228 | 2017 – Terrains et fugues de Georges Balandier

Couverture Cahiers d’Études africaines, 2017, numéro 228

ISBN 978-2-7132-2687-8

Un an après le décès de Georges Balandier, le 5 octobre 2016, les Cahiers d’Études africaines rendent hommage à un fondateur et un continuel inspirateur. C’est ainsi la quête d’une présence absente, d’une dimension cachée de la revue, qui a animé la construction de ce numéro. Par son style fluide, insaisissable, au sens où il ne peut être capturé par un appareil théorique, Georges Balandier a développé une pensée ouverte aux surgissements, à la dynamique perpétuelle des mondes sociaux, prête à toujours proposer de nouvelles catégories adaptées aux situations et à leurs reconfigurations. À travers une œuvre caractérisée par un champ sémantique à la fois riche et évolutif, cet homme de science et de lettres a commuté en objets de recherche une vaste série de questionnements et a tracé des lignes de pensée, prolongées par diverses entreprises de recherche, notamment sur l’actualité des terrains africains.

One year after the death of Georges Balandier (5 octobre 2016), the Cahiers d’Études africaines honors a key founder of and continuing inspiration to our journal. A quest for an absent presence, this issue is motivated by seeking out this hidden dimension. If Georges Balandier’s style was somehow fluid and elusive, it was because it resisted being caught in theoretical constructs. Always prepared to address new categories adapted to situations and their reconfigurations, his thought was ever open to the upheavals and perpetual dynamics of social worlds. Through a body of work characterized by its rich and modulating semantic field, this man of the arts and sciences transformed a vast series of issues and concerns into objects of his research thus tracing lines of thought and extending various investigations into the field, in particular, onto present-day African turf.