Archives de catégorie : Bibliothèques, manuscrits

de Paris à Saint-Germain-en-Laye

Paris (75)
Musée des Monuments français (Cité de l'architecture et du patrimoine)
documentation : Véronique Derbier
archives du musée : Emmanuelle Polack
Notice Museofile
Site : http://www.citechaillot.fr/fr/musee/ Le musée des Monuments français (département patrimonial de la Cité de l'architecture et du patrimoine) est installé depuis son ouverture, en 1882, dans le Palais du Trocadéro construit en 1878 pour l'Exposition universelle, transformé en Palais de Chaillot pour l'Exposition (...)

- de ville en ville

Evolutions de l’interface du Catalogue collectif de France

Le Catalogue collectif de France (CCFr ) est un outil géré par la Bibliothèque nationale de France. Il permet de faire une interrogation commune sur le catalogue de la BnF, le SUDOC, la base Patrimoine (présentation ici) qui a été créée grâce à la rétroconversion des catalogues des grandes bibliothèques françaises ayant des fonds patrimoniaux. On y trouve aussi la base Manuscrits qui est composée de 4 ensembles : le Catalogue général des manuscrits (CGM), BnF Archives et manuscrits, le Répertoire des manuscrits littéraires […]

Patrimoine numérisé de l’université d’Aix-Marseille

Lors d’une exploration du site des bibliothèques universitaires l’université d’Aix-Marseille, j’ai découvert que celles-ci numérisent une partie de leurs fonds. Voici les corpus actuellement disponibles en ligne :

Sources du droit en Provence et en Outre-Mer. 200 titres (soit 400 000 pages) en ligne, concernant les grandes sources du droit en Provence du XVIe au XXe siècles, des sources de droit romain, canonique et de droit colonial, les principales revues de la Faculté de droit d’Aix et une sélection de thèses et de cours de droit dactylographiés.

Les Mille et une nuits et le Mutanabbi Ukbari édités par André Miquel  : documents et brouillons ayant servi à André Miquel pour son édition des Mille et une nuits dans la Pléiade. Les originaux sont conservés au sein de l’ERD Miquel.

La Flore du docteur Joseph Poucel : herbier aquarellé de la flore des environs de Marseille au début du XXe siècle, augmenté d’outils de recherche élaborés en collaboration avec les botanistes de la Faculté des Sciences. L’herbier est notamment interrogeable par genres et espèces botaniques.

Les collections des bibliothèques font également l’objet de billets réguliers sur le carnet de recherches Conserver, enseigner, chercher, consacré au patrimoine d’Aix-Marseille Université.

Savoir plus sur les fonds patrimoniaux des BU d’Aix-Marseille.

P. Géhin, Scribes du milieu patriarcal au début du 17e siècle

Friday, October the 16th

10:00-10:45 Paul Géhin (IRHT-CNRS, Paris), Scribes du milieu patriarcal

À partir de quatre manuscrits copiés dans un laps de temps très court (1607-1611) à la Panaghia et à la Sainte-Trinité, nous examinerons l’activité livresque de trois personnalités aux profils bien différents, dont deux parviendront à l’épiscopat : le protosyncelle Gabriel Soumaroupa, le didascale Anthime et le didascale Hilarion Gradenigo. Nous verrons comment leur activité s’insère dans le contexte diplomatique et religieux contemporain et illustre les relations entre le patriarcat et les trois grands monastères de l’époque, la Panaghia et la Sainte-Trinité de Chalki et le Prodrome de Sozopolis.

A. Binggeli & P. Augustin, Usage et dispersion et de la collection de la Sainte Trinité

Friday, October the 16th

André Binggeli & Pierre Augustin (IRHT-CNRS, Paris), Usage et dispersion vers l’Europe des manuscrits de la Sainte-Trinité

La bibliothèque de la Sainte Trinité a suscité très tôt l’intérêt et la convoitise des voyageurs occidentaux : érudits bibliophiles, ou émissaires pour le compte de collectionneurs. Il s’agira d’abord de dresser un portrait de ces visiteurs venus à la Sainte Trinité ; quelles sont leurs motivations, quels textes et quels livres recherchent-ils ? On retrouve naturellement un intérêt récurrent pour les textes antiques ou les beaux livres, mais des érudits viennent y travailler aussi dans le cadre d’une entreprise éditoriale, par exemple Samuel Slade pour l’édition des œuvres de Chrysostome par Henry Savile au début du 17e siècle. D’autres sont explicitement là pour acheter des livres ; sur la riche collection rassemblée par Métrophane et ses successeurs, plus d’une cinquantaine de manuscrits se retrouvent aujourd’hui dispersés dans des bibliothèques occidentales. Grâce aux notes de possession portées sur les manuscrits, aux listes d’acquisition, à la correspondance des émissaires, il est possible de retracer plusieurs filières par lesquelles les manuscrits sont arrivés en France, en Angleterre, et ailleurs en Europe. En somme, l’histoire de la dispersion de la bibliothèque permet d’entrevoir la partie engloutie de l’iceberg. En quoi celle-ci change-t-elle l’image que nous avons aujourd’hui du fonds de la Sainte Trinité ?

