Tous les articles par GIS Moyen-Orient et mondes musulmans

Appels à projets « Islam, religion et société » 2017 – Bureau central des cultes (DLPAJ), Ministère de l’intérieur

Appel à projet de recherche 2017 « Islam, Religion et Société »

Ministère de l’Intérieur, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Direction des libertés publiques et des affaires juridiques ­ Bureau central des cultes

Projet no 19-2017 Les salons musulmans en France et en Belgique : économie, réseaux et acteurs socioreligieux

EXTENSION au 1er septembre 2017

En 1983 avait lieu le premier « Rassemblement annuel des Musulmans de France » (RAMF). Organisé par l’UOIF (devenu récemment « Musulmans de France), il rassemble désormais environ 100.000 personnes chaque année au Bourget (93). Des centaines d’exposants, de bénévoles et de conférenciers animent différents espaces où se croisent commerces, débats sur le statut de l’islam en/de France, et activités pieuses. C’est aussi une tribune pour divers représentants de l’islam, qu’ils soient français ou étrangers.

Sur la base de ce succès populaire, les salons à thématique confessionnelle musulmane se sont développés ces dernières années en France et en Belgique, en plus des déclinaisons régionales de la RAMF. Des thématiques les plus générales aux sujets les plus ciblés, des tendances les plus institutionnalisées aux mouvances les plus conservatrices[1], des plus anciens aux plus récents, de plus en plus d’acteurs du champ socioreligieux musulman francophone organisent des salons, cherchant à drainer à eux fidèles et consommateurs. Ce phénomène participe de la visibilité du culte musulman en France et en Europe. Il s’agira particulièrement d’en étudier les ressorts socio-économiques ainsi que les réseaux socioreligieux qu’ils mettent en jeu. Qui sont les organisateurs de ces événements, du plus important d’entre eux aux moins connus ? Quelle logistique (fonds propres, administration, bénévolat…) est déployée et quelles sont les retombées socio-économiques de tels évènements ? Quels sont les profils et les attentes des clients de ce type d’évènements ? Quels sont les contenus des programmations qu’affichent ces différents salons ? Quel est le poids réel de ces salons et permettent-ils aux tendances qui les organisent d’exercer une influence, un magistère moral sur les individus qui les fréquentent. Il n’existe quasiment aucune étude sur cette dynamique récente au sein de l’islam francophone.

L’équipe de recherche entreprendra une enquête sur l’économie de ces rencontres ainsi que les réseaux socioreligieux qu’ils impliquent et les échanges matériels comme symboliques qui s’y trament. Ce terrain offre en outre un espace privilégié pour étudier les processus d’hybridation profane/sacré auquel on pourra appliquer (ou non) les paradigmes wébériens autour de l’«entreprenariat communautaire». Cette équipe de chercheurs impliquera ainsi principalement des sociologues et des économistes.

Bibliographie indicative

AMGHAR Samir, « Le congrès du Bourget une « fête de l’Humanité islamique » », Confluences Méditerranée, 3/2003 (N°46), p. 147-155.

BOUBAKEUR Amel, « Islam militant et nouvelles formes de mobilisation culturelle », Archives de sciences sociales des religions [Online], 139 | juillet – septembre 2007, Online since 19 November 2010, URL : http://assr.revues.org/9333

COSTE Frédéric, Homo Islamicus : la réinvention d’une économie et d’une finance islamiques (1940-2014), thèse de doctorat, sciences po Paris, 2015 (dir. Luis Martinez).

YANKAYA Dilek, « Itinéraires d’entrepreneurs turcs: du business ethnique à la PME française globale », in KEPEL Gilles (dir.), Banlieue de la République, Paris, Gallimard, 2012, p. 210-219

  • Méthodologie

En dehors de ces grandes lignes, les candidats établiront clairement leur méthodologie, les terrains précis pressentis ainsi que le nombre et la biographie académique des chercheurs et/ou étudiants identifiés pour mener à bien l’ensemble de ce projet de recherche.

  • Délivrables

Un rapport à mi-parcours, éventuellement un séminaire à mi-parcours, ainsi qu’un rapport ou une publication finale d’environ 80 pages comprenant un nombre important d’entretiens avec les acteurs concernés.

