Archives de catégorie : Appels à communications

Colloque international : Représentations spatiales de la péninsule Arabique

arton310-631c4Colloque international « Représentations spatiales de la péninsule arabique » du 20 au 22 octobre 2016
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

La représentation de la péninsule Arabique est loin de présenter un profil linéaire. L’ouverture des champs d’étude et de connaissance en Europe sur la péninsule Arabique a permis de produire des représentations spatio-temporelles multiples suivant les intérêts et selon les époques. Si les éléments de documentation sont plus nombreux et diversifiés à la période contemporaine, ils restent plus généralistes sur les représentations et englobent le monde arabo-musulman sans spécifier l’espace de la péninsule Arabique en particulier. La représentation spatiale est construite sur une identification culturelle et territoriale dans une temporalité bien définie, à l’exemple des différentes divisions territoriales qui ont pu coexister : celles des trois Arabies (pétré, déserte et heureuse), des deux régions (Yémen et Hedjaz) ou bien de cinq à neuf (Yémen, Hedjaz, Najd, Tehama et Yamama auxquelles s’ajoutent parfois Hadramaout, Oman, Bahreïn et Seger). Ainsi, l’héritage cartographique présente un témoignage important sur l’évolution des intérêts et des savoirs dans un contexte spatio-temporel précis. Il témoigne également de la subjectivité dans la lecture de l’espace qui porte sur la perception de soi et de l’autre.

Il est alors intéressant de croiser les regards sur ces différentes perceptions cartographiques, iconographiques ou mentales, selon le contexte culturel et les modalités de sa production. Les cartes européennes présentent-elles une vision très différente de la péninsule Arabique de celle que présentent des cartes arabes ? Comment cet outil cartographique a-t-il été utilisé selon les époques par les pays arabes ou européens, pour permettre de passer de l’identification du territoire à l’exploration d’un espace puis à sa redéfinition ?

Ce colloque a pour objectif d’identifier et d’analyser les différentes perceptions culturelles et territoriales de la péninsule Arabique dans les sociétés européennes et arabes, les mécanismes de constitution d’un imaginaire autour de cet espace et les interactions éventuelles entre récits historiques et redéfinition de celui-ci du XVIe siècle à l’époque contemporaine. Il réunira des chercheurs de l’Europe et du monde Arabe autour de cette question. Les thèmes abordés incluent la géographie, l’histoire, l’histoire de l’art, les récits de voyageur, les rapports de missions scientifiques ainsi que le patrimoine iconographique, l’anthropologie, etc.

Suggestions d’approches thématiques :
- les typologies et les langages des représentations spatiales (cartographiques, iconographiques ou mentales) de la péninsule Arabique
- redéfinition des frontières et toponymie de la péninsule Arabique
- comparaison des représentations arabes et européennes de la péninsule Arabique
- les approches artistiques, architecturales et littéraires sur l’espace de la péninsule Arabique (architecture, urbanisme, littérature, cinéma)

Pour plus d’informations : https://www.univ-paris1.fr/de/chaires/chaire-dialogue/

Appel à contribution pour un colloque international à Beyrouth 12-14 octobre 2016

Appel à proposition FrançaisL’étude des mobilisations politiques au Maghreb et au Proche-Orient depuis le tournant 2010 démontre, s’il en était besoin, les limites des analyses économistes. Comme ailleurs, la pauvreté et des conditions de vie économique détériorées (ici, notamment du fait des effets des ajustements structurels des années 1990, puis de la crise économique des années 2000) ne produisent pas mécaniquement de la révolte ou de la protestation collective. D’une part, le caractère « bread and butter » des revendications de certains mouvements ne relègue pas ceux-ci à des formes spasmodiques, réactionnelles et immatures d’expression politique mais traduisent bel et bien la formation de consciences politiques et collectives.

D’autre part, la sociologie de ces mobilisations s’avère particulièrement complexe. Elle engage à prendre au sérieux la parole et les pratiques d’acteurs jusqu’alors considérés comme subalternes, peu audibles, peu visibles, mais aussi les ressources inégales engagées dans les revendications collectives. L’un des intérêts de l’observation comparée des scènes publiques contemporaines dans la région est précisément que celles-ci, derrière des slogans, souvent rendus unitaires après des opérations de cadrage, sont le théâtre politique de coalitions d’acteurs aux conditions sociales et économiques variées, qui transparaissent d’ailleurs dans d’autres slogans, pour la plupart localisés ou sectorisés. Elles appellent à discuter leur cartographie sociale, les dynamiques de déclassement et de mobilité qui peuvent les sous-tendre, les attentes qu’elles suscitent, les inégalités qu’elles consacrent.

L’objectif de ce colloque, organisé à Beyrouth dans le cadre du programme WAFAW (ERC), est de contribuer de façon critique à un débat sur un angle peu exploré des « crises politiques » de la région, celui de leurs sous-sols socio-économiques, à partir d’enquêtes et de corpus originaux. Il s’agira de mieux comprendre comment les sociétés politiques arabes, iraniennes, turques, etc., observées, sont travaillées par des processus à la fois très singuliers (le poids par exemple du pétrole, de l’économie des migrations ou encore d’économies de guerre), mais également propres à une mondialisation inégalitaire des échanges. Comment (et non pourquoi) l’économie joue-t-elle dans ces dynamiques politiques : comment les mobilisations et contre-mobilisations s’articulent-elles dans des dispositifs de distribution et d’échanges historiquement construits par des politiques publiques et/ou par des interdépendances localisées ou clientélistes ? Comment se conjuguent les langages de l’identité, du politique et de l’injustice ou de la domination économique et sociale ? Comment comprendre l’économie des mobilisations, qu’elles soient pacifistes ou armées, apparemment « matérielles » ou plus « immatérielles », protestataires, légitimistes ou « contre-révolutionnaires » ?

Nous souhaitons conduire cette réflexion au croisement de trois domaines de recherches rarement associés : celui d’une histoire des idées et des grammaires de la justice économique et sociale ; celui d’une sociologie économique de la captation et de la redistribution ; celui d’une sociologie politique des économies morales de la protestation (ou… de la « contre-révolution »). Dans la région, l’accent a en effet essentiellement été mis sur les effets inhibiteurs d’économies dites de rente ou de clientèle sur les politisations. Au contraire notre ambition est d’analyser comment dans ces contextes, le politique peut être produit et producteur d’antagonismes de ressources, érigés par la protestation en injustices et vecteurs d’identifications collectives.

