Archives de catégorie : Appels à communications

Summer School : Understanding the Middle East “De-constructing Narratives, Imaginaries and Representations”

Summer School

Understanding the Middle East

“De-constructing Narratives, Imaginaries and Representations”

3rd – 7th July 2017

Within the context of the TOMidEast initiatives, the Department of Cultures, Politics and Society of the University of Turin, is pleased to announce the fourth edition of the Summer School “Understanding the Middle East” dedicated this year to the issue of De-constructing narratives, imaginaries and representations.

Narratives, imaginaries and mythical representations affect the study and the comprehension of the Middle East. Those narratives are, nowadays as in the past, at the heart of a stereotyped and often racialised, essentialist and culturalist reading of such a crucial area of the world.

This fourth edition of the summer school “Understanding the Middle East” critically reflects on those narratives that, over the years, have fuelled a simplistic and inaccurate reading of the Middle East in academia, policy circles and media. Starting with the most difficult narrative to challenge – Orientalism – the summer school deconstructs some of the representations that have shaped the Middle East, contributing to foster its presumed exceptionalism: democratization, sectarianism, political Islam, clash of civilizations, and permanent conflict. To do this, alternative stories, processes, and debates are employed to interpret the transformations of the region. In particular the focus will be, among others, on the role of social classes, the discourse of Arab intellectuals, trade unionism, and contentious politics.

A specific focus will be on the role of old and new media with the participation of communication’s experts coming from the MENA region.

The final objective is to offer useful theoretical tools and empirical evidence to understand the complexity of the current transformations and, at the same time, to re-open a discussion free from constraints and simplifications.

Scientific Committee

Rosita Di Peri, University of Turin (Summer School coordinator); Gilbert Achcar, SOAS, London; Francesco Cavatorta, Laval University, Quebec City; Raymond Hinnebusch, St. Andrews University, St. Andrews; Fadia Kiwan, St. Joseph University, Beirut; Ilter Turan, Bilgi University, Istanbul.

TOMidEast project manager, Mrs Violetta Ubertalli, can be reached via email at middleeast.to@gmail.com, or by writing at the following address:

TOMidEast
c/o Department of Cultures, Politics and Societies
Lungo Dora Siena 100
10153 Torino – ITALY

Appel à communication : « In partibus fidelium. Missions du Levant et connaissance de l’Orient chrétien (XIXe-XXIe siècles) »

Colloque international, École française de Rome
27-29 novembre 2017

Ce colloque international se penchera sur l’assimilation en Europe de connaissances relatives aux cultures chrétiennes-orientales, à partir surtout du dernier tiers du XIXe siècle, et sur le rôle que les missions ont joué dans ce processus. Ces connaissances nouvelles sont fondées en grande partie sur les travaux menés sur le terrain, au Moyen-Orient, en particulier sur les manuscrits conservés dans les monastères et les patriarcats, et plus généralement sur le patrimoine littéraire, linguistique, archéologique, cartographique et musicologique, des communautés chrétiennes installées. Un savoir circule et se transforme de part et d’autre de la Méditerranée : recueilli et développé dans les grandes bibliothèques et universités européennes, il est aussi intégré par les structures de gouvernance des Églises, notamment à Rome, mais retourne encore bien souvent dans son espace d’origine, où il est ré-approprié et nourrit une prise de conscience patrimoniale interne. Les missions chrétiennes, naturellement situées à l’interface entre le « monde occidental » et le « monde oriental », se retrouvent au cœur de cette dynamique. Dans le contexte d’un second XXe siècle marqué au Moyen-Orient par la décolonisation et les guerres, ainsi que par le nationalisme arabe puis l’islam politique, différents processus – affirmation identitaire des communautés chrétiennes, recrutement local accru des missions, révision des barrières confessionnelles – renouvellent les enjeux et les mécanismes de cette circulation des savoirs chrétien-orientaux.

Axe 1 : Les missions chrétiennes du Levant comme lieux de production d’un savoir « oriental »

On s’intéressera aux principaux centres missionnaires dans leur pratique d’un apostolat des textes et du savoir. Il s’agit par exemple des jésuites de l’Université Saint-Joseph, des dominicains de Mossoul, du Caire et de Jérusalem, des maronites d’Alep, ou encore des nombreuses implantations de la Church Missionary Society à Jérusalem et en Palestine (sans exclure le cas particulier du monastère des Arméniens à Venise).

Le colloque est centré sur les savoirs culturels et religieux : textes bibliques et liturgiques, productions musicologiques, découvertes archéologiques, littérature ethnographique, photographie et cartographie, etc. L’étude des ateliers d’imprimerie sera une clé d’entrée. En effet, ils permettent une large circulation des travaux érudits, ils aident considérablement à la diffusion de la presse dans le Moyen-Orient, et ils favorisent tout un travail philologique et scientifique sur les manuscrits anciens, qui sont transcrits, traduits et recopiés, avec un apparat considérable de notes et de commentaires. Les missions chrétiennes ont également joué un rôle particulier dans le maintien et la diffusion des langues et écritures des communautés locales (syriaque, copte, arménien, par exemple) comme dans l’enrichissement et la transmission de la langue arabe. On s’interrogera encore sur la manière dont les missionnaires ont informé sur la situation des communautés locales (mobilités, persécutions, pratiques sociales, etc).

On se penchera enfin sur le rôle des passeurs locaux. Quels sont les acteurs, et quels terrains géographiques, scientifiques et religieux, investissent-ils ? Quelle a pu être leur influence ? On étudiera le parcours et les travaux d’érudits locaux, qui, autour du premier XXe siècle, jouent un rôle fondamental dans la mise en lumière et la diffusion d’un nouveau savoir chrétien-oriental, tels, par exemple, un Addai Scher, un Louis Cheikho, un Ephrem Rahmani ou un Alphonse Mingana, demeurés célèbres pour leurs bibliothèques, leurs travaux volumineux, les revues et parfois les centres d’étude qu’ils ont contribué à fonder. On inclura la question de leur insertion au sein de communautés savantes et religieuses, et de leurs relations avec les autorités locales, politiques et ecclésiastiques.

