Tous les articles par Olivier Chatelan

Un état des lieux de l’histoire des religions : le bulletin de l’IRER.

Vient de paraître le dernier Bulletin d’informations de l’Institut de recherche pour l’étude des religions (IRER), réalisé par Martin Dumont. Outre les activités de l’Institut, il recense les soutenances de thèses et d’HDR et présente un bulletin bibliographique portant entre autres sur l’histoire contemporaine du fait religieux (judaïsme, christianisme, islam). Ce numéro 12 peut être téléchargé à l’adresse suivante :

http://www.paris-sorbonne.fr/IMG/pdf/Bulletin-informations-IRER-octobre2016.pdf

Nouveau départ pour le DHGE et appel à contributions.

Le Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique (DHGE) souhaite prendre un  nouveau départ : partenariat éditorial avec les éditions Brepols ; extension des possibilités pour les contributions ; mise en ligne rapide des notices approuvées par l’équipe éditoriale. Plus de précisions ci-dessous (en français et en anglais) :

Jacques Pycke a présenté récemment dans la Revue d’histoire ecclésiastique. Louvain Journal of Church History un bilan des sept dernières années du DHGE (109/3-4, 2014, p. 874-895), cette source d’informations sans égal pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Église. Le DHGE couvre les cinq continents et embrasse une vaste période chronologique allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine. Ses articles traitent aussi bien des personnes que des lieux et des institutions.
Le DHGE prendra un nouveau départ après la publication du fascicule 185 (Leyen-Licayrac), qui clôt le tome XXXI. Publié depuis 1909 par les Éditions Letouzey et Ané (Paris), il sera désormais édité par les Éditions Brepols (Turnhout), bien connues dans le monde de l’édition scientifique et qui assument depuis plusieurs années déjà l’accès en ligne à l’ensemble des notices imprimées à ce jour.
Si la direction scientifique de l’entreprise reste assurée conjointement par la Katholieke Universiteit Leuven et par l’Université catholique de Louvain, quelques changements majeurs ont été introduits qui devraient réjouir les utilisateurs. Les nouvelles contributions pourront désormais consister : 1) en une mise à jour ou une refonte complète d’une notice antérieurement publiée (lettres A-L) ; 2) en l’ajout d’une nouvelle notice absente des fascicules déjà publiés (lettres A-L) ; 3) en la rédaction d’une notice relative aux lettres encore non couvertes (M-Z). Ces nouvelles contributions seront immédiatement mises en ligne et régulièrement publiées sous forme papier par fascicule alphabétique (chaque fascicule reprendra les nouveautés mises en ligne de A à Z). Ces notices seront rédigées en français ou en anglais, avec un nombre limité de contributions en espagnol, en italien et en allemand. Enfin, rappelons que les contributions acceptées font, comme auparavant, l’objet d’une rémunération de la part des Éditions Brepols.
L’équipe éditoriale a été renforcée et de nouvelles collaborations sont vivement souhaitées. Les auteurs qui souhaiteraient présenter des mises à jour, ou publier de nouvelles notices, tant pour la partie ancienne que pour la partie non couverte, sont invités à adresser leur(s) proposition(s) à la rédaction (dhge-teco@uclouvain.be) et, ultérieurement, à consulter les informations disponibles sur le site de la RHE (www.rhe.eu.com) ou sur celui de Brepols (www.brepolis.net). Ces notices seront mises en ligne immédiatement après approbation et publiées dans l’année.
L. Courtois, F. Keygnaert et E.Louchez
[Texte français ci-dessus]
The new features of the Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques your articles from A to Z published instantly
Jacques Pycke recently wrote an evaluation of the last seven years of the DHGE in the Revue d’histoire ecclésiastique. Louvain Journal of Church History (109, 2014, no. 3-4, p. 874-895). The DHGE is a source of information without parallel for all of us who are interested in Church history. The DHGE covers all five continents and encompasses a vast chronological period, from Antiquity up to our own times.  Its articles deal with historical figures as much as with places and institutions.  
The DHGE is making a fresh start after the publication of fascicle 185 (Leyen-Licayrac), the final part of tome XXXI. For over a century, since 1909, the Dictionnaire was the product of the Parisian publishing company Éditions Letouzey et Ané. Publishing responsibilities will now be taken up by Brepols (Turnhout), well known in the world of scientific publishing, which has been providing us with an online version of the printed dictionary for the past several years. While the academic development of our new project remains in the safe hands of both the Katholieke Universiteit Leuven and l’Université catholique de Louvain, some important changes have been made which we hope our readers will welcome. To offer a new article to our editorial team, authors can now choose from the following options: 1) an updated or revised version of a previously published lemma (letters A-L); 2) a new article which serves to fill important lacunae in past instalments (letters A-L); 3) new entries comprising the letters M-Z, which were lacking up to now. Each new lemma will be made available online without delay; paper fascicles, assembling the latest new entries, will be published within the year (each fascicle in alphabetical order from A to Z). Articles may be written in either English or French. A limited number will also be published in Spanish, Italian and German. We would also like to bring to your attention that accepted articles will be financially rewarded by Brepols Publishers, as has been the case before.
Our strengthened and rejuvenated editorial team is keenly seeking experts from all over the world to contribute to the dictionary’s time-honoured reputation and high standing: if you want to help us bring older articles up to date, or if you simply want to offer new articles, please contact the editorial staff via email at: dhge-teco@uclouvain.be. Look for further details soon to appear on the website of the Revue d’Histoire Ecclésiastique (www.rhe.eu.com) or on that of Brepols (www.brepolis.net). Your contributions will appear online immediately following final approval, and they will be published in printed form within the year.
L. Courtois, F. Keygnaert and E. Louchez