How economics matter? Les propositions de contributions s’inscriront dans ce cadre problématique, à partir de leurs terrains ou corpus respectifs, en abordant notamment les questions suivantes :

Panel 1 : Nouvelles formes de l’accumulation, nouvelles ressources politiques ? Tycoons, réfugiés et combattants dans l’économie des révolutions.

Dans quelle mesure les mobilisations récentes ont-elles affecté les processus et les formes de l’accumulation économique ainsi que ses modes de représentation, voire de prestige social ? Dans quelle mesure en sont-elles le reflet ? Quelles sont les « nouvelles » figures de l’accumulation, depuis le tycoon industriel, en passant par le chef de guerre, l’entrepreneur en exil, l’entrepreneur de « l’islam de marché » ou encore l’investisseur étranger ? En privilégiant des contributions basées sur des études localisées et des portraits d’acteurs, les contributions pourraient discuter des questions suivantes :

  • Les processus et les structures de l’accumulation – et des économies morales qui les structurent – ont-ils été transformés ? Comment évoluent les règles du marché, de l’échange et de la distribution, dans leurs aspects institutionnels, mais aussi dans leurs dimensions pratiques ? Comment l’activité économique est-elle concrètement maintenue, négociée et développée en temps de crise ? Quelles logiques d’accumulation et de distribution spécifiques aux situations de révolte, de guerre et de déplacement humain ?
  • Comment les modes de représentation des intérêts économiques en ont-ils été affectés ? Comment se positionnent et « entrent en politique » des acteurs de l’économie ? Comment se convertissent les capitaux des champs politique et économique ?
  • Comment les formes et les modalités de circulation du capital se transforment-elles ? Deux formes de circulations interdépendantes semblent pertinentes : la circulation du capital (notamment provenant du Golfe) et celle des personnes (comme les réfugiés et expatriés). Comment les trajectoires de circulation ont-elles été modifiées ? A quels enjeux de concurrence économique et géopolitique ces circulations se rapportent-elles ?

Panel 2 : Revendiquer dans des relations inégalitaires : la redistribution clientéliste vecteur d’inhibition ou de protestation ?

Cette réflexion amène à réactualiser des travaux sur le clientélisme dans la région. Ceux-ci ont longtemps été d’une part plus affirmés que documentés, et d’autre part associés à l’hypothèse d’un faible degré de politisation de ces sociétés. Le clientélisme a été étudié soit pour expliquer l’apparente faiblesse de la résistance aux autoritarismes, soit pour justifier l’adhésion à des mouvements islamistes, l’action de bienfaisance et les réseaux de clientélisme de ces derniers étant présentés comme des ressources essentielles de mobilisation (plutôt, par exemple, que leur corpus idéologique). Face aux pistes stimulantes proposées par une série de travaux récents sur l’économie morale des relations de clientèle, nous appelons les contributeurs à discuter comment les interdépendances au quotidien qui tissent les relations de clientèle, ne jouent pas exclusivement comme des dispositifs d’assujettissement, mais au contraire, peuvent fonder des revendications et accompagner des récits collectifs relatifs à la justice sociale ou politique.

Panel 3 : Les mutations des mondes du travail, précarité et productivisme : un observatoire de nouvelles résistances et protestations ?

Une troisième catégorie de contributions attendues prêtera attention à des mouvements dans les mondes du travail, sous tension et en profondes mutations, souvent passés inaperçus du fait de leur faible portée, contenus dans des espaces de production, peu médiatisés face à des causes « plus nobles », moins « matérielles » (ainsi en était-il par exemple, avant les révolutions, des mobilisations en 2006/2008 dans le bassin minier de Gafsa en Tunisie, du Sud Jordanien ou dans le Delta du Nil en Egypte). Nous souhaiterions par-là questionner l’intérêt et les limites des travaux sur les « sans voix » ou les « sans droits ». Les revendications ouvrières, industrielles, professionnelles, que l’on entend s’exprimer mezzo vocce notamment depuis la crise de 2008, doivent-elle être comparées à des « interpellations plébéiennes » ou « insurrectionnelles » ? Comment rendre compte de l’inflation sur le terrain, de grammaires de protestation qui s’articulent autour des registres de la justice et de l’injustice ? Comment se combinent dans et hors de l’espace de travail différents registres de protestations qui ne peuvent être réduits à leur matérialité ou immatérialité ? Que l’on ne peut réduire non plus à une alternative entre revendications socio-économiques ou revendications identitaires? Ni à l’instrumentalisation de lumpenprolétariat par des groupes politiques concurrents (hier les mouvements nationaux, derrière l’impératif unitaire, aujourd’hui, des mouvements islamistes derrière le mot d’ordre anti-impérialiste) ?

Il s’agit non seulement de remettre dans l’analyse ces luttes « au travail », souvent localisées, sectorisées, mais également d’interroger leur articulation à d’autres formes d’agir et de lutter en politique.

Panel 4 : Quelles économies du vote ? Échanges et politisations

Une quatrième série de contributions pourraient explorer les « sous-sols socio-économiques » des mobilisations électorales récentes (ou plus anciennes, lorsque les sources sont disponibles), en prenant le parti de déconstruire les oppositions entre vote de conviction/ vote clientéliste, relation de loyauté/transaction matérielle, mais également entre élections compétitives et démocratiques/ élections non-compétitives et autoritaires. D’une part, les pratiques clientélaires s’accompagnent de formes de politisation et d’évaluation morale qui conditionnent fortement l’acceptabilité sociale des échanges. D’autre part, au-delà de la transparence du jeu électoral, c’est la compétition économique inégalitaire qui est l’un des ressorts puissants de la (non-)compétitivité électorale. Plus précisément, les différents papiers pourront porter sur les questions suivantes :

  • Comment analyser les pratiques décrites et surtout dénoncées comme relevant de « l’achat de voix » ? Il s’agira de montrer la variabilité de ce qui est, ou non, labellisé et appréhendé comme « achat de voix » par les acteurs : comment des transactions matérielles similaires peuvent-elles faire l’objet d’évaluations morales différentes ? Comment l’économie du vote s’insère-t-elle dans des économies locales plus larges ? Les « clients » sont-ils toujours aussi dépourvus et vulnérables qu’il y paraît ?
  • Quels rapports entre les différents « redistributeurs » de l’espace local, mais aussi entre les « récepteurs » et les « spectateurs » (ceux qui assistent à ces transactions sans y prendre part directement) sont mis en jeu dans les élections ? Comment ces rapports sont-ils modifiés par les reconfigurations des scènes politiques après 2010 ?
  • Quelles dynamiques économiques globales enserrent les processus électoraux ? En quoi les économies du vote s’articulent-elles aux économies politiques nationales ? Du côté des entrepreneurs du vote, quelles sont les ressources mobilisées dans la campagne électorale, sur quels réseaux de financement/dispositifs publics de redistribution s’appuient-ils et quelles contraintes (notamment légales) rencontrent-ils ?

