Archives de catégorie : Appels à projets

Programme Cèdre 2020

CEDRE est le Partenariat Hubert Curien (PHC) franco-libanais. Il est mis en œuvre en France par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Au Liban, par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur.

La gestion paritaire entre le Liban et la France reste la règle de fonctionnement du programme CEDRE, qui est piloté par un comité mixte paritaire, constitué de deux sous-comités nationaux.

Les appels à candidatures de ce programme sont lancés sur un rythme annuel.

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 03/06/2019
https://www.campusfrance.org/fr/cedre

Important : cette page présente les informations spécifiques à ce programme. Pour les informations communes à tous les PHC gérés par Campus France (présentation, critères de sélection, contacts…), reportez-vous à la page de présentation générale.

Types de projets concernés

L’objectif de ce programme est de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre laboratoires des deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations et la participation de jeunes chercheurs et doctorants.

Tous les domaines scientifiques sont concernés par ce programme et les projets qui requièrent une approche multidisciplinaire sont recommandés. Toutefois, notamment en raison de leur importance pour le développement de la recherche au Liban, et prenant en considération l’objectif de consolidation des capacités scientifiques concourant au développement économique et social du Liban, seront considérés comme prioritaires les domaines suivants :

  • SHS, Sciences sociales, Économie et Droit ;
  • Environnement ;
  • Santé et médecine ;
  • Sciences de l’ingénieur.

Conditions d’éligibilité des équipes

L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs titulaires des laboratoires de recherche rattachés à des établissements d’enseignement supérieur ou à des organismes de recherche.

Les entreprises peuvent participer au projet, dès lors qu’elles sont associées à un partenaire académique.

Les projets ayant déjà bénéficié d’un soutien dans le cadre de ce programme ne sont pas recevables pour une nouvelle candidature immédiatement après leur achèvement. Les nouvelles collaborations seront dans tous les cas prioritaires. Environ une quinzaine de projets seront retenus chaque année.

Seuls les dossiers de candidature co-déposés par les chercheurs partenaires auprès des instances responsables du programme dans leur pays respectif sont déclarés recevables. Les chercheurs français doivent s’en assurer auprès de leur partenaire.

Critères d’évaluation des projets

La qualité scientifique du projet et des équipes.

La participation active de jeunes chercheurs, en particulier doctorants ou post-doctorants.

L’intérêt de la coopération et complémentarité des équipes françaises et étrangères.

Les perspectives de structuration ou de valorisation du projet. Le programme CEDRE a l’ambition d’aider à mieux structurer la coopération scientifique et universitaire franco-libanaise en favorisant l’émergence de nouvelles coopérations par de jeunes chercheurs mais aussi la création d’équipes de recherche franco-libanaises « sans murs » avec des co-diplomations principalement au niveau du Doctorat. Les projets en réseau avec une ouverture européenne notamment seront considérés comme prioritaires. Les chercheurs ont ainsi la possibilité de déposer une candidature dans le cadre d’un autre PHC, sur le même thème de recherche.

Comité de sélection des projets

Un comité mixte composé d’experts et d’institutionnels des deux pays sélectionne les projets en s’appuyant :

  • Pour la partie française, sur les évaluations scientifiques de la Délégation aux Affaires européennes et internationales (DAEI) du ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et sur l’avis stratégique des experts français désignés du comité ;
  • Pour la partie libanaise, sur les évaluations scientifiques coordonnées par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur et par le CNRS L, et sur l’avis stratégique des experts libanais désignés du comité.

L’évaluation est confidentielle. Le comité, lors de sa réunion annuelle, discute de chaque projet présenté par les deux parties et décide de le retenir ou pas. Le comité communique par écrit la décision finale aux chefs de projet. Il se réserve le droit de ne pas communiquer les résultats des évaluations des projets non-retenus.

Le comité arrête, année civile par année civile, la liste des moyens qui seront attribués à chacun des projets dans la limite des moyens disponibles. Le financement total (2 ans) par projet est compris entre 10 et 18 k€.

Modalités de fonctionnement

La durée des projets est de deux années.

Le financement est accordé sur une base annuelle, pour deux années consécutives.