  • Document budgétaire

Le porteur de projet évaluera de manière réaliste ses besoins en matière de ressources humaines et matérielles en proposant un budget prévisionnel précis (sachant qu’une somme plafond par projet a déjà été arrêtée par le conseil scientifique). Il/Elle pourra le cas échéant se rapprocher du Bureau Central des Cultes (bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr) pour obtenir plus d’informations sur ce point.

  • Calendrier

Date limite : Vendredi 1er septembre 2017 (voir la fiche « Guide des appels à projets » pour le contenu des dossiers et modalités de soumission).

[1] Cf. la polémique autour de la programmation et de l’orientation du dernier « Salon musulman du Val d’Oise », 12, 13 septembre 2015.

Article du Journal du CNRS : « Portraits croisés du Moyen-Orient »

Rapport au corps, migrations, réformisme religieux, conflits armés… La création en 2013 du groupement d’intérêt scientifique autour du Moyen-Orient et des mondes musulmans a dynamisé la recherche sur cette aire culturelle. Le point avec Mercedes Volait, directrice adjointe de ce GIS dont le 2e congrès se tient à Paris du 5 au 8 juillet.

 

Les révolutions arabes et les conflits actuels mettent le Moyen-Orient et les mondes musulmans au cœur de l’actualité. Selon vous, qui êtes la nouvelle directrice adjointe du groupement d’intérêt scientifique (GIS) centré sur cette « aire culturelle », quels sont les sujets de recherche les plus importants ou innovants de ces dernières années ?
Mercedes Volait : Les études sur la Turquie connaissent un essor remarquable que le projet, désormais avorté, de rapprochement avec l’Europe a certainement stimulé au départ ; elles sont actuellement confrontées à toutes les formes de violence politique que connaît le pays. Les « printemps arabes » ont évidemment suscité beaucoup d’attentes, d’interrogations et de perplexité, et conduit les chercheurs à s’intéresser de plus près à des sujets tels que l’utilisation des réseaux sociaux ou l’invention d’une contre-culture dans des régimes très autoritaires. Il est fascinant de voir, en Arabie saoudite ou en Iran par exemple, les libertés qui peuvent être prises dans l’espace privé. Parallèlement, il y a eu un vif intérêt pour les questions liées à la sexualité, à la fabrique du genre et au féminisme au Moyen-Orient. Mais l’attrait pour des sujets qui ne sont pas directement connectés à l’actualité, comme l’étude des pratiques alimentaires au Moyen Âge ou de tout ce qui touche à la langue parlée et écrite1, reste fort. À la suite du bilan dressé par le GIS dans son livre blanc – rédigé entre 2013 et 2014 –, l’islamologie renaît peu à peu. Il faudra du temps, bien sûr, car c’est une discipline particulièrement exigeante : il ne suffit pas d’apprendre l’arabe, mais il faut se plonger dans l’exégèse des textes coraniques… Cela prend des années !

Comment concilier ce « temps long » de la recherche et l’incitation exercée par la société à répondre aux questions sur l’islamisme, le djihadisme ou encore la radicalisation ?
M. V. : Il y a deux attitudes : certains chercheurs sont plus enclins à aborder des questions d’actualité brûlante, à prendre la parole dans le débat public, à travers les médias notamment, mais ils sont minoritaires.

Un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas.

Les autres préfèrent rester en retrait car il est souvent extrêmement difficile d’exposer une situation complexe dans le cadre médiatique. Bien sûr, il est possible d’essayer de donner un éclairage sur la crise que traverse la Turquie ou sur les élections iraniennes, par exemple. Mais il faudrait pouvoir exposer d’abord quelques bases avant d’entrer dans le vif du sujet, et ce n’est pas toujours évident dans l’espace médiatique.

Par exemple, un grand nombre de Français sont convaincus que les Turcs et les Iraniens parlent arabe et sont du même coup arabes, or ce n’est pas le cas2 ! Beaucoup de chercheurs pensent d’ailleurs que la compréhension de l’actualité sera bien meilleure au sein de la population lorsque quelques fondamentaux de ce type seront mieux intégrés à notre culture générale. C’est aussi pour cela que le travail du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans paraît essentiel.