Panel 5 : Welfare State/Warfare State : quelles (ré)allocations des ressources ?

Depuis 2011 plusieurs pays sont, pour des raisons différentes et suivant des temporalités diverses, en situation de guerre. Parmi leurs régimes, certains affichaient un projet (socialiste ou non) de redistribution. D’autres, non protecteurs ou peu protecteurs (comme le Yémen), ont connu le même sort et se sont partiellement effondrés. Pour autant, la destruction des infrastructures et la transformation radicale des conditions quotidiennes d’existence n’empêchent pas les populations locales de fournir des efforts permanents de (re)construction. L’émergence de dispositifs inédits ou jusqu’alors ignorés, et le développement d’une économie de guerre fortement basée sur la contrebande et des outils financiers internationalisés doivent désormais être prises en compte. Comment, dans ces contextes les institutions sociales, autrefois source de légitimation de régimes autoritaires, sont-elles (trans)formées ? Quelles (re)conversions et (ré)allocations des ressources, matérielles et symboliques peut-on dès lors observer ? Comment les pratiques économiques accompagnent-t-elles, voire nourrissent-elles, l’effort de guerre et vice versa ? Quelles
géographies économiques et sociales se dessinent dans ces sociétés en conflit ? Quid, enfin, du rôle d’une économie « internationale », portée aussi bien sur l’aide humanitaire que sur le militaire, sur ces économies locales et sur ces États en délitement ?

Panel 6 : Islam, capitalisme et altermondialisme : quelles nouvelles lectures ?

Il s’agirait dans ce panel d’analyser le rôle et le contenu d’idéologies économiques avant, pendant et après les soulèvements arabes de 2011. Dans quelle mesure les visions idéologisées de l’économique ont-elles contribué à la formulation d’espoir et de projections à même de nourrir la mobilisation politique au sein des différents mouvements de contestation comme des régimes en place ? Les contributions attendues chercheront à comprendre combien et comment les mouvements de contestation se sont appropriés des matrices doctrinales économiques afin d’alimenter et de charpenter un programme économique alliant conviction et responsabilité. Ou, au contraire, elles pourront s’interroger sur la reproduction d’orientations économiques anciennes par des acteurs se revendiquant pourtant d’un modèle économique alternatif, que cela soit dans un versant « socialiste » et développementaliste ou dans celui de « l’économie islamique ». Ce sera l’occasion de dresser un bilan des projets et programmes économiques mis en avant en essayant de comprendre pourquoi les doctrines économiques alternatives au mainstream libéral restent finalement marginales au cours des soulèvements arabes, alors même que les mouvements de protestation originaires portaient un certain nombre de revendications économiques et sociales. Les observations de terrain pourront utilement être analysées à l’aune de l’histoire des idées. De même qu’une approche comparatiste entre les différents courants intellectuels impliqués (frères musulmans, gauches, autres…) sur divers terrains d’études (pays arabes et non-arabes) permettront de faire des rapprochements ou des distinctions à même d’aider à la lecture économique de ces soulèvements. Dans ce cadre, l’étude des modèles économiques alternatifs, portés par des forces politiques, mais aussi associatives et syndicales, au Maghreb comme au Moyen-Orient, devra aussi s’interroger sur la manière dont elles répondent, ou non, à des débats économiques plus globaux (altermondialisme, économie solidaire, développement local, micro-crédits, etc.).

Organisateurs

Comité scientifique du colloque

Amin Allal (CERAPS/WAFAW), Myriam Catusse (Ifpo/WAFAW), Nicolas Dot-Pouillard (Ifpo/WAFAW), Julien Pélissier (IREMAM/WAFAW), Laura Ruiz De Elvira (IREMAM/WAFAW), Marie Vannetzel (CERI/WAFAW), Dilek Yankaya (IREMAM/WAFAW).

Consignes

Les propositions seront envoyées en fichier Word aux deux organisateurs et comprendront un titre et un résumé ne dépassant pas 6000 signes, bibliographie comprise.

Elles seront attachées à un courriel spécifiant clairement les noms, prénoms, affiliations scientifiques et institutionnelles du ou des auteurs, le titre de la communication ainsi que le panel où l’auteur souhaiterait intervenir.

Calendrier

  • Date limite de soumission des propositions : 18 avril 2016
  • Réponse du comité scientifique : fin avril 2016
  • Livraison des textes (maximum 40 000 signes) : Lundi 5 septembre 2016
  • Colloque : 12-14 octobre 2016, Beyrouth

Une Méditerranée connectée

L’atelier doctoral se déroulera du 26 au 30 septembre 2016 à Tunis

Dossier de candidature à rendre avant le 1er avril 2016

 afficheL’atelier doctoral « une Méditerranée connectée propose un cadre privilégié d’échanges autour des transformations politiques récentes en Méditerranée et une réflexion sur la place du religieux dans ces dynamiques. L’Atelier doctoral proposera également aux participants une introduction aux outils numériques qui transforment les pratiques de la recherche en SHS depuis plusieurs années.

Une question religieuse redevenue centrale

Dans l’ensemble de la Méditerranée contemporaine, la question religieuse est redevenue centrale dans les analyses et les recherches. Le religieux est devenu un élément central de situations géographiques et politiques différentes : les guerres en Syrie-Irak, en Libye, et les migrations massives qu’elles engendrent ; la situation post-révolutionnaire en Tunisie ; les réformes constitutionnelles au Maroc ; des controverses autour de la laïcité en France ; la remise en cause de traditions de coexistence en Allemagne etc.

L’atelier doctoral propose de réfléchir collectivement à ces mutations conjointes du politique et du religieux, aux nouvelles configurations qui émergent, aux instrumentalisations réciproques et aux rapports qu’ils entretiennent dans une perspective de longue durée.

Cet appel s’adresse à tous les doctorants qui questionnent d’une façon ou d’une autre la sphère religieuse dans ses rapports avec d’autres domaines, champs ou activités : le politique, l’économique, les transformations sociales, la démographie, etc.

