée.

Séance 1 : Henri Théry, un parcours militant

Présidée par Mathias Gardet (Université Paris 8).

10h30 Bruno Duriez (CNRS, CLERSE UMR 8019) : L’engagement catholique social (1945-1955).

10h50 Olivier Chatelan (Université Lyon 3, LARHRA UMR 5190) : Les secrétariats sociaux et leur rayonnement.

11 h 10 Discussion avec la salle.

11h30 Thibault Tellier (Institut d’Études politiques de Rennes, IRHIS) : Henri Théry et la participation.

11h50 Grand témoin : François Aballea (ancien directeur de la Fondation pour la recherche sociale), avec Alain Vulbeau (Université Paris Ouest La Défense, président du Conseil d’administration de la Fondation pour la recherche sociale).

Buffet sur place (sous réserve d’une inscription préalable)

Séance 2 : Henri Théry, un homme de réseaux

Présidée par Jean Bastide (président du Conseil d’administration de l’École pratique de service social et de la commission «Vie associative » de l’UNIOPSS).

14h10 François Boursier (UNIOPSS) : La pensée des fondateurs de l’UNIOPSS.

14h30 Hugues Feltesse (directeur général de l’UNIOPSS de 1984 à 2001 ) : Témoignage.

14h50 Discussion avec la salle.

15h10 Jacques Eloy (Mémoires Vives des centres sociaux) : Henri Théry et les centres sociaux.

15h30 Emmanuelle Giry et Clothilde Roullier (Conservatrices du patrimoine, Archives nationales, DECAS) : La valorisation des fonds associatifs.

15h50 Discussion avec la salle.

16h10 Laurent Théry (Préfet délégué pour le projet métropolitain Aix-Marseille-Provence) : Henri Théry vu par l’un de ses enfants.

16h30 Isabelle Backouche (EHESS, CRH UMR 8558), Henri Colombani (Mémoires vives des centres sociaux) : Conclusions

Contact :
CNAHES : info@cnahes.org, 07 86 48 57 24 ; PAJEP : contact@pajep.fr, 06 80 48 07 29.

Colloque international. Chrétiens et Juifs à l’époque contemporaine

Programme colloque mission opti-001Les 19 et 20 novembre, se tiendra un colloque organisé par Danielle Delmaire, Philippe Loiseau, Marie-Hélène Robert et Olivier Rota qui portera sur De nouvelles approches entre chrétiens et Juifs (XIXe-XXIe siècles). D’une mission identitaire à une mission diversifiée.
Ce colloque pluridisciplinaire poursuit la thématique relations judéo-chrétiennes débutée en 2013 par la journée d’études Histoire et théologie des relations judéo-chrétiennes (Paris, Parole & Silence, 2014), et prolongée en novembre 2014 par la manifestation scientifique Représentations juives du christianisme (XIXe-XXe siècles)  (Tsafon, à paraître en automne 2015).
La présente manifestation s’inscrit dans le cadre des célébrations d’automne 2015 autour du 50e anniversaire de la déclaration conciliaire Nostra Aetate (dont le quatrième paragraphe porte sur les relations de l’Église catholique aux Juifs) pour intensifier, dans un cadre universitaire, le dialogue entre deux champs disciplinaires fortement liés : l’histoire et la théologie. Les différents textes promulgués par le second Concile de Vatican ont mis en tension la vocation missionnaire de l’Église catholique et ses nouvelles dispositions pour le dialogue interreligieux. Dans ce contexte, la mission aux Juifs, prônée par certains secteurs de l’Église catholique depuis la première moitié du XIXe siècle, apparaît sans objet. La relation aux Juifs, progressivement déplacée vers le champ de l’œcuménisme au cours des années 1950, appelle à penser à nouveaux frais la vocation des Juifs dans la pensée chrétienne. Biblistes, exégètes et théologiens redécouvrent après Vatican II le contexte historique des premières communautés chrétiennes. Parmi eux, certains se risquent à penser la vocation de l’Église en lien avec la vocation de la Synagogue. S’appuyant sur des travaux historiens consacrés aux relations judéo-chrétiennes des premiers siècles de notre ère, ils formulent en termes nouveaux la mission de l’Église et redéfinissent son identité.

