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Rencontre-débat au Toit du Monde le 14 novembre à 20 heures

Livre IDBIHI

Yousseg Haji vient de faire paraître un ouvrage passionnant : c’est la trajectoire de Mostafa Idbihi, un ouvrier spécialisé chez Renault-Billancourt qui avait une boîte de production audio vidéo à Barbès. L’ouvrage raconte sa vie, alors partagée entre l’usine et les salons d’un palace parisien, entre le Maroc et la France.

Rencontre-débat

Le Toit du Monde

 ”IDBIHI” 1968-1987, parcours d’un Marocain de Renault-Billancourt à l’Olympia

Largement illustré de photos, archives et documents exclusifs, l’ouvrage a la particularité de montrer la réalité d’une vie d’immigré marocain dans les usines Renault Billancourt : la solidarité, les fêtes, l’exploitation, le racisme, l’humiliation. La liaison entre la vie de l’usine et l’extérieur qui comptait énormément pour un migrant dont la famille était au pays y est formidablement traitée.

D’ouvrier chargé du contrôle des véhicules, Mostafa devint aussi imprésario. La journée, en blouse verte chez Renault, le soir en smoking en compagnie des stars du moment. Mostafa Idbihi – l’ouvrier et l’imprésario – fut omniprésent dans le soutien à la dignité des travailleurs immigrés et bien après son départ de l’Usine, il continue à entretenir la promotion des cultures du Maghreb comme lien social.

Voir l’annonce sur le site de l’éditeur

Le logement et l’habitat : journées d’étude – 25-26 juin à Tours

Journées d’étude « jeunes chercheurs » sur le logement et l’habitat

Réseau Recherche Habitat-Logement REHAL

Co-organisées par l’UMR CITERES & l’UMR MIGRINTER

 25 et 26 juin 2015, à Université François Rabelais de Tours

 Le logement reste plus que jamais une question d’actualité à l’agenda des politiques publiques. La crise économique actuelle fait du droit pour chacun à disposer d’un logement décent une question majeure qui interroge tout autant la capacité des États et des collectivités à intervenir, que les modes et modèles d’intervention de chacun des acteurs de la « chaîne » du logement. Dans le même temps, les individus et les ménages ne subissent pas passivement les effets de cette crise : ils sont capables d’adapter leurs comportements et de redéfinir leurs stratégies. Ils peuvent aussi s’organiser et ouvrir de nouveaux fronts de lutte. Au regard de ces enjeux, il est nécessaire que le logement et l’habitat mobilisent l’attention et l’effort des chercheurs pour observer, identifier les inflexions et changements, éclairer les termes du débat. C’est la raison d’être de cette sixième édition des journées d’étude organisées par le réseau Habitat-Logement (REHAL), qui aura lieu les 25 et 26 juin 2015 à l’UFR de Droit, Sciences économiques et sociales, de l’Université François-Rabelais de Tours. Elle vise à favoriser les échanges scientifiques entre les jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs) travaillant sur le logement et l’habitat et à les aider à faire connaître leurs travaux. Elle vise également à renforcer le dialogue entre disciplines, en s’interrogeant sur la manière dont chacune définit, analyse et constitue ces questions comme objet d’étude et travaille la méthodologie. Elle vise enfin à renforcer et renouveler le milieu scientifique travaillant sur les thématiques de l’habiter et du logement, en France, comme ailleurs en Europe ou dans le reste du monde.

Les journées seront structurées en ateliers thématiques comportant des temps de présentation par les auteurs de leur communication et des temps de discussion introduits par un ou une chercheuse confirmé(e).

Les différents ateliers seront constitués en fonction de la teneur des propositions de communications retenues. Aussi, les axes problématiques développés ci-après ne sont pas exclusifs : toute proposition de communication relevant du champ « logement et habitat » sera examinée avec intérêt par le comité scientifique de ces journées d’étude.

Les communications seront, au préalable, mises à disposition de l’ensemble des participants afin de leur permettre d’en prendre connaissance pour mieux préparer les débats. Les travaux présentés seront diffusés et valorisés a minima par l’édition numérique des actes de ces journées d’étude.