Seront privilégiés les projets qui étudient les migrations et les circulations des hommes et des idées, les formes religieuses en situation minoritaire, les modes de gouvernance (et le lien au religieux), le poids de la religion dans des mobilisations, des conflits, dans l’activité politique nationale ou locale. Nous souhaitons également réfléchir aux transformations internes du religieux, dans l’évolution des pratiques et des rituels, dans l’émergence de formes concurrentes aux religions traditionnelles, ou par le succès de traditions réinventées.

Une introduction aux humanités numériques

L’atelier doctoral sera l’occasion de mener une réflexion autour de la question des humanités numériques. Sous cette expression se retrouvent une pluralité de démarches méthodologiques, de champs et traditions de recherches différentes, d’outils innovants dans la façon de penser et d’effectuer recherches et enseignement dans les sciences humaines et sociales. L’optique choisie par les organisateurs est de proposer une réflexion générale sur les Digital Humanities et de proposer des sessions de formation à l’utilisation d’outils numériques pour les chercheurs.

Des conférences plénières viendront questionner les évolutions du travail dans l’enseignement supérieur et la recherche et des sessions de formation seront proposées sur le blogging scientifique et la présentation d’outils numériques utilisés dans la recherche en Sciences Humaines et Sociales.

Contenu et déroulement

  • L’atelier doctoral se déroulera pendant cinq jours (du 26 au 30 septembre 2016).
  • Deux conférences plénières seront organisées chaque matin, l’une sur les développements de l’anthropologie religieuse en Méditerranée et l’autre sur les usages des outils numériques disponibles aux chercheurs.
  • Les conférences visent à apporter aux doctorants des réflexions originales et novatrices en lien avec leurs préoccupations.
  •  Les après-midi seront consacrés à la présentation et discussion des travaux des doctorants.
  •  Chaque papier sera discuté par un membre du conseil scientifique et par un autre doctorant.
  • Chaque participant disposera de 15 minutes de présentation et de 40 minutes de discussion.
  •  Les discussions seront centrées sur la pertinence des projets et sur les modalités de valorisation de ceux-ci par des enquêtes, des études, des axes supplémentaires ou des publications.
  •  Les doctorants auront la possibilité de rencontrer individuellement les membres du comité scientifique afin de discuter de certains éléments de leur recherche qu’ils souhaiteraient approfondir.
  •  Le mercredi une visite de Tunis sera organisée et la soirée sera libre.

Langue de travail : français – anglais

Comité d’organisation – Responsables scientifiques

  • Katia Boissevain, chargée de recherche à l’Idemec (AMU-CNRS), responsable du programme CIRELANMED, financé par l’ANR.
  • Loïc Le Pape, chercheur associé à l’Idemec (AMU-CNRS)

Modalités et inscriptions

Pour participer à cet atelier, les doctorants devront être inscrits régulièrement en thèse de doctorat en sciences humaines et sociales dans un établissement d’enseignement supérieur.

Les organisateurs prennent en charge totalement les frais des participants.(voyage, hébergement, restauration – sauf un repas un soir de la semaine).

Le dossier d’inscription, à retourner aux deux responsables scientifiques, devra être complété et envoyé

avant le 1er avril 2016

L’atelier doctoral se déroulera du 26 au 30 septembre 2016 à Tunis

Composition du dossier de candidature

  • Un curriculum vitæ de deux pages maximum
  • La fiche de candidature dûment complétée
  • Une présentation des travaux personnels (entre 5000 et 8000 signes)

La présentation des travaux doit faire apparaître le titre de la thèse, le ou les encadrants,l’université où la thèse est réalisée. Cette présentation peut développer les axes principaux du projet de thèse, présenter un projet d’article théorique ou empirique, une étude de cas, une revue de littérature, ou détailler l’approche méthodologique ou la posture épistémologique du candidat.

Les trois documents doivent être envoyés avant le 1er avril 2016 en un seul message à Katia Boissevain: k.boissevain@gmail.com Loïc Le Pape: loiclepape@gmail.com

Procédures et modalités de sélection

Le Conseil scientifique évaluera les dossiers reçus en fonction de la qualité des dossiers et l’homogénéité attendue du groupe.

Entre 16 et 18 candidats seront retenus et prévenus avant le 30 avril 2016

Les candidats sélectionnés devront ensuite remettre avant le 30 juin 2016 :

  • Un curriculum vitæ plus complet
  • Une présentation des travaux personnels plus approfondie (entre 10000 et 20000 signes)
  • Une photocopie d’une pièce d’identité et un justificatif d’inscription en thèse
  • Un engagement à participer à l’atelier, visé par le directeur/trice de thèse ou le responsable de l’école doctorale.

Forum : Enseigner les mondes musulmans. Langues, histoires, sociétés

Université de Lyon – ENS de Lyon,
jeudi 3 – vendredi 4 novembre 2016
Depuis la tenue du premier Congrès du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans en juillet 2015, la nécessité de renforcer la visibilité de ce champ scientifique se fait toujours plus ressentir. En effet, la société française exprime de fortes demandes en termes de meilleure compréhension des mutations en cours dans les mondes musulmans, et d’élucidation des dynamiques qui y sont à l’œuvre depuis les débuts de l’islam.
Ce premier congrès a permis de faire un état des lieux de la recherche française sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans ; il a sans nul doute contribué à renforcer le sentiment d’appartenance (notamment des plus jeunes) à un milieu scientifique structuré par de nombreux réseaux. De même, il a pu rendre visibles les travaux de plus de 300 participants (dont 80 chercheurs étrangers), en favorisant les rencontres et les décloisonnements entre disciplines, équipes de recherche, et éditeurs scientifiques.
Inscrit dans le prolongement de ce premier congrès, et visant à redonner vigueur et sens à l’enseignement des mondes musulmans dans le cadre républicain de la France d’aujourd’hui, le forum qui se tiendra à Lyon en novembre 2016 mêlera apports scientifiques
et ateliers didactiques et pédagogiques.
Il vise à impliquer l’ensemble de la communauté éducative. Organisé par trois laboratoires lyonnais membres du GIS (le CIHAM, le LARHRA et TRIANGLE), cette manifestation de caractère inédit entend poursuivre, dans le domaine de l’enseignement
et la recherche, la réflexion initiée par le Livre blanc des études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans.
Plus précisément, ce forum a pour ambition :
-de dresser un état des lieux de l’enseignement des langues, de l’histoire, de la géographie, des littératures, des arts et de la pensée des mondes musulmans dans le système éducatif français ;
– de faire travailler ensemble enseignants du Second degré et chercheurs de toutes disciplines engagés sur les terrains du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient ;
– de formuler des recommandations en vue de renforcer cet enseignement, et d’éviter les écueils qui le rendent parfois difficile en aidant les équipes pédagogiques à s’approprier les acquis de la recherche.
Grâce à l’implication de nombreuses institutions, le forum entend réfléchir sur l’enseignement des mondes musulmans dans la France d’aujourd’hui, et donner quelques pistes pour savoir comment le faire – et le faire le mieux possible. Les contributions viendront s’inscrire dans l’un des ateliers envisagés par les réunions préparatoires, organisés autour de trois axes problématiques. La liste des ateliers n’est pas limitative et la forme des contributions peut varier d’un atelier à l’autre.

