Tous les articles par Mehdi Sakatni

Conférence « Comment l’islam peut-il surmonter la radicalisation et la surenchère islamophobe ? » (Aix-en-Provence, 19 mai 2016)

2ème Conférence du cycle « Sciences Po Aix dans la Cité »

  •   Jeudi 19 mai 2016 à 18h / Sciences Po Aix, amphi B.Etienne

 » Comment l’islam peut-il surmonter la radicalisation et la surenchère islamophobe ? « 

sur le thème général « La laïcité, l’islam et le vivre ensemble sous tensions »

Intervenant
 : Tareq OUBROU, Imam de la mosquée El-Houda (Bordeaux)

Conférence ouverte au public, suivie d’un débat

Renseignements : 04.42.17.01.60

Appel à candidatures pour la 2ème Rencontre euro-arabe des jeunes chercheurs en sciences sociales (jusqu’au 15 juin 2016)

Dans le cadre des activités de l’autorité bahreînienne pour la culture et les antiqués, le « projet de transfert des savoirs » organise en collaboration avec l’ association internationales de sociologie, l’association européenne de sociologie et l’association arabe de sociologie, la deuxième « Rencontre euro-arabe des jeunes chercheurs en sciences sociales », à Manama (Bahreïn) du 26 septembre au 2 octobre 2016.

Condition de participation :
– Etre en master ou doctorat
– Avoir moins de 33 ans.
– Envoyer un dossier avant le 15 juin 2016, comportant une demande de participation, un résumé de la recherche à présenter, un curriculum vitae et éventuellement une lettre de recommandation du directeur de recherche.

Contact:

http://www.cjb.ma/images/appels/pdf/annonce_rencontre_FR.pdf

Appel à communications « Complots, mukhabarats, conspirationnisme : le Moyen-Orient du secret » (jusqu’au 26 juin 2016)

Le régime égyptien qui conseille dans une vidéo de se « méfier des étrangers », possibles espions, en 2013 ; les nombreux discours de Bachar al-Assad sur le complot dont serait victime la Syrie depuis 2011 ; les innombrables livres croyant voir derrière les révolutions arabes une opération menée de l’extérieur des sociétés arabes : le « complotisme » du Moyen- Orient ne manque pas d’avatars. Et parfois jusqu’à l’absurde, au paradoxe et à la mise en abyme, comme dans le cas des tribulations tragi-comiques d’un oiseau pris pour un espion israélien au Liban il y a quelques mois, ou des inquiétudes de Daech vis-à-vis de l’effet que peut avoir dans ses propres troupes la circulation de discours faisant de cette organisation une création de la CIA.

Le sujet est connu, mais n’a pourtant pas bénéficié d’un véritable travail académique jusqu’ici, qui permettrait de sortir de la simple collection d’anecdotes pour comprendre plus largement à quoi ce « complotisme » est relié (et ce qu’il révèle) : une histoire agitée faite de coups d’Etat et de politiques clandestines, l’omniprésence des services de sécurité (les mukhabarats), et l’utilisation stratégique de discours sur la menace par les régimes et les hommes politiques. Sortant en outre des sentiers battus de la « critique » de ces théories du complot (Taguieff, 2013), ce colloque cherche à dépasser une lecture pathologisante, à laquelle se limite souvent l’étude de cet objet.

Axe 1 : Coup d’Etat, clandestinité, paranoïa des régimes

Loin d’être, comme en Europe et aux Etats-Unis, un mode d’action désormais abandonné, le coup d’Etat reste une réalité très prégnante dans l’histoire de la région : l’Egypte, l’Iran, l’Irak, la Syrie, ont vu leur histoire rythmée par ce mode d’action, dont l’étude connaît aujourd’hui un certain renouveau à travers l’intérêt porté à l’histoire des armées arabes (Vingtième Siècle, 2014). Cette session du colloque rassemblera des communications sur ce mode d’action dans l’histoire d’un pays particulier ou dans la région, mais aussi sur son déclin et les manières de s’en prémunir, les dirigeants arabes ayant réussi à se maintenir au pouvoir en évitant bon nombre de tentatives à partir des années 1970.

Si le coup d’Etat a longtemps été un élément du répertoire d’action politique, il s’accompagne logiquement d’une dimension clandestine de la politique. Cette session interrogera l’usage de la clandestinité par les acteurs politiques, ses conditions pratiques, et les actions collectives secrètes qui y sont liées (on peut penser par exemple à l’usage des baltagiyyas). Tout aussi cruciale, se pose aussi la question de la gestion des moments de « retour à la lumière » où des acteurs redeviennent légaux.

Conjointement, l’enjeu est aussi d’aborder la part de complotisme dans le discours officiel des régimes et leur capacité à invoquer sans cesse des complots, menaces floues ou mise en scène de complots déjoués. Cette session se penchera sur l’usage d’une rhétorique de la menace permanente par les régimes politiques de la région, qui semble pour certains traduire une réelle paranoïa de leur part, tandis que pour d’autres elle contribue surtout à forger une « conscience nationale victimaire et paranoïaque » (Lesch, 2012) dans la société.