Il doit être impérativement consommé entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année concernée et ne peut être reporté sur l’exercice suivant.

Il porte principalement sur la prise en charge de la mobilité entre les deux pays des chercheurs engagés dans le programme.

Le renouvellement des crédits pour une seconde année est subordonné à :

  • Une consommation optimale des financements accordés pour la 1ère année ;
  • La soumission d’un rapport d’étape mentionnant les résultats scientifiques obtenus (1 page en format libre) ;
  • La rédaction d’un bilan financier des actions menées ou programmées avant la fin de l’année civile.

Le rapport d’étape et le bilan financier doivent être envoyés au plus tard le 30 septembre de la 1ere année à l’ambassade de France au Liban, ainsi qu’à la DG du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur au Liban.

Dépenses éligibles

Le financement porte sur la prise en charge de la mobilité entre les deux pays des chercheurs engagés dans le programme, la partie libanaise et la partie française assurant la prise en charge des participants de leur pays.

Les moyens accordés par la France couvrent exclusivement le paiement des indemnités de séjour et les voyages des chercheurs français au Liban, ainsi que le séjour en France des doctorants libanais.

  • Voyages : prise en charge ou remboursement sur frais réels dans la limite de 750 euros par aller-retour France/Liban/France ;
  • Les indemnités de mission au Liban des chercheurs senior français : 154 euros/Jour (de 1 à 2 semaines maximum) ;
  • Les indemnités de stage au Liban des chercheurs junior français : 60 euros/Jour soit 1800 euros/mois (de 1 à 2 mois maximum) ;
  • Les indemnités de séjours en France des doctorants libanais : 55 euros/jour soit 1650 euros/mois ;
  • L’appui logistique.

Un appui logistique peut financer : des frais d’utilisation de services communs de mesure, des produits consommables liés à la recherche et le petit matériel de recherche. Le montant de l’appui logistique ne peut excéder 25% du budget alloué ;

Sont exclus les logiciels de bureautique, les fournitures administratives, les frais de secrétariat et de communication, les dépenses de carburant ainsi que tous les biens d’équipements amortissables dont le matériel informatique ;

Toute commande doit impérativement être en rapport avec le projet de recherche ;

Les commandes sont effectuées directement et uniquement par Campus France. Les commandes sont principalement effectuées auprès de fournisseurs français et les livraisons sont exclusivement effectuées en France ;

Tout autre financement nécessaire à la mise en œuvre des projets conjoints devra être assuré par les moyens propres des laboratoires partenaires ou par d’autres sources.

Les moyens accordés par le Liban couvrent le paiement des voyages et des frais de séjours des chercheurs libanais en France, selon le barème appliqué à la partie française.

Propriété intellectuelle

Il appartient aux responsables de projets de prendre toutes les dispositions utiles quant à la protection de la propriété intellectuelle.

Lire attentivement le document ci-joint, relatif aux bonnes pratiques portant notamment sur les règles de propriété intellectuelle. Le dépôt du projet inclut, de fait, l’adhésion, par toutes les parties, à ces règles.

Suivi des projets

Un rapport final est exigé au plus tard trois mois après la fin des projets.

Les responsables français de projets doivent impérativement utiliser le modèle de rapport téléchargeable et l’attacher à leur dossier en ligne dans ce délai.

Ce rapport est également à envoyer à l’ambassade de France et à la DG du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur au Liban dans le même délai (cf. contact pour le programme ci-dessous) en vue d’une évaluation par le comité.

Les publications rédigées dans le cadre de ce projet devront porter mention du soutien accordé par le programme Hubert Curien CEDRE.

Modalités pratiques de soumission d’un projet

Avant toute demande d’information, nous vous invitons à consulter la page des questions les plus fréquemment posées « FAQ et contact ».

  • Date limite de co-dépôt des dossiers de candidature : 03 juin 2019
  • Diffusion des résultats : fin d’année 2019
  • Début des projets : janvier 2020

Candidater

Les porteurs de projets sont invités à déposer leur dossier par anticipation afin d’éviter que des aléas techniques ne viennent compromettre le dépôt de leur candidature dans les délais impartis.

