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Appel à candidatures pour le renouvellement de la direction du GIS MOMM (2022-2026)

Appel à candidatures pour le renouvellement de la direction du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (2022-2026)

Clôture des candidatures : lundi 8 novembre 2021

Créé en 2013 à l’initiative du CNRS, le GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (MOMM) a vocation à fédérer l’ensemble des équipes de recherche françaises qui travaillent dans le champ des études sur le Maghreb, le Moyen-Orient et le fait islamique, dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Il regroupe actuellement 25 établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche français, agissant pour le compte de 46 laboratoires.

Adossé à l’UAR 2999 (Unité d’appui à la recherche en études aréales) établie sur le Campus Condorcet, le GIS MOMM sera renouvelé pour une nouvelle période 5 ans à compter du 1er janvier 2022. Outre les activités récurrentes du GIS (Congrès biennal, forums, prix de thèse, soutien aux jeunes chercheurs, projets de recherche transversaux, soutien à la transition numérique), trois nouveaux chantiers prioritaires seront menés au cours de cette période, avec le soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, concernant :

  • le renouvellement des études arabes en France (programme HoRÉA)
  • le soutien aux études turques et centrasiatiques en France,
  • ainsi que le décloisonnement des études maghrébines (programme Maghreb 3D).

Un appel est donc lancé pour la constitution d’une nouvelle direction, comprenant un.e directeur.trice et plusieurs directeur.trices adjoint.e.s pour une période de cinq ans (2022-2026) en tenant compte de ces orientations prioritaires.

Les personnes souhaitant candidater doivent être titulaires et appartenir à l’une des équipes membres du GIS. Elles sont invitées à envoyer au plus tard le 8 novembre une lettre de motivation explicitant succinctement leur projet pour le GIS (deux pages maximum) ainsi qu’un CV (4 pages maximum à l’adresse : direction.gis[at]ehess.fr

Une concertation sera ensuite organisée pour parvenir à une ou plusieurs propositions d’équipe collégiale (tenant compte de la parité et des équilibres disciplinaires, géographiques et institutionnels). La ou les propositions seront examinées par le conseil scientifique du GIS MOMM du 2 décembre 2021 avant d’être soumises le 3 décembre 2021 à l’approbation du comité de direction annuel du GIS MOMM.

Appel à communication : Insaniyyat Tunis 2022 – Forum international des sciences humaines et sociales

Forum Insaniyyat انسانيّات
Tunis 2022
Appel à communication pour le 15 novembre 2021

Adresse de contact du forum : insaniyyattunis2022[at]gmail.com 
Versions :
arabe
anglaise
turque

Présentation générale du Forum Insaniyyat

Insaniyyat انسانيّات est un Forum international des sciences humaines et sociales visant à offrir aux chercheur.e.s, de provenance et d’horizons variés et de toutes générations, un espace de débat scientifique entre pairs et d’échange avec la société sur la recherche en train de se faire. Ancrée dans le contexte que connaissent la Tunisie, le Maghreb et l’ensemble de la région (Moyen-Orient, Afrique, Europe), et en prise avec les défis urgents à relever ensemble, cette rencontre d’envergure contribuera à revaloriser le statut des sciences humaines et sociales dans l’enseignement et la recherche, à expliquer l’importance de celles-ci dans l’administration des affaires de la Cité, et à ouvrir un espace de réflexion autour de leurs dynamiques récentes, dans une perspective pluridisciplinaire.

Insaniyyat انسانيّات Tunis 2022 est organisé par les universités de la Manouba (UMA), de Tunis (UT), de Tunis al-Manar (UTM), l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC Tunis), le GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) Moyen Orient et Mondes Musulmans et la Société d’étude du Moyen-Orient et des mondes musulmans (SEMOMM), en partenariat avec d’autres institutions et organisations académiques et culturelles qui souhaiteront s’associer à cette manifestation.