 

Religion et services publics dans l’espace post-soviétique

Le séminaire « Sociologie politique de la Russie contemporaine », proposé par le Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC), accueillera le vendredi 24 juin  2016, de 11h à 13h, 105 bd Raspail  (salle 1 ) Silvia Serrano  (maîtresse de conférences en Sciences Politiques à à l’Université d’Auvergne, chercheure au CERCEC) qui présentera ses recherches en cours sur le thème « Religion et services publics dans l’espace post-soviétique ».
Le séminaire propose une analyse des évolutions sociales et politiques dans la Russie contemporaine, associée à une réflexion critique sur les modèles interprétatifs qui les concernent. Il est organisé autour de la présentation de recherches en cours sur les pratiques politiques au sens large (militantes, partisanes, électorales, administratives, médiatiques ou gouvernementales) et sur les normes et représentations qui les fondent. Grâce à la présence de discutant(e)s non-spécialistes de la Russie, il permet la confrontation des travaux menés sur le terrain russe aux modèles théoriques de sociologie politique et aux enquêtes réalisées dans d’autres contextes. Organisé par une équipe de chercheurs associés au CERCEC travaillant sur la Russie contemporaine et les États voisins, le séminaire est animé conjointement par A. Colin-Lebedev, F. Daucé, M. Désert, G. Favarel-Garrigues, A. Le Huérou, S. Serrano, C. Sigman, A. Zaytseva et constitue un espace de discussion collectif ouvert à tous les étudiants et chercheurs intéressés par cet espace et ces questions. Le séminaire est ouvert ponctuellement à des interventions portant sur les États frontaliers de la Russie et partageant une histoire commune avec elle.

 

Une biographie du cardinal belge Godfried Danneels (1933 – )

DanneelsLe cardinal belge Godfried Danneels, né en 1933 à Kanegem, a incarné au fil des décennies écoulées un des visages les plus en vue de l’Église catholique en Belgique. D’abord professeur au séminaire de Bruges, il est nommé évêque d’Anvers en 1977 puis archevêque de Malines-Bruxelles de 1979 à 2010. Créé cardinal en 1983 par le pape Jean-Paul II, il est moins connu pour son rôle de diplomate ecclésiastique et de dirigeant dans nombre d’associations internationales. Ses biographes Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen ont eu recours à des sources orales et ont obtenu l’accès à ses archives privées.

Karim Schelkens est professeur associé d’histoire de l’Église à l’Université de Tilburg et chargé de cours à la KU Leuven. Depuis 2013, il est secrétaire général de l’Association européenne de théologie catholique. Jürgen Mettepenningen est directeur du service Identité du vicariat de l’enseignement de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et est également chargé de cours à la KU Leuven.

Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen, Godfried Danneels. Biographie, Anvers, Polis, 2015, 512 p., 25 € (19,99 € sous format numérique), disponible en français et en néerlandais.

Journée d’étude “École publique, religions et laïcité”

Le Centre amiénois de recherche en éducation et formation (CAREF – EA 4697) avec le patronage de l’Institut d’Etude des Faits Religieux (IEFR) et sous la direction scientifique de Bruno Poucet et d’Ismail Ferhat, organise une journée d’étude consacrée à l’étude des relations entre l’école publique et les religions. Cette journée se tiendra sur le campus de l’Université de Picardie – Jules Verne à Amiens le vendredi 4 décembre 2015 (salle E 110 – Campus – UFR SHSP).