Axes problématiques

Construction et diversité des modes d’habiter

Habiter, ce n’est pas seulement occuper un logement, c’est s’approprier un ou des espace(s), à diverses échelles, depuis celle de l’immeuble ou du lotissement à celle de la rue, du quartier, de la commune ou encore de l’agglomération. Les travaux qui interrogent la diversité des modes d’habiter, leur variabilité selon les âges de la vie, la dimension du genre, leur inscription dans un environnement qui peut être urbain, rural ou périurbain sont plus que jamais d’actualité, en lien avec l’évolution des formes d’organisation familiale et professionnelle et la diversification des modes d’occupation du logement (colocation, cohabitation intergénérationnelle, multirésidence, etc.) et les différentes formes d’investissement de l’espace domestique qui en découlent. De même, il convient de s’interroger sur les pratiques de mobilité/sédentarité qui organisent pour partie le rapport aux espaces habités : comment un rapport particulier au logement s’inscrit dans une trajectoire qui se déploie à la fois dans le temps et dans l’espace ? En quoi l’analyse des mobilités résidentielles et quotidiennes éclaire-t-elle les transformations des modes d’habiter ? Quels sont les éléments pris en compte et négociés dans les arbitrages effectués par les ménages ? Enfin, l’évolution des rapports entre espace(s) public(s) et espace(s) privé(s) invite à se pencher sur les processus d’appropriation des espaces intermédiaires, les rapports de voisinage, et plus largement les rapports aux espaces de proximité et de travail.

Les rapports entre logement, habitat et politiques publiques

S’interroger sur ces rapports, c’est poursuivre l’analyse de la transformation de l’environnement institutionnel dans lequel sont traitées les questions du logement et de l’habitat (ou du non-logement) qui tend à promouvoir depuis plusieurs décennies un cadre local et partenarial à l’action publique. C’est aussi s’interroger sur les représentations et catégorisations sur lesquelles les politiques de l’habitat se fondent, ainsi que sur leur cohérence au regard de la multiplicité des échelles de pouvoir et des dispositifs qui se sont mis en place, au regard de la tension entre une territorialisation des décisions qui s’est affirmée et une centralisation des moyens qui demeure. C’est encore poursuivre l’analyse de la recomposition des espaces urbains, en s’intéressant en particulier à la manière dont s’organisent aujourd’hui, au croisement des stratégies des ménages et de celle des acteurs du logement, qu’ils soient publics ou privés, la division sociale de l’espace et de nouvelles formes de ségrégation ou de fragmentation. C’est enfin ne pas ignorer les transformations qui affectent les métiers et professions impliqués dans la production et la gestion du logement et de l’habitat. C’est bien sûr continuer à accorder une attention particulière à la question du logement social, objet de débats et de controverses toujours renouvelées sur ses formes, son rôle et ses missions, aux rapports entre les différents segments des parcs immobiliers qui y concourent, aux partenariats naissants entre les organismes d’HLM et les promoteurs privés.

En outre, on peut s’interroger sur les modes d’observation et de connaissance des phénomènes. L’hypothèse sous-jacente est que les outils de l’action publique façonnent les problèmes traités et délimitent les questions mises à l’agenda des politiques publiques. Sur quelles données ces problèmes sont-ils fondés? Comment ces données sont-elles définies et collectées ? Quelles en sont les limites ? Comment des questions émergentes ou marginales peuvent-elles acquérir une visibilité ?

Pour tout renseignement, vous pouvez :

Écrire à : jcrehal2015@gmail.com

Appeler le : 02 47 36 15 22 (Laurent Cailly)

Et consulter le site web du REHAL : http://rehal.fr

Comité d’organisation

  • Laurent Cailly, Maître de Conférences Université de Tours, UMR CITERES
  • Françoise Dureau, Directrice de recherche honoraire, UMR MIGRINTER
  • Céline Bergeon, Maître de Conférences Université de Poitiers, UMR MIGRINTER
  • Sabrina Bresson, Docteur en Sociologie, UMR CITERES
  • David Lessault, Chargé de recherche CNRS, UMR MIGRINTER
  • Naik Miret, Maître de Conférences Université de Poitiers, UMR MIGRINTER
  • Nora Semmoud, Professeur Université de Tours, UMR CITERES
  • Hovig Ter Minassian, Maître de Conférences Université de Tours, UMR CITERES