L’intitulé même de votre groupement de recherche n’est pas une évidence pour tout un chacun : que sont « le Moyen-Orient et les mondes musulmans » ?
M. V. : La question n’a rien de simpliste en effet et, en réalité, on ne peut pas y répondre de façon tranchée. Nous avons donc opté pour une définition aussi large que possible : il s’agit de la zone allant du Maghreb à l’Indonésie, en incluant les populations de confession musulmane, qui vivent par exemple en Europe ou aux États-Unis. L’enjeu était tout à la fois de créer un corrélat avec l’expression américaine « Middle East » (afin d’établir des ponts avec la recherche anglo-saxonne), d’inclure les pays du Maghreb, et aussi de pouvoir travailler sur les musulmans vivant hors de ces pays. Nous tenons compte du fait géographique, du fait culturel (se situant entre culture et religion, l’Islam est ambivalent à cet égard), et nous nous intéressons également aux populations non musulmanes ou aux groupes minoritaires et/ou hétérodoxes dans des pays où l’islam est la religion majoritaire, comme les chrétiens d’Orient ou les alévis en Turquie, par exemple. L’idée est davantage de fédérer les équipes françaises, d’encourager la pluridisciplinarité, plutôt que de définir un champ strict, qui pourrait être excluant en pratique.

Dans le cadre du GIS, des recherches sont menées sur les minorités religieuses comme les alévis, qui appartiennent à un courant hétérodoxe de l’islam et se trouvent principalement en Turquie.

Le GIS a été créé en janvier 2013 pour rassembler historiens, géographes, politologues, islamologues, linguistes et autres spécialistes des mondes arabes, musulmans, et du Moyen-Orient. Y avait-il de graves manques dans les études sur cette aire culturelle ?
M. V. : Le livre blanc sur les études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans (link is external), a fait état d’une situation plus difficile qu’on ne pouvait le croire. Bien que la France soit traditionnellement très présente, il n’y avait quasiment plus d’islamologue, et très peu de chercheurs étaient habilités à diriger des thèses sur l’histoire du monde arabe. Dans ma propre contribution, j’ai rappelé que peu d’enseignants en histoire de l’art ou en archéologie sont spécialistes de l’Islam. Nous disposons de collections extraordinaires, mais bien peu de personnes ont les compétences nécessaires pour les étudier ! C’est notamment une difficulté propre à l’université française : nous formons beaucoup d’experts pour la France et l’Europe, moins pour d’autres cultures. Nous ne bénéficions d’ailleurs pas d’un système performant en matière d’apprentissage des langues, ce qui complique encore les choses. Le GIS a permis d’inciter au recrutement d’une quinzaine d’enseignants-chercheurs pour combler les manques, mais il reste encore beaucoup à faire. D’autant que la France dispose d’une implantation extraordinaire au Maghreb et au Moyen-Orient et d’accès facilités aux institutions et aux collections locales.

Quel est l’intérêt de se concentrer sur des aires géographiques et culturelles plutôt que de se contenter d’une approche plus traditionnelle par champ disciplinaire ?
M. V. : C’est une autre façon de travailler. Un politologue « généraliste », non spécialisé sur une aire culturelle, est en réalité spécialiste du monde français ou européen. Ou alors il travaille à partir de modèles théoriques supposés s’appliquer à n’importe quel environnement. Tandis que penser la recherche en termes d’aire culturelle nous pousse à reconnaître que notre point de vue est toujours un tant soit peu situé, ancré dans notre propre culture, et cela oblige à travailler à partir d’enquêtes de terrain très poussées avant d’élaborer des hypothèses. Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, par exemple, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou encore la culture de ce pays. Enfin, c’est aussi une autre façon d’envisager les collaborations scientifiques : personnellement, en tant qu’historienne de l’art dans le monde arabe, spécialiste de l’Égypte moderne, j’ai plus d’affinités avec un politologue ou un anthropologue travaillant sur la même aire culturelle qu’avec un historien de l’art qui se consacre à la Renaissance italienne.

Cette approche par aire culturelle contribue-t-elle à l’internationalisation des recherches françaises en sciences humaines et sociales ?
M. V. : Les études par aire culturelle poussent naturellement à l’internationalisation des projets et des collaborations.

Si vous travaillez sur l’architecture égyptienne, vous ne pouvez pas faire l’économie d’une immersion dans l’histoire, la langue ou la culture de ce pays.

Il paraît nécessaire de travailler avec des Égyptiens, des Turcs ou encore des Indonésiens lorsque votre recherche porte sur l’adaptation de l’islam aux traditions locales par exemple. À l’inverse, un spécialiste de l’industrie textile dans le nord de la France sera moins poussé à développer ce type d’échanges.
Nous sommes donc tous très internationalisés au sein du GIS : nous rencontrons des chercheurs de tous pays, issus du monde arabo-musulman, moyen-oriental, ou spécialistes de ces régions.