Les dossiers doivent être saisis  uniquement en français.

ATTENTION :

Le dépôt de candidature est commun aux partenaires français et libanais. Il se fait uniquement de manière dématérialisée sur le site de Campus France suivant les modalités de saisie en ligne. Pour ce faire, le partenaire français ouvrira le compte et transmettra ensuite le mot de passe à son partenaire libanais pour que celui-ci instruise les éléments du dossier de candidature qui le concernent. Une signature du responsable administratif de l’établissement libanais (recteur, vice-recteur à la recherche ou doyen) devra figurer sur la première page du formulaire de candidature. Une fois signée, cette page devra être annexée au dossier de candidature déposé en ligne sur le compte ouvert par le porteur français. Pour la partie française la signature du directeur de l’unité de recherche et celle du responsable de l’établissement de tutelle devront être annexées au dossier sous la forme d’un document dématérialisé indiquant l’intitulé du projet et le nom du porteur de projet au sein de l’établissement.

Innovative Training Network : MIDA « Mediating Islam in the Digital Age » 15 Early Stage Researcher (ESR) positions in the Marie Skłodowska Curie Action // Deadline 1st of June 2019

ABOUT THE PROJECT

The Innovative Training Network programs (ITN) are designed to combine scientific research with an intensive training trajectory for young scholars in order to equip them with the necessary comprehensive knowledge and skills. These researchers work in an inter-sectoral, interdisciplinary and international environment to deepen their knowledge and to find answers to pressing contemporary societal issues. An international consortium of research institutes, universities and non-academic partners has been awarded with a research grant from the Department for Research and Innovation of the European Commission in June 2018. MIDA is coordinated by the ‘Centre National de la Recherche Scientifique’ (CNRS) in Paris.

The MIDA project rests on the premise that digitisation and technological innovations have a tremendous impact on Islam, the effects of which are diverse and ubiquitous. They include first and foremost modes of expression and communication of religious messages and traditions and modes of engagement with society. Digitisation and concurrent innovations as they emerged in the past decades belong to the list of comparable fundamental technological transformations in human history such as the invention of paper, printing technology, steam power, electricity and telecommunication, which constituted major upheavals, even if these were not experienced in all societies and by everyone at the same time, in the same way.

It is commonly recognised that the digital revolution will indeed deeply transform human societies, much as the industrial revolution did in the nineteenth century. However, the rapid changes that are currently taking place generate a sense of loss of control and instability among the general public, politicians, journalists, academics, and, not least, among Muslims themselves. The spread of modern digital media and new technologies of communication, production and dissemination, prompts researchers and social actors, Muslims and non-Muslims alike, to make sense of, and understand these developments. Consequently, they have shaken up Islam as a field of academic study and have impacted on the ways Islam is to be studied in the future. The specificity of the current digital revolution calls for a re-evaluation of past situations and reflection on future prospects.

MIDA assesses these developments in all their dimensions by formulating three major questions: How does digitisation (1) shape Islam (i.e. beliefs, practices, societies, activism, political organisations, social institutions, and outlooks); (2) modify the relation Muslims have with their past; (3) modify and reorganise scholarship and research on Islam.

The MIDA project is to train 15 creative, entrepreneurial, and innovative researchers in social and human sciences through an interdisciplinary research programme, whose main objectives are to understand the tremendous influence that digitisation and technological innovations have on Islam.

The location is depending on which project the candidate applies for.

A summary of the available positions includes :