1. Récits des origines et historicités
L’idée de cette première session est de couper court aux approches essentialistes des sociétés des mondes musulmans en mettant en avant les différentes manières dont elles s’inscrivent dans l’histoire et dans leurs espaces, et en recontextualisant des discours trop souvent présentés comme intrinsèquement liés à une origine. Cette approche vaut aussi bien pour l’islam que pour les religions du Livre avec qui il a coexisté ou auxquelles il s’est confronté.
Approches des textes et question du sacré
Sacralité de la langue arabe, enjeux de la modernisation de la langue, textes sacrés et sources des normes de conduite.
Les débuts de l’islam
Que sait-on des débuts de l’islam ? Le problème des sources et de leur contextualisation.
La figure de Mohammed. Quel récit et comment l’enseigner ? Quels écueils doivent être évités ?
Guerre, violence et conflictualité
Violence et conflits : comment enseigner les conflits en Méditerranée (Moyen Age époque moderne et contemporaine) ; lectures, mémoires et gestion des conflits passés et présents. Cibles, espaces et territoires de la conflictualité.
L’islam et les fondements du pouvoir
Autour du débat initié par Ali Abderraziq en 1925 : nature du califat, de l’imamat, de la souveraineté, question de la séparation entre politique et religion au XXe siècle et dans le passé.
L’islam et la question des images
La représentation figurative : normes et pratiques ; cultures de l’image dans les mondes musulmans ; effets et enjeux d’une diffusion massive
de la représentation figurée au XXe siècle.
2.
Représentations sociales et savoirs académiques : la question de l’altérité
Cette séquence sera consacrée à l’écart entre les apports de la recherche et les représentations sociales ainsi qu’à la difficulté pour les enseignants et les chercheurs de faire prendre en compte les résultats de leurs travaux. Elle renvoie plus largement à celle des représentations de soi et de l’autre qui marquent les relations entre « Orient » et « Occident », entre « majoritaires » et « minoritaires ».
L’enseignement des langues orientales : offre publique et réseaux associatifs
Enseignement de l’arabe, du turc, du persan et de l’hébreu. Histoire et structuration de l’offre d’enseignement en France : réalités, enjeux, blocages.
Les mondes musulmans dans les programmes du Second degré
Place des mondes musulmans et manière dont ils sont abordés
dans les programmes scolaires et les instructions officielles. État des lieux et perspectives.

Les mondes musulmans dans les manuels scolaires et universitaires
Les manuels scolaires et universitaires : analyse critique, enjeux historiographiques et ressources pédagogiques.
Chercheurs, experts et médias
Enjeux et modes d’affirmation d’une parole académique. S’informer sur internet : entre ressources en ligne et sites de propagande.
L’altérité dans la classe : de la contradiction au débat
Répondre de façon constructive à des incidents, contestations, allégations et certitudes pouvant aller jusqu’à l’exposition de théories complotistes ou négationnistes.
3.
Vivre et créer dans les mondes musulmans
Cette troisième séquence donnera lieu à des ateliers susceptibles de normaliser l’approche des mondes musulmans, et de les inscrire en pleine interaction avec les enjeux dont ils sont contemporains, qui marquent leur connexion avec le reste du monde :
innovations techniques, urbanisme et architecture, création littéraire et artistique, cinématographique, arts graphiques, BD… L’accent sera mis sur la présentation de ressources
documentaires pour l’enseignement, les questionnements sur les débats et les enjeux de la construction sociale et juridique des normes.
Villes et urbanités
Villes et urbanités : nouveaux chantiers de l’histoire, de la géographie et de l’anthropologie urbaine ; les patrimoines et la patrimonialisation : gestion, enjeux.
Scènes émergentes et nouveaux modes d’expression artistique
Festivals et musiques underground; formes anciennes ou inédites de la création artistique ; émergence de scènes nouvelles.
Cinémas du réel : une nouvelle vague ?
Création cinématographique au Maghreb et au Moyen-Orient.
Questions éthiques : les bricolages de la modernité
Questions de bioéthique, de conduites individuelles et collectives dans des situations inédites ; scène judiciaire, remises en cause et élaboration de la norme juridique.
Écriture et modernité au Maghreb et au Moyen-Orient
Littératures, traductions, créations.
Les ateliers auront une durée de 2h30. Ils peuvent prendre la forme de tables rondes ou de communications plus formelles d’une durée maximale de 20 minutes pour privilégier la discussion. Ils seront en effet conçus comme un lieu d’échange d’expériences, d’expertise
dans un domaine particulier, de témoignage des difficultés, mais aussi de propositions de réponses. Celles-ci constitueront la base des recommandations élaborées au cours de la phase préparatoire, discutées en séance et restituées en fin de forum.
Pour proposer une contribution,

