Tous les articles par Méditerranée

126 | 2016 – Géomorphologie et géoarchéologie des littoraux de mer Noire

1 de couverture Méditerranée 126
ISBN 9791032000755
A4, 154 pages

L’ambition de ce volume est de présenter l’actualité de la recherche, en proposant la publication de données inédites obtenues dans le cadre de programmes récents dans le domaine de la géoarchéologie et de la géographie physique appliquée à la protohistoire et aux époques historiques en mer Noire.

125 | 2015 – Dynamiques des zones humides littorales et enjeux de gestion en Méditerranée

1 de couverture Méditerranée 125
ISBN 979-1-03200-018-2
A4, 190 p.

Ce numéro de Méditerranée interroge la diversité des relations actuelles entre les sociétés méditerranéennes et les différents milieux humides qui occupent un grand nombre d’espaces littoraux. Cette réflexion apparaît comme opportune à un moment où les enjeux de gestion entourant les zones humides littorales se trouvent à la croisée de changements écologiques, hydro-climatiques et géomorphologiques rapides et inédits liés aux activités anthropiques et de bouleversements géopolitiques régionaux récents. L’importance de ces écosystèmes est écologique, économique mais également historique et scientifique. Si les lagunes ont une forte valeur économique et tiennent une place notable dans l’histoire des rivages méditerranéens, les marais maritimes ont eux un intérêt pour la reconstitution des paléo-milieux grâce aux indicateurs qu’ils peuvent offrir pour la connaissance de l’évolution récente des rivages ainsi que pour les approches prospectives dans une conjoncture d’élévation du niveau marin. Les contributions rassemblées concernent principalement les pays du Maghreb, mais également une région plus rarement étudiée telle que le littoral Albanais. Les thèmes abordés sont relatifs à l’évolution des paléopaysages côtiers ainsi qu’aux impacts anthropiques actuels que subissent les zones humides littorales mais ils mettent aussi en évidence le rôle que peuvent jouer ces milieux dans les économies locales.

124 | 2015 – Mobilité des activités et recomposition des territoires en Méditerranée

1 de couverture Méditerranée 124
ISBN 979-1-03200-013-7
A4, 110 p.

En étudiant la mobilité des activités, ce numéro de la revue Méditerranée s’inscrit dans une réflexion sur l’une des transformations majeures de ces trente dernières années : l’essor considérable de l’internationalisation des entreprises, sous l’effet de la libéralisation des mouvements de capitaux et de l’ouverture des marchés. Ayant favorisé un redéploiement significatif de la géographie des activités, cette dynamique s’incarne, selon le lieu, dans les phénomènes de délocalisations facteurs de crise territoriale – ou dans l’émergence de nouveaux territoires, porteurs de croissance et d’attractivité. Nous abordons la mobilité des activités comme un processus multiforme, en privilégiant trois entrées principales : la mobilité des capitaux et les flux d’investissement ; la mobilité des opérateurs économiques (commerçants, cadres et chefs d’entreprises) ; la mobilité des modèles de développement (complexes touristiques, zones franches, technopôles ou pôles de compétitivité…). Ces transformations sont notables en Méditerranée qui, depuis le processus de Barcelone, se trouve au cœur d’un projet de zone de libre‑échange, elles sont aussi marquées par les soubresauts de la crise actuelle et du « printemps arabe ». Mais au-delà du contexte, ne font-elles pas partie des dynamiques de plus longue durée en Méditerranée ? Ce numéro de la revue Méditerranée se saisit de la question au travers d’un panel pluridisciplinaire de contributions.

123 | 2014 – La qualité environnementale en milieu urbain

Couverture Méditerranée 123
ISBN 979-1-03200-013-7
A4, 158 p.

Ce numéro de la revue Méditerranée rassemble des études en géographie, écologie, urbanisme, paysage… qui interrogent la qualité environnementale du cadre de vie dans 15 villes d’Europe et du Bassin méditerranéen.

Il propose de mettre en question les approches normatives qui sous-tendent aujourd'hui les produits immobiliers ou urbanistiques qui mobilisent la notion de « haute qualité environnementale », ainsi que le discours consensuel sur la « ville durable »…

Le numéro vise d’abord à enrichir les critères d'évaluation classiques de la QE urbaine qui habituellement procèdent « top down » et par indices ou combinaisons multicritères.

Pour ce faire, les articles mettent en relation les paramètres matériels et mesurables de la qualité environnementale des aménagements urbains (par exemple : végétation urbaine, bruit/calme, pollution, confort thermique etc.) avec les perceptions sensibles et évaluations subjectives des habitants, ainsi qu'avec les enjeux politico-économiques de la relation à l’environnement.

L'objectif est de comprendre la construction sociale de « systèmes de valeurs environnementales » dans leur globalité, en tenant compte de leurs enjeux politiques, des rapports socio-économiques, et des pratiques, représentations, ou revendications territoriales des habitants dans les contextes analysés.