Les échanges d’informations et les communications entre des labos du monde entier sont constants. De jeunes doctorants se rendent régulièrement dans des centres de recherche locaux et nous en accueillons également. Outre l’aspect collaboratif et le gain de visibilité pour la recherche française, cette situation nourrit entre les chercheurs des échanges informels qui génèrent de nouveaux projets à long terme. Une meilleure circulation des individus et de l’information est toujours une source de progrès scientifique.
Consultez le programme du 2eCongrès Moyen-Orient et mondes musulmans  qui se tient à l’Inalco, à Paris, du 5 au 8 juillet 2017.

Notes

  • 1. Par exemple, l’abandon en Turquie de la graphie arabe pour une graphie latine en 1928, la question de la littérature en arabe dialectal, etc.
  • 2. Les Iraniens parlent le persan et les Turcs, le turc. Ces deux langues partagent avec l’arabe certains vocabulaires mais elles ont des structures radicalement différentes de l’arabe.

Auteur

Fabien Trécourt

Formé à l’École supérieure de journalisme de Lille, Fabien Trécourt travaille pour la presse magazine spécialisée et généraliste. Il a notamment collaboré aux titres Sciences humaines, Philosophie magazine, Cerveau & Psycho, Sciences et Avenir ou encore Ça m’intéresse.

Appel à projet commun Institut du Genre – MSH Paris Nord « Violence extrême, itinéraire de l’engagement djihadiste et genre »

Appel ouvert du 15 juin au 15 septembre 2017. Les projets retenus seront financés sur l’année 2018 et pourront être renouvelés une fois. Ils devront être interdisciplinaires et engager plusieurs institutions ou équipes de recherche.

Fondé en 2012 à l’initiative de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, l’Institut du Genre est un groupement d’intérêt scientifique (GIS) qui réunit une trentaine de partenaires institutionnels. S’appuyant sur des UMR (unités mixtes de recherches) et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, il constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités.

L’Institut du genre et la MSH Paris Nord financent en commun un appel à projets sur le thème « Violence extrême, itinéraire de l’engagement djihadiste et genre ».

Conditions et modalités
Cet appel est ouvert du 15 juin au 15 septembre 2017. Les projets de recherche retenus seront financés sur l’année 2018 et pourront être renouvelés une fois.
Les projets proposés devront être interdisciplinaires et engager plusieurs institutions ou équipes de recherche. Chaque projet devra identifier un porteur et une équipe. Les projets doivent être originaux. Ils ne pourront donc pas être conjointement proposés comme réponse aux appels à projet propres de l’Institut du Genre et de la MSH Paris Nord. Ils seront expertisés conjointement par l’Institut du Genre et la MSH Paris Nord.

Orientations
LES SHS A L’ÉPREUVE DU DJIHADISME
Depuis les attentats de 2015, nous savons qu’il est de la responsabilité partagée des chercheur.e.s et des actrices et acteurs sociaux de comprendre les racines et les itinéraires de cette violence meurtrière inédite dans ses formes et son ampleur. Des recherches ont été engagées et financées dans l’urgence. Elles révèlent l’ampleur du travail qui reste à faire et la mise à l’épreuve des sciences humaines et sociales dans la lecture de processus qui échappent bien souvent aux paradigmes et aux catégories habituels. Le succès même du mot « radicalisation », dont le sens reste pour le moins incertain, est à la mesure de notre difficulté à identifier les processus en cours.

LA NÉCESSITE DE L’ENQUÊTE
Au-delà de ceux qui sont passés à l’acte et de ceux qui ont été arrêtés à temps par les services de police, combien de candidates et candidats potentiels ? Quelles sont les logiques du basculement et de Appel à projets MSH Paris Nord 2017 18
l’engagement djihadistes ? Diffèrent-elles des processus déjà analysés par les travaux sur les autres formes de violences politiques ? Partant de l’hypothèse selon laquelle ces passages à l’acte trouvent leurs racines dans les fractures de la société française elle-même, un accent sera mis sur les enquêtes de terrain, les recherches-actions avec les professionnels de l’éducation et de la prévention et les comparaisons internationales. Les comparaisons internationales et la mise en perspective avec les apports des sciences humaines et sociales seraient pertinentes.