Axe 2 : Passages, réceptions et reformulations

Il s’agit de comprendre comment circule cette nouvelle connaissance sur les réalités culturelles chrétiennes-orientales. Sans pour autant ignorer le rôle et les motivations étatiques, on s’intéressera en priorité aux canaux culturels et religieux : revues et collections d’érudition orientale fondées de part et d’autre de la Méditerranée (al-Machriq, Patrologia Syriaca, Patrologia Orientalis, Oriens Christianus), et sections spécifiques dans les congrès internationaux, les universités ou les grandes bibliothèques européennes et nord-américaines, sans oublier les organismes d’étude et de formation au sein des Églises, parmi lesquels l’Institut pontifical oriental. Ainsi, en Europe, mais aussi aux États-Unis et en Russie, des érudits, des scientifiques, et des universitaires, à la faveur de l’orientalisme ambiant, acquièrent ou s’approprient ces nouveaux travaux, et les étudient à leur tour, tels l’assyriologue de Louvain Chabot, les Allemands Sachau et Baumstark, l’historien de l’Église Duchesne et son collègue byzantiniste Janin, ainsi que le futur cardinal Tisserant, dont on observera les trajectoires. On examinera les interactions avec les cercles académiques mais aussi avec les courants de pensée qui les traversent.

Comment ces savoirs sont-ils justement reçus, ré-interprétés, reformulés ? On questionnera un certain nombre d’interactions d’ordre stratégique et politico-culturel. Par exemple, la vision chrétienne-occidentale est longtemps imprégnée, jusque chez les missionnaires, de défiance et de mépris face à un christianisme oriental considéré comme décadent et que les missions ont pour vocation d’affermir. Mais comment cette perception intègre-t-elle les théories darwinistes et raciales face à un christianisme sémitique – de langue, de culture – en particulier dans l’entre-deux-guerres, au moment de l’essor de l’érudition orientale ? A contrario, on regardera de quelle manière le développement de ces nouveaux savoirs modifie les rapports d’altérité au sein du monde chrétien, jusqu’à parfois reconnaître chez les chrétientés orientales une force de rénovation au tournant de Vatican II. Dans l’analyse des formes de réception et d’usages institutionnels de ces savoirs, le cas romain s’impose par la proximité des sources, qu’il s’agisse de la constitution d’organismes spécifiques ou bien du développement d’expertises au sein des dicastères et des congrégations religieuses.

Axe 3 : Réappropriations locales et mutations

Parmi les mécanismes de réintégration des savoirs dans l’espace moyen-oriental, on abordera la question de la mise en valeur de traditions culturelles et cultuelles, en relation avec des processus d’affirmation identitaire des communautés chrétiennes locales. La musique liturgique, par exemple, a pu constituer un terrain privilégié de patrimonialisation d’une culture locale dans l’Église copte. D’autre part, comment ce savoir interfère-t-il avec la perception d’une sacralisation progressive des territoires moyen-orientaux ? On envisagera les phénomènes d’oubli, de réinvention et là aussi de patrimonialisation, qui conduisent à l’élaboration de topographies sacrées. De ce point de vue, le cas de la Terre Sainte est particulièrement révélateur.

Enfin, quelles inflexions au cours du temps ? On considèrera notamment les évolutions induites par la hausse des vocations locales au sein des missions et par les renouvellements des rapports interconfessionnels. On s’intéressera aux changements qui touchent la définition même de Proche et Moyen-Orient, de Terre Sainte, d’Églises et d’Orient chrétien. Dans le contexte du second vingtième siècle, c’est la mission chrétienne en « terre d’islam » qui se trouve elle-même repensée.

Informations pratiques

Modalités d’envoi des propositions

Les propositions de communication, de 500 mots maximum, sont à envoyer avant le 11 mars 2017, en français, italien ou anglais, à l’adresse suivante : missmo.inpartibus@gmail.com. Elles seront accompagnées d’une courte présentation de l’auteur, avec mention de son titre et de son affiliation institutionnelle.

Calendrier

11 mars 2017 : date limite de remise des propositions

Fin mars : notification des résultats

30 octobre : remise des textes (ils seront remis aux participants du colloque afin de faciliter la discussion et de préparer la publication finale)

27-29 novembre : colloque

Prise en charge des frais de transport (plafonnés) et d’hébergement (pour la durée du colloque uniquement).

Les langues du colloque sont le français, l’italien, et l’anglais.

Les actes du colloque seront publiés selon un processus d’évaluation par des experts.

Organisation de l’événement

Ce colloque international est le premier d’une série de manifestations scientifiques dans le cadre du programme quinquennal de recherche Missions chrétiennes et sociétés du Moyen-Orient : organisations, identités, patrimonialisation [MisSMO, 2017-2021]. Il vise à étudier le rôle et la place des missionnaires chrétiens dans les évolutions culturelles et sociales du Moyen-Orient contemporain, du XIXe siècle à nos jours. Il inclue l’École française de Rome (EfR), la Fondazione per le scienze religiose Giovanni XXIII (Fscire), I’Institut français d’archéologie orientale (Ifao), l’Institut français d’études anatoliennes (Iféa), l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), et l’Université de Leyde.

Coordinateurs du colloque : Vittorio Berti (vittorio.berti@unipd.it), Marie Levant (levant@fscire.it).

Comité d’organisation : Vittorio Berti (Università di Padova), Philippe Bourmaud (Iféa, Université Lyon 3), Séverine Gabry-Thienpont (Ifao), Fabrice Jesné (EfR), Marie Levant (Fscire), Norig Neveu (Ifpo), Karène Sanchez (Leiden University).

Comité scientifique : Dominique Avon (Université du Maine), Adam Becker (New York University), Vittorio Berti (Università di Padova), Philippe Bourmaud (Iféa, Université Lyon 3), Séverine Gabry-Thienpont (Ifao), Aurélien Girard (Université de Reims), Bernard Heyberger (EHESS/EPHE), Marie Levant (Fscire), Alberto Melloni (Fscire), Alessandro Mengozzi (Università di Torino), Heleen Murre-Van der Berg (Radboud University), Norig Neveu (Ifpo), Inger Marie Okkenhaug (Volda University College), Anthony O’Mahony (Heytrop College), Heather Sharkey (University of Pennslyvania), Karène Sanchez (Leiden University), Chantal Verdeil (Inalco).