Axe 2 : Etudier les mukhabarats

Au-delà de la collecte et l’analyse d’informations, ou de quelques opérations spéciales, les services secrets du Moyen-Orient ont un rôle politique plus large, avec une inscription profonde dans le quotidien des sociétés. Ils apparaissent ainsi comme un fait social qui dépasse largement le champ des études sur le renseignement. Cette session accueillera des études qui s’intéressent au plus haut niveau politique, dans la prolongation de celles qui ont pu commencer à aborder directement la question de leur histoire (Sirrs, 2011), ou du jeu subtil d’équilibre et de concurrence entretenue entre les services par les dirigeants des pays du Moyen-Orient (Glasman, 2013).

Cette session se penchera aussi sur le quotidien de la vie sous les mukhabarats, dont le rôle dans beaucoup de procédures en apparence sans enjeu, en font des intermédiaires incontournables ; objets de craintes, de fantasmes, ils suscitent aussi l’apprentissage d’un double-jeu (Wedeen, 1999) pour les populations.

Enfin, d’un point de vue plus méthodologique, on se demandera en quoi les révolutions arabes ont permis d’en savoir plus sur leur rôle, et permettront à l’avenir d’ouvrir certaines archives (la question s’est par exemple posée dans le cas tunisien1) et d’améliorer notre connaissance historique de ces services. Et d’un point de plus réflexif, où des retours d’expérience seraient appréciés, on se demandera comment les chercheurs gèrent le risque que représente cette surveillance sur leurs terrains, et en quoi ces expériences peuvent leur permettre de mieux comprendre en retour cet objet d’étude difficilement accessible.

Axe 3 : « Al Mu’âmarat », le goût du complot dans les sociétés arabes

Une dernière session sera consacrée aux représentations et aux circulations liées à cette réalité politique. Le Moyen-Orient est souvent représenté depuis l’Europe et les Etats-Unis comme un espace particulièrement propice au « complotisme » où des Occidentaux persona non grata dans leur propre pays viendraient trouver refuge. Pour autant, le Moyen-Orient souffre paradoxalement de l’absence d’études précises sur ce point, le sujet ayant été abordé de manière très générale (Gray, 2010) ou bien seulement dans quelques pays (Türesay, 2009 ; Nefes, 2015). Cette session sera consacrée en partie aux discours sur les complots et sur le complotisme. C’est-à-dire à l’étude des discours savants, journalistiques ou bien encore artistiques à propos du « complotisme des sociétés arabes » (voir de l’islam en général), dont plusieurs études on montré les arrière-pensées culturalistes et le lien avec une histoire (de l’antisémitisme notamment) proprement européenne (Graf, Fathi et Paul, 2010 ; Butter et Reinkowski, 2014).

Mais au delà de cette problématique, on privilégiera aussi dans un second temps des propositions qui permettent d’aborder la question du quotidien du complotisme et des rumeurs dans les sociétés, encore très rarement étudiées (Aldrin, 2003). A partir de cas concrets de rumeurs et de discours complotistes, ce panel abordera plusieurs questions : comment se construisent et circulent les discours complotistes ? Dans quelle mesure le complotisme est-il un objet de consommation ? Un discours pris au sérieux ou une dimension du small talk quotidien (Rabo, 2014) ? Un discours lié à l’usage d’internet (Nefes, 2015) ? Enfin, qui y adhère et avec quelle intensité ?

Envoi des propositions

Les contributions doivent concerner des pays du monde arabe (Maghreb et Moyen-Orient), mais peuvent également inclure l’Iran, Israël ou la Turquie.

Elles doivent être envoyées avant le 26 juin 2016 à l’adresse suivante : buroccmo@gmail.com

Elles ne doivent pas dépasser 1500 signes (incluant une bibliographie sommaire) et comprendre une brève présentation de l’intervenant.

Les propositions sont acceptées en français, anglais et arabe.

CfP “Violence and the Politics of Aesthetics: A Postcolonial Maghreb Without Borders”, special issue Journal of North African Studies