  • ESR 1 – From oral command to written memories. A case-study: the first Arab Muslim autobiography, ‘Abd Allâh b. Buluggîn’s Memoirs, 11th century.
  • ESR 2 – ‘In/out of the closet’ testimonials: online performance of secret lives in the Middle East and among Muslims in the West.
  • ESR 3 – Art activist (artivist) and non-celebrity clips as expressions of self in North Africa and the Middle East.
  • ESR 4 – Islamist movements in Morocco in their ‘other languages’: uses of the Arabic and Berber vernacular varieties in the digital spheres.
  • ESR 5 – Arab-Muslim encounters with Orientalism in the colonial age.
  • ESR 6 – Dubbing or subtitling? The socio-cultural context of exported Turkish television series.
  • ESR 7 – Mosque architecture and scripture in the contemporary Muslim world.
  • ESR 8 – The commodification and displacement of waqf portable assets from the 18th c. onwards.
  • ESR 9 – Wartime photography and portraiture in Khomeini’s and post-Khomeini Iran.
  • ESR 10 – Constructing and deconstructing Islamic authority and knowledge online and offline: competing Muslim discourses in the Moroccan diaspora in Europe, in particular the Netherlands, Belgium and Germany.
  • ESR 11 – From pulpit to Facebook: the digitisation of religious communication, authority and knowledge production.
  • ESR 12 – Networks of transmission of Islamic knowledge and mobility patterns of scholars in the pre-modern world.
  • ESR 13 – Mecca between photography, phonography and motion picture in the colonial period.
  • ESR 14 – Reactions of the European public after the rise of terrorist attacks perpetrated by Islamists since 2015: assessing the role of the digital media.
  • ESR 15 – Loss, memory and mobilisation: al-Andalus on the Internet.

Successful applicants cannot have resided in the country of PhD matriculation or of recruitment institution for more than 12 months in the 3 years immediately preceding the engagement date.

The positions may be equivalent to a PhD position and are not restricted to EU citizens. Refugee status under the Geneva Convention are NOT counted ‘as period of residence / activity in the country of the enrolment University or Employer.

The gross monthly salary will be more than € 2,000 gross per month (depending on the University or Employer and on local tax regulation).

For any information, please contact info@itn-mida.org

Each applicant may apply for up to 3 individual projects.

Download the file of the position(s) you are interested in :

https://www.itn-mida.org/callforposition

Application forms are available on:

https://www.itn-mida.org/applicationform

The successful PhD candidates will participate in the network’s advanced training activities and work in academic and non-academic partner organisations’ premises. Regular meetings and workshops within the EU-funded MIDA Innovative Training Network will supplement the training and support provided at the host organizations.

Practical training (secondments) will be complemented by a personal career development programme that will prepare the ESRs for their future careers.

The closing date for this position will be 1st of June 2019.

Interviews will take place in the University of enrolment or at employer premises (or via Skype/Zoom) in June 2019. The final decision for each project will be made by the MIDA consortium and communicated to the remaining candidates on 8th July 2019.

The starting date of the ESR will be 1st September 2019 or as soon as possible thereafter.

Appels à projets de recherche « Islam, religion et société » 2019 Ministère de l’intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques Bureau central des cultes


En février 2015, le Gouvernement annonçait un soutien à la recherche en islamologie ainsi qu’en sciences humaines sur l’islam de France. Cette annonce faisait suite aux conclusions du « Livre Blanc » du GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans » et du rapport « Disciplines rares », 2014, Une ligne de crédits de recherche intitulée « Islam, religion, et société » a donc été ouverte à la rentrée 2015. Elle a pour objectif de soutenir la recherche dans ces champs disciplinaires et de contribuer à la recréation d’un vivier de chercheurs.

Les recherches soutenues éclaireront les dynamiques complexes que connaît cette religion et ses différentes expressions, dans le contexte contemporain, la diversité de ses courants, pratiques et discours, de sa composition et de ses recompositions. Les usages passés et présents du corpus religieux islamique, l’étude de la production scripturaire ancienne comme contemporaine ne seront pas non plus ignorés. Une approche pluridisciplinaire intégrant sociologie, anthropologie, droit, économie, science politique, histoire et islamologie, science de l’éducation et sciences de l’information et de la communication est privilégiée.

Cette année, les appels à projets sont présentés par grands axes et sous-thèmes génériques, laissant aux chercheurs toute latitude pour fixer leur méthodologie, structurer leur projet et envisager leurs terrains.

Au sein de chaque axe, des thèmes et sous-thèmes sont proposés aux chercheurs, ainsi que, de manière indicative, des sujets d’intérêt. Ils constituent des sujets ayant émergé, pas, peu ou très anciennement étudiés mais n’épuisent pas le champ d’étude susceptible d’être soutenu par le ministère. Les chercheurs peuvent ainsi proposer leurs propres sujets, dès lors qu’ils s’inscrivent dans un des grands axes disciplinaires. A chaque axe sera allouée une dotation prévisionnelle maximale, dans le cadre de l’enveloppe globale, qui sera ensuite répartie en fonction des projets retenus par le conseil scientifique et le conseil d’administration. Ainsi, toutes les candidatures ne seront pas retenues et financées.