Organisation et contact :
Makram Abbès : makram.abbes@ens-lyon.fr
Frédéric Abécassis : frederic.abecassis@ens-lyon.fr
Abbès Zouache : Abbes.Zouache@univ-lyon2.fr
Comité scientifique et de pilotage :
Makram Abbès, Professeur en Études arabes, ENS de Lyon
Frédéric Abécassis, LARHRA, MCF en histoire contemporaine, ENS de Lyon
Cyrille Aillet, CIHAM, MCF en histoire médiévale, Lyon 2
Marc André, Lycée international de Lyon, LARHRA
Narimane Abd Alrahman, Lycée Lacassagne, La Clé des langues
Souad Ayada, IGEN, groupe philosophie
Yassir Benhima CIHAM, MCF en histoire médiévale, Paris III
Catherine Biaggi, IGEN groupe histoire-géographie
Gilles Boyer, Université Lyon 1, ESPE
Pascal Burési, CIHAM, Directeur de l’IISMM-EHESS,CNRS
Sylvia Chiffoleau, LARHRA, CNRS
Irène Favier, LARHRA, MCF en histoire contemporaine, UGA
Touriya Fili-Tulon, MCF Lyon 2 en littérature comparée, Passages XX-XXI
Jean-Louis Gaulin, Professeur d’histoire médiévale,
université Lyon 2, Directeur du CIHAM
Bernard Hours, Professeur d’histoire moderne, université Lyon 3,
Directeur du LARHRA
Michel Lussault, géographe, Professeur d’Études urbaines, Directeur de l’IFÉ et président du Conseil supérieur des programmes.
Philippe Martin, Professeur d’histoire moderne, université Lyon 2, Directeur de l’ISERL.
Claire Marynower, MCF en histoire contemporaine, Science po Grenoble
Catherine Mayeur-Jaouen, Professeur d’histoire contemporaine, INALCO, Directrice du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans
Michel Nesme, IPR Philosophie, Lyon et Grenoble ; Référent laïcité, Lyon
Renaud Payre, Professeur Science po Lyon, Directeur de Triangle
Yves Poncelet, IGEN, Groupe histoire-géographie
Nathalie Reveyaz, IPR d’histoire
et géographie, Grenoble, référente laïcité
Pierre-Louis Reymond, Professeur d’arabe, CPGE, Lycée du Parc
Oissila Saaidia, LARHRA, Professeur d’histoire contemporaine, université de Lyon 2
Haoues Seniguer, Triangle, MCF Science po Lyon
Sophie Tardy, IGEN, groupe langues
Dominique Valérian, CIHAM, Professeur d’histoire médiévale université de Lyon 2
Catherine Vercueil, IPR HG, Lyon ; référente Mémoire et Citoyenneté
Michel Younès, professeur en théologie à l’université catholique de Lyon
Abbès Zouache, CIHAM, CNRS
Communication :
Aude Riom, Directrice de la communication, ENS de Lyon

Appel à communication : Journées Halqa 9 et 10 Juin 2016

La Halqa (association des doctorants en sciences sociales sur les mondes musulmans modernes et contemporains) organise ses Quatrièmes Rencontres à Paris les 9 et 10 juin 2016. Ces rencontres sont l’occasion pour les adhérents à l’association de se réunir au cours de deux journées, rythmées par des communications réparties en ateliers thématiques. En offrant un espace aux doctorants pour présenter leurs travaux, les Rencontres de la Halqa leur permettent d’échanger sur des problématiques communes par-delà les barrières disciplinaires des sciences sociales, de confronter leurs méthodes et leurs approches et enfin de faire un état des lieux de la recherche en France sur les mondes musulmans modernes et contemporains.

Pour cette quatrième édition des Rencontres, nous avons conservé la formule déjà éprouvée lors des années précédentes, en établissant quatre thèmes directeurs, qui permettront de mettre en place autant d’ateliers. Nous proposons donc aux jeunes chercheurs les axes de réflexion suivants – non exclusifs – dans lesquels insérer leurs propositions de communication.

1/ Les mobilisations politiques et sociales dans les mondes musulmans

Si les « printemps arabes » ont permis de remettre en question la vision culturaliste de mondes musulmans comme « exception » en proie à des régimes autoritaires indéboulonnables, les mobilisations politiques et sociales dans la région ont pour autant une longue histoire. Il s’agit ici d’appréhender les pratiques (passées ou présentes) d’activisme politique, les différents discours et références mobilisées, les divers acteurs mais aussi les différentes méthodes utilisées pour l’étude des mobilisations dans les mondes musulmans.

2/ États et institutions

Il s’agit d’étudier les différentes dynamiques qui ont émergé lors de la construction des États dans un temps long (XIXe – XXIe siècle) : de la chute de l’Empire Ottoman qui inaugure le temps de la construction des États arabes modernes à nos jours. Les travaux observeront les transformations des institutions à l’aune du rôle des puissances en contexte colonial, mais aussi les très récentes recompositions des États. Celles-ci inaugurent parfois une rupture d’un certain équilibre régional avec l’émergence de nouveaux acteurs institutionnels ainsi que de nouvelles circulations, dynamiques et stratégies dans le jeu régional et international. Le terme d’institution est ici à prendre au sens large : l’Éducation nationale, l’autorité religieuse, ou les organes sécuritaires de l’État (armée, police, services de renseignement).

3/ Normes, pratiques et sociétés en mouvement

La marginalité et la déviance dans le champ social, telle qu’elles sont appréhendées et mises en ordre par des institutions telles que la psychiatrie ou encore la police pourront être mises en regard avec les champs artistiques et littéraires, l’originalité, l’avant-gardisme, et l’éclatement de certaines formes. La conformité à un ensemble de normes – politiques, sociales ou artistiques – et ses évolutions, mais aussi la diversité des pratiques seront l’objet de ce troisième axe.

4/ (Re)configurations spatiales: espaces et frontières

Il s’agit ici de donner à voir l’inscription de l’action de l’État et des pouvoirs publics, mais également des sociétés civiles et des individus dans l’espace, qu’il soit question des territoires nationaux, des villes, des espaces ruraux ou de ses marges. Cette inscription dans l’espace procède de dynamiques locales, nationales, internationales, ou transnationales. La question des espaces pose celle de leurs limites : frontières nationales plus ou moins fixes et objectives, mais également délimitations territoriales subjectives, soumises aux ressenti des acteurs étudiés. Les différents « jeux d’échelles » (des études ethnographiques très locales aux travaux sur les grands mouvements transnationaux) et les diverses temporalités des cas étudiés peuvent entrer dans ce cadre.

Les propositions de communication – comprenant un titre assorti d’un résumé de 300 mots maximum – sont à envoyer avant le 1er avril 2016 par voie électronique à l’adresse halqadesdoctorants@gmail.com. Les propositions seront ensuite examinées par le bureau de l’association Halqa et les auteurs sélectionnés recevront une notification avant le 15 avril 2016.

Les frais de participation aux Rencontres qui incluent les repas, l’hébergement sur place si nécessaire et l’adhésion à l’association – sont fixés à 15 euros par personne.

Les Rencontres de la Halqa seront également l’occasion de renouveler le bureau de l’association au cours de l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue de ces deux journées.

Appel à communication pour la 4ème Journée d’études «Genre, empowerment des femmes et développement Terrains, théories et pratiques»

L’UMR développement et Sociétés lance un appel à communication pour la 4ème Journée d’études Jeunes chercheur-es de l’axe transversal genre de Paris 1 : « Genre, empowerment des femmes et développement Terrains, théories et pratiques » qui aura lieu le Samedi 18 juin 2016.