Programme :

19 novembre. Approche historique
Journée coordonnée par Danielle Delmaire et Olivier Rota

9h : Accueil des participants
9h15 : Danielle Delmaire, Philippe Loiseau, Marie-Hélène Robert et Olivier Rota : Quelques mots d’introduction.

Les modalités de la mission aux Juifs

9h30 : Danielle Delmaire, Université Lille 3 : Quelques conversions forcées au XIXe siècle.
10h15 : Daniel Moulinet, Université catholique de Lyon : Mgr Gaume et la « conversion finale des Juifs ».
11h : Pause-café.
11h15 : Olivier Rota, Université d’Artois : Une mission catholique aux Juifs des années 1920 à la fin des années 1950 ?
12h : Repas.

Les voies du renouvellement

14h : Anaëlle Lévi, doctorante EPHE : Jean de Menasce (1902-1973) et l’apostolat des juifs : sciences et théologie du judaïsme.
14h45 : Danielle Delmaire et Oliver Rota : L’Œuvre Saint Jacques : un nouveau modèle missionnaire en Israël.
15h30 : Pause-café
15h45 : Eliezer Schilt, doct. Ben Gourion University : De vives réactions juives à la mission chrétienne en Israël.
16h30 : Yves Chevalier, Université de Tours, directeur de la revue Sens : Témoignage.
17h : Fin de la première journée.

20 novembre : approche théologique
Journée coordonnée par Philippe Loiseau et Marie-Hélène Robert

Les lieux du renouvellement : la compréhension des Écritures

9h30 : François Lestang, Université catholique de Lyon : Y a-t-il une mission vers des non-Juifs dans les Actes des Apôtres ? Nouveauté et réception des positions de Jacob Jervell.
10h15 : Marc Rastoin, Institut Biblique Pontifical, Rome : Lire et relire les épîtres de Paul.
11h : Pause-café.
11h15 : Patrick Andrist, Privat-docent à l’Université de Fribourg, Suisse : Lire les Pères de l’Église dans leur contexte historique.
12h : Repas.

Prospectives théologiques et exégétiques

14h : Thierry Vernet, Faculté Notre-Dame, Paris : Le cardinal Lustiger : une pensée eschatologique pour les Juifs et les chrétiens ?
14h45 : Philippe Loiseau, Université catholique d’Angers : Israël et les nations : une prospective théologique.
15h30 : Pause-café.
15h45 : Marie-Hélène Robert, Université catholique de Lyon : Résoudre la tension entre mission et dialogue : de nouvelles perspectives.
16h30 : Charles Coutel, Université d’Artois, directeur de l’IEFR : Conclusions.

Chaque intervention de 30 minutes est suivie d’échanges avec les participants et les auditeurs.

Les séances se dérouleront à salle des colloques de la la Maison de la Recherche de l’Université d’Artois.

Contact : olivier.rota[a]univ-artois.fr (03 21 60 38 11).

Programme-dépliant : Nouvelles approches entre Chrétiens et Juifs. Programme

Autour de la Laïcité – Mercredi de l’IESR du 30 septembre (suite)

Nous remercions Catherine Kintzler et Jean Baubérot, ainsi que les discutants, Marie Perret et Philippe Gaudin, pour les remarquables échanges et la qualité du débat  au cours du mercredi de l’IESR du 30 septembre dernier. Ce débat a eu pour objet la notion laïcité à partir des  sept laïcités françaises. Le modèle français de laïcité n’existe pas de J. Baubérot (éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015) et de, Penser la laïcité de Catherine Kintzler (Minerve, 2014).   Pour prolonger notre réflexion, voici un article de Marie Perret (philosophe), discutante lors du débat, relatif à … Lire la suite Autour de la Laïcité – Mercredi de l’IESR du 30 septembre (suite)