Les relations entre l’école publique et la religion se sont ordonnées autour de la question de la laïcité qui a pu rendre possible un vivre ensemble dans une société marquée par le pluralisme religieux et où les non croyances occupent depuis les années 1960 une place de plus en plus grande. Or, la laïcité n’a pas toujours été acceptée facilement par les Églises historiques, notamment l’Église catholique. À l’inverse, l’école publique a parfois peiné à reconnaître à leur juste existence les différentes croyances religieuses.

Cette reconnaissance réciproque a notamment été possible grâce à l’action d’un certain nombre d’acteurs : responsables religieux, syndicaux ou éducatifs. L’un de ces acteurs s’appelle Michel Duclercq, prêtre catholique, né à Amiens en 1906 et mort à Paris en 1988. Il fut un passeur de laïcité en France et en Amérique latine, en faisant exister celle-ci parmi les instituteurs catholiques de l’enseignement public. On retrouve la même perspective chez des acteurs syndicaux ou associatifs qui, tout en n’épousant en aucune manière une foi religieuse, se sont montrés à l’écoute de la dimension spirituelle, ce qui était une manière de faire vivre la laïcité.

La réflexion sera organisée en deux temps autour d’un double questionnement : comment l’école publique, grâce à la laïcité, a peu à peu pris en compte la question religieuse ; comment l’école publique, dans un cadre laïque, fait aujourd’hui face à la question religieuse.

Les archives de Michel Duclercq, classées et inventoriées, sont librement consultables aux archives diocésaines d’Amiens et comprennent de très nombreux documents sur la question de la laïcité en France et en Amérique latine.

Programme

8h45. Accueil

9h. Ouverture : Présidence de l’Université, directrice de l’UFR, directrice de l’ESPE, directeur de l’IEFR.

9h30. Introduction : Bruno Poucet (professeur des Universités, UPJV/CAREF)

  1. “Hier”

Présidence de séance : Michel Casta  (maître de conférences, UPJV/CHSSC)

9h40. Xavier Boniface (professeur des Universités, UPJV/CHSSC) : État des lieux dans les années 1930-1950 : l’Église catholique, l’école et la question laïque.

10h. Bruno Poucet: Michel Duclercq : un itinéraire en laïcité, de la France à l’Amérique latine.

10h20. Débat, pause

10h50. Julien Cahon (maître de conférences, UPJV/CAREF): Le syndicalisme enseignant et la laïcité dans les années 1950.

11h10. Bernard Toulemonde (Inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale, recteur honoraire) : La laïcité dans l’éducation nationale : que dit le droit ?

11h30. Débat

12h – Repas pris sur place

2. “Aujourd’hui”

Présidence de séance : Alain Maillard (professeur des Universités, UPJV/CAREF)

13h30. Guy Coq (professeur agrégé de philosophie honoraire, Bibliothèque Michel Duclercq et association Confrontations) : L’Église catholique et la question laïque dans les années 2000.

13h50. Charles Coutel (professeur émérite des Universités, Université d’Artois, directeur de l’IEFR) : Enseignement des faits religieux, morale et laïcité à l’école publique.

14h10 Débat

14h30. Ismaïl Ferhat (maître de conférences, UPJV/CAREF) : De l’école privée au voile : le tournant de la laïcité scolaire ?

14h50. Sarah Croché (maître de conférences, UPJV/CAREF) : Les discours de vérité. Regard décalé à partir de l’Afrique noire.

15h10. Débat, pause

15h30-17h. Table ronde avec des acteurs locaux, régionaux et nationaux : présidence Roselyne Lebourgeois (maître de conférences d’histoire honoraire/CAREF) : Jérôme Damblant (IA-IPR d’histoire-géographie, référent laïcité de l’académie d’Amiens), Alain Bergougnioux (Inspecteur général honoraire d’histoire et géographie), Paul Oudart (professeur d’Université honoraire de géographie, équipe enseignante, ancien responsable académique du SGEN), Jacques Estienne (professeur certifié honoraire d’histoire et géographie, ancien responsable académique et national de la FEN, ancien président des PEP 80).

Conclusion : Michel Casta.

Cette manifestation scientifique qui donnera lieu à publication est organisée par le CAREF avec le soutien de l’Université de Picardie – Jules Verne, de l’UFR de sciences humaines et sociales, de l’ESPE de l’académie d’Amiens et de l’IEFR.

Contacts : bruno.poucet[at]u-picardie.fr et ismail.ferhat[at]u-picardie.fr

Inscription obligatoire auprès du secrétariat (nicole.debureaux[at]u-picardie.fr), gratuite (sauf éventuel repas : 10€).

