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Bourse d’aide à la mobilité post-doc CEDEJ / FMSH

Date limite de candidature : 15 décembre 2017

La Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH) et le Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales (CEDEJ) proposent à des postdoctorants ou à de jeunes chercheurs résidant en France, une aide à la mobilité pour réaliser un séjour de recherche de 2 à 4 mois en Egypte.

Seront soutenus des projets de recherche qui s’inscrivent dans la politique scientifique du CEDEJ, en synergie avec ses chercheurs ou ses partenaires en Egypte. Les projets interdisciplinaires sont bienvenus.

Cet appel s’inscrit dans le cadre du Programme Atlas de mobilité postdoctorale de courte durée lancé par la FMSH et ses partenaires.

Modalités financières

Une aide financière de 1 200 euros par mois de séjour est attribuée aux lauréats. Elle est destinée à couvrir les frais de transport et de séjour.

Critères d’éligibilité

Nationalité/résidence : Être ressortissant d’un pays de l’Union européenne et résider en France

Diplôme/statut : Etre postdoctorant en SHS et avoir soutenu sa thèse à partir de 2012. Etre associé à un centre de recherche / laboratoire en France.

Discipline : Etre engagé dans des recherches en sciences humaines et sociales.

Langue : Maîtriser l’anglais ou l’arabe en fonction du sujet de recherches proposé.

Obligations des chercheurs accueillis au CEDEJ

Il est attendu des chercheurs en mobilité au CEDEJ qu’ils participent aux activités scientifiques (conférences, colloques, séminaires, etc.) du centre.

Il leur est demandé de remettre au CEDEJ et à la FMSH dans les 3 mois suivant la fin de leur séjour un rapport entre 10 000 et 20 000 signes (espaces et notes compris) présentant les activités réalisées pendant le séjour.

Dossier de candidature

Les candidats doivent soumettre un formulaire et un dossier scientifique (projet de recherche + annexes) sur une plateforme en ligne. La plateforme en ligne sera accessible à partir du 10 octobre 2017. Les candidatures complètes devront être téléchargées sur la plateforme en ligne au plus tard le 15 décembre 2017, 17:00 (heure de Paris).

Le formulaire et le dossier scientifique doivent être soumis en français.

Contenu du dossier scientifique 

Le projet de recherche : Le projet de recherche (entre 10 000 et 20 000 signes maximum) doit inclure précisément les étapes que le candidat pense accomplir lors de son séjour, le cadre théorique et méthodologique, les partenaires institutionnels concernés par les recherches.

Les annexes :

  • Une lettre de motivation signée, exposant les raisons du séjour au CEDEJ et les partenaires scientifiques intéressant pour le projet de recherche en Égypte
  • Un CV de maximum 2 pages accompagné d’une liste de publications
  • Une lettre du directeur du laboratoire / centre de recherche auquel le candidat est associé en France

Comment postuler  

1. Rendez-vous sur la plateforme http://calls.msh-paris.fr et entrez dans l’espace « Researcher Workspace ».

2. Identifiez-vous si vous avez déjà créé un compte, le cas échéant, créez un compte.

3. Remplissez votre profil puis cliquez sur « create a new application ».

4. Sélectionnez « Programme Atlas outgoing 2018 » puis l’appel spécifique « FMSH-CEDEJ : France > Egypte ».

5. Remplissez tous les onglets du formulaire.

6. Dans l’onglet « Documents » téléchargez sous forme d’un document électronique unique au format pdf votre dossier de candidature qui sera composé des pièces suivantes :

  • Projet de recherche
  • Lettre de motivation signée
  • CV de maximum 2 pages et liste des publications
  • Lettre du directeur du laboratoire / centre de recherche auquel le candidat est associé en France

7. Vous pouvez sauvegarder votre candidature sans la soumettre pour y revenir plus tard, ou la soumettre définitivement. Lorsque vous aurez soumis votre candidature, vous recevrez un email automatique de confirmation. Attention, si votre candidature n’est pas soumise elle ne sera pas étudiée. Les dossiers de candidature incomplets ou ne correspondant pas à la description ci-dessus ne seront pas pris en compte.

Pour toute information sur la plateforme, ou en cas de difficulté à l’utiliser, contactez  fadili@msh-paris.fr

Critères et processus de sélection

Un comité de sélection composé de membres de la FMSH, du CEDEJ et d’experts externes analysera et sélectionnera les candidatures au regard des éléments suivants :

  • La qualité du dossier scientifique et la méthodologie développée
  • La pertinence de partir en Egypte au regard du projet développé et du parcours du chercheur
  • La capacité à identifier des contacts scientifiques sur place

Les résultats seront communiqués par mail aux candidats début février 2018.