Comité scientifique

  • Claire Aragau, Maître de Conférences Université de Paris Ouest Nanterre, UMR LAVUE
  • Martine Berger, Professeur émérite, Université de Paris 1, UMR PRODIG
  • Jérôme Boissonnade, Maître de Conférences Université de la Côte d’Opale, UMR LAVUE
  • Loïc Bonneval, Enseignant-chercheur, Centre Max Weber
  • Florence Bouillon, Maître de Conférences, Université de Paris 8, Centre Norbert Elias
  • Claire Carriou, Maître de Conférences, Université de Paris Ouest Nanterre, UMR LAVUE
  • Laurent Cailly, Maître de Conférences, Université de Tours, UMR CITERES
  • Françoise Dureau, Directrice de recherche honoraire, UMR MIGRINTER
  • Yankel Fijalkov, Professeur ENSAPVS, UMR LAVUE
  • Marie-Christine Jaillet, Directrice de recherche CNRS, UMR LISST-CIEU
  • Renaud Le Goix, Professeur Université Paris 7, UMR Géographie-Cités
  • Claire Lévy-Vroelant, Professeur, Université de Paris 8, UMR LAVUE
  • David Lessault, Chargé de recherche CNRS, UMR MIGRINTER
  • Nora Semmoud, Professeur Université de Tours, UMR CITERES
  • Christiane Thouzellier, Chercheur associé, UMR LISST-CIEU
  • Hovig Ter Minassian, Maître de Conférences Université de Tours, UMR CITERES
  • Christian Tutin, Professeur Paris Est Créteil, Lab’Urba

 

Accueil de Catalina Uzcanga

Le laboratoire Migrinter accueille pour une période de trois mois* Catalina Uzcanga, doctorante à l’Université de Deusto, à Bilbao. Catalina est titulaire d’une licence de sociologie et d’un Master « Innovation et développement de compétences dans l’enseignement supérieur ».

Elle prépare actuellement une thèse (mention européenne) sur les associations de migrants en Espagne, et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (T.I.C.), sous la direction du chercheur Pedro J. Oiarzabal. Catalina Uzcanga a déjà réalisé un terrain en Andalousie, en Catalogne, au Pays Basque, à Madrid et à Valence auprès de 78 associations fondées par des personnes originaires de Roumanie, du Maroc, d’Equateur, de Colombie, et de Bolivie.

Catalina souhaite profiter de son séjour pour consulter les ressources documentaires, rencontrer les chercheurs et les doctorants du laboratoire Migrinter, et participer aux travaux du réseau Migrations.

Vous pouvez la rencontrer soit dans le bureau des doctorants, soit au centre de documentation de Migrinter.

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* Du 1er juin au 15 juillet et du 1er septembre au 15 octobre

Séminaire Sources et méthodes 19 mars 10 h 30 . MSHS Poitiers

Séminaire Sources et méthodes

19 Mars 2015 – 10h30/13h (Salle Gargantua)

Regards sur les migrations depuis les campagnes françaises

Intervenant : Pierre Pistre

  • Docteur en géographie de l’Université Paris Diderot
  • Post-doctorant à l’IFSTTAR (département AME, laboratoire DEST)
  • Chercheur associé à l’UMR Géographie-Cités (Paris)

Discutante : Camille Hochedez (Université de Poitiers)

Résumé
Cette nouvelle séance de séminaire propose d’appréhender les objets « migration » et « migrant » sous l’angle des dynamiques démographiques des campagnes françaises. La démarche d’analyse est majoritairement quantitative et vise une exploration statistique des données disponibles pour dresser un état des lieux national des installations résidentielles en France rurale. En préambule seront rappelés les liens étroits entre reprises démographiques rurales — qui s’affirment depuis les années 1980-1990 — et accroissement de l’attractivité migratoire des espaces de campagne.

Une première partie consistera ensuite à aborder les migrations résidentielles à partir des données détaillées du recensement de la population depuis le RP 1968. Les analyses ont ici pour objectif d’évaluer les tendances migratoires générales ainsi que d’examiner le profil des migrants (âges, catégories socioprofessionnelles, nationalités). La deuxième partie de l’intervention présentera plusieurs voies complémentaires d’étude des mobilités résidentielles à destination des campagnes françaises : selon les motivations des nouveaux arrivants, selon leur lieu de naissance et selon leurs trajectoires résidentielles complètes.

Liens vers les travaux de Pierre Pistre :

Thèse

  • Renouveaux des campagnes françaises : évolutions démographiques, dynamiques spatiales et recompositions sociales. Geographie. Université Paris-Diderot – Paris VII, 2012. <tel-00764869>
  • Voir aussi le carnet de soutenance

Bienvenue à Pavitranand Ramhota

PAVI RAMHOTA

Le laboratoire Migrinter accueille pour une période de trois mois* le professeur d’anthropologie Pavitranand Ramhota, enseignant-chercheur au Mahatma Gandhi Institute de l’île Maurice. Pavi Ramhota est également associé au Rabindranath Tagore Institute et à l’Université de Maurice.