Jean-Émile Anizan aumônier à Verdun

AnizanLe père Jean Émile Anizan (1853-1928), fondateur des Fils de la Charité, fut aumônier volontaire durant la Grande Guerre dans le camp retranché de Verdun. Ce livre réunit son “Journal de la guerre de 1914″ qui relate 18 mois passés sur le front ainsi que ses lettres (1914-1916). L’ensemble est accompagné de cartes et de photographies. Les lettres sont adressées à des prêtres, à des frères spirituels ou à des laïcs, mais aussi pour une partie d’entre elles au Christ lui-même. Le père Anizan témoigne de la vie quotidienne des soldats et développe des réflexions politiques et sociales tout en exposant ses sentiments spirituels.

Textes présentés par Jean-Yves Moy, docteur en histoire, préface de Pierre Tritz.

Aumônier à Verdun. Journal de guerre et lettres du père Anizan, textes présentés par Jean-Yves Moy, collection “Mémoire commune”, Presses universitaires de Rennes, 2015, 196 p., 16 €.

Colloque. Le catholicisme dans la France contemporaine, un fait minoritaire ?

Dans le cadre du projet « Minorel », se tiendra à Paris les 15 et 16 octobre 2015 un colloque portant sur Le(s) catholicisme(s) en France aujourd’hui: une minorité ?

Programme

Jeudi 15 octobre 2015

9h15 :
Accueil par la direction du CéSor.
Anne-Laure Zwilling, CNRS : Présentation du programme Minorel.
Rita Hermon-Belot, EHESS : Introduction des journées.

Session 1 : Le catholicisme français comme minorité

9h45 : Danièle Hervieu-Léger, EHESS : Minorité et visibilité: une nouvelle donne de l’affirmation identitaire du catholicisme en France.
10h15 : Pause.
10h30 : Céline Béraud, Université de Caen-IUF : Laisser la place. Quand le catholicisme devient un culte comme les autres dans les aumôneries de prison et d’hôpital.
11h : Blandine Tardif, EHESS : Mise en forme d’un discours de la minorité dans Famille Chrétienne, entre utopie et pragmatisme.
11h30 : Michel Deneken, Faculté de théologie catholique, Université de Strasbourg : Être minoritaire change-t-il la nature du catholicisme? Quelques considérations sur le catholicisme en France aujourd’hui.
12h-12h30 : discussion générale.

Session 2 : Un catholicisme romain au pluriel ?

14h : Yann Raison du Cleuziou, Université de Bordeaux : Distinctions, alliances et rapports de force au sein du catholicisme français aujourd’hui.
14h30 : Marie Balas, Université de Strasbourg : “Tout dépend de l’actualité politique” : la publicisation des causes chez la jeunesse catholique traditionnaliste.
15h : Pause.
15h30 : Vincent Soulage, EPHE : Faut-il enterrer les cathos de gauche ?
16h : Denis Pelletier, EPHE : Benoît XVI en France (juillet 2008).
16h30-17h : discussion générale.

Vendredi 16 octobre 2015

Session 3 : Hors de l’obédience romaine

9h30 : Jean-Pierre Chantin, Université Lyon III : Les trois voies de la dissidence catholique depuis le XIXe siècle.
10h : Luc Perrin, Faculté de théologie catholique, Université de Strasbourg : Généalogie de l’intégrisme-traditionalisme, XXe-XXIe siècles.
10h30 : Pause.
11h : Paul Airiau, IEP Paris : Les catholicismes dits « traditionalistes » et « intégristes » : essai cartographique.
11h30 : Discussion générale.
12h-12h30 : Frédéric Gugelot, Université de Reims Champagne-Ardennes : Conclusions.