CALENDRIER

Ouverture de l’appel : 10 octobre 2017

Clôture de l’appel : 15 décembre 2017 à 17 :00 (heure de Paris)

Analyse des candidatures : 15 décembre 2017 – 31 janvier 2018

Annonce des résultats :  Début février

Durée des séjours de mobilité : 2 à 4 mois

Période du séjour : A partir de mars 2018. Le séjour devra démarrer au plus tard le 1er octobre 2018  et devra impérativement se dérouler sur 2018.

Nombre de mois/chercheurs disponibles sur cet appel : 8

Contact

A la FMSH: Alexandra Duperray aduperray@msh-paris.fr

Au CEDEJ : Diane Augier diane.augier@cedej-eg.org

Bourses doctorales et postdoctorales attribuées par l’IFAO

Conditions de candidature
  • Les candidats doivent être inscrits en doctorat, ou être titulaires d’un doctorat depuis moins de cinq ans révolus.
  • Les candidats doivent résider dans un pays autre que l’Égypte, et effectuer des recherches nécessitant un séjour en Égypte.
  • Les candidatures sont adressées par courriel au directeur de l’Ifao, à l’adresse direction@ifao.egnet.net
  • Le dossier doit obligatoirement comporter un curriculum vitae, l’exposé détaillé d’un projet de travail clairement défini pour le séjour envisagé, accompagné d’un rapport justificatif et motivé du directeur de thèse (pour les doctorants) ou du directeur de recherche qui suit les travaux du candidat (pour les post-doctorants).
  • Les demandes doivent être envoyées avant le 9 novembre 2017 pour des séjours commençant entre le 1er septembre et le 22 décembre 2018.
  • Le directeur de l’Ifao, après consultation du directeur des études, des membres scientifiques et du conseil scientifique de l’Ifao, désigne les bénéficiaires.
Modalités des bourses
Les bourses sont d’une durée d’un mois. Les candidats ayant obtenu une bourse peuvent postuler pour les années suivantes. La durée totale du séjour ne peut être inférieure à un mois et il n’est pas souhaitable qu’elle excède la durée de la bourse accordée : l’Ifao n’est pas en mesure d’assurer la responsabilité administrative des boursiers au-delà de la période indiquée.
La bourse attribuée correspond à un dédommagement pour frais de voyage et de séjour. Le montant de la mensualité (1 000 euros) a été fixé par le conseil d’administration de l’Ifao. L’Ifao, dans la mesure des places disponibles dans ses locaux et moyennant rétribution, peut assurer le logement des boursiers. Les boursiers appelés à séjourner dans d’autres régions d’Égypte devront s’y loger par leurs propres moyens.
À l’expiration de leur séjour, les boursiers doivent remettre un rapport d’activité au directeur de l’Ifao, ou au directeur des études.
Toute personne venant à l’Ifao dans le cadre d’une bourse doit disposer d’une couverture sociale personnelle et d’un contrat prévoyant le rapatriement sanitaire.
Demande de mission
Les personnes bénéficiant d’une bourse de l’Ifao, et souhaitant effectuer dans ce cadre une mission en Égypte, doivent remplir le formulaire suivant (Fiche mission bourse IFAO), le transmettre à direction@ifao.egnet.net et le cas échéant contacter les autres services mentionnés dans le formulaire. Afin de préparer leur mission, elles sont invitées à lire attentivement la page du site « Votre séjour à l’Ifao » : http://www.ifao.egnet.net/pratique/sejourner/
N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous.

Poste de Maître de Conférences : Histoire mondes musulmans modernes/contempo (mondes ottoman/turc/iranien)

Poste de Maître de Conférences (Assistant Professor Position – for French-speaking candidate)
Histoire des mondes musulmans (mondes ottomans, turcs et iraniens) du XVIe au milieu du XXe siècle
à la Faculté des Sciences Historiques de l’université de Strasbourg, dans le cadre de la nouvelle Licence « Histoire et Civilisation des Mondes musulmans ».
Date limite de candidature: 9 octobre 2017 à 16h. 
 