L’objectif de cette journée est de rassembler, toutes universités et toutes disciplines confondues, des jeunes chercheur-es (doctorant-es et docteur-es ayant soutenu depuis 2013) travaillant sur/avec le genre. Elle est organisée par l’Axe transversal genre de Paris 1 (http://www.univ-paris1.fr/axe-de-recherche/laxe-transversal-genre/).

Les propositions de communication (résumé long et/ou article) sont à envoyer : avant le 1er mars 2016  à l’adresse suivante : devsoc@univ-paris1.fr

Parmi les critères de la sélection qui sera effectuée par les membres de l’axe genre de Paris 1, nous privilégierons la diversité disciplinaire, la cohérence d’ensemble de la journée, l’originalité des propositions et des matériaux mobilisés, la rigueur de la démonstration adossée à des exemples précis et à des travaux de terrain.

L’évènement se déroulera à l’IEDES, Pavillon Indochine, Campus du Jardin d’agronomie tropicale de Paris, 45bis av. de la Belle Gabrielle, 94130 Nogent-sur Marne.

ppel à contribution: TRANSLATION AND THE LANGUAGES OF ISLAM: INDO-PERSIAN TARJUMA IN A COMPARATIVE PERSPECTIVE

The fourth Perso-Indica Conference:
Translation and the languages of Islam:
Indo-Persian tarjuma in a comparative perspective
Paris, 8th-9th December 2016

On the occasion of the 4th international conference of the Perso-Indica project (http://www.perso-indica.net/), we would like to consider our main object of research—the Persian translations and original works bearing on Indic cultures—in a wider perspective than has generally been the case. We aim to do so by comparing the Indo-Persian movement of translation that took place in the subcontinent from the 13th century onwards with other processes of translations operating primarily from and to non-Muslim languages (e.g. Greek, Syriac, Pehlevi, Sanskrit into Arabic, etc.; Arabic into Latin; Greek into Ottoman Turkish, etc.) and, secondarily, between different languages of Muslim societies (e. g. Arabic into Persian, Turkish, Malay, Sub-Saharan languages, etc.; Persian into Urdu, Turkish, Malay etc.). We therefore invite contributions bearing on such movements of translation in different regions of the Muslim world between the 7th and 19th centuries, and highlighting the ways in which each specific translation process articulated the relation between source, “bridge” and target languages.

Within this broad frame of comparison, we more specifically invite each contributor to provide elements of reflection on at least one of the following questions:

Translated: what was the literary form (prose, poetry) of the original text and to what literary genre or tradition did it (or was it considered to) belong? Which field(s) of knowledge did it cover? How popular was it in the society and time in which it was written?

Translator(s): who is translating? An individual: if so, is translation part of his everyday job, is he a professional cultural broker such as the well-known Ottoman dragomans? Is, on the contrary, translation an accident in his professional trajectory geared towards other activities, be they intellectual or not? Is the translator part of a group specialized in translation: does he, for instance, belong to a “bureau” of translation or to a family/lineage renowned for its multilingualism and its abilities as cultural go-between? Is the translator a collective and, if so, what do we know of the dynamics and tensions at work in the process of translation? More generally, what are the networks (social, intellectual, economic, religious, political) in which the translator participates? In paying particular attention to the identity (both individual and collective) of the agents of translation, the idea is here to sketch a contrasted socio-intellectual history of the translators active in the pre-colonial Muslim world.

Patron(s) of translation: is the translation a personal initiative undertaken for personal reasons? Is the translation the result of a commission by an individual or an institution? If so, what do we know of the relation between the translator and his patron prior and after the translation? How was the translator selected and on what criteria? What, if any, were the material conditions (salary, linguistic training, library, etc.) provided by the patron for the realization of the translation? How much involved was the patron in the composition of the translation (e.g. checking its progress, editing passages, etc.) and on which aspects (if any) of the process did he intervene?

Purpose(s) of translation: if every translation is as such a scholarly effort and may be said to partake in the long run in a general epistemic endeavor, the projects and processes of knowledge building in which many of them were framed need careful examination in order to uncover the function(s) assigned to the texts once they were translated and, by the same token, to understand the idiosyncrasies of each translation. In other words: why was a particular text selected for translation in a particular time and place and what was/were the (political, religious, social, scientific) role(s) assigned to the translated text by the translator and/or his patron? While the purposes of translations in the Muslim world were of course multiple, particular attention will be paid here to the ones that were commissioned as part of state- or empire-building and to those that were conceived in a missionary perspective of conversion/in a spirit of proselytism and even of conversion.

Process and tool(s) of translation: unveiling the purpose(s) of translation is crucial in order to understand its process and the multiple transformations it entailed at the levels of literary form and genre, language and signification. Bringing the why into light will certainly help us better explain and circumscribe the how and ultimately allow us to lay out a number of correspondences between the purpose assigned to a translation and the methods used for its realization or the type of translation produced as a result. Closely connected to the question of process is the issue of the linguistic and philological instruments and resources available in the society in which the translator was active: what were the dictionaries, glossaries, grammars, etc. at hand when the translator started his work? Did he know of their existence? If so, did he use some of them and how?

Audience, reception and circulation of translation: how was the translation received by its targeted audience, especially by its patron in the case of commissioned works? How widely did it circulate in contemporary Muslim societies and beyond, and through which specific networks? Did it become a “source” for later translations in other languages, especially in other languages of Islam and in European languages? Studying the afterlife of such translations in both the Muslim world and Europe is crucial to put in perspective and in dialogue the Orientalist traditions they respectively built. In this respect, a particular important question is the appropriation by Western scholarship of translations composed in an Islamicate context: how were these translations understood by European intellectuals and colonial administrators and what was the role (and visibility) of such translations in the latter’s knowledge-building on the society to which the “Ur-text” belonged or on the language in which it was originally written?

The deadline for submissions (title + brief abstract of the paper) is April 1, 2016.

Proposals will be evaluated and accepted according to quality, but also spread and variety.

Venue: CEIAS (Centre for South Asian Studies, EHESS-CNRS), 190 avenue de France, 75013 Paris.