LA QUESTION DU GENRE
Prévenir et comprendre, comprendre pour prévenir : la mobilisation des chercheurs et des acteurs ne peut pas s’abstenir d’une lecture et d’une problématique de genre au cœur de la violence extrême, de ses mobiles et de son organisation. En effet, si la participation de femmes, parfois de très jeunes filles, interpelle davantage que celle des hommes, ne faut-il pas aussi s’interroger sur les stéréotypes à l’oeuvre dans cet étonnement ? Tous les stéréotypes de genre mobilisés dans ces engagements extrêmes doivent être interrogés et analysés. Ces itinéraires, leurs réceptions questionnent frontalement les sciences humaines et sociales. Les projets de recherche qui s’y attacheront seront privilégiés.

Télécharger LE FORMULAIRE A SOUMETTRE :

Téléchargez ANNEXE – SERVICES PROPOSES PAR LA MSH PARIS NORD :

Téléchargez APPEL A PROJETS :

Palmarès du Prix de thèse 2017

Palmarès du Prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans

Le jury du prix de thèse 2017 sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans organisé par l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM – UMS2000 EHESS-CNRS) et le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans s’est réuni le 15 mai 2017. Il a désigné les lauréats sur la base de rapports établis sur chaque candidature par les experts qu’il avait mandatés.

3 prix ont été décernés sur un total de 49 candidatures :

Le prix Relations internationales/Sciences politiques soutenu par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère des Affaires Étrangères a été attribué à :

Tristan Leperlier, Une guerre des langues ? Le champ littéraire algérien pendant la « décennie noire » (1988-2003). Crises politiques et consécrations transnationales, thèse de sociologie soutenue à l’EHESS le 4 décembre 2015, sous la direction de Madame Gisèle Sapiro.

Le prix Rémy Leveau, sur l’islam en France et en Europe soutenu par le Bureau central des cultes (BCC) du ministère de l’Intérieur a été attribué à :

Benjamin Bruce, Governing Islam Abroad: The Turkish and Moroccan Muslim Fields in France and Germany, thèse de science politique soutenue à Sciences Po Paris le 15 janvier 2015, sous la direction de Madame Catherine Wihtol De Wenden.

Le prix de la thèse francophone décerné par le Bureau Maghreb de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) – Maghreb a été attribué à :

Hassan Chahdi, Le muṣḥaf dans les débuts de l’islam. Recherches sur sa constitution et étude comparative de manuscrits coraniques anciens et de traités de qirā’āt, rasm et fawāṣil, thèse d’études coraniques/codicologie soutenue à l’EPHE le 11 octobre 2016, sous la direction de Monsieur François Déroche.

Le jury, présidé par Anne-Laure Dupont, maître de conférences en histoire à l’université Paris-Sorbonne, était constitué de volontaires du comité de pilotage de l’IISMM et du conseil scientifique du GIS Moyen-Orient et mondes musulmans :

  • Hocine Benkheira, directeur d’études (EPHE)
  • Anne-Marie Brisebarre, directrice de recherche émérite (CNRS, LAS-Collège de France)
  • Pascal Buresi, directeur de l’IISMM, directeur de recherche (CNRS) et directeur d’études (EHESS-CNRS)
  • Nathalie Clayer, directrice de recherche (CNRS), directrice d’études (EHESS)
  • Anne-Laure Dupont, maître de conférences (Université Paris-Sorbonne)
  • Claire de Galembert, chargée de recherche (CNRS)
  • Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche (IIAC-CNRS)
  • Stéphanie Latte-Abdallah, chargée de recherche (CNRS, CERI-Sciences Po)
  • Pierre Lory, directeur d’études (EPHE)
  • Catherine Mayeur-Jaouen, professeur des universités (INALCO)
  • Anne-Marie Moulin, directeur de recherche émérite (CNRS, Paris 7)
  • Matthieu Rey, chargé de recherche (IREMAM-CNRS)
  • Tal Tamari, directrice de recherche (DR2-CNRS)
  • Élise Voguet, directrice adjointe de l’IISMM, chargée de recherche (IRHT-CNRS).