121 | 2013 – Les grands incendies de forêt en Méditerranée

Couverture Méditerranée 121
ISBN 978-2-85399-934-2
A4, 120 p., couverture et intérieur en quadrichromie. Impression numérique

Les incendies de forêt sont un phénomène récurrent en milieu méditerranéen. Chaque année, des milliers d’hectares de végétation partent en fumée dans l’indifférence quasi‑générale des riverains de la Grande Bleue. Lorsque des victimes sont enregistrées ou quand les flammes viennent lécher les faubourgs des plus grandes villes, la presse se saisit de l’information avant de basculer bientôt vers d’autres faits divers. La « banalité du mal » voudrait que le problème soit entièrement géré par des techniciens de l’aménagement, appuyés par des ingénieurs forestiers.

Ce numéro de Méditerranée aborde la question des « grands » incendies par une approche géographique qui contraste avec les analyses écosystémiques ou climatologiques habituelles. La grille de lecture est volontairement anthropocentrée. Face à une urbanisation galopante, au développement de friches multiples, à une pression foncière et démographique accrue, et en dépit de la prolifération des zones de protection, les incendies apparaissent en effet comme une variable d’ajustement dans la régulation des rapports complexes entre territoires « anthropisés » et « naturels ». Ils révèlent des dysfonctionnements/déséquilibres chroniques en matière d’aménagement, de même qu’ils traduisent l’état des relations entre territoires centraux et marges « naturelles », proches ou lointaines. Indépendamment de leur emprise spatiale, les « grands » incendies sont ainsi considérés à hauteur de leur impact sur les sociétés méditerranéennes.

Forest fires are a recurring phenomenon around the Mediterranean. Each year, thousands of square miles of vegetation burn without catching the attention of unconcerned populations neighboring the Big Blue. When victims are registered or when flames lick the outskirts of some major urban area, the information may temporarily make the headlines before other boring local news soon come back. The “banality of evil” implies that the problem is solved by planning technicians and other forest engineers.

This issue of the Journal of Mediterranean Studies adopts a geographical approach of the “great” wildfires question, breaking with common analyses of ecosystems and climate change. The primary perspective is clearly anthropocentric. Beside the fast-paced urbanization, developing wastelands, heavy land and human pressure and despite the growing number of protection zones, wildfires serve as an adjustment variable regulating the complex relationship between anthropogenic and “natural” areas. They reveal chronic bugs/imbalances in land use planning and describe the state of relations between central places and “natural” margins, whatever close or far these might be. Independently from their spatial extent, wildfires shall be considered “great” relatively to their impact on Mediterranean societies.

120 | 2013 – Espaces agraires, dynamiques paysagères, structures foncières, acteurs et planification

Couverture Méditerranée 120
ISBN 978-2-85399-881-9
A4, 136 p., couverture et intérieur en quadrichromie. Impression numérique

Ce numéro de la revue Méditerranée s’interroge sur les relations entre les structures foncières et les paysages agraires. Les transformations de l’agriculture et des paysages suscitent des interrogations voire des inquiétudes. Certains de ces territoires sont soumis à de fortes pressions foncières et à des conflits d’acteurs intenses. D’autres au contraire connaissent la déprise et un recul des paysages agraires au profit de la friche ou de la forêt. De nouvelles approches et de nouveaux outils tentent de concilier développement des territoires et maintien de l’activité agricole. La place réaffirmée des paysages dans la planification territoriale illustre parfaitement l’ampleur des enjeux qui sont en œuvre. Il faut aussi préciser de façon plus générale, que les espaces agricoles doivent faire l’objet d’une approche plus large d’un point de vue géographique, incluant souvent le bâti situé à proximité et les espaces dits naturels. C’est la raison pour laquelle nous parlons d’espaces agraires dans l’intitulé de ce numéro, nous inscrivant ainsi dans une pratique scientifique fermement établie, articulant paysages, structures et systèmes à différentes échelles, de la parcelle à la région.