Appel à projet de recherche 2017 « Islam, Religion et Société »

Appel à projet de recherche 2017 « Islam, Religion et Société »

Ministère de l’Intérieur, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques ­ Bureau central des cultes

EXTENSION au 1er septembre 2017

Projet no 19-2017 – Les salons musulmans en France et en Belgique : économie, réseaux et acteurs socioreligieux

Recrutements à l’Ifpo : postes de chercheur.es (Amman, Beyrouth, Erbil)

Chercheur.e Amman (Jordanie)

Définition synthétique

Élaboration et mise en oeuvre de programmes de recherches dans le domaine des sciences humaines et sociales – Département des études contemporaines (DEC) – au sein d’un institut de recherche placé sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et du CNRS. Poste à pourvoir à compter du 1er décembre 2017.

Contacts et procédure de candidature

À l’Ifpo, Eberhard Kienle, Directeur (jusqu’au 31/08/2017) directeur@ifporient.org

Michel Mouton, Directeur (à compter du 01/09/2017) directeur@ifporient.org

Au MEAE (DRH), Brigitte Moinet, brigitte.moinet@diplomatie.gouv.fr

A l’Ambassade de France à Amman, Mme Sophie Bel COCAC sophie.bel@diplomatie.gouv.fr

La procédure de candidature est ouverte jusqu’au 17 septembre 2017. Elle se déroule en trois étapes :

  1. Suivre la procédure en ligne sur le site du MEAE (cliquer sur « postuler » à côté du poste désiré) : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/transparenceext/transparence_emplois_reseau_etranger.php#
  2. Dans la rubrique pièces jointes, fournir un CV et, dans un document unique, une lettre de motivation et un projet de recherche de 3 pages maximum (comprenant titre, problématique, résultats escomptés, calendrier et partenaires envisagés, intérêt scientifique et articulation avec les activités de recherche de l’UMIFRE).
  3. Envoyer par courriel le CV et la lettre de motivation/projet de recherche à diane.brami@cnrs-dir.fr et à directeur@ifporient.org

Télécharger la fiche de poste

Chercheur.e Beyrouth (Liban)

Définition synthétique

Élaboration de programmes de recherche sur le Proche-Orient arabe et/ou islamique (VIIe-XIXe siècles) dans le domaine des sciences humaines et sociales – Département des études arabes, médiévales et modernes (DEAMM) – dans un institut de recherche placé sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et du CNRS. Poste à pourvoir au 1er décembre 2017

Contacts et procédure de candidature

À l’Ifpo, Eberhard Kienle, Directeur (jusqu’au 31/08/2017) directeur@ifporient.org

Michel Mouton, Directeur (à compter du 01/09/2017) directeur@ifporient.org

Au MEAE (DRH), Brigitte Moinet, brigitte.moinet@diplomatie.gouv.fr

La procédure de candidature est ouverte jusqu’au 17 septembre 2017. Elle se déroule en trois étapes :

  1. Suivre la procédure en ligne sur le site du MEAE (cliquer sur « postuler » à côté du poste désiré) : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/transparenceext/transparence_emplois_reseau_etranger.php#
  2. Dans la rubrique pièces jointes, fournir un CV et, dans un document unique, une lettre de motivation et un projet de recherche de 3 pages maximum (comprenant titre, pro-blématique, résultats escomptés, calendrier et partenaires envisagés, intérêt scientifique et articulation avec les activités de recherche de l’UMIFRE).
  3. Envoyer par courriel le CV et la lettre de motivation/projet de recherche à diane.brami@cnrs-dir.fr et à directeur@ifporient.org

Télécharger la fiche de poste

Chercheur.e Beyrouth (Liban)

Définition synthétique

Élaboration de programmes de recherche sur le Proche-Orient arabe et/ou islamique (VIIe-XIXe siècles) dans le domaine des sciences humaines et sociales – Etudes arabes, médiévales et modernes (DEAMM) – dans un institut de recherche placé sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et du CNRS. Poste à pourvoir au 1er septembre 2018.