This special issue explores questions concerning the politics and poetics of literary texts that respond to individual and collective experiences of suffering in the Maghreb and beyond. The greater Maghreb, extending from Egypt to Morocco and parts of sub-Saharan Africa, has been the site of dramatic socio-political upheavals, including colonization, revolution, dictatorial rule, civil strife, and the recent Arab uprisings. Periods of violence—such as the Years of Lead in Morocco (1956-1999), the Algerian war of independence (1954-1962) and the bloody civil war in the 1990s, Gadhafi’s brutal rule of Libya (1969-2011), and Bourguiba and Ben Ali’s reign over Tunisia have catalyzed the production of a vibrant literary oeuvre that bears witness to both the suffering and the resistance generated by these events. Moreover, the increase of illegal immigration, the rise of ISIS and the “defeat” of politicized groups (Tuareg) in countries coterminous to the Maghreb has has heightened the risks of trans-border violence, which targets vulnerable groups.  While political transition and civil reconciliation initiatives in Morocco and Algeria have been conducive to the prosperity of testimonial literature in the past decade, the Arab uprisings have weakened the dictatorial grip and widened spaces for free speech, igniting a new wave of locally-published literary works by Maghrebi writers who narrate and reflect on the impact of these events for diverse communities across North Africa. Be they autobiographies, prison novels, testimonies, films, cartoons or poems, such works both document and theorize suffering. This special issue will reflect upon the myriad ways in which literature represents, contests, rewrites, accounts for, and transforms the sum of traumatic events lived in the Maghreb and beyond during the last fifty years.  In the absence of independent institutionalized redress of the traumas engendered by this violence, literature and film provide an opportunity both to heal and to reassign responsibility for the exactions of the past, thus opening up new possibilities for literature to interrogate and rewrite historiography.

The papers accepted in this volume will raise questions concerning memory and suffering, novelistic production and trauma, incarceration and testimony, immigration and violence, literature and war, and political change through close study of literary and cinematic works. The issue also invites papers that address these issues and account for the linguistic (Amazigh, Arabic and French) and cultural complexity of Maghrebi literature.   Abstracts should be no longer than 500 words. Please email abstracts to Jill Jarvis (jjarvis@princeton.edu) and Brahim El Guabli (bguabli@princeton.edu) by March 15.

Timeline:

·       First drafts of articles between 6000 and 7000 words, notes and biography included, are due by July 15.
·       Final articles due by October 1.
·       Volume will be sent to production by November 30.

Les Mardis de la Villa Méditerranée “La Palestine dans l’ombre des printemps arabes” (Marseille, 1er mars 2016)

Avec Nicolas Dot Pouillard, Core-Researcher au sein du programme WAFAW (When Authoritarianism Fails in the Arab World), et Chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo, Beyrouth).
Et Xavier Guignard, Doctorant en science politique à l’Université Paris 1 et associé à l’Institut français du Proche-Orient.

Séance animée par François Burgat.
Politologue et spécialiste du monde contemporain (IREMAM/ERC-WAFAW).

-  Mardi 1er mars 2016, 19hVilla Méditerranée, Marseille 

Nicolas DOT POUILLARD 

Nicolas DOT POUILLARD est Core-Researcher au sein du programme WAFAW (When Authoritarianism Fails in the Arab World), et Chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo, Beyrouth). Il est également membre du Comité de rédaction de la revue en ligne Orient XXI, consacrée au monde arabe. Il est l’auteur de deux ouvrages : Tunisie. La révolution et ses passés (IreMMO/L’Harmattan, 2013) et De la théologie à la libération : histoire du Jihad islamique palestinien avec Wissam Alhaj et Eugénie Rébillard, Préface de Olivier Roy (Editions La découverte, 2014).

Xavier GUIGNARD

Xavier Guignard est doctorant en Science Politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne où il termine une thèse sur l’émergence d’une diplomatie palestinienne. Ses recherches s’intéressent particulièrement à la construction du pouvoir dans un contexte autoritaire et colonial. Il fut bénéficiaire de la première bourse doctorale de l’Institut français du Proche-Orient à Jérusalem en 2012 et 2013. En 2014, il enseigna à l’Université Al-Quds Bard Honors College (Abu Dis, Palestine) comme professeur invité. En 2015, il a rejoint le programme WAFAW et enseigné à Sciences Po Paris. Il mène, depuis 2010, de nombreuses enquêtes de terrain au Liban, en Palestine et en Jordanie et vit aujourd’hui entre Paris et Amman.

Réservations

Entrée libre – Sur réservation
Par mail à billetterie@villa-mediterranee.org
Par téléphone au 04 95 09 42 70

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Appel à contributions pour la revue Arabian Humanities “Transnationaliser la péninsule Arabique : dynamiques locales, régionales et globales” (20 mai 2015)

Le septième numéro d’Arabian Humanities vise à explorer les processus de régionalisation et de mondialisation dans la péninsule Arabique dans une perspective transnationale, à travers les pratiques, les institutions, les réseaux et les espaces considérés comme des facteurs sociaux, culturels, économiques et politiques puissants qui structurent les dynamiques et l’évolution de la sous-région. Depuis les années 1950, la multiplication, la densification et l’accélération des réseaux et des circulations transnationales dans la région offrent un contre-récit à des représentations de la fragmentation politique et de « l’exceptionnalisme » qui sont souvent associés à la péninsule Arabique et au golfe Persique.