Appel à communications colloque « Évolutions ou révolutions ? Musiques du Moyen-Orient et du Sud de la Méditerranée à l’époque contemporaine – les traditions et les nouvelles tendances »

Rencontres pour les jeunes chercheurs :
« Évolutions ou révolutions ? Musiques du Moyen-Orient et du Sud de la Méditerranée à l’époque contemporaine – les traditions et les nouvelles tendances »
13 et 14 juin 2017, Institut National des Langues et Civilisations Orientales,
INALCO, Paris

Il y a un intérêt et une nécessité à ressembler des musicologues, des ethnomusicologues, des historiens et des sociologues à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales, qui est dédié principalement aux recherches sur les langues, les littératures, les civilisations, les cultures et accueille occasionnellement des groupes de musiques de différents horizons. Il s’avère important de proposer dans un même lieu, une réunion internationale de jeunes chercheurs travaillant sur les musiques du Moyen-Orient et du Sud de la Méditerranée. L’Institut et plus particulièrement, le Centre de Recherche Moyen-Orient et Méditerranée (CERMOM), trouvent en même temps ici, une opportunité et un défi à organiser un tel colloque qui complèterait ses axes d’études et de recherches.
Les régions du Moyen-Orient et du Sud de la Méditerranée, étant le berceau d’anciennes civilisations et des trois grandes religions monothéistes, sont des terrains passionnants pour mener des recherches sur les musiques. Un conglomérat des ethnies et des cultures africaines et asiatiques, se mélangeant avec des influences européennes et américaines, s’étend du Mashreq au Maghreb, en passant par Israël.
Les contacts permanents avec l’Europe ont facilité l’éclosion de lieux culturels comme les opéras ou les théâtres musicaux qui sont un héritage direct de la domination colonialiste occidentale des deux derniers siècles. Les plus grands centres culturels et universitaires de l’Afrique du Nord et des pays du Levant, comme Beyrouth, le Caire, Casablanca, Jérusalem, Tunis ou Dubaï, entre autres, peuvent se vanter de posséder des conservatoires modernes, des opéras et des orchestres symphoniques. Les studios d’enregistrement, qui fonctionnent aussi pour la radio, la télévision et pour l’industrie du film, se sont développés au Caire et dans la plupart des grandes métropoles du Mashreq au Maghreb. La diversité moyen-orientale et nord-africaine comprenant les éléments du folklore indigène s’est dotée de motifs exogènes : européens, turques, sud-américains ou autres. Les musiques puisent dans ces traditions et créent des versions modernes.
La musique arabe couvre la région de l’Afrique du Nord en passant par les pays du Levant jusqu’à la Péninsule Arabique et peut être traitée sur plusieurs niveaux, malgré son apparente unification qui résulte de la domination de la langue arabe et de l’islam, ainsi que des aspects historiques, politiques et culturelles communs, reliant de ce fait plusieurs communautés Arabes et non-arabophones, musulmanes, chrétiennes et juives.
Dans les centres culturels, les musiques traditionnelles sont également cultivées par des professionnels qui continuent de les étudier pour en préserver les racines. Les anciens centres historiques de la musique, comme Alep, Bagdad ou Fez, attirent toujours des musicologues qui veulent sauvegarder un patrimoine musical qui périclite.
Il est évident de constater que les changements observés dans ces différents pays s’accélèrent et sont inévitables. Les contacts désormais presque instantanés avec d’autres cultures, se cumulent en assimilant des éléments allogènes pendant que la pertinence de la tradition des musiques savantes et traditionnelles indigènes s’affaiblit. La performance artistique n’est plus, comme auparavant, le « lieu » de l’interaction entre l’artiste et son auditoire, ceci dans l’art du chant, de la récitation, ou de la danse. Maintenant, avec l’industrie du disque et les médias, le rôle du public se réduit de plus en plus souvent à celui d’un simple récepteur, qui écoute, regarde, et « consomme ». En même temps, l’intégration culturelle mondiale, due à la globalisation, a conduit à l’émergence des musiques qui fusionnent avec le rock, le rap, le jazz, etc.
L’immensité des styles musicaux qui existent actuellement en Israël, révèle la complexité de sa propre culture. Israël a bénéficié de l’arrivé de nombreux musiciens du monde entier qui viennent de cultures musicales différentes et qui ont ramené avec eux les instruments, les idées et un patrimoine très varié. Ils ont contribué à la création d’une culture musicale israélienne unique en mixant toutes les musiques traditionnelles juives, en apportant les spécificités musicales de leurs pays d’origines (Arabes, du Maghreb, de l’Europe, des Amériques du Nord ou du Sud), et en les inscrivant dans la modernité du monde multiculturel.
Enfin, il mérite d’être souligné que tous les pays de la région ont développé des musiques sacrées et spirituelles en plus de la musique profane ou divertissante, quelle que soit la religion concernée. Cela concerne l’art de chanter les textes des livres sacrés, les chants liturgiques, ou les danses spirituelles, ce qui constitue là-aussi un vaste domaine de recherches.

Nous invitons les chercheurs travaillant sur la musique des régions du Moyen Orient et de la Sud-Méditerranée (les musicologues, les ethnomusicologues, les sociologues, les anthropologues, les historiens et les politologues) à présenter leurs travaux autour des domaines suivants :
– musiques vocales, instrumentales ou mixte,
– théorie et pratique musicale,
– musique savante, artistique,
– musique traditionnelle et populaire,
– musique religieuse, sacrée, spirituelle,
– musique de divertissement, variété, musique médiatisée,
– musique engagée et occasionnelle,
– poésie chantée,
– organologie,
– modes de production et de consommation de la musique,
– musiques des minorités ethniques et religieuses,
– musiques des diasporas,
– musique et société,
– danse,
– archives sonores.

Les propositions de communications (d’une durée maximale de 20 minutes) en français ou en anglais sont à envoyer en pièce jointe à l’adresse électronique des organisatrices sous format Word, dans les limites de 300 mots incluant la bibliographie, et doivent être accompagnées d’une courte note biographique sur l’auteur. La date limite de soumission des propositions est fixée au 20 février 2017 inclus. Les réponses du comité scientifiques seront données en début du mois de mars 2017.
L’équipe d’accueil : CERMOM / INALCO
Le comité d’organisation et scientifique :
Dominika Czerska-Saumande – CERMOM / INALCO ; cutecoolkikaczerska@yahoo.co.uk
Vanessa Paloma Elbaz – CERMOM / INALCO ; palomasereia@gmail.com

Appel à candidatures du Prix de thèse 2017

L’Institut d’étude de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM-UMS2000) et le GIS Moyen-Orient Mondes musulmans du CNRS organisent en 2017 trois prix de thèse ciblés ayant trait au Moyen-Orient et aux mondes musulmans. Sont éligibles des travaux soutenus en français ou en France entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016, dans toutes les disciplines des lettres et sciences humaines et sociales.