Religion et spectacle religieux, XVIe-XXIe siècles

La mise en spectacle de la pratique religieuse vise à ébranler les volontés, convaincre et gagner l’adhésion des spectateurs. Or, s’il vise à renforcer la religion pour laquelle il est mobilisé, le « spectacle religieux » ne la dénature-t-il pas tout autant ? C’est à cette question que répond l’ouvrage publié sous la direction d’Alain Joblin, Christophe Leduc et Olivier Rota, intitulé Religion et spectacle religieux du XVIe siècle à nos jours. Ce volume qui rassemble dix contributions se propose de comprendre sur quels mécanismes repose l’entreprise de séduction, et les éléments de contestation qui lui ont été opposés, à la fois en milieu catholique et protestant, aux époques moderne et contemporaine.

Table des matières

Alain Joblin : Introduction au volume.
Christophe Leduc :  Spectacle religieux baroque et critique épiscopale à la fin du XVIIe siècle : l’attitude pondérée de Fénelon.
Philippe Martin : La messe, espace symbolique social. Les messes rouges.
Éric Roulet : Le théâtre d’évangélisation en Nouvelle-Espagne au XVIe siècle. Un théâtre du sensible.
Alain Joblin : Un « povre monde misérablement trompé » : une critique protestante de la religion spectacle.
Paul Chopelin : Le spectacle de la Nouvelle Alliance. Les messes de la fédération et la mise en scène du providentialisme révolutionnaire (1789-1790).
Olivier Rota : La Passionsspiel d’Oberammergau entre légitimation et critique, de 1860 à nos jours.
Lee Hyunjoo : Le théâtre du martyre au séminaire de Yongsan 1920, Corée du Sud.
Suzanne Bray : Des actes de culte à l’art du spectacle : James Welch à la BBC (1939 à 1946).
Mokhtar Ben Barka : Religion, spectacle et mass-média aux États-Unis. L’exemple de l’« Église électronique ».

 

Alain Joblin, Christophe Leduc et Olivier Rota (dir.), Religion et spectacle religieux du XVIe siècle à nos jours, Arras, Artois Presses Université, coll. « Études des Faits Religieux », 2015, 191 p., 18 €.

Fondation et construction du couvent dominicain de Lyon

Image Saint-NomLa collection “Documents et mémoires” de la revue Chrétiens et sociétés XVIe-XXIe siècles vient de publier, sous la direction scientifique de Jean-Marie Gueullette, les actes de la journée d’étude co-organisée par le couvent et la paroisse du Saint-Nom de Jésus et l’équipe Religions, Sociétés Et Acculturation du Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA UMR 5190) pour le 150e anniversaire de la consécration de l’édifice.

En 1856, les fils de saint Dominique s’installent à Lyon, une quinzaine d’années après la restauration de l’ordre en France avec pour objectif de vivre selon la « stricte observance ». En 1863, le cardinal de Bonald consacre la chapelle conventuelle, qui fait l’objet d’un programme iconographique original dans les décennies suivantes. Ce sont ces deux moments que les différents contributeurs de cette publication se proposent d’étudier et de remettre en perspective.

Jean-Marie Gueullette est professeur à la Faculté de théologie de Lyon, directeur du Centre interdisciplinaire d’éthique de l’Université catholique de Lyon et membre  du LARHRA.

Table des matières

Jean-Marie Gueullette, o.p. : Introduction.
Christian SorrelLe catholicisme lyonnais au milieu du XIXe siècle : dynamisme et intransigeance.
Tangi Cavalin, Nathalie Viet-Depaule : Un couvent pour la « Stricte Observance ». Les fondateurs du Saint-Nom de Jésus à Lyon.
Isabelle Parizet : L’atelier de vitraux du couvent du Saint-Nom de Jésus à Lyon. Relecture prosopographique des archives.
Bruno Carra de Vaux, o.p. : L’expulsion des Dominicains (septembre 1870).
Philippe Dufieux : Le Saint-Nom de Jésus de Lyon et les chantiers catholiques contemporains.
Catherine Guillot : Les verrières du Saint-Nom de Jésus, héritières d’une conception collective de l’art établie dans les années 1830-1840 ?
Jean-Marie Gueullette, o.p. : « Par la parole et par l’exemple » : exprimer l’identité dominicaine par l’image et le texte.

Annexes
P. Didon : compte-rendu de l’inauguration de l’église.
La chapelle du Rosaire au couvent de Lyon.
Programme iconographique des vitraux du Saint-Nom de Jésus.

Un passé recomposé. Fondation et construction du couvent dominicain de Lyon 1856-1888, textes réunis par Jean-Marie Gueullette, Chrétiens et Sociétés, collection “Documents et Mémoires” n° 25, 2015, 167 pages (20 illustrations couleurs et noir & blanc + cahier couleur hors texte), 22 €.