Pour sa première édition, le Forum Insaniyyat de 2022 se tiendra du 20 au 24 Septembre à Tunis. Il abritera durant cinq jours un symposium scientifique (conférences, ateliers, tables-rondes) et des rencontres thématiques rassemblant plus largement acteurs des sciences humaines, écrivains, intellectuels et artistes autour des pratiques et des enjeux actuels des humanités numériques, de la circulation multilingue des savoirs et du dialogue entre SHS et société. Il abritera également un salon permettant d’exposer les nouvelles publications universitaires en sciences humaines et sociales et un ensemble riche de manifestations artistiques et culturelles.

Appel à communication pour le Forum Insaniyyat Tunis 2022

Les chercheurs en sciences humaines et sociales (doctorants, post-doctorants, enseignants-chercheurs et chercheurs) sont invités à proposer des communications pour le Forum scientifique selon deux modalités possibles :

  1. Les intéressé(e)s peuvent proposer des contributions autour du thème principal du symposium CriseSAu sortir d’une crise sanitaire de très grande ampleur, le Forum souhaite mettre en avant, dans le cadre du symposium, les recherches portant sur la notion même de crise et les mutations qui en sont le produit. Ce thème invite à replacer les crises dans un cadre chronologique et thématique plus vaste, au sein de mutations politiques, sociales, économiques, juridiques ou culturelles. Il sera aussi l’occasion d’une réflexion collective sur l’articulation entre la récente crise sanitaire et les mutations des sciences humaines et sociales, en relation avec l’actualité géopolitique et les conséquences de la digitalisation des savoirs et de la communication.
  2. En plus de ce thème principal, non exclusif, le Forum accueillera, dans le cadre de tables rondes et ateliers toutes les nouvelles recherches sur la région (Maghreb, Moyen-Orient, Afrique, espace euro-méditerranéen) dans les disciplines suivantes :
Arts et architecture
Anthropologie
Archéologie
Critique littéraire
Didactique
Droit
Démographie
Design
Études de l’image
Économie
Géographie
Gestion
Ethnologie
Histoire
Histoire de l’art
Islamologie et sciences religieuses
Religions comparées
Linguistique
Littérature
Musicologie
Philologie

Philosophie

Psychologie
Relations internationales
Sociologie
Science politique
Sciences de l’éducation
Sciences de l’information
Sciences cognitives
Traduction

Les organisateurs encouragent particulièrement:

  • les contributions de chercheurs, de doctorants et post-doctorants en sciences humaines et sociales du Maghreb, de l’Afrique et du Moyen Orient ;
  • les propositions transdisciplinaires ;
  • des ateliers offrant des comparaisons entre différents pays du Maghreb, du Machrek, d’Afrique ou du reste du monde, conduisant des réflexions sur les échelles d’analyse en sciences sociales (du local au transnational)
  • des ateliers portant sur la question de l’accès au terrain et les données en sciences humaines et sociales (archives, statistiques, entretiens, etc.)
  • des panels traitant des apports, acquis et futurs, des humanités numériques pour les recherches en cours.

Les participants au Forum peuvent soumettre les propositions s’inscrivant dans le thème « CriseS» du symposium ou dans l’une des disciplines du congrès et ce, selon trois formats :

a-Atelier thématique simple : quatre intervenants, avec la présence facultative d’un discutant, pour une durée de deux heures.

b-Atelier thématique double : deux ateliers simples associés autour d’un même thème, avec huit intervenants maximum, répartis dans deux sessions de deux heures.

c-Proposition individuelle : une communication qui sera associée, si elle est retenue, à d’autres propositions par les organisateurs pour former un atelier thématique ou disciplinaire.

Chaque proposition d’atelier simple ou double comprend :

  • Le titre de l’atelier et le nom d’un responsable chargé de sa modération (faisant partie ou non des quatre intervenants)
  • Le résumé du thème général de l’atelier (1500 signes maximum)
  • Le nom des participants, leur affiliation institutionnelle et leur adresse de messagerie
  • Le résumé de chaque communication (1500 signes maximum)

Les propositions individuelles, comprenant les coordonnées et l’affiliation de leurs auteurs, ne dépasseront pas 1500 signes.

Les propositions peuvent être rédigées en arabe, anglais ou français. 