Les axes de recherche suivants vous sont soumis pour l’exercice 2019. Leur classement ne constitue pas un ordre préférentiel. Ils sont chacun précédés d’une courte note d’orientation générale des axes.

Axe 1- Sciences humaines et sociales de l’islam en France

Ce premier axe des crédits de recherche du programme « islam, religion et société » propose quatre orientations de travail relevant du champ disciplinaire des sciences humaines et sociales, appliquées à l’étude du fait religieux musulman en France. C’est donc une approche de terrain (anthropologie, sociologie) qui sera ici privilégiée, sans exclure des approches disciplinaires complémentaires. Cette pluridisciplinarité pourra se manifester dans la composition des équipes de recherche. Les recherches qui s’inscriront dans cet axe viseront à contribuer à la compréhension des dynamiques complexes qui traversent aujourd’hui le fait religieux musulman en France, pris dans sa dimension protéiforme.

Les chercheurs formulent librement leur problématique, leur méthode et proposent eux-mêmes l’identification de leur espace d’enquête, ainsi qu’un calendrier, sachant qu’une durée de 10 à 12 mois sera privilégiée, sans toutefois exclure une durée plus longue. Ils peuvent également proposer un sujet de leur choix, dont ils auraient identifié l’importance, dès lors qu’il s’intègre dans l’un des quatre thèmes génériques.

Vous trouverez ci-dessous les quatre thèmes qui structurent cet axe, avec, au-dessous de ceux-ci, des propositions de sujets, qui ne sont donc ici suggérées qu’à titre indicatif :

1.1 Pratiques musulmanes

1- Les rites musulmans (aïd, prières, sermons…).

1.2 Institutions et figures de l’islam

2- Les instituts culturels des mosquées.

3- Les « pionniers » de l’islam de France : parcours et engagement.

1.3 Tendances contemporaines

4- Les discours de rupture.

5- L’enseignement confessionnel privé.

6- Étude comparative des partis se présentant comme « musulmans » en Europe.

1.4 Composantes

7- Le chiisme en France.

8- Le soufisme en France.

9- Le hanafisme en France.

10- Les convertis en France.

Axe 2 : Islamologie

Ce deuxième axe est proposé avec deux sous-axes thématiques, dans lesquels s’inscrivent huit propositions indicatives de sujets. Il vise à poursuivre le soutien de ce champ disciplinaire, en situation de reconstruction depuis l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation créant, en 2016, des postes universitaires en islamologie et histoire de l’islam.

Le premier sous-axe propose des sujets assez larges et comparatifs, relevant de l’historiographie, de l’histoire des textes, voire de l’archéologie. Le second axe propose des thématiques un peu plus appliquées à des objets d’études contemporains.

2.1 Bilans historiques et islamologiques

11-Pédagogies historico-critiques : comparaison des nouvelles approches des corpus religieux musulman, chrétien et juif.

12-Séminaire universitaire en islamologie.

13-Etat des lieux des découvertes contemporaines sur la période préislamique dans la péninsule arabique.

14-Fixation du corpus coranique : le Levant (Syrie-Palestine) à l’époque omeyyade.

15-Les écoles juridiques disparues de l’islam sunnite.

            2.2 Islamologie appliquée

16- Le credo acharite en France.

17- Le mutazilisme : émergence et déclin d’un courant dans l’histoire et tentatives de réactivations contemporaines.

18- Dynamiques et enjeux de la renaissance de l’islamologie en Europe.

Axe 3 : La formation des imams français (axe pluridisciplinaire SHS et islamologie)

Ce troisième axe identifie un sujet précis et propose deux sous-axes à travers lesquels le sujet peut-être traité. Cette thématique permet un dialogue pluridisciplinaire, réunissant les disciplines de l’axe 1 et celles convoquées dans l’axe 2. Les candidats constitueront donc des équipes qui font appels à ces deux champs disciplinaires.