Trois prix seront attribués et remis solennellement le mercredi 5 juillet 2017 :

  • Le prix Relations internationales/Sciences politiques soutenu par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires Étrangères.
  • Le prix Rémy Leveau, sur l’islam de France et d’Europe soutenu par le Bureau central des cultes (BCC), au ministère de l’Intérieur.
  • Le prix de la thèse francophone décerné par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) – Maghreb.

Conditions générales de candidature :

  • Avoir soutenu entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016 une thèse en français ou en France sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans en lettres et sciences humaines et sociales. Cette thèse doit avoir un rapport avec les domaines des prix indiqués ci-dessus : sciences politiques, relations internationales, islam de France, islam d’Europe. Pour le prix de la thèse francophone, se reporter aux conditions particulières infra.
  • Avoir obtenu les félicitations du jury (dans les universités où cela se pratique).
  • Avoir envoyé un dossier complet à l’IISMM selon les modalités ci-dessous, au plus tard le 15 janvier 2017.

Conditions particulières pour le prix de l’AUF :

  • Le candidat, citoyen d’un des trois pays couverts par l’AUF – Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), doit avoir soutenu sa thèse en français, soit dans son pays, soit en France même, dans les délais indiqués ci-dessus et sur quelque sujet que ce soit ayant trait au Moyen-Orient et aux mondes musulmans, dans toute discipline des lettres et sciences humaines et sociales
  • Il convient de noter que si son dossier remplit les critères requis, un candidat au prix de la thèse francophone est éligible aux autres prix.

Composition du dossier :

  • Un exemplaire électronique de la thèse au format PDF.
  • Deux exemplaires du rapport du jury sur papier. Pour les universités étrangères où il n’existe pas de rapport, prière de joindre deux lettres de recommandation : la première du directeur de thèse, la seconde d’un autre universitaire.
  • Un CV et une liste des publications sur papier.
  • Pour les candidats éligibles au prix de l’AUF – Maghreb, une preuve de nationalité (photocopie de la carte d’identité ou passeport).

Dossier à envoyer :

  • par e-mail (thèse en PDF) : appels.iismm@ehess.fr et prixthese2017@gmail.com
  • par courrier (rapport de soutenance, CV) : Prix de thèse 2017 – IISMM, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris.

 

Appel à participation : Session d’études doctorales de l’IISMM 2017, « Islam, the body and the self » à Sarajevo (Bosnie) du 13 au 17 mars 2017 — LIMITE : 15/01/2017

En partenariat avec le Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies (NISIS), le Center for Near and Middle Eastern Studies (CNMS), le Marburg University et la Faculty of Islamic studies de Sarajevo

Et avec le soutien du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (CNRS)

Responsables scientifiques :
Mercedes Volait
Directeur de recherche au CNRS
Directeur du laboratoire InVisu, INHA, Paris
Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde musulman
Mercedes.volait@inha.fr

Petra de Bruijn
Lecturer in Turkish studies,
Middle Eastern Studies Leiden University
InterUniversity School for Islamic Studies
Director ad interim Netherlands Interuniversity School for Islamic Studies
nisis@hum.leidenuniv.nl

Ahmet Alibasic
Assistant Professor
Faculty of Islamic Studies
Sarajevo
ahmetalibasic@yahoo.com
Dates
Arrivée le 12 mars 2017, départ le 17 mars 2017
Lieu
Sarajevo, Bosnie

Argumentaire

Islam, the body and the self

Religion is not exclusively about textuality. We cannot study religion without taking into account the multiple dimensions of the body as an object of research in its own right. This is also the case with Islam. The body is the oldest and probably most essential religious medium. Oral transmission is considered the most appropriate way of transmitting the word of God. Just as in any religious tradition at the heart of Islam is the body as the carrier of that tradition.

There are many normative references in theological and juridical sources to various aspects and features of the body. There is an intriguing paradox with respect to the position of the body in Islamic tradition. Although it is considered as the central carrier of tradition, the centrality of the body may also easily open up to idolatry. Iconography is an important emerging field in Islamic studies because it explores among other things the dynamics of the imagination of the human body in Islam in relation to its central religious tenets dealing with its representation. The growth of the modern media replete with images adds new dimensions to the study of iconography and the body.

Religious boundary making also works through the body. The body is the pivotal object of imagination and symbolism in interactions between the self and the other and between Muslims and non-Muslims. Processes of boundary making, othering, exclusion and physical extinction, but also reconciliation and dialogue, always take place through corporeal practices and interactions. Under conditions of war, bodily violence constitutes a compelling and extreme form of boundary making. It involves the use of the body to establish the parameters of otherness, taking the body apart to define the enemy within. But we can also think of more banal and everyday situations of boundary making in which the body plays a central role such as sport and the bodily culture that surrounds it.

And last but not least, the body is the single most important vessel for religious practice. Religion is performed through the body and reversely, stages in the lives of individuals such as birth, marriage and family formation, death and burial constitute important ritual moments in religious traditions. Religiosity is being shaped and re-shaped under changing circumstances through the process of embodiment. The body in Islam has a history in this respect. Ethical and moral improvement, the disciplining of the body for moral improvement, the formation and fashioning of the (Islamic) self is first and foremost accomplished, enabled, but also limited by our bodies. Rituals, acquiring and disseminating knowledge, and disciplinary practices, are accomplished through embodiment. And being in the world, self-understanding, the making of selfhood, and identity-making cannot be properly understood if we would ignore the crucial agency of the body.

We invite researchers explicitly working on the body, but also those not explicitly addressing the body, to explore the relevance of the body and the self in their work.

Déroulement de la session

Les matinées sont consacrées à des exposés magistraux par l’équipe encadrante ; les après-midis sont réservés à des ateliers de travail autour des recherches doctorales des étudiants qui participent à la session. Les débats et les interventions se dérouleront en anglais. La participation exige une bonne compréhension de l’anglais, ainsi qu’une véritable capacité à s’exprimer dans cette langue.

Participants

Une douzaine d’étudiants inscrits dans les formations doctorales en France seront sélectionnés par l’IISMM.

Procédure de candidature

Les étudiants inscrits dans une université française candidatent auprès de l’IISMM. Ils soumettent un dossier comportant les pièces suivantes :

– une lettre de motivation en anglais (1 à 2 pages maximum),

– un résumé de la thèse en anglais (2 pages maximum),

– une proposition d’intervention en relation avec le thème de la session, assortie d’une courte biographie, le tout en anglais,

– un CV (rédigé en français ou en anglais),

– une lettre de soutien du directeur de thèse.