Les séances se tiendront à l’EHESS (bâtiment Le France, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, Salle du Conseil).

Le projet de recherche interdisciplinaire Dynamiques religieuses et groupes minoritaires: évolutions récentes du paysage français est porté par les équipes de recherche DRES, GSRL, ISERL, CéSor (http://mineurel-france.sciencesconf.org/).

Colloque international. Les mutations contemporaines du catholicisme québécois

SCHECLes 2 et 3 octobre 2015, se tiendra le 82e Congrès de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique qui interrogera les Mutations et recompositions des expressions culturelles et populaires du catholicisme québécois.

Programme

Vendredi 2 octobre 2015

8h30 : Inscription.
8h45 : Dominique Marquis et Catherine Foisy, Université du Québec à Montréal : Mot de bienvenue et introduction au colloque.
9h : Philippe Portier, École pratique des Hautes Études (Paris) : Conférence d’ouverture. Catholicisme et culture : parcours d’une dissociation.
10h : Pause.

Panel 1. Catholicisme et culture au Québec
Présidence : Jean-Philippe Warren, Université Concordia.

10h15 : Catherine Foisy, Université du Québec à Montréal : Culture et catholicisme dans l’historiographie québecoise (XIXe-XXe siècles) : entre déliaison et fécondité.
10h45 : E.-Martin Meunier, Université d’Ottawa : Sociologie des religions au Canada français : déprise et constitution d’un savoir autonome (1955-1990) ?
11h15 : Anne Fortin, Université Laval : Catholicisme et culture dans la théologie québecoise : mode de connaisse, paradoxe et retrait (1930-1980).
11h45 : Repas du midi.

Panel II. (Ré)inculturation du catholicisme au XIXe siècle
Présidence : Dominique Marquis, Université du Québec à Montréal.

13h30 : Roberto Perin, Université York/Collège Glendon : Ignace Bourget, le père d’une révolution culturelle au Canada français.
14h : Jean-François Laniel, Université du Québec à Montréal : Apogée et déclin de l’ultramontanisme : retour sur une périodisation en débat.
14h30 : Paul-André Turcotte, Université de Montréal (sous réserve) : La marche et l’horizon. La contribution congréganiste à la reconquête culturelle et religieuse, économique et politique.
15h : Pause.

Séance 1. Catholicisme et politique
Présidence : Guy Laperrière, Université de Sherbrooke.

15h15 : Alexandre Dumas, Université McGill : L’Église catholique québécoise et le suffrage féminin.
15h45 : Sébastien Lecompte, Université du Québec à Montréal : Pour la plus grande gloire de Dieu. Louis Veuillot dans les collèges classiques du Québec (1940-1970).
16h15 : Olga Hazan, Université du Québec à Montréal : L’ordre social dans les représentations promotionnelles de la Banque d’Épargne diffusée sous l’égide de la Société Saint-Jean-Baptiste entre 1924 et 1944.
17h : Assemblée générale annuelle de la SCHÉC.
18h15 : Cocktail.
19h30 : Souper à l’Institut de Tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Samedi 3 octobre 2015

Séance II. Catholicisme et littérature
Présidence : Jacques Pelletier, Université du Québec à Montréal.

9h30 : Sara Teinturier, École pratique des Hautes Études (Paris)/Université de Montréal : L’Église et les bulles. Les représentations des catholicismes dans la bande dessinée francophone (1990-2010).
10h : Anne-Élaine Cliche, Université du Québec à Montréal : L’envers de l’histoire contemporaine : Anne Hébert, Les Enfants du Sabbat.
10h30 : Pause.
10h45 : Jacques Cardinal, Université de Montréal : La culture catholique du Canada français selon Jacques Ferron. Une lecture du Saint-Élias.
11h15 : Céline Philippe, Université du Québec à Montréal : Menaud, maître-draveur, ou le catholicisme comme révélation d’un héritage en mutation.
12h : Lunch libre.

