Archives de catégorie : Actualité de la recherche sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

Création Annuaire chercheurs pour GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

Le GIS Moyen-Orient et mondes musulmans constitue un annuaire des chercheurs spécialistes de l’Islam. Document (si possible rapidement) à renvoyer à Mme Cyrielle Michineau : cyrielle.michineau@ehess.fr     Annuaire_chercheurs_GIS_Moyen-Orient-mondes-musulmans _janvier 2015 Annuaire_chercheurs_GIS_Moyen-Orient-mondes-musulmans _janvier 2015-1

Appel à communication : “Séduire. Discours, représentations et pratiques de la séduction du Moyen Âge à nos jours”

Ce colloque pluridisciplinaire propose d’interroger la séduction du Moyen Âge à nous jours de manière élargie tout en ayant conscience des limites imposées par l’immensité de cette réalité. Afin de proposer des éléments de réponse et de suggérer des pistes de réflexions fructueuses, quatre axes thématiques ont été retenus, afin de dégager les différents langages de la séduction :
- rhétorique de la séduction
- genre, séduction, et sexualité
- la séduction dans les arts
- les arts de la séduction

http://diwan.hypotheses.org/?p=5496

Date limite : 30 juin 2015.

Appel à communication : “Utiliser l’histoire : regards croisés sur la discipline historique”

Cette journée d’étude vise à interroger l’histoire au sens large à la fois comme objet d’étude et sujet de recherche, comme une science mais aussi comme un outil. Les doctorants, qu’ils soient historiens ou originaires d’autres disciplines écrivent, décrivent et utilisent le passé dans une démarche scientifique, où l’historiographie et la méthodologie occupent une place considérable. Cette journée devra être un lieu de partage méthodologique et un espace de connexion entre les jeunes… 
http://diwan.hypotheses.org/?p=5501.

Date limite : avant le 30 avril 2015.

 

Post-doc in History : Humboldt University Berlin

Within the ERC Advanced Grant 2011 – FOUNDMED. Foundations in medieval societies. Cross-cultural comparisons - there is a position as a post-doctoral research fellow to be filled at the Department of History of the Humboldt University of Berlin as of May 1, 2015. The position is a fixed-term position limited to the project period ending May 31, 2017. The project focuses on comparative investigations of foundations in the medieval millenium. Under the leadership of the principal investigator five experts from the fields of Medieval, Byzantine, Jewish, Islamic and Indian studies are to collaborate on an “Encyclopedia of Foundations in the Medieval Millenium”.

Job description
Scientific services in research within the ERC Advanced Grants FOUNDMED (“Foundations in medieval societies. Cross-cultural comparisons”) – write articles for the field of Islamic Studies to be published in the intercultural and comparative encyclopedia of foundations in medieval societies within the broader framework of “Foundations and Society,” in close cooperation with other post-doctoral scholars from Byzantine Studies, Jewish Studies, Indology and Medieval Studies – fulfill tasks for his or her own academic research.

Requirements
An excellent doctoral degree in the field of Islamic or Middle Eastern Studies, Arabic, Iranian or Turkish Studies – excellent command of languages relevant to the historical sources and good command of English – at least reading knowledge of German; since the working language of the project is German, candidates with little or no oral proficiency in German will be expected to attend a language course (paid for by the project) in order to communicate effectively in the language – ability to work in an interdisciplinary research team with representatives from four other fields and to work in comparative perspective – desirable, but not required, is a good knowledge of the history of foundations – willingness to relocate to and work in Berlin.

Please send your application with the reference number DR/041/15 to :
Humboldt-Universität zu Berlin, Philosophische Fakultät I, Institut für Geschichtswissenschaften, Prof. Dr. Michael Borgolte, Unter den Linden 6, 10099 Berlin, Germany or in electronic form to foundmed@hu-berlin.de.

Your application should include a curriculum vitae, copies of certificates and documents, a detailed description of your experience in research and teaching, current and future research projects and a list of publications with up to 5 selected reprints of more recent works. Since we will not return your documents, please submit copies in the application. Humboldt University is seeking to increase the proportion of women in research and teaching, and specifically encourages qualified female scholars to apply. Researchers from abroad as well as those with an immigration background are welcome to apply. Severely disabled applicants with equivalent qualifications will be given preferential consideration.

Please visit our website www.hu-berlin.de/stellenangebote, which gives you access to the legally binding German version.

