Archives de catégorie : Carnets de la recherche

Jerusalem through the Hebrew Press

Ifpo & IFJ are pleased to invite you to a public lecture by   تقدم محاضرة لـ  Abdul-Hameed Al-Kayyali (Ifpo, Research Associate, Department of Medieval and Modern Arabic Studies / Open Jerusalem) عبد الحميد الكيالي- المعهد الفرنسي للشرق الأدنى- عمّان Hassan Ahmad Hassan (University of Jordan, Faculty of Foreign Languages) حسن أحمد حسن- الجامعة الأردنية- كلية اللغات الأجنبية  القدس نهاية الفترة العثمانية في عيون الصحافة العبرية: مقاربة نقدية Late Ottoman Jerusalem Through the Eyes of the Hebrew Press : A Critical Approach Lecture in Arabic / المحاضرة بالعربية      (في … Continue reading Jerusalem through the Hebrew Press

L’évolution récente de la population turque à l’échelle des départements, d’après les dernières données officielles

À la fin de l’année 2016 la population de la Turquie avoisine les 80 millions d’habitants selon les derniers chiffres fournis fin janvier 2017 par l’Institut Turc des Statistiques1 (TÜİK). À la lumière des données fournies et de leur première cartographie, on voudrait ici juste esquisser quelques remarques relatives à l’évolution très récente (entre 2015 et 2016) de la population à l’échelle des quatre-vingt-un départements.

  1. D’abord, au niveau national, admettons que le plafonnement de la croissance est confirmé. Avec 1,35 % de croissance annuelle la Turquie n’est décidément plus un pays dynamique du point de vue démographique. Cependant – et c’est une des limites de ces statistiques – il faut préciser que la population syrienne2 n’est pas prise en compte par ce recensement3, comme on le voit avec l’exemple du département de Kilis qui affiche une croissance infime (0,1 %) alors même que sa population effective a doublé du fait des immenses camps ouverts pour accueillir les Syriens4. Ou, dans une moindre mesure, avec le département du Hatay5 (Antakya) qui n’affiche qu’1,4 % de croissance alors qu’il compte deux camps importants et de nombreux Syriens hors les camps.
Les camps du Hatay Source : http://bianet.org/bianet/siyaset/174229-multecilerin-sartlari-kotu-hatay-da-herkes-tedirgin

  1. Les départements qui affichent une croissance remarquable, plus de deux fois supérieure à la moyenne nationale, sont rares et tous situés à l’ouest du pays, à l’exception de trois départements du nord-est dont les performances paraissent étranges/suspectes au premier abord (Giresun6, Bayburt7 et Gümüşhane8 ). Tekirdağ et Yalova, tous les deux localisés dans l’aire d’influence d’Istanbul sont les départements caractérisés par la croissance la plus forte, avec respectivement 36,6 % et 36,5 %. Bilecik, Bolu, Bursa, Eskişehir, Kocaeli, Sakarya et Düzce – tous dans la mouvance d’Istanbul – se distinguent aussi par des croissances relativement soutenues.
  2. En contraste, onze départements ont perdu de la population entre 2015 et 2016, tous à l’est du pays à l’exception d’Edirne9 (-0,2 %), marge extrême-occidentale du pays et sorte de glacis frontalier. Les plus touchés sont ceux qui ont été le théâtre de violences extrêmes depuis juillet 2015 : soit Hakkari (- 40,1 %) et Şırnak (-13,1 %) en premier lieu. Le cas de Tunceli (-46,2 %), département de violences endémiques, est à mettre à part puisque ce département, le moins peuplé et le moins dense du pays, perd de la population depuis longtemps. À noter que la dépopulation de ces départements de l’est est d’autant plus frappante que ces mêmes départements ont des indices synthétiques de fécondité encore très supérieurs à la moyenne du pays. C’est donc la dynamique migratoire qui est à incriminer.
  3. Par ailleurs, la croissance des grandes agglomérations urbaines s’est aussi ralentie avec la généralisation du fait urbain et la saturation du cœur de ces aires : 1 % pour Istanbul, 1,43 pour Ankara, 1,3 pour Izmir et 1,7 pour Antalya. Ces valeurs modestes devraient nous conduire à réviser une image désormais fausse de l’évolution de la population des métropoles de Turquie.
  4. En ce qui concerne l’est du pays il est frappant de constater que les évolutions sont très disparates : au nord-est se trouve une couronne de dépopulation prononcée, d’Artvin à Muş ; on a déjà évoqué les cas extrêmes des départements les plus touchés par une dynamique négative. À tous ceux-ci s’opposent des départements comme Gaziantep (21,7 %) ou (Şanlı)Urfa (25,2 %) à la croissance soutenue due à la conjonction d’une dynamique naturelle et d’une dynamique migratoire positives.