Calendrier et financements

Les contributions doivent être envoyées à insaniyyattunis2022[at]gmail.com, en format Word, chaque document ayant pour titre Insaniyyat2022_NOM DU RESPONSABLE.
Téléchargement du formulaire :
– en français
– en anglais

Les propositions sont attendues pour le 15 novembre 2021 au plus tard.

Elles seront examinées par le comité scientifique du Forum qui proposera une réponse aux participants à la fin du mois de décembre 2021. Par la suite, les participants auront jusqu’au 1er avril 2022 pour modifier leur proposition acceptée, date à laquelle le programme définitif des ateliers et la version finale des résumés devront être remis aux organisateurs.

Frais d’inscription (à régler avant le 1er avril 2022) :

  • 70 euros pour les participants chercheurs en poste dans un pays du nord (Europe, Amérique du Nord…) (participants à un atelier et public)
  • 50 euros pour les participants chercheurs en poste dans un pays du sud (Moyen-Orient, Maghreb, Afrique) (participants à un atelier et public)
  • 25 euros pour les doctorants et post-doctorants.
  • Exonération pour les étudiants de licence et master dans le public.
  • L’exonération d’autres participants pourra être étudiée sur demande.

Ces frais comprennent la fourniture de la documentation et la prise en charge des pause-café, des déjeuners et du transport du lieu de résidence des participants au lieu du Forum durant les 5 jours de la manifestation. Les frais de déplacement internationaux et d’hébergement sont à la charge du participant. Des tarifs collectifs négociés seront proposés ultérieurement.

Liste des institutions co-organisatrices
GIS Moyen-Orient Mondes Musulmans, Paris
Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), Tunis
Société des études sur le Moyen-Orient et les Mondes musulmans (SEMOMM), Paris
Université de la Manouba
Université de Tunis
Université de Tunis al-Manar

Liste (non fermée) des partenaires
Casa Árabe, Madrid
Centre Jacques Berque, Rabat
Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc), Oran
Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et sociales (CERES), Tunis
Columbia Tunis
Conseil arabe des sciences sociales, Beyrouth
Harvard Tunis
Institut français du Proche-Orient (IFPO), Beyrouth
Institut National du Patrimoine (INP), Tunis
Institut de recherche pour le développement (IRD), Tunis
Unimed, Rome
Zentrum Moderner Orient, Berlin

Atelier : urbanités dans le monde arabe // 30 septembre – 1er octobre 2021

Le CAREP Paris a le plaisir de vous convier à un atelier de réflexion en deux tables rondes pour débattre des enjeux auxquels sont confrontées les villes du monde arabe. Y seront notamment discutées les questions de migration et de cosmopolitisme, mais aussi les conditions d’accès au logement.

Cet événement se déroulera en format hybride :

  • Présentiel : sans inscription, dans la limite des places disponibles ; pass sanitaire et port du masque obligatoires
  • Distanciel : sur inscription (voir boutons plus bas)

TABLE-RONDE 1 | Urbanité, mondialisation et cosmopolitisme
30 sept 2021 de 14h à 16h

Les villes méditerranéennes portuaires telles que Beyrouth et Alexandrie ont longtemps constitué des espaces cosmopolites incontournables. Dominées historiquement par le modèle de coexistence communautaire mis en place par l’empire ottoman, elles se sont construites comme des systèmes urbains complexes ouverts aux valeurs universelles et au monde extérieur. Les habitants du Proche-Orient incarnaient donc cette condition de « cosmopolitisme urbain » (Mermier, 2021), et évoluaient dans des espaces publics composant un véritable « carrefour culturel ».

Le développement du capitalisme et les phénomènes de globalisation et de mondialisation ont ensuite fortement accéléré la libre circulation des hommes et des marchandises. Si pendant longtemps, cette circulation transnationale était réservée aux élites des pays du Nord, elle s’est progressivement sudifiée, s’ouvrant aux classes moyennes et populaires. Aujourd’hui, de nombreuses villes arabes sont devenues des destinations attractives pour l’immigration et accueillent des flux plus ou moins importants de travailleurs. Dans les centres urbains des villes arabes, qui constituent des espaces de rencontres entre différentes communautés, classes sociales, genres et religions, se développe désormais un cosmopolitisme urbain non réservé aux élites des classes supérieures.