Appel à candidatures : atelier doctoral “Sources pour l’histoire économique européenne (XIIIe-XVIIe siècles)

 Veuillez trouver ci-joint l’appel à candidatures au VIIIatelier doctoral Sources pour l’histoire économique européenne (XIIIe-XVIIesiècles). La session 2015 portera sur De la source aux réseaux (XIIIe-XVIIesiècle)  et se déroulera à Arezzo au sein de la Fraternita dei Laici du 29 juin au 3 juillet 2015 : appelarezzo2015-1.
Le délai de dépôt des candidatures est fixé au 30 avril 2015.
Si prega di trovare in allegato il bando di concorso VIII seminario di studi dottorali Fonti per la storia dell’economia europea (secoli XIII-XVII). La sessione 2015 tratterà su Dalla fonte alle reti mercantili (secoli XIII-XVII)e si svolgerà ad Arezzo prezzo la Fraternita dei Laici dal 29 giugno al 3 luglio 2015 : Bando_Arezzo_2015_it.
La scadenza per le domande di iscrizioni è fissata al 30 aprile 2015.

Appel à contributions pour la revue L’Année du Maghreb : “Profession journaliste”

Extrait de l’argumentaire :

Le journalisme dans les pays du Maghreb est un terrain de recherche qui a été relativement peu investi ces dernières années. Des travaux ont certes été réalisés sur les médias de manière générale, sur les transformations du paysage audiovisuel arabe et maghrébin, sur l’irruption des chaînes satellitaires et d’internet, comme sur les pratiques de réception. Ils ont mis en évidence l’usage croissant des NTIC, notamment des réseaux sociaux et la diffusion de supports médiatiques électroniques. À cette individualisation de la réception et des attentes (très inégalitaire selon les âges, les sexes et les milieux sociaux) vient s’ajouter une ouverture économique, inégale et mesurée selon les États, et l’émergence de nouveaux profils d’entrepreneurs médiatiques. Plus récemment, les changements politiques qui se sont produits dans la région ont été l’occasion de prêter aux médias un rôle déterminant dans les mutations que ces pays ont connues, au point d’en faire parfois trop rapidement les moteurs du déclenchement des mobilisations sociales et des évènements qui ont suivi. Mais le journalisme en tant que pratiques concrètes n’a peut-être pas assez suscité l’attention qu’il mérite au regard des enjeux sociaux, politiques et économiques qu’il représente.

Ce dossier souhaiterait réunir des contributions venues d’horizons disciplinaires variés et qui s’appuient sur des études de terrain susceptibles d’esquisser une sociologie de la profession et de faire ressortir quelques traits saillants du fonctionnement des espaces médiatiques au Maghreb. Comme dans les dossiers qui l’ont précédé, cette région n’est pas conçue comme un espace déconnecté du monde. Il ferait plutôt figure de carrefour de questionnements permettant de dégager à la fois l’universalité et la spécificité de processus se déroulant aussi ailleurs : le dossier traitera du journalisme pratiqué au Maghreb, mais aussi de celui qui est pratiqué sur le Maghreb ou bien reçu et perçu depuis le Maghreb. Les perspectives comparées seront bienvenues et les propositions, au plus près possible des pratiques de terrain, pourront s’inscrire dans l’un des trois axes de notre questionnement qui ne prétend bien évidemment pas à l’exhaustivité : le premier s’attachera à la reconstitution et à la description des processus institutionnels, économiques, politiques ou organisationnels permettant de comprendre le travail et la production des journalistes ; le deuxième aura trait aux méthodes de travail, aux productions journalistiques, aux formes et pratiques de contournement et de gestion de ces contraintes. Enfin, une troisième entrée portera sur une sociologie de la profession, à travers par exemple ses lieux de formation et de socialisation, les images sociales qui lui sont attachées, ses modes de représentation et de régulation ainsi que ses espaces de circulation.

1. Les journalistes aux prises avec des logiques concurrentes

Placer les figures du journaliste au centre du questionnement permet peut-être une approche plus fine des logiques de fonctionnement des univers médiatiques au Maghreb, qu’elles soient politiques, économiques, sociales et professionnelles. Les nouveaux acteurs économiques, les nouveaux supports et canaux de diffusion, les anciennes et nouvelles formes de régulation sont loin d’être sans effets non seulement sur les pratiques journalistiques, mais aussi sur les valeurs et représentations qui imprègnent leurs discours, les contenus qui participent de la construction des représentations du monde social. Autrement dit, le principe de ce numéro est de lier autant que possibles les logiques de production et de diffusion des news avec les contenus eux-mêmes.