Scientific coordination: Corinne Lefèvre (CNRS, co.lefevre@gmail.com) & Fabrizio Speziale (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, spezialef@yahoo.com)

Session d’études doctorales

Session d’études doctorales organisée par l’Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman (IISMM/EHESS, Paris)

En partenariat avec:

  • le Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies (NISIS),
  • Koç University’s Research Center for Anatolian Civilization (RCAC),
  • l’Institut français d’études anatoliennes d’Istanbul (IFEA)
  • Netherlands Institute in Turkey (NIT)
  • Center for Near and Middle Eastern Studies (CNMS), Marburg University
  • Orient-Institut Istanbul (Max Weber Foundation)

Et avec le soutien du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (CNRS)

Date : arrivée le 13 mars 2016, départ le 18 mars 2016

Lieu : Istanbul , Turquie

Thème : Islam et modernité dans la perspective de l’histoire globale

Argumentaire : Disponible sur le site de l’IISMM

Déroulement de la session :

Des exposés magistraux seront prolongés par des séances de discussion et des ateliers de travail autour des recherches doctorales des étudiants qui participent à la session. Les débats et les interventions se dérouleront en anglais. La participation exige une bonne compréhension de l’anglais, ainsi qu’une véritable capacité à s’exprimer dans cette langue.

Participants :

Une douzaine d’étudiants inscrits dans les formations doctorales en France seront sélectionnés par l’IISMM.

Procédure de sélection des doctorants

Sélection par un jury sur la base d’une lettre de motivation adressée par les candidats (1 à 2 pages maximum), d’un CV, d’un résumé de la thèse (2 pages maximum) et d’une lettre de recommandation du directeur de thèse. Les candidats retenus s’engagent à assister à la totalité de la session. Leurs frais de mission étant pris en charge, ils s’engagent également à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.

Responsables scientifiques :

  • Mercedes Volait

Directeur de recherche au CNRS
Directeur d’InVisu, INHA, Paris
Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde musulman
Mercedes.volait@inha.fr

  • Petra de Bruijn

Lecturer in Turkish studies,
Middle Eastern Studies Leiden University
InterUniversity School for Islamic Studies
Director ad interim Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies
nisis@hum.leidenuniv.nl

  • Levent Yilmaz

Professeur, Department of History
Directeur d’AKMED (Suna & İnan Kıraç Research Institute on Mediterranean Civilizations)
Koç University
lyilmaz@ku.edu.tr

Date limite de réception des candidatures : 10 janvier 2016 par poste (IISMM, 96 bd Raspail, 75006 Paris) ou par mail (direction.iismm@ehess.fr)

Table ronde « sécurisation alimentaire : dynamiques et pratiques »

L’UMR développement et Sociétés lance un appel à communication pour une table ronde qui aura lieu les 10 et 11 mars à Ouagadougou au Burkina Faso, intitulée « sécurisation alimentaire : dynamiques et pratiques ».

Quelques dates clés :

Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots doivent être envoyées avant le 31 décembre 2015 à securialim@univ-paris1.fr

Date de décision du comité scientifique fixée au vendredi 15 janvier 2016

Date limite d’envoi des communications retenues : jeudi 25 février 2016 à securialim@univ-paris1.fr

Pour télécharger l’appel à communication

Appel à contribution – Revue : Égypte Monde Arabe (migrations)

L’Égypte post 2011 à l’aune des migrations internationales
Coordonné par Pauline Brücker, CERI-Sciences Po & CEDEJ

En dépit de nombreuses études sur l’émigration régionale et internationale égyptienne ou sur l’établissement en Égypte de communautés sub-sahariennes, notamment en provenance de la corne de l’Afrique, l’Égypte est souvent réduite à une place mineure voire à un angle mort des recherches en sciences sociales sur les migrations internationales. Or, l’Égypte est un pays de destination temporaire ou permanent, un pays de flux et de passages, un pays d’asile tout autant qu’un pays de départ, bien loin de l’image réductrice et dépolitisante d’un « État de transit » que les pouvoirs publics s’emploient à maintenir. Par ailleurs, le contexte post révolutionnaire a entrainé de nouvelles arrivées (syriennes mais également sub-sahariennes) ainsi que de nouvelles formes de gouvernance, influencées notamment par le virage sécuritaire opéré par l’État égyptien dans sa gestion de ses frontières et des étrangers présents sur son sol. Enfin, la question politique a été souvent délaissée au profit d’une approche géographique ou anthropologique des migrations. Or, au-delà d’un « laissez faire » de façade, l’Egypte tient un rôle bien plus politique dans sa gestion des étrangers que ne veut laisser croire le discours d’État.

Ainsi, remettre le politique au cœur des questions migratoires en Égypte est l’un des fils directeurs de ce numéro d’Égypte Monde Arabe. Il s’agit aussi de mettre en lumière la diversité d’un phénomène trop souvent réduit à certaines thématiques particulières. Ce numéro se veut multidisciplinaire et accueillera des contributions en science politique, en sociologie, en anthropologie et en géographie. Celles-ci devront notamment témoigner d’une approche empirique, privilégiant les sources ethnographiques de première main. Les contributions de collègues institutionnels, activistes et militants sont également bienvenues, de même que les travaux se penchant sur ces problématiques en dehors de la ville du Caire. Les perspectives originales traitant de la question migratoire via la littérature ou le cinéma sont également sollicitées.

Les sujets abordés par les articles devront traiter de l’un des thèmes suivants :
- Les figures de l’Etranger en Égypte
- Continuités et ruptures de la gouvernance égyptienne des migrations et de l’asile
- Le migrant dans la ville : mécanismes d’inclusion et d’exclusion, rapports identitaires et intercommunautaires
- Les travailleurs migrants : immigration et émigration de, pour et par l’Égypte
- Politique étrangère égyptienne, relations internationales et migrations
- Pouvoirs politique, administratif et judiciaire face aux communautés étrangères
- La sécurisation des questions migratoires

Modalités de soumission des abstracts et des articles

Les abstracts d’une page maximum, peuvent être soumis en français ou en anglais, et sont à envoyer à l’adresse suivante : pauline.brucker@sciencespo.fr
Date limite : avant le 15 janvier 2016.

Les articles finaux devront compter en moyenne 20,000 à 40,000 signes (espaces exclus). Des formats moins conventionnels (notes courtes sur un point particulier, récit de vie etc.) sont également possibles. Les supports visuels – photos, illustrations – sont bienvenus.

Calendrier prévisionnel :
15 janvier 2016 : réception des abstracts
15 février 2016 : notification des abstracts sélectionnés
15 mai 2016 : envoi de l’article complet
Été 2016 : envoi de l’article commenté et amendé aux contributeurs
15 septembre 2016 : envoi de la deuxième version de l’article final
Décembre 2016 : Publication en ligne du numéro