Séance III. Catholicisme et nouvelles pratiques
Présidence : Rick van Lier, Université Laval/Institut de pastorale du Collège universitaire dominicain.

13h30 : Guillaume Boucher, Université de Montréal : Corps et guérison chez les catholiques charismatiques : une reconsidération de l’encadrement ecclésiastique dans la religion populaire.
14h : Hillary Kaell, Université Concordia : Les croix de chemin du Québec et la naissance du dévotionnalisme contemporain.
14h30 : Pause.

Séance IV. Catholicisme et patrimoine
Présidence : Pierre Lucier, Université du Québec à Montréal/INRS-UCS.

14h45 : Daniela Moisa, Université du Québec à Montréal : Territoires palimpsestes. Expériences, recompositions et réappropriations des lieux de culte catholiques québécois dans la région de Lanaudière.
15h15 : Étienne Berthold, Université Laval : Le patrimoine des communautés religieuses : quelques pistes de réflexion.

Les séances se tiendront dans les murs de l’Université du Québec à Montréal (Pavillon Athanase-David, 1430 rue Saint-Denis, Montréal ; Salle de la reconnaissance, local D-R200).

Programme-dépliant : Congrès SCHÉC 2015. Programme

Colloque international. Des diocèses dans la Grande Guerre

diocèses en guerreLes 22 et 23 octobre 2015, se tiendra à l’Université catholique de Lille, sous la direction scientifique de Jean Heuclin, un colloque international portant sur Les diocèses en guerre.

La Première Guerre mondiale déclenchée de façon impromptue sur fond d’exaspération des nationalismes a suscité très tôt dans les clergés chrétiens de part et d’autre du Rhin une virulence de propos qui dépassèrent les simples justifications militaires et stratégiques. La violence péremptoire des termes employés dans les sermons et lettres pastorales par les ministres du culte ouvrait la porte à un sentiment religieux de peur, nouvelle eschatologie dont certains attendaient un revival religieux. L’image du Christ martyr fut de part et d’autre largement utilisée, mais qui était ce Christ auquel on identifiait la souffrance du soldat au fond de sa tranchée ?
On invoqua également une guerre sainte sous la houlette d’un Christ en croix, les bras tendus vers le Ciel, implorant le Père, belle image romantique sur fond de ciel tourmenté où le saint combat serait en soi une prière. Mais était-elle juste ?
Quoi qu’il en soit, l’image même de l’universalisme chrétien volait en éclat en dépit d’un recours partagé au sens du sacrifice nécessaire et à la fortification de l’âme intérieure en une sorte de semaine sainte continuellement répétée d’où découlerait naturellement, la victoire dans la joie de Pâques. Mais pour qui ? Le dialogue entre frères ennemis devint très vite impossible, chacun cherchant alors à montrer par des actes sa bonne volonté fraternelle envers ses propres troupes rejetant sur l’autre, atrocités, destructions et exactions.
Cent ans plus tard ces comportements conduisent les historiens à réinterroger les sources des diocèses en guerre, pour questionner les comportements au quotidien. Il ressort que les doutes naquirent, des prêtres face à la mort de masse s’interrogèrent sur cette théologie de guerre qui, de facto, en jouant sur les peurs tournait le dos au message de l’espérance. Enfin certains convenaient qu’un jour, il faudrait renouer les fils rompus du dialogue entre frères… « Malgré tout chrétiens ».

Programme :

Jeudi 22 octobre

L’épiscopat dans la guerre
Présidence : Dominique Foyer, Université catholique de Lille, IFAC.