Les candidats retenus s’engagent à assister à la totalité de la session. Leurs frais de mission étant pris en charge, ils s’engagent également à respecter les dates de départ et de retour qu’implique la session.

Date limite de réception des candidatures : 15 janvier 2017 par poste (IISMM, 96 bd Raspail, 75006 Paris) ou par mail à mercedes.volait@inha.fr , avec copie à direction.iismm@ehess.fr

Appel à candidature pour doctorants et master2 en islamologie

« Prophétologies musulmanes : discours et représentations »

- Date limite de candidature : 4 janvier 2017 à minuit


Académie d’été en islamologie classique
pour doctorants (et étudiants en master 2 avancés)


« Prophétologies musulmanes : discours et représentations »

organisée par le programme Islamologie du Labex RESMED

29 juin – 5 juillet 2017
Aix-en-Provence, France

Cette académie d’été est destinée à des étudiants de niveau avancé en islamologie (master 2, doctorat), étudiant en France ou en Europe, régulièrement inscrits dans une université. Elle est réalisée au sein du Labex RESMED avec le soutien de l’Université Paris-Sorbonne, de l’UMR 8167 Orient-Méditerranée du CNRS, avec une participation de l’IREMAM et de la MMSH (Aix-en-Provence).
L’académie d’été, d’une durée de six jours, fera travailler ensemble sous la conduite de plusieurs spécialistes et d’une manière historico-critique, une quinzaine d’étudiants, venant pour moitié d’universités européennes et pour moitié d’universités du monde arabo-musulman.
La langue de travail de l’académie d’été sera le français bien que certaines communications pourront être données à titre exceptionnel en arabe. Il est absolument nécessaire que les participants aient un niveau suffisant de compréhension et d’expression orale en français dans le domaine académique.
Chaque étudiant devra présenter en détail ses recherches en cours, et prendre part à une discussion constructive sur chaque présentation. Chaque étudiant ou chercheur sera également invité à présenter un point de méthode ou un ouvrage qu’il estime important ou novateur dans le champ de recherche.

Organisateurs : Nadjet Zouggar, Luca Patrizi, Anne-Sylvie Boisliveau.

Sélection des candidats : Télécharger l’appel à candidatures
Date limite d’envoi des candidatures : 4 Janvier 2017

Thématique et axes de recherche abordés

L’institution prophétique occupe une place centrale dans la religion islamique. Cette religion est plurielle si l’on considère ses différents courants, mais le prophète y est communément accepté comme modèle d’excellence. L’exemplarité de Muḥammad est étayée par un ensemble de croyances relatives à sa qualité de prophète. Ces croyances forment un corpus de données scripturaires et de représentations que l’on désigne ici par le mot « prophétologie ».
Le fait prophétique est amplement étayé par le Coran. Le texte coranique est la source d’autorité dans laquelle les théologiens des différentes écoles de l’islam ont puisé les premiers articles de foi en rapport avec cette institution. Le rôle du prophète de l’islam y est décrit parallèlement à celui des prophètes du passé – figures principalement bibliques ; comme eux, son rôle est celui d’annonciateur (nadhīr) du message divin au peuple auquel il est envoyé. Le Coran développe également une rhétorique confirmant ce rôle face aux arguments d’opposants qui mettent en doute sa légitimité prophétique.
Au sein de la communauté musulmane naissante, l’exemple du prophète Muḥammad a constitué la norme. Après sa mort, la transmission de ses faits et gestes de même que des traits saillants de sa personnalité sont devenus objets d’une quête effrénée de la part des croyants. Le corpus des récits (ḥadīth) ainsi rapportés a connu une croissance phénoménale et la famille des traditionnistes n’a cessé de croitre jusqu’à devenir, de nos jours encore, l’un des principaux pôles d’autorité religieuse.
Parallèlement, au sein de la littérature dogmatique de l’islam sunnite a été élaboré un genre d’ouvrage théologique à part entière dans lequel sont précisées les croyances inhérentes au prophétisme. Il s’agit du traité de prophétologie (al-nubuwwāt), qui aborde de manière systématique les questions de la démonstration de l’existence des prophètes ; de la nécessité ou de la possibilité de leur existence ; de la place qu’ils occupent dans la hiérarchie des êtres, etc.
Parmi les différents genres littéraires qui se sont développés dans le sillage de la vie du prophète Muḥammad, on retrouve les récits biographiques et hagiographiques (sīra et maghāzī) prolongés par des recueils d’histoires des prophètes précédant Muḥammad (qiṣaṣ al-anbiyāʾ). Ayant largement puisé dans les récits bibliques, avec pour objectif de donner une place prépondérante au prophète Muḥammad dans l’Histoire universelle, comme Sceau des prophètes (khātim al-anbiyāʾ). Ces récits revêtent à la fois une dimension normative et une puissante charge symbolique qui se traduit, au plan sotériologique, par la vénération dont est l’objet cet archétype d’humanité, au sein de la communauté des croyants.
En effet, dans le cadre du soufisme et en particulier dans l’école d’Ibn al-ʿArabī (m. 1240), on observe le développement de doctrines selon lesquelles le prophète Muḥammad s’identifierait à l’Homme Universel ou Parfait, al-insān al-kāmil, archétype primordial de l’Homme, dont l’existenciation précèderait celle d’Adam. À partir du XVIème siècle environ, un rôle toujours plus important est accordé au Prophète dans le soufisme, au point de donner naissance à la notion de « Voie Muḥammadienne », al-ṭarīqa al-muḥammadiyya.
Par ailleurs, dans la croyance sunnite, parmi les créatures qui peuvent intercéder auprès de Dieu au profit du commun des mortels, le prophète Muḥammad revêt une place particulière. Cette doctrine de la shafāʿa, tirée du Coran et des ḥadiths, est systématisée dans les professions de foi les plus anciennes. Dans le chiʿisme, après le Prophète, le pouvoir d’intercession descend sur la chaîne des Imams.
Et enfin, à en juger par certaines traditions prophétiques, la vénération des reliques des prophètes semble être une pratique acceptée dans l’islam depuis les origines. Mais en raison de sa tendance anti-idolâtrique et aniconique marquée, la vénération des reliques qui s’est développée au sein de l’islam se concentre essentiellement sur les reliques appartenant au prophète Muḥammad (cheveux, poils, vêtements, empreintes, armes et objets variés), et non pas sur les reliques des Saints comme c’est le cas dans le christianisme.
La prophétologie sera abordée selon les axes (non-exhaustifs) suivants :