Ce dossier vise à présenter des recherches originales sur ces phénomènes. Il contribuera à la recherche actuelle dans la région en adoptant une perspective par le bas, afin de comprendre les dynamiques locales, régionales et mondiales de la transnationalisation. À cet égard, le Golfe a longtemps été marginalisé et sous-étudié par les sciences sociales par rapport à d’autres parties du Moyen-Orient. Bien que le rôle actif des États du Golfe sur la scène régionale et mondiale ait été reconnu, la recherche a toujours tendance à se concentrer sur l’économie des pays producteurs de pétrole et sur les allégations de leadership géopolitique.

Les contributions porteront donc sur les pratiques transnationales (des migrants, artistes, commerçants, professionnels, étudiants, etc.) et les stratégies transnationales (pour les entreprises, investisseurs, institutions ou organisations culturelles, administrations publiques…). Elles examineront également les stratégies des États et des acteurs non étatiques dans la région à travers des réseaux d’influence politiques et non politiques. Les contributions devront mettre en évidence :

  • l’émergence, l’institutionnalisation et l’évolution des réseaux sociaux, économiques et politiques dans la péninsule, au Moyen-Orient et au-delà, dans le cadre des réseaux mondiaux,
  • le rôle croissant des économies urbaines du Golfe qui ont profondément changé les hiérarchies dans la région en termes de centralité et de hiérarchies urbaines,
  • les liens politiques au sein et au-delà de la péninsule Arabique, considérés dans une perspective transnationale et sous un angle privilégiant les acteurs non étatiques comme l’interaction des États et des acteurs et des institutions non étatiques,
  • les transformations affectant les représentations, les pratiques et les politiques individuelles et nationales dans les périodes de mobilités transnationales intenses.

Les domaines de recherche concernés sont :

  • les acteurs et les institutions liés à la migration,
  • les acteurs et les institutions culturelles et les réseaux,
  • les acteurs et les institutions financières et d’investissement,
  • les réseaux économiques, les acteurs et les institutions de l’entrepreneuriat
  • les institutions et les acteurs impliqués dans les réseaux basés sur la connaissance (étudiants, universités)
  • les institutions et les acteurs des dynamiques spatiales et sociales (infrastructures, urbanisme)
  • les institutions et les acteurs liés à la circulation des idées et des représentations (y compris religieuses)
  • les institutions et les acteurs de pratiques transnationales formelles et informelles (tourisme, commerce, mobilités familiales, etc.)
  • les institutions et les acteurs des dynamiques politiques transnationales.

Les contributions devront se focaliser sur les pays de la sous-région (Koweït, Oman, Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Yémen) et sur leurs liens avec les dynamiques régionales (Moyen-Orient) et mondiales.

Modalités de soumission

Les propositions d’article doivent être envoyées aux coordinateurs : Hélène Thiollet (helene.thiollet@sciences-po.fr) et Leïla Vignal (leila.vignal@univ-rennes2.fr); ainsi qu’à Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).

Elles devront inclure :

  • le titre de l’article
  • un résumé de 15 à 20 lignes
  • Toutes les données nécessaires à l’identification de l’auteur : nom, affiliation institutionnelle et fonction, adresse professionnelle, téléphone et e-mail.

Après acceptation, la date limite de soumission des articles, dont la longueur n’excèdera pas 9000 mots, est le 15 juillet 2015.

Il est demandé aux auteurs de respecter les normes de publication d’Arabian Humanities. Elles sont exposées dans la note aux contributeurs, disponibles ici ou bien en contactant la secrétaire de rédaction Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).

Appel à contributions pour la revue L’Année du Maghreb : “Profession journaliste”

Extrait de l’argumentaire :

Le journalisme dans les pays du Maghreb est un terrain de recherche qui a été relativement peu investi ces dernières années. Des travaux ont certes été réalisés sur les médias de manière générale, sur les transformations du paysage audiovisuel arabe et maghrébin, sur l’irruption des chaînes satellitaires et d’internet, comme sur les pratiques de réception. Ils ont mis en évidence l’usage croissant des NTIC, notamment des réseaux sociaux et la diffusion de supports médiatiques électroniques. À cette individualisation de la réception et des attentes (très inégalitaire selon les âges, les sexes et les milieux sociaux) vient s’ajouter une ouverture économique, inégale et mesurée selon les États, et l’émergence de nouveaux profils d’entrepreneurs médiatiques. Plus récemment, les changements politiques qui se sont produits dans la région ont été l’occasion de prêter aux médias un rôle déterminant dans les mutations que ces pays ont connues, au point d’en faire parfois trop rapidement les moteurs du déclenchement des mobilisations sociales et des évènements qui ont suivi. Mais le journalisme en tant que pratiques concrètes n’a peut-être pas assez suscité l’attention qu’il mérite au regard des enjeux sociaux, politiques et économiques qu’il représente.