3.1 Formations religieuses à l’étranger

19- Les étudiants français dans les instituts de formation des imams à l’étranger (Algérie, Maroc, Tunisie, Turquie, Egypte, Arabie Saoudite)

3.2 Formations « profanes » en France

20- Les cadres religieux musulmans dans les DU de formation civile et civique

1.MODALITÉS DE CANDIDATURES

1.1 Critères d’admissibilité des candidats

L’appel est ouvert à tout porteur de projet titulaire d’une thèse de doctorat dans le domaine des sciences humaines, affilié à un laboratoire de recherche rattaché à un établissement d’enseignement supérieur et de recherche ou à un organisme public de recherche français, notamment EA et UMR, en qualité de statutaire ou d’associé, et bénéficiant d’une compétence dans les champs et thématiques impliqués.

La date limite d’envoi des propositions (1 exemplaire par courriel, un exemplaire par courrier, voir ci-dessous) est fixée au lundi 3 juin 2019.

1.2 Contenu du dossier

Le dossier sera constitué d’un projet qui s’articulera autour de trois axes : I. Présentation, état de la question, problématisation ; II. Axes de recherche, méthode et mise en œuvre pratique (modalités de l’enquête de terrain, de la recherche, calendrier, et budget prévisionnel), ainsi qu’une courte bibliographie indicative,l’ensemble ne devant pas excéder 5 pages (hors CV et lettre de soutien, voir ci-dessous) ; III. Document budgétaire proposant une évaluation du coût du projet et sa ventilation détaillée.

Le dossier électronique devra être accompagné –dans le même document que le projet– d’un CV du ou des porteurs de projet (qui mentionnera clairement les publications, notamment) ainsi que d’une lettre de soutien du directeur d’un laboratoire de recherche qui s’engage à héberger le projet s’il est retenu. On n’omettra pas le cas échéant de préciser en quelques lignes les noms, prénoms, et références des chercheurs (étudiants de master ; doctorants, post-doctorants, enseignants ou chercheurs statutaires ou non statutaires) susceptibles de composer l’équipe de recherche, ainsi que leurs rôles respectifs précis au sein de celle-ci. Le candidat pourra donner à son projet l’intitulé de son choix, pourvu qu’il prenne en considération la thématique principale du sous-axe et du thème dans lequel il s’inscrit. Le porteur de projet ajoutera enfin à l’exemplaire électronique de son dossier (uniquement, et non au dossier papier) l’une de ses publications relative au sujet pour lequel il candidate ou à sa spécialité. Les annexes ne sont pas obligatoires dans l’envoi du dossier papier par courrier.

Chaque porteur évaluera de manière réaliste ses besoins en matière de ressources humaines et matérielles en proposant un budget prévisionnel précis. Il pourra le cas échéant se rapprocher du Bureau central des cultes pour obtenir plus d’informations sur ce point (voir adresse courriel ci-dessous).

PRODUCTION ET LIVRAISON DE L’ÉTUDE

Les travaux doivent être rédigés en langue française et être précédés d’un résumé d’une page. Le format normal de l’étude finale est constitué de 100 à 250 pages, en fonction de la durée de l’étude (entre 10 et 18 mois maximum), enrichi par des annexes ad libitum.

            Une version synthétique de cette étude, dont la propriété intellectuelle appartient à l’auteur et au co-auteur pourra être valorisée et diffusée, dans le cadre d’une collection électronique « islam, religion et société » en cours de création.

FINANCEMENT

      Le financement accordé par le ministère de l’intérieur aux laboratoires d’accueil (via les EPST) des lauréats des crédits de recherche « islam, religion et société » de la DLPAJ-Bureau central des cultes est une subvention.

      Elle est accordée pour la durée du projet, entre 10 et 18 mois maximum (avec une préférence pour la fourchette basse de 10 à 12 mois) et le financement des projets retenus se situera dans une fourchette approximative de 20 000 à 100 000 €.

      Le montant de la subvention du ministère de l’intérieur sera déterminé au vu de la cohérence entre le contenu du projet de recherche et son budget prévisionnel, de l’ensemble des avis des membres du comité scientifique et du conseil d’administration (voir ci-après).