1 – Littérature dogmatique :
-  La démonstration de la validité du fait prophétique (dalāʾil al-nubuwwa)
-  Impeccabilité et/ou infaillibilité des prophètes (ʿiṣmatu l-anbiyāʾ)
-  Les miracles prophétiques (al-muʿjizāt)

2 – La biographie du prophète Muḥammad : entre Historiographie et hagiographie
-  Les récits biographiques et hagiographiques (sīra et maghāzī)
-  La figure de Muḥammad en relation avec les autres prophètes à travers les recueils d’histoires des prophètes (qiṣaṣ al-anbiyāʾ)
-  Muḥammad comme Sceau des prophètes (khātim al-anbiyāʾ)

3 – Représentations mystiques et populaires : vénération et sotériologie
-  La doctrine de d’intercession du prophète : les notions de tawassul, shafāʿa et istighātha.
-  Le Prophète comme Homme Parfait (al-Insān al-kāmil)
-  La vénération des reliques du Prophète.

Appel à communications : Dynamiques religieuses en Égypte contemporaine

Colloque international organisé au Caire avec le concours de l’Institut IACCHOS
10 – 12 septembre 2017

Les profondes et rapides dynamiques de changement qui s’opèrent en Égypte depuis l’ère nassérienne nécessitent de reconsidérer notre manière d’approcher les évolutions des phénomènes religieux. Situés au cœur de la vie quotidienne des Égyptiens, ces phénomènes doivent constamment être réévalués par des chercheurs confrontés à de nouvelles tendances, voire à des formes d’hybridation. Les travaux réalisés jusqu’à présent invitent à prendre en compte les dimensions parfois paradoxales des évolutions socioreligieuses qu’a connues l’Égypte contemporaine, marquées d’une part par le maintien de relations interreligieuses soutenues et, d’autre part, par une ségrégation de plus en plus marquée, associée à la réaffirmation des frontières confessionnelles, voire interconfessionnelles. En donnant à cette action une tournure résolument pluridisciplinaire, nous envisageons d’approcher toute la complexité du rôle et de l’impact du religieux dans la vie des Égyptiens, tant dans sa dimension politique, que dans son organisation sociale et culturelle.

Le premier axe consistera à s’intéresser aux interactions, d’une part, entre les deux grandes religions monothéistes représentées en Égypte et, d’autre part, entre le quotidien – le vécu – et les préceptes dogmatiques défendus par telle ou telle institution. Il s’agit donc ici de mettre en perspective faits religieux et enjeux du quotidien. La religion vécue sera dès lors étudiée dans ses rapports avec la musique, le droit, les loisirs, la politique, les affaires, ainsi qu’à travers les espaces du religieux (ville/campagne, quartier, lieux de culte, marquages sonores, physiques, symboliques du territoire), propices à l’analyse de ces interactions.
Après la question des contacts vient celle des scissions et de la compétition interreligieuse qui en découle, qui sera abordée au sein d’un deuxième axe. Cette compétition se manifeste souvent entre les deux grandes religions monothéistes que sont l’islam et le christianisme, mais provient également du succès de mouvements d’ampleur (charismatique, pentecôtiste, salafiste…) au sein même de chaque confession, qui se trouvent à l’origine de querelles d’ordre religieux, dogmatique et identitaire. Là encore, c’est à travers le quotidien des individus que sera abordée cette question de la compétition, au Caire comme dans le reste du pays. Comment frontières et rivalités confessionnelles se créent-elles, fertilisant le terreau d’un développement communautaire parfois hermétique, et dans quelle mesure cela influence-t-il la vie quotidienne des Égyptiens ? A travers des approches résolument empiriques, ces rivalités seront notamment abordées par la question des représentations religieuses qui transparaissent dans la presse, la littérature, le cinéma, la musique ou les arts visuels.
Un troisième axe sera consacré aux circulations religieuses. Cette dynamique se situera tant au niveau de la circulation des idées que de celle des individus qui, dans leurs pérégrinations, emportent des pratiques, des modèles, un « ailleurs ». Il convient également d’étudier ces circulations dans leurs rapports avec l’environnement local, auquel elles doivent constamment s’adapter, ou qu’elles contribuent au contraire à reconfigurer. Nous encourageons dans cet axe, outre les interventions concernant l’Égypte, les propositions engageant des études comparatives avec d’autres contextes, de même que l’étude des pratiques religieuses des diasporas égyptiennes et leur influence sur leur pays d’origine.
Enfin, nous serons attentifs aux nouvelles dynamiques émergeant de la révolution du 25 janvier 2011. Celle-ci est à la fois l’aboutissement d’une décennie marquée par d’importantes évolutions sociales et politiques, ainsi que le déclencheur de nouvelles tendances dont l’ampleur reste délicate à évaluer. Au niveau politique, la question religieuse s’est souvent retrouvée au cœur des débats qui divisèrent profondément la société égyptienne après la révolution. Parmi les nombreux faits marquant la scène religieuse postrévolutionnaire, on relèvera par exemple que le salafisme a bénéficié de la courte libéralisation de la scène politique pour faire la démonstration de son ancrage et de sa capacité à mobiliser, alors que les coptes ont vu émerger de nouveaux mouvements sociaux, venant notamment contester le monopole du patriarche sur la représentation de la « communauté ». Après son arrivée au pouvoir ‘Abd al-Fattah al-Sissi a, quant à lui, promis un « renouvellement du discours religieux ». Celui-ci semble pourtant se jouer bien davantage au cœur de la société, dans la presse, dans les productions culturelles ou dans les conversations quotidiennes, particulièrement au sein d’une jeunesse éduquée avide d’émancipation vis-à-vis des diverses autorités enserrant la vie sociale dans un carcan souvent étouffant.

Les propositions de communication, de 350 mots maximum, devront être envoyées accompagnées d’une courte présentation de l’auteur (3 lignes), avant le 30 novembre 2016 à l’adresse suivante : drec.colloque[at]gmail.com. Les interventions pourront être en français, en anglais ou en arabe.