Ce dossier souhaiterait réunir des contributions venues d’horizons disciplinaires variés et qui s’appuient sur des études de terrain susceptibles d’esquisser une sociologie de la profession et de faire ressortir quelques traits saillants du fonctionnement des espaces médiatiques au Maghreb. Comme dans les dossiers qui l’ont précédé, cette région n’est pas conçue comme un espace déconnecté du monde. Il ferait plutôt figure de carrefour de questionnements permettant de dégager à la fois l’universalité et la spécificité de processus se déroulant aussi ailleurs : le dossier traitera du journalisme pratiqué au Maghreb, mais aussi de celui qui est pratiqué sur le Maghreb ou bien reçu et perçu depuis le Maghreb. Les perspectives comparées seront bienvenues et les propositions, au plus près possible des pratiques de terrain, pourront s’inscrire dans l’un des trois axes de notre questionnement qui ne prétend bien évidemment pas à l’exhaustivité : le premier s’attachera à la reconstitution et à la description des processus institutionnels, économiques, politiques ou organisationnels permettant de comprendre le travail et la production des journalistes ; le deuxième aura trait aux méthodes de travail, aux productions journalistiques, aux formes et pratiques de contournement et de gestion de ces contraintes. Enfin, une troisième entrée portera sur une sociologie de la profession, à travers par exemple ses lieux de formation et de socialisation, les images sociales qui lui sont attachées, ses modes de représentation et de régulation ainsi que ses espaces de circulation.

1. Les journalistes aux prises avec des logiques concurrentes

Placer les figures du journaliste au centre du questionnement permet peut-être une approche plus fine des logiques de fonctionnement des univers médiatiques au Maghreb, qu’elles soient politiques, économiques, sociales et professionnelles. Les nouveaux acteurs économiques, les nouveaux supports et canaux de diffusion, les anciennes et nouvelles formes de régulation sont loin d’être sans effets non seulement sur les pratiques journalistiques, mais aussi sur les valeurs et représentations qui imprègnent leurs discours, les contenus qui participent de la construction des représentations du monde social. Autrement dit, le principe de ce numéro est de lier autant que possibles les logiques de production et de diffusion des news avec les contenus eux-mêmes.

Au travers des journalistes, c’est par conséquent toute une économie politique des médias généralistes ou spécialisés, transnationaux, nationaux ou locaux que les contributions doivent donner à voir : dispositif législatif et règlementaire encadrant la profession, caractéristiques des modèles économico-politiques (audiences, publicités, aides étatiques, etc.), infrastructures matérielles, logiques de diffusion et de contrôle (notamment sur des réseaux de télécommunications), etc. Si le pouvoir d’État semble desserrer quelque peu son emprise, les “ouvertures” ne sont pas forcément toutes synonymes de ruptures. Les espaces médiatiques au Maghreb suscitent de plus en plus l’intérêt de capitaux “privés”, très soucieux d’offrir une visibilité à leurs activités. Les jeux des nouveaux entrepreneurs “privés” nationaux en quête de marchés publics, les politiques de régulation prétendant organiser un secteur en plein essor, les chartes de déontologie et codes de la presse se proposant de définir les « bonnes pratiques » et les frontières entre le dicible et l’indicible dans l’espace public, les formes de censure ou d’autocensure touchent de façon essentielle les modalités d’exercice du métier.

Cette analyse de l’économie au sens large du journalisme dans les pays du Maghreb gagnerait enfin à prendre en considération le poids des logiques de transnationalisation de plusieurs manières. Ainsi, il serait probablement intéressant de disposer par exemple de contributions sur la position des journalistes maghrébins travaillant dans les médias transnationaux comme France 24, Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, Sky News, etc., qui produit probablement des effets sur les manières de traiter les évènements qui se produisent dans leur pays d’origine. Par exemple, le rôle des journalistes tunisiens d’Al Jazeera et France 24 en langue arabe a été déterminant pendant les évènements en Tunisie du 10 décembre 2010 au 14 janvier 2011. De même, des travaux permettant d’appréhender très précisément les enjeux autour de l’investissement des espaces journalistiques nationaux au Maghreb par des groupes étrangers, de la diffusion des grands médias transnationaux liés à des États, des modèles concurrents d’excellence professionnelle, des injonctions d’organisations internationales en matière de “liberté de la presse”, de “représentations des minorités”, etc. sont attendus.

2. Pratiques professionnelles et relations aux sources d’information

La deuxième entrée de cet ensemble vise à rendre compte des conditions sociales et historiques de production de l’information dans des contextes qui, selon les cas nationaux et les époques, renvoient à des formes d’autoritarisme démocratique, de démocratie autoritaire, de consensus affiché ou revendiqué ou bien encore d’expression de formes extrêmes de violence se réclamant de démarches politiques ou religieuses. Il convient ici de rompre avec les analyses trop normatives et politiques qui tendent à homogénéiser les conditions d’exercice du journalisme dans les différents pays du Maghreb, notamment en les opposant à celles des “démocraties occidentales”.