Une convention sera établie entre le ministère de l’intérieur et l’EPST, précisant les modalités de financement, d’exécution, les objectifs et le calendrier de l’étude.

Les dépenses couvertes par cette subvention sont :

  • des dépenses de personnels affectés spécifiquement au projet (chercheurs, ingénieurs, techniciens, personnels d’appui)
  • des frais relatifs au travail de terrain
  • des achats ou amortissements d’équipements et de matériels de recherche
  • des travaux de recherche sous-traités à des entreprises ou à des laboratoires publics ou privés
  • d’autres dépenses afférentes à la réalisation de l’étude (frais de déplacement, organisation de séminaires ou de colloques…).

Les chercheurs statutaires ne pourront pas se salarier sur les projets. Ils sont en revanche éligibles aux coûts marginaux.

3. SÉLECTION DES LAURÉATS

Le programme de crédits de recherche « Islam, religion et société » est piloté depuis septembre 2016 par un conseil scientifique et un conseil d’administration. Le premier est composé de dix universitaires reconnus[1], le second de huit responsables administratifs issus du ministère de l’intérieur et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ainsi que d’autres institutions nationales de recherche. Les évaluations du conseil scientifique et les décisions du conseil d’administration seront communiqués aux candidats dans la première quinzaine de septembre 2019.

4. DÉPÔT DES CANDIDATURES

Les dossiers de candidature au format papier seront envoyés au ministère de l’intérieur, DLPAJ, Bureau central des cultes, place Beauvau, 75800 Paris Cedex 08 et au format électronique (sans publication significative) à bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr[2]  

avant le lundi 3 juin 2019.


[1] Deux sociologues, deux anthropologues, deux islamologues, deux historiens et deux politistes, qui sont ingénieur de recherche HDR, maitres de conférences, professeurs des universités, chargés de recherche ou directeurs de recherche au CNRS ou à l’IRD.

[2] La case « sujet » du courriel indiquera notamment le numéro du projet pour lequel postule le candidat.

Appel à candidatures du programme Gundishapur 2019 (Partenariat Hubert Curien franco-iranien) – LIMITE : 30/08/2018

La date limite de dépôt des dossiers pour le partenariat franco-iranien Hubert Curien a été repoussée au 30 août 2018. https://www.campusfrance.org/fr/gundishapur Programme Gundishapur est le Partenariat Hubert Curien franco-iranien. Il est mis en œuvre en France par...

Appel à projets AUF : « Soutien à l’accueil et à l’insertion d’étudiants réfugiés » – LIMITE : 26/06/2018

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), en partenariat avec plusieurs organismes publics et fondations ainsi qu’avec le réseau MEnS (Migrants dans l’enseignement supérieur), lance un appel à projets auprès de ses établissements membres, concernant...

AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société » (BCC – DLPAJ)// Date limite : Vendredi 27 JUILLET 2018

AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société »

 Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques
Bureau central des cultes

En février 2015, le Gouvernement annonçait entre autres mesures le soutien à la recherche en islamologie ainsi qu’en sciences humaines sur l’islam de France. Cette annonce faisait suite au constat d’un déclin de l’islamologie en France (« Livre Blanc » du GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans » et Rapport « Disciplines rares », 2014), et d’un défaut de renouvellement des travaux en sciences humaines portant sur l’islam de France. Une ligne de crédits de recherche intitulée « Islam, religion, et société » a donc été ouverte à la rentrée 2015. Elle a pour objectif de répondre aux besoins de connaissance des dynamiques complexe que connaît cette religion et ses différentes expressions, dans le contexte contemporain, de la diversité de ses courants, pratiques et discours, de sa composition et de ses recompositions. Les usages passés et présents du corpus religieux islamique, l’étude de la production scripturaire ancienne comme contemporaine ne seront pas non plus ignorés. Une approche pluridisciplinaire intégrant sociologues, anthropologues, juristes, économistes, politologues, historiens et islamologues a été privilégiée.