Coordination :
Gaétan Du Roy (FNRS, LaRHis/Université catholique de Louvain, CEDEJ)
Séverine Gabry-Thienpont (Ifao, CREM-LESC UMR 7186)

Comité scientifique :
Febe Armanios (Middlebury College)
Sophie Bava (IRD)
Sarah Ben Néfissa (IRD)
Katia Boissevain (IDEMEC UMR 7307)
Jean Druel (IDEO, Le Caire)
Sebastian Elsässer (Université Christian Albrecht de Kiel)
Catherine Mayeur-Jaouen (INALCO)
Samuli Schielke (Zentrum Moderner Orient, Berlin)

Comité d’organisation :
Laurent Bavay (Université Libre de Bruxelles ; porte-parole)
Karine Bennafla (CEDEJ)
Gaétan Du Roy (FNRS, LaRHis/Université catholique de Louvain, CEDEJ)
Séverine Gabry-Thienpont (Ifao, CREM-LESC UMR 7186)
Vincent Legrand (Université Catholique de Louvain, GERMAC)

Appel à contribution histoire de l’art au Maghreb

Pour le numéro 2017-2 (décembre) Le Maghreb

La revue Perspective : actualité en histoire de l’art prépare un nouveau numéro thématique consacré à l’histoire de l’art au Maghreb. C’est à cette région méditerranéenne que le comité scientifique de la revue a souhaite consacrer son prochain numéro géographique après les États-Unis, le Brésil, la Grande-Bretagne, la Suisse, les Pays-Bas, et l’Espagne. Il s’agit d’une part de rompre avec les questions territoriales exclusivement articulées à l’État-nation et d’autre part d’identifier des lieux et des espaces depuis lesquels surgissent des questions épistémologiques et des pratiques alternatives d’histoire de l’art, mais aussi des politiques patrimoniales innovantes et de nouveaux acteurs des mondes de l’art contemporain et de l’histoire de l’art. L’ambition de la revue, à travers cette initiative, est d’agrandir le terrain, les objets et les moyens de la discipline.

Tout ce qui a trait à l’histoire de l’art et au patrimoine, à l’histoire de l’architecture, de l’urbanisme, à l’historiographie et à l’archéologie maghrébines, mais encore à la muséographie ou à la création contemporaine au Maghreb et dans sa dimension diasporique, entre potentiellement dans le champ de ce numéro, à l’image de ceux comparables que nous avons déjà publies (voir les numéros en ligne Les États-Unis, Le Brésil).

Aussi invitons-nous les chercheurs qui le souhaiteraient à soumettre un projet d’article pour les rubriques Lectures (une étude de cas emblématique, 25 000 signes) ou travaux (un bilan historiographique conséquent ou une synthèse sur de nouveaux objets, 45 000 signes). La tribune, les Débats collectifs et l’entretien feront parallèlement l’objet de commandes passées par le comité de rédaction.

Cet appel à contributions ne prétend pas énumérer les sujets envisageables de maniéré exhaustive, cependant il nous est apparu qu’un certain nombre de chantiers pouvaient présenter un intérêt particulier : l’art et la guerre, les cultures de cour, les questions patrimoniales à l’ère numérique, l’art en système colonial, les jardins, les musées, l’art religieux, les restitutions, l’art urbain, le cinéma, le postcolonial, la préhistoire…

Nous espérons vivement recevoir aussi des projets d’articles sur des thèmes que nous n’avions pas identifiés préalablement.

Les propositions de contributions (un résume de 2 000 à 3 000 signes et une biographie de deux ou trois lignes) sont à envoyer à ̀ revue-perspective@inha.fr avant le 1er novembre 2016. Les auteurs des articles retenus seront informes de la décision du comite avant la n du mois de novembre 2016 tandis que les articles sont à rendre le 1er juin 2017 pour une parution en décembre 2017.

Comite de rédaction du numéro : Anne-Elisabeth Buxtorf, Claire Bosc-Tiesse, Eric de Chassey, Beatrice Joyeux-Prunel, Thomas Kirchner, Remi Labrusse, Anne Lafont, Johanne Lamoureux, Jean-Yves Marc, Zahia Rahmani, Emmanuelle Rosso.

La rédaction de Perspective : actualité en histoire de l’art.

Pour en savoir plus, consultez la page de la revue sur le site de l’Inha, et lisez Perspective en ligne.

Colloque international Appropriations d’espaces en contexte colonial et impérial

Appel_ColloqueAppropriations2017_Page_1-350Date limite : 30 septembre 2016

Appel à communication du Colloque international Appropriations d’espaces en contexte colonial et impérial

Un colloque international consacré aux appropriations d’espaces en contexte colonial et impérial se tiendra du 12 au 14 juin 2017 à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme à Aix-en-Provence, France. Les organisateurs invitent les chercheurs de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales à soumettre des propositions de communication s’inscrivant de préférence dans l’un des cinq axes suivants :

1. Modalités d’appropriation : imaginaires, discours, techniques, outils

2. Acteurs et interactions sociales : négociations, conflits, accommodements, dynamiques sociales passées et présentes

3. Impacts environnementaux, paysagers, sociaux, économiques, politiques, culturels

4. Temporalités de l’appropriation : moments, durées, rythmes

5. Lieux et échelles : parcours, territoires, limites, articulation entre échelles d’action et niveaux d’analyse

Comité scientifique et d’organisation :

Charlotte DEWEERDT, doctorante, IREMAM
Aurélia DUSSERRE, maître de conférences à Aix-Marseille Université / IREMAM
Didier GUIGNARD, chargé de recherche CNRS, IREMAM
Henri MEDARD, professeur à Aix-Marseille Université / IMAF
Christine MUSSARD, maître de conférences à l’ESPE Aix-Marseille / IREMAM
Mehdi SAKATNI, doctorant, IREMAM
Iris SERI-HERSCH, maître de conférences à Aix-Marseille Université / IREMAM

Institutions organisatrices :
Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman – IREMAM Aix-Marseille Université, CNRS UMR 7310.

Institut des mondes africains – IMAF Aix-Marseille Université, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, CNRS UMR 8171, IRD UMR 243, EHESS, EPHE.