Ch. Gastgeber, Ogier Ghislain de Busbecq et ses manuscrits grecs du patriarcat de Constantinople (Bibliothèque Nationale d’Autriche, Vienne)

Friday, October the 16th

11:15-12:00 Christian Gastgeber (Austrian Academy of Sciences, Vienna), Ogier Ghislain de Busbecq et ses manuscrits grecs du Patriarcat de Constantinople

Le fonds grec des manuscrits de la Bibliothèque Nationale d’Autriche se base fondamentalement sur deux collections du 16e siècle : celle de l’humaniste et philologue Jean Sambucus, et celle de l’ambassadeur habsburgeois Ogier Ghislain de Busbecq qui a utilisé ses séjours diplomatiques à Constantinople pour collectionner tous les manuscrits dont il pouvait s’emparer ; entre ces manuscrits se trouvait par exemple le fameux Disocoride de Vienne. Dans quelques manuscrits de la collection de cette Bibliothèque Nationale, on peut bien reconnaître la provenance directe du patriarcat de Constantinople, ce qui documente d’une part l’existence d’un fonds, dont on pourrait encore se servir pour trouver des manuscrits « nouveaux » (c’est-à-dire des textes qu’on ne connaissait pas encore dans l’ouest, ou déjà connus, mais transmettant peut-être une version meilleure), et d’autre part, que le focus des « chasseurs de manuscrits » est passé des textes classiques et patristiques seuls à toutes sortes de textes grecques, théologiques autant qu’historiques, anciens autant que modernes. Pendant cette nouvelle phase de la quête des manuscrits grecs dans la patrie de cette langue, on recherchait tout texte grec, de préférence non vernaculaire (c’est une autre phase en ce même siècle, qui provient d’Allemagne et de Martin Crusius).

La conférence est consacrée à ce fonds Viennois avec des acquisitions du patriarcat de Constantinople, qui fait aujourd’hui partie d’une nouvelle catégorisation thématique effectuée après l’acquisition de ces manuscrits à la bibliothèque impériale de Vienne ; les seuls indices pour la provenance de Busbecq sont les notes dans ces manuscrits concernant son acquisition à Constantinople.

M. Cronier, Copie et restauration des manuscrits dans la bibliothèque de la Sainte-Trinité (16e-19e s.)

Friday, October the 16th

9:15-10:00 Marie Cronier (IRHT-CNRS Paris), Copie et restauration de manuscrits à la bibliothèque de la Sainte-Trinité (16e-19e s.)

Cette communication souhaite mettre en évidence la manière dont les manuscrits ont été réalisés et, surtout, restaurés au fil des siècles dans la bibliothèque de la Sainte-Trinité. On s’appuiera essentiellement sur l’étude des souscriptions (peu nombreuses), des restaurations et autres interventions (ajout de pinax, de pagination, de notes diverses), ainsi que des reliures et des gardes. Seront ainsi mises en évidence différentes phases au cours desquelles on a porté aux livres un soin particulier, entre de longues périodes où ils semblent avoir été davantage négligés.

Contrairement à ce qui se passe dans le monastère voisin, celui de la Panaghia, il ne semble pas y avoir eu d’importante activité de copie de manuscrits à la Sainte-Trinité de Chalki. On n’a relevé pour l’instant qu’une exception, au moment de la refondation (milieu du 16e siècle) où au moins deux manuscrits sont explicitement copiés pour le monastère à l’instigation de Métrophane qui en était alors l’higoumène : encore n’est-il pas certain que la copie soit à situer dans le monastère même. Dans les décennies qui ont suivi, en revanche, un nombre considérable de manuscrits reçoivent une nouvelle reliure ; on récrit, sur des folios de réfection, les parties de textes qui étaient mutilées ; on ajoute aussi, assez souvent, des pinax. Une analyse des écritures et des papiers permet d’assigner toute cette activité à un même cercle de copistes et à une même époque. Elle atteste la vitalité de la bibliothèque dans la seconde moitié du 16e siècle, au moment précisément où en est dressé son premier inventaire.

Pour les siècles suivants, en revanche, les indices de restauration sont beaucoup plus ponctuels, mais existent bien. On en proposera quelques exemples.