Contacts et procédure de candidature

À l’Ifpo, Eberhard Kienle, Directeur (jusqu’au 31/08/2017) directeur@ifporient.org

Michel Mouton, Directeur (à compter du 01/09/2017) directeur@ifporient.org

Au MEAE (DRH), Brigitte Moinet, brigitte.moinet@diplomatie.gouv.fr

La procédure de candidature est ouverte jusqu’au 15 octobre 2017 au soir. Elle se déroule en trois étapes :

  1. Suivre la procédure en ligne sur le site du MEAE (cliquer sur « postuler » à côté du poste désiré) : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/transparenceext/transparence_emplois_reseau_etranger.php#
  2. Dans la rubrique pièces jointes, fournir un CV et, dans un document unique, une lettre de motivation et un projet de recherche de 3 pages maximum (comprenant titre, problématique, résultats escomptés, calendrier et partenaires envisagés, intérêt scientifique et articulation avec les activités de recherche de l’UMIFRE).
  3. Envoyer par courriel le CV et la lettre de motivation/projet de recherche à diane.brami@cnrs-dir.fr et à directeur@ifporient.org

Archives nationales

Établissement dépendant du Ministère de la Culture, les Archives nationales ont pour mission de conserver et communiquer les archives des organes centraux de l’État du Moyen Âge à nos jours, celles des notaires de Paris, ainsi qu’un certain nombre de fonds privés.

Bref historique Les Archives nationales ont été créées dès le début de la Révolution française. Initialement au service de la seule – et toute nouvelle – Assemblée nationale, la jeune institution a toutefois vu peu à peu converger vers elle la (…)


Archives nationales

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Appels à projets « Islam, religion et société » 2017 – Bureau central des cultes (DLPAJ), Ministère de l’intérieur

Appel à projet de recherche 2017 « Islam, Religion et Société »

Ministère de l’Intérieur, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Direction des libertés publiques et des affaires juridiques ­ Bureau central des cultes

Projet no 19-2017 Les salons musulmans en France et en Belgique : économie, réseaux et acteurs socioreligieux

EXTENSION au 1er septembre 2017

En 1983 avait lieu le premier « Rassemblement annuel des Musulmans de France » (RAMF). Organisé par l’UOIF (devenu récemment « Musulmans de France), il rassemble désormais environ 100.000 personnes chaque année au Bourget (93). Des centaines d’exposants, de bénévoles et de conférenciers animent différents espaces où se croisent commerces, débats sur le statut de l’islam en/de France, et activités pieuses. C’est aussi une tribune pour divers représentants de l’islam, qu’ils soient français ou étrangers.

Sur la base de ce succès populaire, les salons à thématique confessionnelle musulmane se sont développés ces dernières années en France et en Belgique, en plus des déclinaisons régionales de la RAMF. Des thématiques les plus générales aux sujets les plus ciblés, des tendances les plus institutionnalisées aux mouvances les plus conservatrices[1], des plus anciens aux plus récents, de plus en plus d’acteurs du champ socioreligieux musulman francophone organisent des salons, cherchant à drainer à eux fidèles et consommateurs. Ce phénomène participe de la visibilité du culte musulman en France et en Europe. Il s’agira particulièrement d’en étudier les ressorts socio-économiques ainsi que les réseaux socioreligieux qu’ils mettent en jeu. Qui sont les organisateurs de ces événements, du plus important d’entre eux aux moins connus ? Quelle logistique (fonds propres, administration, bénévolat…) est déployée et quelles sont les retombées socio-économiques de tels évènements ? Quels sont les profils et les attentes des clients de ce type d’évènements ? Quels sont les contenus des programmations qu’affichent ces différents salons ? Quel est le poids réel de ces salons et permettent-ils aux tendances qui les organisent d’exercer une influence, un magistère moral sur les individus qui les fréquentent. Il n’existe quasiment aucune étude sur cette dynamique récente au sein de l’islam francophone.

L’équipe de recherche entreprendra une enquête sur l’économie de ces rencontres ainsi que les réseaux socioreligieux qu’ils impliquent et les échanges matériels comme symboliques qui s’y trament. Ce terrain offre en outre un espace privilégié pour étudier les processus d’hybridation profane/sacré auquel on pourra appliquer (ou non) les paradigmes wébériens autour de l’«entreprenariat communautaire». Cette équipe de chercheurs impliquera ainsi principalement des sociologues et des économistes.

Bibliographie indicative

AMGHAR Samir, « Le congrès du Bourget une « fête de l’Humanité islamique » », Confluences Méditerranée, 3/2003 (N°46), p. 147-155.

BOUBAKEUR Amel, « Islam militant et nouvelles formes de mobilisation culturelle », Archives de sciences sociales des religions [Online], 139 | juillet – septembre 2007, Online since 19 November 2010, URL : http://assr.revues.org/9333

COSTE Frédéric, Homo Islamicus : la réinvention d’une économie et d’une finance islamiques (1940-2014), thèse de doctorat, sciences po Paris, 2015 (dir. Luis Martinez).