Appel à contributions au dossier thématique de Arabian Humanities

Appel à contributions au dossier thématique de Arabian Humanities
Réappropriations plurielles des modes d’identification à la nation dans la péninsule Arabique contemporaine.
Coordinatrices : Anahi Alviso-Marino (CESSP/CRAPUL) et Marine Poirier (IREMAM/Sciences Po Aix)

Les propositions d’article, en anglais ou en français, doivent être envoyées avant le 15 septembre 2016 aux coordinatrices Anahi Alviso-Marino (anahialvisomar@gmail.com) et Marine Poirier (poiriermarine@gmail.com) ainsi qu’à Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).
D’une longueur de une à deux pages, les propositions devront inclure :
– le titre de l’article,
– une présentation du matériau empirique et des méthodes mobilisées,
– toutes les données nécessaires à l’identification de l’auteur : nom, affiliation institutionnelle, adresse professionnelle, téléphone et e-mail.
Après acceptation, notifiée aux auteurs courant septembre, la date limite de soumission des articles est fixée au 15 janvier 2017.
Il est demandé aux auteurs de respecter les normes de publication de Arabian Humanities.
Elles sont exposées dans la note aux contributeurs, disponibles ici ou bien en contactant la secrétaire de rédaction Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).

Ce dossier thématique porte sur les transformations et les recompositions des formes d’identification à la nation dans une région caractérisée par les mobilités et les circulations transnationales, et au cours d’une période, de la guerre du Golfe à aujourd’hui, où ces dynamiques s’intensifient et brouillent, ou au contraire exacerbent, les sentiments d’appartenance.
Plutôt que d’interroger la notion d’identité, on cherchera à problématiser et conceptualiser celle, souvent « insaisissable » (Martin, 1994), d’identification. Dans la lignée des travaux de Rogers Brubaker et Frederick Cooper, on propose ainsi d’examiner l’artefact culturel que constitue le nationalisme (Anderson, 1983), en réfléchissant aux relations sociales, affinités et sentiments d’appartenance qui sous-tendent l’inscription dans un groupe ou une communauté (Brubaker, Cooper, 2000 : 19-21). On s’intéressera donc aux articulations entre réseaux de sociabilité et identités catégorielles, en observant comment les relations sociales affectent le sens et les formes d’identification à un groupe (Tilly, 1978).
A travers l’observation fine des processus de construction des nationalismes officiels et non officiels, on se penchera sur des acteurs sociaux qui se situent entre la réalisation plus ou moins consciente de « produits culturels du nationalisme » inspirés par des idées patriotiques et la production de produits nationalistes officiels commandés directement par l’État ou « official artefacts » (Anderson, 1983). Ces formes de politisation d’objets et d’acteurs n’étant pas toujours volontaires ou conscientes, on s’attachera à interroger, à la suite de Lisa Wedeen, les dynamiques en jeu dans la production de « sujets nationaux ». Comment les discours nationalistes participent-ils à forger des individus « qui endossent (consciemment ou non, avec ferveur ou modération) leurs rôles de citoyens, de patriotes ou de simples membres d’un État nation » (Wedeen, 2008 : 64) ? Ces discours, ainsi que les acteurs qui les produisent ou les divers supports à travers lesquels ils peuvent se communiquer et se partager, nous
intéresseront en tant qu’expression « d’idiomes de connexion affective nationale » (Wedeen, 2008 : 23). En ce sens, on retiendra les propositions d’article qui traitent de la problématique du nationalisme à travers l’étude d’objets, d’acteurs, de pratiques et de discours qui produisent des formes plurielles (orthodoxes ou hétérodoxes, dominantes ou marginales) d’identification à la nation.
Sans pour autant faire du nationalisme leur objet d’étude, nombre de travaux portant sur la péninsule Arabique ont déjà abordé ces questions en donnant à voir le politique « ailleurs » ou « autrement ». On pense ici aux enquêtes menées auprès de comédiens (Hennessey, 2014), de musiciens (Sebiane, 2007), d’artistes plasticiens (Alviso-Marino, 2015), de joyriders (Menoret, 2014) ou de citoyens « au quotidien » (Wedeen, 2008), qui questionnent de manière plus ou moins assumée l’ambivalence des rapports au politique. Dans cette perspective, on pourra par exemple explorer les formes variées de l’appartenance au groupe et à l’imaginaire national en se penchant sur les processus de construction étatique (Valéri, 2013) et plus généralement la formation de communautés politiques (Beaugrand, 2007 ; Louër, 2014), leur matérialisation dans l’espace urbain (Beaugrand, Le Renard, Stadnicki, 2013 ; Al-Nakib, 2016 ; Fuccaro, 2009 ; Kanna, 2011), dans les sociabilités et les modes de consommation (Assaf, 2013 ; Le Renard, 2014) ou encore dans les rapports au travail (Planel, 2008). On s’attachera alors à interroger les circulations transnationales et les hybridités identitaires, ainsi que les contraintes et les frontières qui encadrent les mobilités humaines, économiques et sociales dans la péninsule Arabique (Bonnefoy, 2011 ; Gruntz, 2012 ; Moghadam, 2013). Les articles pourront également traiter des enjeux liés à la production des identités et de l’histoire (Mermier, 1999 ; Lambert, 2008 ; Honvault, 2008) et des reformulations concurrentes de l’imaginaire national lors d’épisodes de crise, de conflit ou de guerre (Grabundzija, 2015 ; Shehabi, Jones, 2015). Sans être exhaustifs dans ces exemples et approches, on invite donc les auteurs à examiner les conditions dans lesquelles s’opère la formation de subjectivités nationales distinctes et variables (Vitalis, 2006 ;
Chevalier, Martignon, Schiettecatte, 2008).

On adoptera une démarche qui privilégiera l’observation « par le bas» (Bayart, Mbembe, Toulabor, 2008) de micro évènements (Ginzburg, 1980) et d’ « objets politiques non identifiés » (Martin, 2002). Il s’agira de repenser l’étude du nationalisme au travers d’objets de recherche originaux au sens où ils permettent d’appréhender les rapports que les individus entretiennent avec la nation comme institution “imaginée” et matérialisée. En proposant de nouveaux récits voire counter-narratives (al-Rasheed, Vitalis, 2004), les travaux réunis dans ce dossier participeront ainsi à lever « l’illusion identitaire » (Bayart, 1996) et interroger la fabrique de la « tradition » (Hobsbawm, Ranger, 1963).
Ce numéro s’adresse ainsi aux historiens, anthropologues, sociologues, linguistes, économistes, géographes et politistes, et s’ouvre particulièrement aux approches privilégiant des objets peu explorés au sein de ces disciplines. Les contributions s’appuyant sur un matériau empirique riche seront particulièrement appréciées (iconographie, archives, ethnographie, etc.).