D. R. Reinsch, The Greek manuscripts collected in the Library of the Sultan

Thursday, October the 15th

17:45-18:30 Dieter Reinsch (Freie Universität Berlin), The Greek Manuscripts collected in the Library of the Sultan

Founding on the studies of Adolf Deissman (published in 1933) and Julian Raby (published in 1983) and on my own research in the Library of Topkapı Saray, carried out together with Dieter Harlfinger in the seventies and eighties of the past century, I will characterize different groups of Greek manuscripts kept in the library of the sultans, which today number all together 46 pieces (12 pieces came much later into the library of Topkapı Saray, 1 of the 46 is missing since the beginning of the 20th century, a part of another since the visit of Constantin Tischendorf in 1859). My main concern is the group of manuscripts which can be connected immediately with the person of Mehmed II the Conquerer through remarks in the autograph of Kritobulos of Imbros, our main source for the cultural activities of the sultan, and a laudatory poem to the sultan in another Saray manuscript. Paleographical and codicological criteria (i.e. identification of scribal hands, identification of watermarks, islamic bindings) allow us, in a second step, to ascribe a greater number of manuscripts to this category, which for a great part obviously have been ordered by Mehmed himself. Here I rely mostly on the studies of Julian Raby. Departing from this greater group we can define some main areas of interest of the sultan (history, geography, philosophy, magic, grammars and lexica) which are represented by some further manuscripts of his library. The rest of our manuscript group can be considered as disiecta membra having found by chance their way out of the turmoil connected with the capture of the City together with many other Greek manuscripts which survived in private or ecclesiastical libraries. We don’t even know at what time they entered the Saray library and partly they are in a very bad condition so much that it was not possible to study them at all; in connection with our research we tried, but we couldn’t solve the restauration problem. It seems, however, that the manuscripts bearing today the numbers 1 to 40, 48, 50, 51, 57, 64 and 65 belonged all to Mehmed’s library, because he was interested in them in one or another way. How many manuscripts left the library in the course of the centuries we don’t know. For sure a group of 15 went to Paris in the seventeenth, another group of 20 to Bologna in the eighteenth century.

V. Kontouma, Les livres de Dosithée II de Jérusalem et la Bibliothèque du Métochion du Saint-Sépulcre au 17e siècle

Thursday, October the 15th

16:00-16:45 Vassa Kontouma (EPHE, Paris), Les livres de Dosithée II de Jérusalem et la Bibliothèque du Métochion du Saint-Sépulcre au 17e siècle

De la bibliothèque du Métochion du Saint-Sépulcre, nous avons deux catalogues principaux : celui établi à la mort de Chrysanthe de Jérusalem, en 1731, et celui – bien connu et encore en usage aujourd’hui – d’A. Papadopoulos-Kérameus, publié à Saint-Pétersbourg en 1899. Toutefois, ces catalogues ne permettent pas d’avoir une image précise de la collection avant l’incendie de 1728. C’est donc à travers les témoignages épars de Dosithée de Jérusalem (1669-1707), mais aussi par le biais de mentions présentes sur les manuscrits du fonds, que nous tenterons d’identifier les ouvrages ayant transité ou ayant été déposés à la Bibliothèque du Métochion au 17e siècle.

M. Cassin, History of the monastery of the Holy Trinity and its Library

Thursday, October the 15th

14:45-15:30 Matthieu Cassin (IRHT, CNRS, Paris), History of the monastery of the Holy Trinity and its Library

L’histoire byzantine du monastère de la Sainte-Trinité de Halki n’est connue que par quelques bribes d’époque assez ancienne. À l’époque moderne, les sources deviennent plus nombreuses sans pour autant permettre de reconstituer chaque étape, en l’absence des archives du monastère. Même la refondation par Métrophane n’est pas précisément datée et n’est connue qu’indirectement, par deux souscriptions de livres en 1540. Ce n’est que dans la deuxième moitié du 18e siècle que l’on parvient à suivre un peu mieux les vicissitudes nombreuses qu’a connues l’institution, dont la période de prospérité initiale semble avoir été assez brève, jusqu’au milieu du 17e s. au plus tard.

La bibliothèque du monastère est paradoxalement bien mieux connue que le monastère lui-même, grâce aux notes de possession portées sur les volumes, aux différents inventaires qui la décrivent, ainsi qu’aux récits et listes de livres laissés par des voyageurs occidentaux. En confrontant ces différentes sources, il est possible de dresser plusieurs tableaux de la bibliothèque, depuis sa constitution progressive dans la seconde moitié du 16e siècle, puis au gré des départs mais aussi des arrivées de livres dans les périodes suivantes. Il s’en dégage le tableau d’une bibliothèque monastique, renfermant des livres et des textes d’intérêt essentiellement théologique et ecclésial ; par opposition à d’autres bibliothèques contemporaines, les textes profanes y sont particulièrement rares. En outre, les manuscrits qu’elle comporte ou a comporté sont pour une part importante des livres de luxe, qui ont appartenu à des institutions de premier plan à la période byzantine.