YANKAYA Dilek, « Itinéraires d’entrepreneurs turcs: du business ethnique à la PME française globale », in KEPEL Gilles (dir.), Banlieue de la République, Paris, Gallimard, 2012, p. 210-219

  • Méthodologie

En dehors de ces grandes lignes, les candidats établiront clairement leur méthodologie, les terrains précis pressentis ainsi que le nombre et la biographie académique des chercheurs et/ou étudiants identifiés pour mener à bien l’ensemble de ce projet de recherche.

  • Délivrables

Un rapport à mi-parcours, éventuellement un séminaire à mi-parcours, ainsi qu’un rapport ou une publication finale d’environ 80 pages comprenant un nombre important d’entretiens avec les acteurs concernés.

  • Document budgétaire

Le porteur de projet évaluera de manière réaliste ses besoins en matière de ressources humaines et matérielles en proposant un budget prévisionnel précis (sachant qu’une somme plafond par projet a déjà été arrêtée par le conseil scientifique). Il/Elle pourra le cas échéant se rapprocher du Bureau Central des Cultes (bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr) pour obtenir plus d’informations sur ce point.

  • Calendrier

Date limite : Vendredi 1er septembre 2017 (voir la fiche « Guide des appels à projets » pour le contenu des dossiers et modalités de soumission).

[1] Cf. la polémique autour de la programmation et de l’orientation du dernier « Salon musulman du Val d’Oise », 12, 13 septembre 2015.

Article du Journal du CNRS : « Portraits croisés du Moyen-Orient »

Rapport au corps, migrations, réformisme religieux, conflits armés… La création en 2013 du groupement d’intérêt scientifique autour du Moyen-Orient et des mondes musulmans a dynamisé la recherche sur cette aire culturelle. Le point avec Mercedes Volait, directrice adjointe de ce GIS dont le 2e congrès se tient à Paris du 5 au 8 juillet.

 

Les révolutions arabes et les conflits actuels mettent le Moyen-Orient et les mondes musulmans au cœur de l’actualité. Selon vous, qui êtes la nouvelle directrice adjointe du groupement d’intérêt scientifique (GIS) centré sur cette « aire culturelle », quels sont les sujets de recherche les plus importants ou innovants de ces dernières années ?
Mercedes Volait : Les études sur la Turquie connaissent un essor remarquable que le projet, désormais avorté, de rapprochement avec l’Europe a certainement stimulé au départ ; elles sont actuellement confrontées à toutes les formes de violence politique que connaît le pays. Les « printemps arabes » ont évidemment suscité beaucoup d’attentes, d’interrogations et de perplexité, et conduit les chercheurs à s’intéresser de plus près à des sujets tels que l’utilisation des réseaux sociaux ou l’invention d’une contre-culture dans des régimes très autoritaires. Il est fascinant de voir, en Arabie saoudite ou en Iran par exemple, les libertés qui peuvent être prises dans l’espace privé. Parallèlement, il y a eu un vif intérêt pour les questions liées à la sexualité, à la fabrique du genre et au féminisme au Moyen-Orient. Mais l’attrait pour des sujets qui ne sont pas directement connectés à l’actualité, comme l’étude des pratiques alimentaires au Moyen Âge ou de tout ce qui touche à la langue parlée et écrite1, reste fort. À la suite du bilan dressé par le GIS dans son livre blanc – rédigé entre 2013 et 2014 –, l’islamologie renaît peu à peu. Il faudra du temps, bien sûr, car c’est une discipline particulièrement exigeante : il ne suffit pas d’apprendre l’arabe, mais il faut se plonger dans l’exégèse des textes coraniques… Cela prend des années !

Comment concilier ce « temps long » de la recherche et l’incitation exercée par la société à répondre aux questions sur l’islamisme, le djihadisme ou encore la radicalisation ?
M. V. : Il y a deux attitudes : certains chercheurs sont plus enclins à aborder des questions d’actualité brûlante, à prendre la parole dans le débat public, à travers les médias notamment, mais ils sont minoritaires.

Un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas.

Les autres préfèrent rester en retrait car il est souvent extrêmement difficile d’exposer une situation complexe dans le cadre médiatique. Bien sûr, il est possible d’essayer de donner un éclairage sur la crise que traverse la Turquie ou sur les élections iraniennes, par exemple. Mais il faudrait pouvoir exposer d’abord quelques bases avant d’entrer dans le vif du sujet, et ce n’est pas toujours évident dans l’espace médiatique.