Les appels à projets de 2018, au nombre de 9 (après 7 en 2016 et autant en 2017), s’adressent à l’ensemble de la communauté académique francophone. Les sujets ont été retenus en accord avec le Conseil d’administration de ces crédits de recherche. Le Conseil scientifique a quant à lui été renouvelé pour le mandat 2018-2020, et élargi à 12 membres.

Guide des appels à projets de recherche «Islam, religion et société» à télécharger

Date limite : Vendredi 27 Juillet 2018

Les sujets des AAP 2018 des crédits recherche « Islam, religion et société » sont les suivants :

Ces crédits de recherche soutiendront par ailleurs le second « Prix Rémy Leveau de la thèse en sciences humaines et sociales de l’islam en France et en Europe », qui sera remis en juin 2019, en alternance « Prix Mohamed Arkoun de la thèse en islamologie » attribué en juin 2018 par le GIS Moyen-Orient/Mondes Musulmans et l’IISMM-EHESS.

Modalités des candidatures

  • L’appel est ouvert à tout porteur de projet titulaire d’une thèse de doctorat dans le domaine des sciences humaines, affilié à un laboratoire de recherche reconnu, notamment EA et UMR, en qualité de statutaire ou d’associé, ou au sein d’un institut de recherche public ou d’une fondation de recherche privé, et bénéficiant d’une réelle compétence dans les champs et thématiques impliqués. La date limite d’envoi des propositions (1 exemplaire par courriel, 1 exemplaire par courrier, voir ci-dessous) est fixée au Vendredi 27 juillet 2018.
  • Le dossier sera constitué d’un projet qui s’articulera principalement autour de deux parties : Présentation, état de la question, problématisation; II. Axes de recherche, méthode et modalités précises mise en œuvre pratique (modalités de l’enquête de terrain, calendrier du déroulement de la recherche et budget prévisionnel), ainsi qu’une courte bibliographie indicative, l’ensemble ne devant pas excéder 5 pages (hors bibliographie, CV et lettre de soutien, voir ci-dessous) ; III. Document budgétaire proposant une évaluation du coût du projet et sa ventilation détaillée (au moins un poste d’ingénieur d’étude ou de post-doctorant devra être prévu pour les projets no24 et 25, à plein temps pour le no24).
  • Le dossier électronique devra être accompagné –dans le même document que le projet– d’un CV du ou des porteurs de projet (qui mentionnera clairement les publications, notamment) ainsi que d’une lettre de soutien du/de la directeur/trice d’un laboratoire de recherche qui s’engage à héberger le projet s’il est retenu. On n’omettra pas le cas échéant de préciser en quelques lignes les noms, prénoms, et références des chercheurs (étudiants de master ; doctorants, post-doctorants, enseignants ou chercheurs statutaires) qui composeront l’équipe de recherche, ainsi que leur rôle précis au sein de celle-ci. Le candidat pourra donner à son projet l’intitulé de son choix, pourvu qu’il respecte la thématique principale de l’appel à projet choisi. Le porteur de projet ajoutera enfin à l’exemplaire papier de son dossier (uniquement, et non au dossier par courriel, voir ci-dessous) l’une de ses publications relative au sujet pour lequel il candidate, ou à sa spécialisation thématique.
  • Chaque porteur évaluera de manière réaliste ses besoins en matière de ressources humaines et matérielles en proposant un budget prévisionnel précis (sachant qu’une somme plafond par projet a déjà été arrêtée par le conseil scientifique). Il pourra le cas échéant se rapprocher du Bureau Central des Cultes (adresse mail ci-dessous) pour obtenir plus d’informations sur ce point.
  • Les dossiers de candidature au format papier (+ publication significative) seront envoyés au Ministère de l’intérieur, DLPAJ, Bureau central des cultes, 11 rue des Saussaies, 75008 PARIS et au format électronique (sans publication significative) à bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr[1] le Vendredi 27 JUILLET 2018 AU PLUS TARD. Ils seront ensuite examinés par un conseil scientifique en charge de l’évaluation. Le conseil d’administration communiquera les délibérations et décisions aux candidats dans la première quinzaine du mois de septembre 2018.

[1] La case « sujet » du courriel indiquera notamment le numéro du projet pour lequel postule le candidat.