Pavi Ramhota est titulaire d’un Master of Arts (en sociologie), d’un Master of Science (en anthropologie) de la London School of Economics and Political Science, et il a soutenu en 2004 une thèse intitulée : «
La transformation des cultes populaires Indo-Mauriciens dans le contexte de la mondialisation à l’Ile Maurice
» à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris.

Aujourd’hui, Pavi Ramhota est invité par la Région Poitou-Charentes sur un programme de recherche fondamentale en anthropologie des habitudes alimentaires et corporelles qui vise à analyser les représentations, le discours et les pratiques contemporaines d’habitudes alimentaires et leurs conséquences sur la santé à l’Ile Maurice et à l’Ile Rodrigue. Ce projet de recherche viendra apporter un éclairage anthropologique sur la relation alimentation/santé, ce qui renforcera les synergies entre sciences humaines et sciences médicales à l’échelle régionale.

Il est accueilli dans le bureau « Chercheurs invités » de la MSHS situé en Rez-de-Jardin.

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* du 08 janvier au 31 mars 2015

Sortie prochainement : Dictionnaire des migrations internationales

Dictionnaire des migrations internationales. Approche géohistorique. 

  • Auteur(s) : Sous la direction de Gildas Simon
    Collection : Dictionnaire
    Format : Brochée avec rabats – 816 pages
    Dimension (en cm) : 16 x 24
    EAN13 : 9782200250126
    Date de parution : 18/02/2015

Les migrations internationales et leurs effets constituent aujourd’hui un phénomène d’une réelle ampleur et d’une complexité sans précédent.

Cet ouvrage collectif vise à rendre ces mouvements actuels de population plus intelligibles en les replaçant dans le contexte géohistorique de chaque État et sous l’analyse croisée de l’émigration et de l’immigration. Cette ap

proche originale, inscrite dans le temps long – des Grandes Découvertes aux temps présents –, montre l’universalité mais aussi la très grande diversité de ces phénomènes. Elle rend possible les comparaisons de pays à pays, tant à l’intérieur des grandes régions du monde qu’entre celles-ci.

Rédigé par une équipe internationale et multidisciplinaire de 150 auteurs (géographes, historiens, démographes, sociologues, anthropologues, politologues), cet ouvrage de référence fortement documenté, accessible à tous publics, vient éclairer d’un jour nouveau un sujet d’actualité permanent.

177 entrées – 10 cartes originales – un riche réseau de renvois – toutes les bibliographies par pays prochainement sur : www.armand-colin.com

Gildas SIMON, géographe, ancien professeur à l’Université de Poitiers et médaille d’argent du CNRS, a fondé le laboratoire Migrinter (Migrations internationales, espaces et sociétés, UMR CNRS 7301) et la Revue européenne des migrations internationales. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont La planète migratoire dans la mondialisation (Armand Colin, 2008).

Voir sur le site de l’éditeur Armand Colin

Séminaire “Sources et Méthodes” – 22 janvier

Séminaire MIGRINTER
Quelles sources et méthodes pour la recherche sur les migrations ?
Ces dernières années, les sources mobilisées pour étudier la migration se sont considérablement renouvelées, allant jusqu’à capter les traces les plus volatiles laissées par les migrants (traces sonores, numériques, etc.), sans pour autant délaisser les matériaux classiques (sources administratives, judiciaires, statistiques, etc.).
Interdisciplinaire, le séminaire «  Sources et Méthodes » entend interroger ce redéploiement des lignes de recherche, en examinant concrètement les protocoles mis en œuvre : choix du terrain, du corpus, de l’échelle d’analyse, de l’approche méthodologique. Ainsi, l’objectif du séminaire est bien de réfléchir à la migration par l’enquête, au double sens de dispositif pratique et d’intrigue scientifique. 

Organisation : Céline BERGEON, Anouche KUNTH, David LESSAULT

La première séance du séminaire “Sources et Méthodes” accueillera, ce jeudi 22 janvier de 10h à 13h en salle Gargantua, Céline Bergeon (MCF Université de Poitiers).
Elle interviendra sur le thème : « Habiter l’éphémère. Le squat comme lieu de vie et comme ressource dans les parcours de migrants internationaux »
Son intervention sera discutée par Djemila Zeneidi (ADES-CNRS).