Pour conclure, ces résultats – qui traduisent une réaction démographique immédiate aux bouleversements politiques survenus en 2015 – prouvent une fois de plus que la Turquie est bien engagée dans la transition démographique, en dépit de toutes les incitations natalistes de certains de ses dirigeants. Elle est entrée dans le club très occidental des pays où la question du vieillissement de la population est devenue une question de première importance. La politique de fixation/intégration de la population syrienne – globalement beaucoup plus jeune – pourrait à certains égards être considérée comme une réponse à ce défi.

  1. Voir : www.tuik.gov.tr/PdfGetir.do ?id =24638
  2. Cette population comptée à part est désormais qualifiée par les autorités turques de « population jouissant d’un statut provisoire de protection » ; il ne s’agit pas de réfugiés, contrairement à ce que l’on dit trop souvent. Estimée à plus de 2,8 millions à la fin de l’année 2016, elle est composée d’un dixième seulement de populations résidant dans les 24 « centres d’hébergement provisoires » (ou camps) mis en place.
  3. Voir aussi : http://www.dunyabulteni.net/genel/284795/il-il-turkiyedeki-suriyeli-gocmen-haritasi
  4. Voir : http://www.sabah.com.tr/galeri/turkiye/kilisteki-multeci-kampi-ilk-kez-goruntuledi/9 et http://t24.com.tr/haber/suriyeli-sayisinin-yerli-nufusu-gectigi-kiliste-kiralar-patladi,328204
  5. Voir : http://bianet.org/bianet/siyaset/174229-multecilerin-sartlari-kotu-hatay-da-herkes-tedirgin
  6. Voir : http://www.iha.com.tr/haber-giresunun-nufusu-ne-kadar-2017-621499/
  7. Certains considèrent que cette augmentation subite serait liée à des considérations/manipulations électorales ; voir : http://www.sozcu.com.tr/2015/gundem/bayburtta-nufusa-ne-oldu-831691/
  8. Voir : http://www.sondakika.com/haber/haber-gumushane-nin-2016-nufusu-belli-oldu-9215267/
  9. Le département avait subi une notable décroissance de sa population entre 1990 et 2010 (passant de 404 000 à 390 000 durant ces vingt années) ; la légère reprise survenue depuis n’aurait été donc que très provisoire…

Two new articles on Sufism in Sindh and India

Claveyrolas, M. et Delage, R., eds (2016) Territoires du religieux dans les mondes indiens. Parcourir, mettre en scène, franchir. Editions de l’EHESS (coll. Purusartha 34), Paris, 339 p. In this book dealing with religions and its territories in South Asia and beyond, two articles (French language) focus on Sindh and Sindhis. The first one is about Sufism in Sehwan Sharif (by Rémy Delage) and the second  one about Sindhi Hindus settled in India (by Michel Boivin): Delage R. “Sufism and urban space. Ritual circulations … Continue reading Two new articles on Sufism in Sindh and India

PRIX MICHEL SEURAT : APPEL À CANDIDATURES 2017

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Monde arabe contemporain

Le Prix Michel Seurat a été institué par le CNRS en juin 1988 pour « honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, spécialiste des questions islamiques, disparu dans des conditions tragiques. Ce programme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d’un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe ».