Cette question du processus de production de l’information engage aussi bien les méthodes professionnelles que les rapports des journalistes aux sources d’information et aux publics. Plusieurs pratiques méritent d’être repensées à l’aune des bouleversements contemporains et des héritages coloniaux. Qu’en est-il des formes d’interdépendances du journalisme d’information générale avec les métiers de la politique, de l’économie, de la publicité et de la communication notamment ? Si tout le monde s’accorde à revendiquer la “liberté d’expression” et parfois même le fait d’en être le garant, comment s’exprime l’autocensure ou les compromissions commandées par une nécessaire prudence ? Comment varient-elles selon qu’on travaille dans son pays d’origine ou depuis l’étranger ? Quels sont les processus de contournement de la censure ? Toutes les sanctions des transgressions relèvent-elles de l’État et de ses censeurs ? Comment ces pratiques sont-elles reconfigurées ou non par l’apparition de nouveaux sous-univers médiatiques comme les plateformes de vidéo en ligne, les blogs, la presse spécialisée (notamment économique) en pleine expansion par exemple ?

Les pratiques journalistiques peuvent être également questionnées à partir d’une série de caractéristiques historiques des États du Maghreb : comment se traduit, dans l’espace médiatique, la représentation des différences d’opinion politique, de culture, de langue ou de religion ? Si cette “diversité” est revendiquée, et parfois garantie par un texte de niveau constitutionnel, dit-on et peut-on dire les mêmes choses dans une presse ou des médias en langue arabe, en français, dans les langues amazighes, en anglais, etc. ? La presse partisane, dont la mise en place remonte souvent aux indépendances, participe-t-elle de la construction d’un débat d’opinion ? Est-ce qu’on y traite les mêmes sujets et peut-on dire les mêmes choses si l’on est une femme ou un homme ? Avec la féminisation croissante de la profession, peut-on circonscrire des manières de faire “féminines” dans la couverture, le traitement et le choix des sujets ? Ces changements induisent-ils une modification des images de la femme véhiculées par les médias ?

L’analyse des pratiques peut être également réalisée à partir de la mobilité professionnelle des journalistes entre différentes rédactions, supports, spécialisations, langues, voire pays. Est-elle, et sous quelles conditions, une forme de conquête d’espaces d’autonomie et d’expression ? Par exemple, de plus en plus souvent, un texte lissé pour une rédaction peut paraître dans une version moins expurgée et plus longue dans un billet de blog. Mais a contrario, cette mobilité ne peut-elle pas aussi parfois être subie, du fait de marchés journalistiques où les offres d’emploi pérennes se rétrécissent de façon croissante ? Assiste-t-on à un renforcement de la précarisation par un volant de main-d’œuvre fourni par des cohortes de jeunes diplômés, notamment en sciences sociales sans emplois ?

3. Une sociologie des professionnels de l’information au Maghreb

Les études de cas attendues dans ce dossier entendent enfin permettre de poser les jalons d’un questionnement sur la sociologie des professionnels, de la « vocation » pour le journalisme, des engagements qu’elle représente et, du même coup, des enjeux autour des représentations sociales du journalisme.

Une première piste consiste à ré-interroger les logiques d’entrée, de socialisation et de carrière dans la profession. Ainsi, compte tenu de l’ouverture d’un marché de la formation, parfois très concurrentiel, les enquêtes sur les formations au journalisme, l’évolution des cursus et des contenus des enseignements au regard des transformations contemporaines (économique, politique, technologique, etc.) de l’activité journalistique mais aussi des méthodes de travail, des normes professionnelles transmises, seraient bienvenues. Comment reproduisent-elles ou déplacent-elles la ligne de genre entre « sujets » masculins et féminins ? Sont-elles des lieux où s’atténuent ou bien se perpétuent les clivages linguistiques ? Quelle est la part de la formation à l’étranger et son rôle dans la diffusion de standards internationaux ? Quel est le fonctionnement des rédactions au regard de ces enjeux ? De même, parce qu’elles sont aussi des lieux où l’identité professionnelle se forge, voire se défend, l’observation des organisations socioprofessionnelles (syndicats, associations, clubs, etc.) sont souvent d’excellents laboratoires des luttes de définition du “bon” journalisme.

Un autre terrain probablement fécond est de restituer les transformations du recrutement et des profils des journalistes. Ainsi, par exemple, la féminisation, le déclin relatif du journalisme partisan, la montée des médias spécialisés, le poids croissant de la langue arabe, la montée des nouvelles technologies dans l’activité des journalistes ou encore les transformations considérables des systèmes d’enseignement, etc. sont autant de phénomènes qui méritent d’être analysés finement, tout autant bien évidemment que leurs effets sur les productions journalistiques elles-mêmes. De nouveaux profils semblent émerger à différents niveaux de la hiérarchie professionnelle, notamment parmi les cadres-dirigeants des médias, qui ne sont plus forcément issus des mondes politiques. Cette interrogation sur les trajectoires sociales et professionnelles ne doit pas être posée seulement à partir des médias nationaux classiques généralistes, mais aussi des nouveaux supports d’information. De même, le dossier accueillera volontiers des articles visant à analyser les mobilités géographiques et professionnelles, nationales et transnationales des journalistes. Par exemple, la migration de journalistes travaillant dans des médias nationaux vers des nouveaux supports transnationaux en langues anglaise, française et surtout arabe est une autre manière de poser la question d’une sociologie des professionnels de la production de l’information au Maghreb, sur le Maghreb et de ses effets.