9h30 : Accueil.
10h : B. Bethouart, Université du Littoral-Côte d’Opale : Le diocèse d’Arras : de la tourmente à la renaissance.
10h30 : C. Biencourt et O. Georges, archives de Cambrai : Mgr Chollet : diriger une Eglise en territoire occupé.
11h : Hernn Dipl.Theol. Dominik Schindler : Der Speyerer Bischof Michael von Faulhaber im Ersten Weltkrieg unter besonderer Berücksichtigung der Besuche an der Westfront. (L’évêque de Spire Michael von Faulhaber et ses visites du front de l’Ouest lors de la première guerre mondiale)
11h30 : Y. Metivier et R. Verhaeghe, professeurs agrégés : Les visites pastorales de deux cardinaux allemands sur le front occidental en 1916 : Felix von Hartmann et Franziskus von Bettinger.
12h- 12h45 : discussions.
12h45-14h : Repas.

Prêtres et religieux en guerre
Présidence : Emmanuel Debruyne, Université catholique de Louvain.

14h : C. Maurer, Université de Strasbourg : Les diocèses et l’organisation de la charité en Allemagne pendant la Grande Guerre.
14h30 : V. Malfait, diplômé de l’Université Catholique de Louvain : Le clergé namurois durant la première occupation allemande.
15h : P. Salson, Académie d’Amiens, CRID 14-18 : L’ordinaire du prêtre dans le diocèse de Soissons occupé.
15h30 : Discussions-pause
16h : Dr. Phil. M. Sinderhauf, Archives de l’Évêché de Trèves : Seelsorge an der Front – der Metzer Felddivisionspfarrer Julius Langhaeuser, « Priester zwischen den Fronten ». (La pastorale près du front – le curé messin Julius Langhaeuser « prêtre entre les fronts ».)
16h30 : Arne Steinberg, doctorant, Université de Marburg : « Verzicht auf Revanche ». Das Kriegstagebuch 1914/18 des Divisionspfarrers der Landauer Garnison Dr. Anton Foohs. (Les journaux de guerre et la renonciation à la revanche).
17h : Discussion.

Vendredi 23 octobre 2015

Clergé catholique et résistance
Présidence : Annette Becker, Université Paris-Ouest Nanterre-Défense.

9h : J.-C. Desquiens, Université catholique de Lille : Les milieux catholiques et la presse clandestine du Nord.
9h30 : C. Cannuyer, Université catholique de Lille : Un service d’espionnage et de résistance « inspiré » dans le diocèse de Tournai : le Service du Sacré-Cœur de l’abbé Liévin-Joseph Thésin.
10h : C. Leduc, Université d’Artois : J. Peter, curé de Maroilles, pastorale, résistance et marché noir.
10h30 : Discussions et pause.
11h : C. Masson, Université catholique de Lille : Une congrégation diocésaine pendant la Première Guerre mondiale : les Filles de l’Enfant Jésus.
11h30 : R. Rigaut, Université d’Artois : Les juifs dans les diocèses en guerre.
12h : Discussions.
12h30 : Repas.

La Guerre en débat
Présidence : Bruno Béthouart, Université du Littoral-Côte d’Opale.

14h : J. Heuclin, Université catholique de Lille : La Correspondance catholique mensuelle. L’impossible dialogue des frères ennemis !
14h30 : D. Foyer, Université catholique de Lille – IFAC : « Guerre « juste » ou guerre « sainte » ? Tentatives théologiques pour interpréter et justifier la guerre.
15h : T. Scholtes, Archives de l’État de Saint-Hubert : La construction de la mémoire de la grande guerre par le clergé belge.
15h30 : Discussions et pause.
16h : X. Boniface, Université de Picardie : La mémoire des prêtres morts à la guerre dans les diocèses du Nord de la France.
16h30-17h : M.-J. Maisonneuve, Université Lille III : Les églises de la reconstruction.
17h: Discussions et conclusion par Xavier Boniface.

Les séances se tiendront à l’Université catholique de Lille (60 boulevard Vauban, 59000 Lille), au studio 125 (Association d’Entraide Universitaire). L’entrée est libre.

Programme et résumés : Diocèses en guerre. Programme et résumés