Prolongement de 2 appels à projets « Islam, religion et société » 2017 – Bureau central des cultes (DLPAJ), Ministère de l’intérieur — LIMITE : 07/08/2017

Prolongement de la date limite de 2 appels à projets des crédits recherche ‘Islam, religion et société’ 2017 (DLPAJ-Bureau central des cultes du ministère de l’intérieur, en part. avec le ministère enseignement supérieur et de la recherche), jusqu’au lundi 7 août 2017 (envoyer à bureau-central-cultes@interieur.gouv.fr) :

Concert du quartet Bab Assalam « Le voyage de Zyriab »

Jeudi 6 juillet 2017 à 19h00
Théâtre de la Cité internationale universitaire de Paris, salle de la Coupole
17, boulevard Jourdan 75014 Paris

Les musiciens :
Khaled Aljaramani, oud, chant
Mohanad Aljaramani, percussions, chant
Philippe Barbier, guitare électrique
Raphaël Vuillard, clarinettes & live électro

Mêlant le grain de la guitare électrique et la transformation sonore de l’électronique, aux ouds, aux chants, aux percussions et à la clarinette basse. Bab Assalam explore la tradition, transforme, actualise ces musiques entêtantes, souvent construites autour de la transe et met en exergue par ce biais, sans s’appesantir sur le malheur et l’horreur de la situation actuelle, une itinérance contemporaine imposée, qui est l’exil.

Tarif : 10 euros
https://www.weezevent.com/2eme-congres-du-groupement-d-interet-scientifique-moyen-orient-et-mondes-musulma

Stage intensif de kurde à l’antenne de l’Ifpo à Erbil (septembre 2017)

Description et objectifs

Le stage intensif de langue kurde proposé par l’Institut français du Proche-Orient à Erbil vise à offrir à des stagiaires débutants et de niveau intermédiaire une formation linguistique et culturelle complète ouverte sur les mondes kurdes. Le stage met l’accent sur la maîtrise des premières notions des deux principaux dialectes kurdes, le soranî et le kurmancî, tout en sensibilisant à d’autres langues de la région (le soureth ou néo-araméen et le turkmène) ainsi qu’à l’histoire et à la civilisation du Kurdistan et de l’Irak.

Cette formation a lieu à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan d’Irak, un domaine très peu exploré par les chercheurs et les diplomates occidentaux. Il représente non seulement une fenêtre ouverte sur la diversité de l’Irak arabe et kurde, chiite, sunnite et chrétien, mais se situe également au carrefour d’influences régionales culturelles et géopolitiques diverses (Turquie, Iran, Syrie) et, notamment, au centre d’un monde kurde en pleine effervescence et recomposition.

La formation offre aux stagiaires une véritable immersion dans la culture kurde et irakienne. Les connaissances acquises tout au long de ce mois d’apprentissage seront stimulées et approfondies par des interactions quotidiennes avec la population. La ville d’Erbil, de culture linguistique majoritairement soranî, abrite une importante communauté kurmancophone et intègre dans son agglomération la bourgade d’Ainkawa, qui constitue l’un des centres de la communauté assyro-chaldéenne au Kurdistan. Le stage apporte également aux participants, un approfondissement de leurs connaissances générales concernant le nord de l’Irak, fondé sur l’histoire et les cultures de cette région.

Les effectifs réduits (10 personnes maximum par niveau) de la session de cours permettent une meilleure réalisation des objectifs pédagogiques. 25 heures de cours sont dispensées par semaine (5 heures par jour pendant 4 semaines) pour un total de 100 heures par mois. Les cours portent sur les sujets suivants :

  • langues soranî et kurmancî
  • introduction au soureth
  • histoire de l’Irak contemporain
  • civilisation kurde
  • histoire et culture des églises d’Irak
  • introduction à la culture turkmène

Le stage propose deux niveaux. Les stagiaires de niveau “grand débutant”, vont acquérir de nouvelles compétences et notamment des bases sérieuses en langues kurdes soranî et kurmancî. Les stagiaires de niveau “intermédiaire” (entre 100 et 150 heures acquises) approfondiront leur maîtrise des deux langues kurdes grâce à des supports littéraires et journalistiques plus complexes et une pratique poussée de la conversation. Attention ! Un minimum de 5 stagiaires est requis afin d’ouvrir un groupe de niveau. Les cours sont assurés principalement par des professeurs irakiens ou syriens dont la langue maternelle est le kurde et possédant une solide expérience de l’enseignement à des publics étrangers. Les enseignements de civilisation peuvent être dispensés en français ou en anglais.

Pour en savoir plus

Responsables : Farooq Jamshid Khorshid et Boris James

Télécharger la plaquette du stage