Par exemple, un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas2 ! Beaucoup de chercheurs pensent d’ailleurs que la compréhension de l’actualité sera bien meilleure au sein de la population lorsque quelques fondamentaux de ce type seront mieux intégrés à notre culture générale. C’est aussi pour cela que le travail du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans paraît essentiel.

L’intitulé même de votre groupement de recherche n’est pas une évidence pour tout un chacun : que sont « le Moyen-Orient et les mondes musulmans » ?
M. V. : La question n’a rien de simpliste en effet et, en réalité, on ne peut pas y répondre de façon tranchée. Nous avons donc opté pour une définition aussi large que possible : il s’agit de la zone allant du Maghreb à l’Indonésie, en incluant les populations de confession musulmane, qui vivent par exemple en Europe ou aux États-Unis. L’enjeu était tout à la fois de créer un corrélat avec l’expression américaine « Middle East » (afin d’établir des ponts avec la recherche anglo-saxonne), d’inclure les pays du Maghreb, et aussi de pouvoir travailler sur les musulmans vivant hors de ces pays. Nous tenons compte du fait géographique, du fait culturel (se situant entre culture et religion, l’Islam est ambivalent à cet égard), et nous nous intéressons également aux populations non musulmanes ou aux groupes minoritaires et/ou hétérodoxes dans des pays où l’islam est la religion majoritaire, comme les chrétiens d’Orient ou les alévis en Turquie, par exemple. L’idée est davantage de fédérer les équipes françaises, d’encourager la pluridisciplinarité, plutôt que de définir un champ strict, qui pourrait être excluant en pratique.

Dans le cadre du GIS, des recherches sont menées sur les minorités religieuses comme les alévis, qui appartiennent à un courant hétérodoxe de l’islam et se trouvent principalement en Turquie.

Le GIS a été créé en janvier 2013 pour rassembler historiens, géographes, politologues, islamologues, linguistes et autres spécialistes des mondes arabes, musulmans, et du Moyen-Orient. Y avait-il de graves manques dans les études sur cette aire culturelle ?
M. V. : Le livre blanc sur les études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans (link is external), a fait état d’une situation plus difficile qu’on ne pouvait le croire. Bien que la France soit traditionnellement très présente, il n’y avait quasiment plus d’islamologue, et très peu de chercheurs étaient habilités à diriger des thèses sur l’histoire du monde arabe. Dans ma propre contribution, j’ai rappelé que peu d’enseignants en histoire de l’art ou en archéologie sont spécialistes de l’Islam. Nous disposons de collections extraordinaires, mais bien peu de personnes ont les compétences nécessaires pour les étudier ! C’est notamment une difficulté propre à l’université française : nous formons beaucoup d’experts pour la France et l’Europe, moins pour d’autres cultures. Nous ne bénéficions d’ailleurs pas d’un système performant en matière d’apprentissage des langues, ce qui complique encore les choses. Le GIS a permis d’inciter au recrutement d’une quinzaine d’enseignants-chercheurs pour combler les manques, mais il reste encore beaucoup à faire. D’autant que la France dispose d’une implantation extraordinaire au Maghreb et au Moyen-Orient et d’accès facilités aux institutions et aux collections locales.

Quel est l’intérêt de se concentrer sur des aires géographiques et culturelles plutôt que de se contenter d’une approche plus traditionnelle par champ disciplinaire ?
M. V. : C’est une autre façon de travailler. Un politologue « généraliste », non spécialisé sur une aire culturelle, est en réalité spécialiste du monde français ou européen. Ou alors il travaille à partir de modèles théoriques supposés s’appliquer à n’importe quel environnement. Tandis que penser la recherche en termes d’aire culturelle nous pousse à reconnaître que notre point de vue est toujours un tant soit peu situé, ancré dans notre propre culture, et cela oblige à travailler à partir d’enquêtes de terrain très poussées avant d’élaborer des hypothèses. Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, par exemple, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou encore la culture de ce pays. Enfin, c’est aussi une autre façon d’envisager les collaborations scientifiques : personnellement, en tant qu’historienne de l’art dans le monde arabe, spécialiste de l’Égypte moderne, j’ai plus d’affinités avec un politologue ou un anthropologue travaillant sur la même aire culturelle qu’avec un historien de l’art qui se consacre à la Renaissance italienne.