L’argumentaire complet et la procédure de soumission des contributions sur le site de L’Année du Maghreb.

 

Appel à communications “L’expérience migratoire : de la parole aux dispositifs” (20 avril 2015)

Appel à communications “Produire du savoir sur les migrations” (15 avril 2015)

Depuis une vingtaine d’années, l’intérêt social et politique pour les migrations internationales s’est accru considérablement. Une des conséquences de cet intérêt est le nombre croissant d’acteurs et d’institutions qui s’investissent dans la production de connaissances et dans l’analyse des enjeux migratoires. Outre les Etats eux-mêmes et la communauté universitaire, les organisations non-gouvernementales (ONG), les acteurs internationaux (comme les organisations internationales et intergouvernementales), ainsi que les ‘experts’ ou les
think tanks, alimentent aujourd’hui la recherche et les débats sur les migrations.
Cette journée d’études se propose d’analyser les enjeux méthodologiques, épistémologiques et éthiques soulevés par cet intérêt croissant à l’égard des enjeux migratoires.
Date limite d’envoi des communications 15 avril 2015.
Date et lieu de l’événement: 28 et 29 Mai 2015 à Paris
Le détail de l’appel à communications : CfP-francais-Produire-du-savoir-sur-les-migrations

Appel à contributions “Les médias dans la transition démocratique tunisienne” (15 avril 2015)

Ce colloque ambitionne d’interroger les conditions et les logiques de l’évolution des médias tunisiens en contexte transitionnel. Celles-ci peuvent être analysées à partir de quatre dimensions essentielles des systèmes médiatiques contemporains, définies par Daniel C. Hallin et Paolo Mancini (1). Il s’agit nommément 1) du degré et de la nature de l’intervention de l’Etat dans le secteur médiatique, 2) du “parallélisme politique”, c’est-à-dire le degré d’autonomie et d’interdépendance entre sphères politiques et cercles médiatiques, 3) de la structuration des marchés médiatiques, 4) de la (re)professionnalisation des journalistes.

Ces dimensions ont été formalisées dans l’étude de systèmes médiatiques évoluant dans un environnement politico-institutionnel stabilisé. Il s’agira, dans le cadre de ce colloque, de reprendre ces mêmes dimensions, qui feront l’objet de panels spécifiques, et de questionner par leur moyen la transition médiatique tunisienne. Aussi les participants sont-ils invités à s’inscrire dans ces panels en problématisant leur objet en terme de rupture et de continuité et, lorsque cela est possible, à envisager les conséquences des conflits entre anciennes et nouvelles légitimités sur l’évolution du secteur médiatique tunisien.

AXE 1
Degré et nature de l’intervention de l’État tunisien dans le système médiatique

Sous le régime Ben Ali, le secteur médiatique était soumis aux desiderata du clan au pouvoir, lequel présidait à son développement en fonction des prédations économiques de ses membres, et des grandes lignes de la propagande d’État. Avec la transition, l’État tunisien a été appelé à jouer un rôle nouveau d’arbitrage et de régulation du secteur. Ce panel a pour objectif de sonder les conditions de passage d’un système à un autre, et les logiques qui ont présidé à la reconfiguration de l’espace médiatique, dans une certaine méfiance vis-à-vis de l’acteur étatique. Tout l’enjeu réside en effet dans la définition de la juste place revenant à l’État, et du degré et de la nature de son intervention dans le système médiatique, notamment dans les domaines de sa réglementation (Code de la presse, aménagements du Code pénal), de l’encadrement de la profession (instances de régulation, structures syndicales), ou encore de la production d’information (radios et T.V nationales, presse écrite publique, et agence de presse nationale).
Quels choix politiques ont été faits en Tunisie pour clarifier les relations entre forces
économiques, forces politiques et médias ? Quelles orientations ont été privilégiées dans la régulation du secteur ? Quel(s) référentiel(s) ont été retenus pour redéfinir les politiques publiques de l’État dans le secteur médiatique tunisien ? Quelles réformes ont été adoptées pour favoriser l’émergence d’un système d’information orienté vers le public, et selon quelle définition du « service public » ?