122 | 2014 – Le petit âge de glace en Méditerranée

Couverture Méditerranée 122
ISBN 978-2-85399-966-3
A4, 218 p.
Ce numéro de la revue Méditerranée, dédié au petit âge de glace (PAG) rassemble treize articles de l’Espagne à la Syrie et même à la mer Caspienne, du Bas-Rhône à la lagune de Venise, des derniers glaciers résiduels des Balkans à l’Atlas marocain, traitant des températures, des pluies, des variations du trait de côte, des modifications géomorphologiques fluviales, des variations du couvert végétal, des crues et des étiages… Cette richesse traduit à la fois la diversité des méthodes utilisées par de nombreuses disciplines, la complexité de la période étudiée ainsi que la diversité des milieux péri-méditerranéens. Ce volume aborde quatre questions majeures :
Quelles sont les limites de début et de fin du PAG autour de la Méditerranée ? Sont-elles identiques à celles proposées pour l’Europe atlantique ? 
Les manifestations du PAG sont-elles homogènes ou variables à l’échelle de la Méditerranée ? Si autour du golfe du Lion les travaux ont montré une tendance à l’augmentation de l’hydraulicité et aux hivers froids, les données issues de la péninsule ibérique tendent à souligner, parallèlement à la baisse des températures, l’augmentation de la sécheresse. Il en va de même en Méditerranée orientale où le PAG est certes froid mais sec. 
La rythmicité séculaire interne du PAG telle qu’elle a été définie en Europe centrale est-elle transposable en Méditerranée et notamment l’opposition entre une phase précoce (dès la fin du xiiie s.) et une phase sévère (débutant au milieu du xvie s) ? 
Enfin, la question des effets sur les sociétés des modifications climatiques liées au PAG doivent être pensé dans le cadre spécifique des sociétés méditerranéennes où la question de la gestion de la ressource en eau est un problème récurrent. Appréhender cette question nécessite de prendre des précautions car la coïncidence chronologique ne saurait assurer en rien un lien causal. Le climat ne fait pas l’Histoire, mais il peut contribuer aux dynamiques sociales et d’innovation en favorisant l’adoption de pratiques, de règlements ou de techniques. Si l’exacerbation des irrégularités hydrologiques et du détritisme ont eu un rôle négatif dans les zones d’altitudes et sur les milieux urbains confrontés à une aggravation de l’aléa, il n’est pas sur qu’il en soit de même dans toutes les basses plaines agricoles avec les « terres nouvelles » gagnées sur la mer et les fleuves. 
Il reste encore difficile de se faire une idée précise de l’évolution climatique au cours du PAG à l’échelle régionale, de sa variabilité spatiale et chronologique. La première raison en est l’hétérogénéité spatiale des sources documentaires. Si l’opposition entre données de la Méditerranée de l’Ouest et de l’Est reste encore prégnante, cette différence tend à se combler. De la lecture de ces articles, se dégage toutefois une Méditerranée amputée de sa rive sud et donc une image nécessairement incomplète du PAG. D’un point de vue de l’histoire de l’environnement récent, la Méditerranée n’a encore qu’une rive. 

119 | 2012 – Enjeux de l’eau en Méditerranée orientale

Couverture Méditerranée 119
A4, 112 p., couverture et intérieur en quadrichromie. Impression offset

Ce numéro consacré à la Méditerranée orientale traite de la gestion de l’eau en Syrie, Turquie, Jordanie, Lybie, au Liban et en Territoires Palestiniens. Une « grande saga hydraulique » y a prévalu au cours du siècle dernier, transformant profondément les interactions entre la société et son environnement. Partout, le rôle joué par les organismes internationaux comme la Banque mondiale est prépondérant. Une même temporalité a prévalu au travers de la région. L’interventionnisme étatique a cédé la place au néolibéralisme à la même époque dans chaque Etat. Dans le domaine de l’eau, ce processus de territorialisation étatique au travers du rapport à la ressource, puis du reflux de cette territorialisation, s’est basé sur une épistémologie bien particulière. Le rôle important des données concernant les aquifères émerge de ces études. Une fois rassemblées, les données continuent à être réutilisées pour des fins d’organisation humaine du territoire sans que l’on remette leur validité à l’épreuve. Ce numéro de la Revue Méditerranée permet d’aborder le rôle joué par l’épistémologie des sciences de l’eau dans la construction des territoires de la Méditerranée orientale.

118 | 2012 – Dynamique et gestion des cours d’eau méditerranéens et de leurs marges

Couverture Méditerranée 118
A4, 122 p., couverture et intérieur en quadrichromie. Impression numérique

Les cours d’eau méditerranéens et leurs marges sont le lieu de processus hydrosédimentaires qui sont l’objet d’enjeux écologiques, économiques et sociaux. Les articles présentent des analyses de la structure, du fonctionnement et de l’évolution de ces systèmes. Ils concernent les marges sud et nord de la Méditerranée, abordant les questions de la pénurie ou des excès d’eau, de la qualité des milieux fluviaux ou de leur perturbation.

117 | 2011 – ArchéoMed PaléoMed

Couverture Med117
A4, 152 p., couverture et intérieur en quadrichromie

La thématique retenue pour ce numéro est tournée vers l’analyse spatiale de dynamiques géoarchéologiques, à différentes échelles spatiales et temporelles en Méditerranée en domaine fluvial, littoral et sous-marin.

Il présente certains acquis scientifiques du projet européen ARCHÉOMED et du programme ANR en cours PALÉOMED. Cette publication s’inscrit dans cette série consacrée aux rapports des sociétés et de leur environnement, envisagés dans la perspective historique. Elle présente un nouvel aperçu de la collaboration entre sciences historiques et sciences de l’environnement. Nous avions comme quatre principaux objectif de publication (1) des résultats inédits comme ceux concernant, par exemple, le bassin portuaire d’Ampurias en Catalogne ou l’évolution du lac Mariout en Égypte, (2) des tentatives de synthèse comme les interactions entre les sociétés et l’environnement dans les Balkans depuis le Néolithique, les dynamiques géoarchéologiques appliquées à l’étude des fonds de vallée (3) des travaux exploratoires comme l’’évolution géomorphologique des basses plaines littorales comme outil de compréhension des biais taphonomiques en archéologie, (4) des percées méthodologiques, comme l’utilisation du sonar multi-faisceaux dans la reconnaissance d’anciens ports submergés et une application acoustique nouvelle à l’origine de relevés 3D de sites archéologiques sous-marins.