Cette approche par aire culturelle contribue-t-elle à l’internationalisation des recherches françaises en sciences humaines et sociales ?
M. V. : Les études par aire culturelle poussent naturellement à l’internationalisation des projets et des collaborations.

Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou la culture de ce pays.

Il paraît nécessaire de travailler avec des Égyptiens, des Turcs ou encore des Indonésiens lorsque votre recherche porte sur l’adaptation de l’islam aux traditions locales par exemple. À l’inverse, un spécialiste de l’industrie textile dans le nord de la France sera moins poussé à développer ce type d’échanges.
Nous sommes donc tous très internationalisés au sein du GIS : nous rencontrons des chercheurs de tous pays, issus du monde arabo-musulman, moyen-oriental, ou spécialistes de ces régions.

Les échanges d’informations et les communications entre des labos du monde entier sont constants. De jeunes doctorants se rendent régulièrement dans des centres de recherche locaux et nous en accueillons également. Outre l’aspect collaboratif et le gain de visibilité pour la recherche française, cette situation nourrit entre les chercheurs des échanges informels qui génèrent de nouveaux projets à long terme. Une meilleure circulation des individus et de l’information est toujours une source de progrès scientifique.
Consultez le programme du 2eCongrès Moyen-Orient et mondes musulmans  qui se tient à l’Inalco, à Paris, du 5 au 8 juillet 2017.

Notes

  • 1. Par exemple, l’abandon en Turquie de la graphie arabe pour une graphie latine en 1928, la question de la littérature en arabe dialectal, etc.
  • 2. Les Iraniens parlent le persan et les Turcs, le turc. Ces deux langues partagent avec l’arabe certains vocabulaires mais elles ont des structures radicalement différentes de l’arabe.

Auteur

Fabien Trécourt

Formé à l’École supérieure de journalisme de Lille, Fabien Trécourt travaille pour la presse magazine spécialisée et généraliste. Il a notamment collaboré aux titres Sciences humaines, Philosophie magazine, Cerveau & Psycho, Sciences et Avenir ou encore Ça m’intéresse.

Appel à projet commun Institut du Genre – MSH Paris Nord « Violence extrême, itinéraire de l’engagement djihadiste et genre »

Appel ouvert du 15 juin au 15 septembre 2017. Les projets retenus seront financés sur l’année 2018 et pourront être renouvelés une fois. Ils devront être interdisciplinaires et engager plusieurs institutions ou équipes de recherche.

Fondé en 2012 à l’initiative de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, l’Institut du Genre est un groupement d’intérêt scientifique (GIS) qui réunit une trentaine de partenaires institutionnels. S’appuyant sur des UMR (unités mixtes de recherches) et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, il constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités.

L’Institut du genre et la MSH Paris Nord financent en commun un appel à projets sur le thème « Violence extrême, itinéraire de l’engagement djihadiste et genre ».

Conditions et modalités
Cet appel est ouvert du 15 juin au 15 septembre 2017. Les projets de recherche retenus seront financés sur l’année 2018 et pourront être renouvelés une fois.
Les projets proposés devront être interdisciplinaires et engager plusieurs institutions ou équipes de recherche. Chaque projet devra identifier un porteur et une équipe. Les projets doivent être originaux. Ils ne pourront donc pas être conjointement proposés comme réponse aux appels à projet propres de l’Institut du Genre et de la MSH Paris Nord. Ils seront expertisés conjointement par l’Institut du Genre et la MSH Paris Nord.

Orientations
LES SHS A L’ÉPREUVE DU DJIHADISME
Depuis les attentats de 2015, nous savons qu’il est de la responsabilité partagée des chercheur.e.s et des actrices et acteurs sociaux de comprendre les racines et les itinéraires de cette violence meurtrière inédite dans ses formes et son ampleur. Des recherches ont été engagées et financées dans l’urgence. Elles révèlent l’ampleur du travail qui reste à faire et la mise à l’épreuve des sciences humaines et sociales dans la lecture de processus qui échappent bien souvent aux paradigmes et aux catégories habituels. Le succès même du mot « radicalisation », dont le sens reste pour le moins incertain, est à la mesure de notre difficulté à identifier les processus en cours.