Au travers des journalistes, c’est par conséquent toute une économie politique des médias généralistes ou spécialisés, transnationaux, nationaux ou locaux que les contributions doivent donner à voir : dispositif législatif et règlementaire encadrant la profession, caractéristiques des modèles économico-politiques (audiences, publicités, aides étatiques, etc.), infrastructures matérielles, logiques de diffusion et de contrôle (notamment sur des réseaux de télécommunications), etc. Si le pouvoir d’État semble desserrer quelque peu son emprise, les “ouvertures” ne sont pas forcément toutes synonymes de ruptures. Les espaces médiatiques au Maghreb suscitent de plus en plus l’intérêt de capitaux “privés”, très soucieux d’offrir une visibilité à leurs activités. Les jeux des nouveaux entrepreneurs “privés” nationaux en quête de marchés publics, les politiques de régulation prétendant organiser un secteur en plein essor, les chartes de déontologie et codes de la presse se proposant de définir les « bonnes pratiques » et les frontières entre le dicible et l’indicible dans l’espace public, les formes de censure ou d’autocensure touchent de façon essentielle les modalités d’exercice du métier.

Cette analyse de l’économie au sens large du journalisme dans les pays du Maghreb gagnerait enfin à prendre en considération le poids des logiques de transnationalisation de plusieurs manières. Ainsi, il serait probablement intéressant de disposer par exemple de contributions sur la position des journalistes maghrébins travaillant dans les médias transnationaux comme France 24, Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, Sky News, etc., qui produit probablement des effets sur les manières de traiter les évènements qui se produisent dans leur pays d’origine. Par exemple, le rôle des journalistes tunisiens d’Al Jazeera et France 24 en langue arabe a été déterminant pendant les évènements en Tunisie du 10 décembre 2010 au 14 janvier 2011. De même, des travaux permettant d’appréhender très précisément les enjeux autour de l’investissement des espaces journalistiques nationaux au Maghreb par des groupes étrangers, de la diffusion des grands médias transnationaux liés à des États, des modèles concurrents d’excellence professionnelle, des injonctions d’organisations internationales en matière de “liberté de la presse”, de “représentations des minorités”, etc. sont attendus.

2. Pratiques professionnelles et relations aux sources d’information

La deuxième entrée de cet ensemble vise à rendre compte des conditions sociales et historiques de production de l’information dans des contextes qui, selon les cas nationaux et les époques, renvoient à des formes d’autoritarisme démocratique, de démocratie autoritaire, de consensus affiché ou revendiqué ou bien encore d’expression de formes extrêmes de violence se réclamant de démarches politiques ou religieuses. Il convient ici de rompre avec les analyses trop normatives et politiques qui tendent à homogénéiser les conditions d’exercice du journalisme dans les différents pays du Maghreb, notamment en les opposant à celles des “démocraties occidentales”.

Cette question du processus de production de l’information engage aussi bien les méthodes professionnelles que les rapports des journalistes aux sources d’information et aux publics. Plusieurs pratiques méritent d’être repensées à l’aune des bouleversements contemporains et des héritages coloniaux. Qu’en est-il des formes d’interdépendances du journalisme d’information générale avec les métiers de la politique, de l’économie, de la publicité et de la communication notamment ? Si tout le monde s’accorde à revendiquer la “liberté d’expression” et parfois même le fait d’en être le garant, comment s’exprime l’autocensure ou les compromissions commandées par une nécessaire prudence ? Comment varient-elles selon qu’on travaille dans son pays d’origine ou depuis l’étranger ? Quels sont les processus de contournement de la censure ? Toutes les sanctions des transgressions relèvent-elles de l’État et de ses censeurs ? Comment ces pratiques sont-elles reconfigurées ou non par l’apparition de nouveaux sous-univers médiatiques comme les plateformes de vidéo en ligne, les blogs, la presse spécialisée (notamment économique) en pleine expansion par exemple ?

Les pratiques journalistiques peuvent être également questionnées à partir d’une série de caractéristiques historiques des États du Maghreb : comment se traduit, dans l’espace médiatique, la représentation des différences d’opinion politique, de culture, de langue ou de religion ? Si cette “diversité” est revendiquée, et parfois garantie par un texte de niveau constitutionnel, dit-on et peut-on dire les mêmes choses dans une presse ou des médias en langue arabe, en français, dans les langues amazighes, en anglais, etc. ? La presse partisane, dont la mise en place remonte souvent aux indépendances, participe-t-elle de la construction d’un débat d’opinion ? Est-ce qu’on y traite les mêmes sujets et peut-on dire les mêmes choses si l’on est une femme ou un homme ? Avec la féminisation croissante de la profession, peut-on circonscrire des manières de faire “féminines” dans la couverture, le traitement et le choix des sujets ? Ces changements induisent-ils une modification des images de la femme véhiculées par les médias ?