TABLE RONDE 2 | Urbanité, mobilité et accès au logement
1er octobre 2021 de 14h à 16h

Dans de nombreux pays du monde arabe, l’arrivée de migrants et de réfugiés s’est traduite par le développement de quartiers populaires en périphérie des grandes villes et la mise en place de camps pour les réfugiés. C’est le cas au Liban, où la ségrégation institutionnalisée par l’État libanais exclue et marginalise ces communautés (Doraï, 2008). Mais loin de constituer de simples espaces de relégation, ces quartiers sont devenus des espaces connectés à leur environnement et font aujourd’hui partie intégrante de la ville (Doraï, 2020). Cependant, les conditions de vie et de logement y demeurent encore très précaires. En effet, la surpopulation de ces quartiers et des camps de réfugiés pose avec acuité la question du logement digne. Dans beaucoup de pays de la région MENA, la crise de la Covid-19 a mis en exergue cette surpopulation combinée à l’insalubrité des logements de ces quartiers, entraînant une diffusion importante du virus dans ces espaces.

Si certains États arabes comme le Liban, ont été incapables de répondre par des politiques urbaines et de construction de logements aux besoins des migrants et des réfugiés, la question n’en demeure pas plus facile pour les autres États de la région, même les moins touchés par les migrations. En effet, les évolutions démographiques dans les villes arabes depuis les années 1960 ont été marquées par une croissance considérable de la population entre hausse des naissances et l’exode rural. Beaucoup d’États ont alors rencontré des difficultés à assurer une croissance urbaine adaptée aux nouveaux besoins de leurs populations. Ces circonstances ont mené au développement de quartiers non planifiés par les autorités d’une part, et à des politiques d’attraction des investissements privés d’autre part.

Ainsi, la Tunisie a, dès les années 1970, délégué son système de production au profit de lotisseurs et promoteurs privés (Ben Othman & Turki, 2020). En parallèle à cela, l’État a mis en place de véritables plans de logement sociaux en investissant la réhabilitation des quartiers populaires. Cette politique s’est avérée stratégique dans la mesure où la construction de logements sociaux permettait d’absorber les revendications populaires. En Syrie, au contraire, depuis le début du conflit, les lois et politiques de logements sont utilisées par le régime afin de déposséder et de déterritorialiser les dissidents (Clerc, 2021 ; Yazigi, 2017). Aujourd’hui, les politiques urbaines de reconstruction servent à la répression et à la marginalisation des opposants politiques en même temps qu’à l’éradication des quartiers non autorisés, qui, largement développés avant-guerre, se sont encore étendus depuis. L’État tente ainsi, malgré le manque d’investissements et les résistances des habitants, de mettre à profit les destructions de la guerre afin de déplacer des populations et transformer les structures foncières et de propriété (Clerc, 2020).

A travers différentes études de cas, cette table ronde propose d’interroger la question du logement dans le monde arabe. Habitants de classe moyenne, néo-urbains, migrants ou réfugiés, l’accès à un logement digne reste pour de nombreuses personnes dépendant d’un réel changement politique.

Informations pratiques et inscriptions :
https://www.carep-paris.org/evenements/conferences/atelier-urbanites-dans-le-monde-arabe/

 

Le GIS recrute trois stagiaires // date limite de candidature 10 septembre 2021

Le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans recrute trois stagiaires

Date limite de candidature 10 septembre 2021

Le GIS recrute trois post-doctorants // date limite de candidature 22 juillet 2021

Le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans recrute trois post-doctorants pour une durée de quatre mois renouvelable une fois pour six  mois, pour un recrutement au 1er septembre 2021 :
  • Post-doctorant (H/F) en appui à la préfiguration et à l’animation d’un consortium en humanités numériques aréales
    Pour postuler : https://bit.ly/2UaFfHH
  • Post-doctorant (H/F) en appui à la structuration des études turques et centre-asiatiques en France
    Pour postuler :https://bit.ly/3h9euwf
  • Post-doctorat (H/F) en appui à la coordination scientifique du programme HoRÉA (Horizons de Renouvellement des Études Arabes)
    Pour postuler : https://bit.ly/364oFf8