LA NÉCESSITE DE L’ENQUÊTE
Au-delà de ceux qui sont passés à l’acte et de ceux qui ont été arrêtés à temps par les services de police, combien de candidates et candidats potentiels ? Quelles sont les logiques du basculement et de Appel à projets MSH Paris Nord 2017 18
l’engagement djihadistes ? Diffèrent-elles des processus déjà analysés par les travaux sur les autres formes de violences politiques ? Partant de l’hypothèse selon laquelle ces passages à l’acte trouvent leurs racines dans les fractures de la société française elle-même, un accent sera mis sur les enquêtes de terrain, les recherches-actions avec les professionnels de l’éducation et de la prévention et les comparaisons internationales. Les comparaisons internationales et la mise en perspective avec les apports des sciences humaines et sociales seraient pertinentes.

LA QUESTION DU GENRE
Prévenir et comprendre, comprendre pour prévenir : la mobilisation des chercheurs et des acteurs ne peut pas s’abstenir d’une lecture et d’une problématique de genre au cœur de la violence extrême, de ses mobiles et de son organisation. En effet, si la participation de femmes, parfois de très jeunes filles, interpelle davantage que celle des hommes, ne faut-il pas aussi s’interroger sur les stéréotypes à l’oeuvre dans cet étonnement ? Tous les stéréotypes de genre mobilisés dans ces engagements extrêmes doivent être interrogés et analysés. Ces itinéraires, leurs réceptions questionnent frontalement les sciences humaines et sociales. Les projets de recherche qui s’y attacheront seront privilégiés.

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Palmarès du Prix de thèse 2017

Palmarès du Prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

Le jury du prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans organisé par l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM – UMS2000 EHESS-CNRS) et le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans s’est réuni le 15 mai 2017. Il a désigné les lauréats sur la base de rapports établis sur chaque candidature par les experts qu’il avait mandatés.

3 prix ont été décernés sur un total de 49 candidatures :

Le prix Relations internationales/Sciences politiques soutenu par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires Étrangères a été attribué à :

Tristan Leperlier, Une guerre des langues ? Le champ littéraire algérien pendant la « décennie noire » (1988-2003). Crises politiques et consécrations transnationales, thèse de sociologie soutenue à l’EHESS le 4 décembre 2015, sous la direction de Madame Gisèle Sapiro.

Le prix Rémy Leveau, sur l’islam en France et en Europe soutenu par le Bureau central des cultes (BCC) du ministère de l’Intérieur a été attribué à :

Benjamin Bruce, Governing Islam Abroad: The Turkish and Moroccan Muslim Fields in France and Germany, thèse de science politique soutenue à Sciences Po Paris le 15 janvier 2015, sous la direction de Madame Catherine Wihtol De Wenden.

Le prix de la thèse francophone décerné par le Bureau Maghreb de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) – Maghreb a été attribué à :

Hassan Chahdi, Le muṣḥaf dans les débuts de l’islam. Recherches sur sa constitution et étude comparative de manuscrits coraniques anciens et de traités de qirā’āt, rasm et fawāṣil, thèse d’études coraniques/codicologie soutenue à l’EPHE le 11 octobre 2016, sous la direction de Monsieur François Déroche.

Le jury, présidé par Anne-Laure Dupont, maître de conférences en histoire à l’université Paris-Sorbonne, était constitué de volontaires du comité de pilotage de l’IISMM et du conseil scientifique du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans :

  • Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE)
  • Anne-Marie Brisebarre, directrice de recherche émérite (CNRS, LAS-Collège de France)
  • Pascal Buresi, directeur de l’IISMM, directeur de recherche (CNRS) et directeur d’études (EHESS-CNRS)
  • Nathalie Clayer, directrice de recherche (CNRS), directrice d’études (EHESS)
  • Anne-Laure Dupont, maître de conférences (Université Paris-Sorbonne)
  • Claire de Galembert, chargée de recherche (CNRS)
  • Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche (IIAC-CNRS)
  • Stéphanie Latte-Abdallah, chargée de recherche (CNRS, CERI-Sciences Po)
  • Pierre Lory, directeur d’études (EPHE)
  • Catherine Mayeur-Jaouen, professeur des universités (INALCO)
  • Anne-Marie Moulin, directeur de recherche émérite (CNRS, Paris 7)
  • Matthieu Rey, chargé de recherche (IREMAM-CNRS)
  • Tal Tamari, directrice de recherche (DR2-CNRS)
  • Élise Voguet, directrice adjointe de l’IISMM, chargée de recherche (IRHT-CNRS).