L’analyse des pratiques peut être également réalisée à partir de la mobilité professionnelle des journalistes entre différentes rédactions, supports, spécialisations, langues, voire pays. Est-elle, et sous quelles conditions, une forme de conquête d’espaces d’autonomie et d’expression ? Par exemple, de plus en plus souvent, un texte lissé pour une rédaction peut paraître dans une version moins expurgée et plus longue dans un billet de blog. Mais a contrario, cette mobilité ne peut-elle pas aussi parfois être subie, du fait de marchés journalistiques où les offres d’emploi pérennes se rétrécissent de façon croissante ? Assiste-t-on à un renforcement de la précarisation par un volant de main-d’œuvre fourni par des cohortes de jeunes diplômés, notamment en sciences sociales sans emplois ?

3. Une sociologie des professionnels de l’information au Maghreb

Les études de cas attendues dans ce dossier entendent enfin permettre de poser les jalons d’un questionnement sur la sociologie des professionnels, de la « vocation » pour le journalisme, des engagements qu’elle représente et, du même coup, des enjeux autour des représentations sociales du journalisme.

Une première piste consiste à ré-interroger les logiques d’entrée, de socialisation et de carrière dans la profession. Ainsi, compte tenu de l’ouverture d’un marché de la formation, parfois très concurrentiel, les enquêtes sur les formations au journalisme, l’évolution des cursus et des contenus des enseignements au regard des transformations contemporaines (économique, politique, technologique, etc.) de l’activité journalistique mais aussi des méthodes de travail, des normes professionnelles transmises, seraient bienvenues. Comment reproduisent-elles ou déplacent-elles la ligne de genre entre « sujets » masculins et féminins ? Sont-elles des lieux où s’atténuent ou bien se perpétuent les clivages linguistiques ? Quelle est la part de la formation à l’étranger et son rôle dans la diffusion de standards internationaux ? Quel est le fonctionnement des rédactions au regard de ces enjeux ? De même, parce qu’elles sont aussi des lieux où l’identité professionnelle se forge, voire se défend, l’observation des organisations socioprofessionnelles (syndicats, associations, clubs, etc.) sont souvent d’excellents laboratoires des luttes de définition du “bon” journalisme.

Un autre terrain probablement fécond est de restituer les transformations du recrutement et des profils des journalistes. Ainsi, par exemple, la féminisation, le déclin relatif du journalisme partisan, la montée des médias spécialisés, le poids croissant de la langue arabe, la montée des nouvelles technologies dans l’activité des journalistes ou encore les transformations considérables des systèmes d’enseignement, etc. sont autant de phénomènes qui méritent d’être analysés finement, tout autant bien évidemment que leurs effets sur les productions journalistiques elles-mêmes. De nouveaux profils semblent émerger à différents niveaux de la hiérarchie professionnelle, notamment parmi les cadres-dirigeants des médias, qui ne sont plus forcément issus des mondes politiques. Cette interrogation sur les trajectoires sociales et professionnelles ne doit pas être posée seulement à partir des médias nationaux classiques généralistes, mais aussi des nouveaux supports d’information. De même, le dossier accueillera volontiers des articles visant à analyser les mobilités géographiques et professionnelles, nationales et transnationales des journalistes. Par exemple, la migration de journalistes travaillant dans des médias nationaux vers des nouveaux supports transnationaux en langues anglaise, française et surtout arabe est une autre manière de poser la question d’une sociologie des professionnels de la production de l’information au Maghreb, sur le Maghreb et de ses effets.

L’argumentaire complet et la procédure de soumission des contributions sur le site de L’Année du Maghreb.

 

Appel à communications “L’expérience migratoire : de la parole aux dispositifs” (20 avril 2015)

Appel à communications “Produire du savoir sur les migrations” (15 avril 2015)

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt social et politique pour les migrations internationales s’est accru considérablement. Une des conséquences de cet intérêt est le nombre croissant d’acteurs et d’institutions qui s’investissent dans la production de connaissances et dans l’analyse des enjeux migratoires. Outre les Etats eux-mêmes et la communauté universitaire, les organisations non-gouvernementales (ONG), les acteurs internationaux (comme les organisations internationales et intergouvernementales), ainsi que les ‘experts’ ou les
think tanks, alimentent aujourd’hui la recherche et les débats sur les migrations.
Cette journée d’études se propose d’analyser les enjeux méthodologiques, épistémologiques et éthiques soulevés par cet intérêt croissant à l’égard des enjeux migratoires.
Date limite d’envoi des communications 15 avril 2015.
Date et lieu de l’événement: 28 et 29 Mai 2015 à Paris
Le détail de l’appel à communications : CfP-francais-Produire-du-savoir-sur-les-migrations