AXE 2
« Parallélisme politique » : autonomie du secteur médiatique et relations
d’interdépendance avec les sphères politiques

En empruntant à Hallin et Mancini l’expression de “parallélisme politique”, ce panel vise à questionner l’autonomie des milieux médiatiques par rapport aux sphères politiques, ainsi que leurs relations d’interdépendance. Interroger ces relations implique d’identifier les diverses orientations prises par le journalisme tunisien et le rôle qu’il a rempli tant pour les régimes successifs que pour les contre-pouvoirs, notamment à travers une modélisation des pratiques et des idéaux journalistiques. Quelles ont été les grandes traditions journalistiques en Tunisie, de l’indépendance au mouvement révolutionnaire de 2011 ? Comment, au cours de son évolution, le système médiatique tunisien a-t-il ou non incorporé la diversité des loyautés politiques ? Quels nouveaux modèles journalistiques sont apparus suite au 14-Janvier avec l’émergence des légitimités postrévolutionnaires ?
Avec la chute de l’ancien régime, des acteurs politiques émergents ou résurgents ont pu se confronter dans l’espace public médiatique. Il s’agit, en prenant acte du réagencement de l’échiquier politique tunisien, de déterminer la nature des liens qui se tissent à présent entre ces acteurs et les médias. Quelles connections sont observables entre médias et partis politiques, et selon quelles logiques ? Quels dispositifs de distanciation des rapports entre politiques et journalistes sont apparus après la “révolution”, et avec quels effets ?

AXE 3
La structure du marché des médias en Tunisie

Avec l’impulsion de l’effervescence contestataire et la disparition des dispositifs de contrôle des médias, de nouveaux organes de presse, des radios et des chaînes de télévision ont vu le jour. Ainsi de nouveaux acteurs ont-ils saisi l’opportunité du changement de régime pour tenter de se positionner sur le marché des médias. Certains d’entre eux ont disparu, étant dans l’incapacité de trouver leur public, ou de produire et suivre un modèle économique viable.
Prenant acte de ce constat, ce panel vise à interroger les effets et les opportunités des
dynamiques de la période postrévolutionnaire sur la structure du marché des médias en Tunisie. Dans quelle mesure y a-t-il lieu de parler d’une “restructuration” de ce marché ? Au moyen de quelles dispositions (politiques, législatives), et en visant quelles audiences, de nouveaux médias ont-ils vu le jour ? Comment analyser la pérennité de certains acteurs et la disparition des autres ?
Les transitions démocratiques engagent également la rénovation du rapport entre les médias et leurs publics. Certains éléments de la connaissance de ces publics étaient en effet ignorés et proscrits par le système de censure et de propagande sous l’ancien régime. Dans le cas tunisien, dans quelle mesure peut-on attester d’une réorientation par les industries médiatiques de leurs relations aux publics ? Quels rôles joue cette réorientation dans les processus de communication politique et sociale ? Dans quelle mesure l’évolution du marché de la mesure d’audience peut-elle être associée au contexte de la transition, et en quoi cette évolution conditionne-t-elle un nouveau rapport aux publics ?

AXE 4
Professionnalisation du journalisme tunisien

La professionnalisation, ou reprofessionnalisation, du journalisme dans un contexte
transitionnel se pose de manière singulière au regard du contrôle qui s’exerçait sur le secteur sous l’ancien régime. Dans le cas tunisien, la mise sous tutelle des journalistes a contribué à ordonner les pratiques selon des logiques avec lesquelles il importe désormais de rompre.
Cette rupture est contemporaine d’une crise des représentations professionnelles, crise à travers laquelle les acteurs se confrontent en mobilisant de nouvelles normes et légitimités.
Comment se traduit dans les faits cet impératif de rupture, et quels modèles du “bon”
journalisme sont désormais mobilisés par les journalistes tunisiens ? Quels normes et
standards professionnels sont importés en Tunisie, notamment à travers l’assistance aux médias proposée par les acteurs internationaux, et dans quelle mesure sont-ils adaptables aux réalités nationales ? Ces normes et standards font-ils l’objet d’une adaptation locale ou sont-ils purement et simplement absents des pratiques professionnelles des journalistes tunisiens ?
Avec le changement de régime et la libéralisation du secteur médiatique de nouveaux médias dits “associatifs”, citoyens” ou “alternatifs” ont vu le jour en Tunisie, notamment dans des régions où la presse était peu développée. Des stratégies de fermeture professionnelle sont-elles observables chez les tenants “autorisés” du journalisme en Tunisie vis-à-vis de ces nouveaux acteurs ? Dans quelle mesure ces nouvelles marges sont-elles intégrées aux domaines de la profession ?

Ce colloque à caractère interdisciplinaire, réunira des contributions issues des sciences de l’information et de la communication, des sciences politiques, de sociologie, d’histoire, d’anthropologie, des études juridiques.

Les auteurs sont invités à soumettre jusqu’au 15 avril 2015 une proposition de communication en français ou en anglais (4000 caractères espace compris) aux trois adresses suivantes :

Enrique Klaus : enrique.klaus@irmcmaghreb.org
Olivier Koch : koches1@yahoo.fr
Clément Perarnaud : clement.perarnaud@irmcmaghreb.org