A partir de 2017, l’organisation du Prix a été déléguée au GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans », en partenariat avec l’IISMM-EHESS et Orient XXI. Le Prix reçoit en 2017 le soutien du programme européen WAFAW.

D’un montant de 15 000 € en 2017, le Prix est ouvert aux titulaires d’un master 2 ou d’un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus et sans condition de nationalité, de toutes disciplines, travaillant sur les sociétés contemporaines du Proche-Orient et/ou du Maghreb. Il a pour vocation d’aider un jeune chercheur à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse. Les enquêtes doivent avoir lieu à l’étranger. La maîtrise de la langue du pays concerné est une condition impérative.

Date limite de dépôt des candidatures :

Samedi 15 avril 2017 (minuit, heure de Paris)

Constitution du dossier sur papier libre et impérativement en langue française:
  • un plan et un projet de recherche détaillés précisant de manière claire les enquêtes qui seront menées sur le terrain (10 pages maximum) ;
  • un curriculum vitae ;
  • une copie des diplômes obtenus, assortie le cas échéant de leur traduction en français ;
  • une ou plusieurs attestations de personnalités scientifiques : attestations récentes et en rapport avec la candidature au Prix.
Adresser votre dossier uniquement par voie électronique aux adresses suivantes :

prix.michel.seurat@gmail.com, prix.michel-seurat@cnrs.fr

Règlement du 24 février 2017 à consulter, en annexe.

« Archéologie du bassin de l’oued Noun (Maroc présaharien) : des villes caravanières médiévales aux igudar ruraux d’époque moderne » – 23 Février

La prochaine séance du séminaire Mondes sahariens aura lieu le jeudi 23 février de 11h à 13h dans la salle des étudiants de l’IISMM (96 boulevard Raspail, Paris, 1er étage – éntrée provisoire pendant les travaux par la rue Notre-Dame des Champs). Nous aurons le plaisir d’écouter Youssef Bokbot (INSAP – Rabat) et Jorge Ornubia Pintado (Université de Castilla-La Mancha) qui nous présenterons, à travers leurs travaux, un panorama archéologique et historique d’une vallée saharienne du Maroc.

Baths and Bathing in the East – call for papers ASOR 2017

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About the 2017 Meeting

The 2017 ASOR Annual Meeting will be held in Boston, MA from November 15th to 18th at the Weston Boston Waterfront. The Annual Meeting brings together ASOR’s vibrant academic community to present their current findings and discuss their research. The conference attracts over 1,000 scholars and enthusiasts of archaeology, linguistics, geography, epigraphy, anthropology, and other fields related to the study of the ancient Near East (see the Conference Information on the ASOR website)

About the « Baths and Bathing in the East » Session

Baths and bathing practices have long been important aspects of archaeological investigation, and they still remain crucial for the examination of the ancient world. New discoveries, technologies, and lines of questioning have greatly advanced our understanding of these cultural institutions and have shed more light on their development and evolution throughout antiquity. This session aims to bring together international and North American scholars to present and discuss resent research on baths and bathing in the Near East from the Hellenistic to the Early Islamic periods. By inviting papers on recent fieldwork, comparative analyses, architectural studies, the social use of baths, and other topics, this session will facilitate and inspire a holistic examination of baths and bathing. The wide geographic and temporal spread of this session will also encourage discussions to focus on comparative issues.

Session Chair: Craig Harvey, University of Michigan

Submission: All abstracts must be submitted via ASOR’s Online Abstract Management System powered by Oxford Abstracts.  The deadline to submit paper abstracts for the 2017 ASOR Annual Meeting is February 15, 2017.

Submit online: English or French

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